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 Compagnies 94/2 et 8/1 de sapeurs mineurs

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EMAC
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MessageSujet: Compagnies 94/2 et 8/1 de sapeurs mineurs   Ven 20 Juin 2014 - 18:32

Bonjour, 

En premier lieu, je souhaite vous adresser un message de remerciement. Cela fait des mois que je fais des recherches sur le parcours de mon grand père tué en juin 1940. Depuis pratiquement le début de mes recherches, j'ai passé de longues heures à lire les différents sujets de ce site. Si aujourd'hui, je suis a peu près capable de reconstituer son parcours c'est grâce à vous. Certains sujets mon permis de trouver le commencement de l'histoire et ensuite de trouver des pièces du puzzle qui rendent les hypothèses cohérentes. Un grand merci !

Mon grand père était sergent chef dans une section de sapeurs mineurs de la compagnie 94/2 de la 4è DINA. L'unité a été constituée à Epinal et le 3 septembre elle était engagée dans l'opération SARRE au sein de la 4è armée. Dès son arrivée elle s'est attelée à des travaux de franchissement, puis de déminage et compte tenu des volumes importants de mines récupérées, à des opérations de minage devant les positions françaises. L'unité s'est également employée à construire des barrages pour inonder des zones entières. Fin 1939, elle est rattachée à la 9è armée. Lorsque le front sur la Meuse est enfoncé en mai 1940 au niveau de la 18è et 22è DI par le XV Pz Korps (5è et 7è Pz Divisionen), la 4è DINA monte au front à marche forcée pour entreprendre une contre offensive aux côtés de la 1ère DCR. Lorsque la 4è DINA arrive sur place, les bases de départs sont déjà occupées par les allemands et les unités doivent retraiter. Sans entrer dans les détails, la compagnie qui perdra sa colonne hippomobile et les véhicules automobiles en route arrivera à se mettre à l'abri dans le secteur de SOLESMES et gagnera le Camp du Larzac le 25 mai pour rejoindre Epinal début  le 2 juin 1940. 
Or le 16 mai, la 1ère section du Lieutenant MENUT est arrivée à BEAUMONT vers minuit et après une halte prolongée est repartie pour SOLRE LE CHATEAU et TRELON. Des sapeurs de la section qui auront rejoint le point de regroupement de la 4e DINA indiqueront qu’il sera fait prisonnier dans la nuit du 17 au 18 juin aux environs de LA CAPELLE. Le 17 mai, l'Etat Major de la 4è DINA y sera fait prisonnier, la 4è DINA cessera d'exister comme grande unité le 22 mai, les restes des replis de la division ayant été fait prisonniers du côté de Cambrai. Un historique de ces journée rédigé par le Capitaine SORE fait état de la présence le 17 mai d'éléments du Génie. J'ai des raisons de croire que mon grand père ait pu y être.


Si quelqu'un à des précisions sur cette bataille, ça m'intéresse beaucoup !


Si je vous raconte tout cela c'est parce que mon grand père a rejoint la compagnie 8/1 de la 8è DI qui était tenue en réserve du côté de la Ferté et est monté en renfort du 17è CA du Généra NOEL de la 6è Armée du Général TOUCHON vers le 29 mai en se tenant derrière l'Aisne si je ne me trompe pas. L'acte de décès de mon grand père fait mention de l'appartenance à cette unité et la croix de guerre qui lui a été décernée avec citation à l'ordre du Corps d'Armée, l'a été par le Général NOEL. La 8è DI se tenait sur une zone situé entre SOISSONS et LAON. Soit directement dans l'axe de reflux en provenance de la Belgique et de La Capelle. Début juin, la 7è armée du général FRERE et la 6è armée sont engagées dans la bataille de l'Ailette. Sauf erreur de ma part, la 6è armée a couvert le replis de la 7è armée. Il semble que la 8è DI se soit trouvé à l'endroit ou le front a été percé par les allemands entre la 6è armée et la 4è armée qui la flanquait à droite. Les replis de la division l'ont amené dans L'Yonne ou il sera tué le 15/06 à Villeneuve la Guyard avec des hommes du 82 RANA et du 101 RI de la 41 DI appartenant également à la 6è armée. Le 72è GRDI de la 2è DIC tenait le pont avec l'appui d'un canon de 25 ce matin là et son historique fait mention de bombardements réalisés par l'aviation allemande qui lançait son offensive vers le Sud.

Les archives relatives au 8è bataillon (Cie 8/1 et 8/2 + autres cie télégraphistes et autres) ont disparues du SH Vincennes. Quelqu'un aurait-il par hasard des documents ou informations sur ces unités ?
J'ai vu aussi dans un autre fil du forum que les Cies 8/1 et 8/2 auraient été constituées à partir du 6è RG d'Angers. Il se trouve que sur la tombe de mon grand père soit mentionné le 2è RG. Je pensais qu'il pouvait s'agir du régiment ayant constitué la Cie 8/1 car les Cies du 94 ont été constituées à partir du 1er RG de Strasbourg. Pouvez-vous m'éclairer ?

Si dans les grandes lignes je vois à peu près les mouvements de la 8è DI, je ne dispose pas de réels précisions. Un petit coup de main serait aussi apprécié.
Si par hasard quelqu'un dispose de détails sur ce qui s'est passé le 15/06 à Villeneuve la Guyard au petit matin, je suis également preneur !


J'ai bien conscience que cela fait beaucoup de choses, mais en vérité, j'ai encore mille questions  Smile


D'avance, merci du petit coup de main !
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EMAC
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MessageSujet: Re: Compagnies 94/2 et 8/1 de sapeurs mineurs   Dim 22 Juin 2014 - 19:34

Voici le mois de septembre 1939 de la Compagnie 92/2 de sapeurs mineurs.

02 au 09 septembre 1939
A partir de la réserve formée par le 1er RG de STRASBOURG, formation  du 94e bataillon du Génie et de la compagnie 94/2 à Dompierre à 15 Kms d’EPINAL. Capital des images d’EPINAL.  Elle intégrera la 4e DINA jusqu’au 23 mai 1940, date de la dislocation de la division par décision du ministre de la guerre.

Chef de bataillon : Capitaine/Commandant ( ?) VOLMERANCE jusqu’en 11/1939. Il sera remplacé par le Capitaine ALBAN.

Officiers de la Cie 94/2 :
Capitaine François MODAT – commandant la compagnie 94/2 du génie
Lieutenant MARE – 4e section
Lieutenant ALLACHI - ? section
Lieutenant MENUT – 1e section
Sous-lieutenant BRUEL - ? section

09 septembre 1939
Embarquement à destination d’INSMING. Débarquement à 22H00 dans le secteur de la 4e DINA. Dès son arrivée en gare, elle est reçue par le Chef de bataillon, le commandant VOLMERANCE. La compagnie se voit confier la mission de participer au passage de vive force de le SARRE à WELFERDING (Ouest de SARREGUEMINES). Enlevée en cars, Le capitaine, 1 lieutenant, 2 s/lieutenants et 130 sapeurs, accompagnés d’un officier de l’Etat- Major de la 4e Armée, arrivent vers minuit sur les bords de la SARRE ou se trouve déjà le génie de la 2è DI dont le Chef de Bataillon CHARLIER s’étonne de voir arriver des renforts non sollicités issus de la 4e DINA. C’est le résultat d’une erreur à l’arrivée du train en gare qui transportait deux compagnies du génie à son bord. La première, la compagnie 94/2 et la seconde qui était une compagnie du génie appartenant à la 2e DI. Qu’à cela ne tienne, la compagnie 94/2 restera détachée aux ordres du Chef de bataillon CHARLIER pour organiser le passage face au village de RILCHINGEN.

10 septembre 1939
02H00, lancement d’une passerelle d’infanterie, puis construction d’un pont de bateaux 1935 et construction des rampes d’accès. La première chenillette d’infanterie qui se présente à la sortie du pont, du côté de RILCHINGEN, saute sur une mine. Elle est complètement retournée sur le pont, le conducteur écrasé sous le véhicule. Le pont est immédiatement replié et reconstruit 50 m plus loin en aval. L’opération d’aménagement des accès se poursuit toute la journée.

18H00 Le Chef de bataillon VOLMERANCE apporte l’ordre de regagner le cantonnement dès la mission terminée.

19H00, le détachement est remis à la disposition de la 4e DINA et regagne le cantonnement à Saint Jean ROHRBACH.
« Par les judicieuses dispositions prises et bien que ce fût pour les sapeurs leur baptême du feu, toute perte a été évitée. »

12 septembre 1939 au 20/09/1939
18H00 Départ de Saint Jean ROHRBACH pour NOUSSEVILLER à l’Est de SARREGUEMINES. Une section est affectée à la construction d’un PC pour le Colonel BERNARD, commandant l’infanterie divisionnaire (ID). Il s’agit du PC situé à MOULIN NEUF entre LIXING les ROUHLING et BEHREN. Trois sections participent à la recherche et la neutralisation des pièges et mines dans le bois de PFAFERVAL et aux abords du sanatorium de Saint ARNUAL (Sud de SARREBRÜCK).

Les premières mines feront l’objet d’essais et d’une étude précise par le Capitaine MODAT permettant d’en connaitre les caractéristiques et le fonctionnement donnant ainsi lieu à l’établissement d’une fiche technique. Dès le 16 septembre, le Colonel MAUDUIT, commandant le génie de la 4e DINA, se informé des résultats. Après avoir percuté une mine, il se passe un laps de temps de 5 secondes avant que la mine ne bondisse à 1.5 m du sol projetant à l’horizontal, les billes d’aciers qu’elle contient. La consigne qui suivra sera de se jeter sur le sol dès que la mine est percutée. Le bruit qui en résulte est caractéristique. Si dans les premiers jours, chaque équipe ramène entre 10 et 15 mines par jours, c’est par centaines qu’ils les rapporteront ensuite. Les sapeurs pour l’essentiel desquels, c’est le baptême du feu, dégagent et forment des pistes devant les avant-postes des tirailleurs qui suivent pas à pas leur progression pour occuper le terrain. 

Le stock devenant important, il sera décidé, à la demande du Colonel MAGNIN de les réutiliser en les plaçant devant les défenses du 23e RTA et le résultat ne se fera pas attendre car l’ennemi ne manquera pas de se faire sauter sur ses propres mines. La presse allemande s’empressera d’annoncer que les français placent des mines en avant de leurs positions.

Ces opérations dureront 8 jours sous le feu des mitrailleuses, de l’artillerie qui arrose copieusement les champs de mines et des tireurs allemands camouflés dans les arbres. Lors de ces opérations, le sergent FERRY, qui ne respectera pas la consigne et après avoir percuté une mine légère sera grièvement blessé au visage et perdra ses deux yeux par l’explosion d’une mine.

21 septembre au 3 octobre 1939

La compagnie est chargée par le Général SANCELME, Commandant la 4e DINA de la mise en état de défense des villages de : SPICHEREN, ALSTING, SIMLING, situés entre FORBACH et GROSBLIEDERSTROFF. Cantonnée dans ces trois villages, en vue directe de l’ennemie, la compagnie exécute des travaux de défense arrêtés avec les colonels des 23e et 25e RTA : barricades, réseaux, fossés antichars emplacements d’armes automatiques et de canons de 25.
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MessageSujet: Re: Compagnies 94/2 et 8/1 de sapeurs mineurs   Lun 23 Juin 2014 - 19:45

Voici le reste de l'année 1939

3 au 25 octobre
Relève de la division et félicitations du colonel MAGNIN du 23e RTA pour le concours précieux de la compagnie. La compagnie est mise au repos dans la région de MORHANGE puis à VAXY. Les pluies importantes feront grossir l’Albe qui sortira de son lit créant d’immenses étendues d’eau entre FRANCALTROFF et AUDVILLER. Le Général SANCELME, commandant la 4e DINA demandera de maintenir ces étendues d’eau à l’aide de barrages.

26 octobre au 10 novembre
Deux sections de la compagnie s’installent alors à FRANCALTROFF et les deux autres sections à INSMING. Elles construiront quatre barrages : A LENING un barrage de 12m de long, à NELLING, un barrage de 22m  de long, à KPPELKINGER, un barrage de 20m de long et enfin à AUDVILLER un barrage de 28m de long.
Les sapeurs travailleront dans l’eau, sous une pluie continuelle. Les ouvrages seront montés en quinze jours et le 10 novembre, le Capitaine MODAT pourra présenter au Général SANCELME, une zone inondée allant de FRANCALTROFF à AUDVILLER, soit une étendue de plus 12 Km.

31 octobre 1939
Le capitaine ALBAN est affecté comme commandant du 94e bataillon du génie en remplacement du chef de bataillon VOLMERANCE.

11 novembre 1939
Au repos à NOMENY (LETRICOURT et THEZEY St-MARTIN)

2 décembre 1939
Départ pour BUIRONFOSSE, puis la compagnie prend ses cantonnements à TRELON au Nord-Est de FOURMIES, sur la frontière belge le 9 décembre 1939.

9 décembre 1939 au 10 mai 1940
La compagnie est occupée aux travaux de secteur : construction d’observatoires en béton (Les quatre bras, ferme BEAUVOIR, les carrières), construction de PC de régiment, de bataillon et postes de secours, emplacements pour armes automatiques, canons de 25 et 47. Défense des villages de TRELON et CHAIN. La compagnie assure également la garde et l’entretien de quarante-deux dispositifs de mines dans le secteur de la Division qui s’étend d’EPPE SAUVAGE à la forêt de Saint-Michel.


Dernière édition par EMAC le Mar 24 Juin 2014 - 19:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Compagnies 94/2 et 8/1 de sapeurs mineurs   Mar 24 Juin 2014 - 19:48

11 mai 1940

La compagnie stationne à TRELON. En trois étapes, à marches forcées, la compagnie se déplace normalement, en colonne avec le 23e RTA.

4e section du Lieutenant MARE
20H30 : détachée auprès du 1er bataillon du 23e RTA (I/23e RTA) elle fait mouvement avec ce dernier pour se transporter à CULOT du  BOIS, via TRELON.

12 mai 1940
4e section du Lieutenant MARE
05H00 Arrivée de la section à TRELON sur VIRELLE, après avoir dû attendre plusieurs heures au carrefour d VIRELLE – CHIMAY, le passage d’un autre convoi. Les deux voitures techniques de la section sont incorporées au train de combat du bataillon.
15H00 Mouvement de VIRELLE vers CULOT du Bois.
20H00 Arrivée à CULOT du BOIS de la troupe
21H45 Arrivée du train de combat.

13 mai 1940
20H00 Suite à l’ordre de faire mouvement sur ORET (Belgique), le départ est donné pour une marche de 43 Kms. En cours de route, le lieu de stationnement en fin d’étape est modifié et la compagnie reçoit l’ordre de rallier STAVE, au Nord-Est de PHILIPPEVILLE.

4e section du Lieutenant MARE
16H45 Mouvement de CULOT du Bois vers Yves GOMEZEE. En cours de route, changement de direction vers STAVE puis ERMETON sur BIERT.

Colonne hippo
Dans la nuit du 13 au 14 mai, le train de combat de la compagnie a quitté LOMPRET pour CERFONTAINE. L’avancée des voitures se fait avec difficultés du fait de l’encombrement des routes et de la fatigue des chevaux.
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MessageSujet: Re: Compagnies 94/2 et 8/1 de sapeurs mineurs   Sam 28 Juin 2014 - 7:59

14 mai 1940

10H00 La colonne à pied arrive à STAVE. La colonne hippomobile sous les ordres du Lieutenant ALLACHI trouvera son itinéraire occupé par une colonne du 33e RANA et fait halte au petit jour dans les bois de CERFONTAINE.
11H00 Le Capitaine MODAT est informé de la situation de la colonne hippo commandée par le Lieutenant ALLACHI.
12H00 Le Capitaine MODAT donne l’ordre au Lieutenant ALLACHI de rejoindre STAVE avant la fin de la journée en empruntant l’itinéraire initial.

Le reste de la compagnie reste à la disposition du Colonel commandant le 23e  RTA. Cantonnement à STAVE et dans la corne Sud-Ouest du bois de CORENNE. Toujours à la même heure, des éléments provenant d’une DLM et de la 18e DI commencent déjà leurs replis venant de BIESMEREE et EURNAUX. La compagnie est mise en alerte et une garde est établie aux issues du village.

Bien que continuellement bombardée et mitraillée pendant toute la journée, aucune perte n’est à déplorer dans la compagnie. Pendant la nuit, elle est employée à la mise en état de défense du village de STAVE pendant que des éléments d’une DLM et de la 18e DI refluent vers le village.

4e section du Lieutenant MARE
08H00 Arrivée à ERMETON sur BIERT et bivouac provisoire dans le bois situé à Nord-Est du village. L’ordre est alors donné d’occuper une autre position dans le Bois BOUFFOSSE. La section exécute le mouvement sous les mitraillages de l’aviation allemande sans souffrir de perte. La section entreprend un PC de bataillon et des abris individuels.

A la nuit, ordre de se porter sur une nouvelle position dans la corne Sud – Sud Est du bois de CORENNE.

Colonne hippo.
04H00 La colonne est repérée par les bombardiers ennemis et stoppe dans la forêt de CERFONTAINE où elle se camoufle. Le bois sera mitraillé et bombardé avec pour seul résultat d’avoir empêché le ravitaillement des chevaux.

13H00 Le Sergent Chef CHANIER reçoit l’ordre de mouvement des mains du Lieutenant ALLACHI, lui demandant de faire mouvement immédiatement sur STAVE. L’ordre est immédiatement mis en œuvre par le Maréchal des Logis GALLOIS qui fait atteler les chevaux pour le départ.

Les déplacements étant éprouvant pour les hommes et les bêtes, le Lt ALLACHI envoie un agent de liaison chercher les camionnettes de l’unité pour le transport des hommes fatigués. Ne voyant pas revenir l’agent de liaison, il part lui-même les chercher. A son retour et sans camionnette, le Lt ALLACHI ne retrouve pas la colonne hippo à l’endroit où il l’avait laissée. Il la cherchera vainement dans la nuit. Au même moment, le Lieutenant MENUT et l’Adjudant PIERSON s’arrêtent en automobile. Le S/C CHANIER lui fait part de ses craintes d’être bombardé en plein jour et indique que si son arrivée n’est pas urgente à 5 ou 6 heures près, il vaudrait mieux attendre la nuit pour le départ. Le Lt MENUT valide un départ pour dans la soirée.

17H00 La colonne quitte le bois de CERFONTAINE par le même itinéraire que celui prévu pour le 33e RANA qui va suivre. D’abord seule sur la route, la colonne hippo se trouve confrontée à de forts encombrements sur la route à partir de la tombée de la nuit. La colonne mettra 3H00 pour parcourir les 3,5 Km qui séparent SOUMOIS de DAUSSOIS : la route est coupée par les bombes, camions en panne en bordure de route, colonne descendante indisciplinée de réfugiés belges, colonnes montantes autos et hippo de l’armée, colonne descendante de l’armée. Le S/C CHANIER et le MDL GALLOIS devront faire la régulation routière pendant 8H00 pour débloquer la route
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MessageSujet: Re: Compagnies 94/2 et 8/1 de sapeurs mineurs   Mar 1 Juil 2014 - 7:55

15 mai 1940

Pendant la nuit, le repli des troupes installées en avant de STAVE s’accentue. Le Capitaine MODAT fait installer une barricade à la sortie Nord-Est du village, sur la route STAVE – BIESMEREE. Elle  sera terminée dans les premières heures du 15 mai et occupée par les sapeurs de la compagnie.
05H00 Aussitôt terminée, une liaison est envoyée au PC du Génie Divisionnaire situé à MORIALMÉ pour l’informer de la situation et des dispositions prises.
06H00 Retour de la liaison qui n’a pas pu établir le contact avec le Génie Divisionnaire, celui-ci ayant quitté son PC depuis le 14 mai au soir.
Le Capitaine MODAT se rendra au PC du 23e RTA à CORENNE qu’il trouvera vide, puis se rendra à FLORENNES ou le PC a été transporté.
11H00 Le Chef de bataillon THUVENY, adjoint au Colonel commandant le 23e RTA donne l’ordre de se replier sur WALCOURT, où va s’installer le PC du régiment.
12H00 Le mouvement est entrepris par l’itinéraire fixé : FRAIRE – CHASTRES – WALCOURT. Après un arrêt à CHASTRES où la reconnaissance de l’itinéraire apprend que la route a été coupée par une bombe et se trouve inutilisable par les véhicules, un nouvel itinéraire est fixé par ROGNEE. Les chefs de sections ont ordre de s’y rendre pour y recevoir leurs ordres.
Pendant ce temps, le Capitaine MODAT se rend à WALCOURT pour y prendre les ordres du Colonel commandant le 23e RTA. Le PC ne s’y trouve plus et un agent de liaison laissé sur place indique qu’il serait à CASTILLON ou à CLERMONT. Il retourne à ROGNEE pour y retrouver la compagnie et se rend compte que le Lieutenant MENUT, commandant la 1ère section, utilisant ses propres moyens de transport ne s’est pas arrêté à ROGNEE mais a continué sur BEAUMONT.
Le Capitaine MODAT se rend alors à CASTILLON où le Commandant THUVENY lui indique que le PC se trouve à CLERMONT. Arrivé sur place, c’est un motocycliste de l’Etat-Major du 23e RTA resté en panne qui lui apprend que le PC s’est transporté à BEAUMONT.
Les mouvements de la journée se font sur des routes encombrées de réfugiés et « copieusement bombardées et mitraillées » par les allemands.

4e section du Lieutenant MARE
02H00 arrivée dans le bois de CORENNE. Pendant la nuit, l’une des deux voitures a eu les deux brancards broyés par un char. Elle pourra être réparée provisoirement.
La section entreprend jusqu’au jour, l’établissement d’un PC de bataillon et d’abris individuels. Envoyé en reconnaissance par le Commandant NURY afin d’évaluer la possibilité de créer des obstacles. A son retour MARE fait son rapport indiquant que le terrain et les ressources locales ne s’y prêtent pas quand les allemands entament leur attaque.
10H30 Ordre de repli. En prévision de nouveaux combats, le Lt MARE fait renforcer l’escorte des voitures et fait préparer par ses hommes un outillage destiné à compléter leur outillage individuel. Les deux voitures ne rejoindront pas à l’étape. La première, conducteur BREILLE s’embourbera et aura un cheval tué peu après CORENNE, dans le bois. La seconde suivra le PC du 1er bataillon et disparaitra avec lui.
La section se replie à travers bois et champs avec le bataillon, sous le feu d’armes automatiques, jusqu’aux abords de FLORENNES. Le repli se poursuit jusqu’à WALCOURT, où il y trouvera le Sergent-Chef CHANIER et ses 6 voitures du train de combat de la Compagnie.
Des éléments du 30[/sup]e[/sup] GRDI tiennent l’entrée Est et le pont de WALCOURT. Le Chef d’escadron qui les commande demande d’y organiser là une barricade et de préparer la destruction éventuelle du pont. Une assez forte chicane est établie (camions, pavés, chariots) et les pavés situés au milieu de la travée seront enlevés pour permettre une destruction par charge allongée en Mélinite (15 Kg). Seule méthode pouvant être envisagée du fait de l’importante circulation et du peu de temps permis pour la préparer.
Quand tout est prêt, le commandant du GRDI, qui possède parait-il l’ordre écrit et la délégation pour ordonner la mise à feu, décide d’y surseoir. Le Lt MARE rejoint alors le 1er bataillon par CASTILLON, puis CLERMONT, puis BEAUMONT, points de ralliements successifs désignés par Commandant THUVENY, adjoint du Colonel commandant le 23e RTA.

Lieutenant ALLACHI
Après avoir été séparé de la compagnie la veille, le Lt ALLACHI parviendra à rejoindre, dans la matinée, par ses propres moyens, le PC de la Division situé à NEUFVILLE (B). Il y retrouvera le Chef de bataillon RENARD, commandant le génie divisionnaire de la 4e DINA ainsi que le Capitaine ALBAN, commandant le 94e bataillon du génie. Dans l’après-midi, le PC étant menacé par l’ennemi, il sera transféré sur WIGNEHIES (F)

Colonne hippo
La colonne arrive à DAUSSOIS à la première heure. L’état de fatigue des chevaux ne leur permettra pas de terminer l’étape d’arrivée à STAVE avant le grand jour. Le Sergent Chef CHANIER quittera l’itinéraire prévu pour prendre la petite route d’Yves GOMEZEE qui est bordée de petits bois susceptibles de camoufler la colonne. Les bombardements aériens étant continuels, la colonne se dissimulera dans le Bois d’Yves GOMEZEE auprès d’une batterie du 33e RANA. A nouveau, les chevaux ne pourront pas être ravitaillés du fait des attaques aériennes. Le Brigadier MOULARDE est envoyé en vélo à STAVE pour y prendre les ordres du Capitaine MODAT.

Vers 11 heures ou midi, MOULARDE revient porteur de l’ordre de MODAT demandant à la colonne de repartir d’urgence. Au même moment, le Lieutenant MENUT arrive en auto, pilotée par le sapeur TREMOLIERE, et confirme l’ordre de départ immédiat donné par MODAT. Le S-Chef CHANIER n’ayant pas de carte, le Lt MENUT l’emmène en voiture, reconnaître la route à suivre jusqu’à Saint AUBIN, puis le ramène auprès de la colonne hippo restée au Bois d’Yves GOMEZEE.
Compte tenu de l’activité des bombardiers ennemis dans le secteur, Le Lt MENUT donnera l’ordre de faire partir immédiatement les 6 voitures de sapeurs mineurs dont le Capt. MODAT a besoin d’urgence. Le reste de la colonne, soit : 4 voitures légères, un tombereau, le chariot, la voiture du vaguemestre, la roulante, le fourgon et les 3 voiturettes de mitrailleuses partira à la tombée de la nuit, sous les ordres du Sergent [/size] [size=13]GALLOIS.

Détachement CHANIER
Vers midi, CHANIER quitte le Bois en faisant partir chaque voiture à 10 minutes d’intervalle et en avançant par bonds successifs. Le procédé lui permettra de ne pas attirer l’attention des bombardiers ennemis et de gagner la route vers Saint AUBIN et FLORENNES.
16H00 CHANIER croise le I/23e RTA qui revient de la route Saint AUBIN – FLORENNES et un Capitaine lui indique qu’elle est déjà aux mains des blindés ennemis et que la seule solution pour CHANIER est de se replier derrière le bataillon. CHANIER envoi aussitôt le Caporal BROGGI à cheval pour prévenir GALLOIS et le reste de la colonne hippo. BROGGI reviendra plus tard sans avoir pu assurer la liaison avec GALLOIS, la route menant à Yves GOMEREE étant désormais aux mains des allemands.
CHANIER fait retourner les 6 voitures qui prennent la suite du 23e RTA. Informé de la présence du Lieutenant MARE et de sa section aux côtés du I/23e RTA, CHANIER remonte la colonne pour se mettre à sa disposition. Il le rejoindra 6 ou 7 kilomètres avant d’arriver à WALCOURT. A WALCOURT, CHANIER participe avec la section du Lt MARE à l’établissement d’un barrage sur le pont. Les pavés situés au milieu de la travée du pont seront enlevés pour en préparer sa destruction et des explosifs sont laissés au GRD qui en assure la garde.
Les six voitures sont regroupées et CHANIER parti chercher le Lt MARE constatera à son retour que 3 voitures, conduites par les sapeurs conducteurs Germain REMY, BOUCLIER et LARUELLE sont déjà parties en avant. Seules 3 voitures l’ont attendu. La colonne fait mouvement sur CASTILLON, puis CLERMONT et BEAUMONT. Environ 4 Kms avant BEAUMONT, une bombe tuera les deux chevaux et détruira une voiture qui devra être abandonnée.

Détachement GALLOIS
Dans la soirée, GALLOIS part en vélo pour une reconnaissance. A son retour, il donne l’ordre de repli et fait passer son détachement par DAUSSOIS – SILENRIEUX – BOUSSU LES WALCOURT. Arrivés dans cette commune, ils y sont rejoints par les 3 voitures des sapeurs conducteurs Germain REMY, BOUCLIER et LARUELLE. GALLOIS suivra une colonne descendante jusqu’à BEAUMONT qu’il atteindra dans la nuit. Avant BEAUMONT, il devra abandonner une voiture. Les chevaux abattus de fatigue s’écrouleront en cassant leurs brancards.
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MessageSujet: Re: Compagnies 94/2 et 8/1 de sapeurs mineurs   Sam 5 Juil 2014 - 8:27

16 mai 1940
02H00, Le capitaine MODAT, le Sous-Lieutenant BRUEL, le Médecin auxiliaire LATAPIE et deux sections arrivent à BEAUMONT.
 
La 4e section du Lieutenant MARE se trouve en avant-garde avec le I/23e RTA.
La 1ère section du Lieutenant MENUT est arrivée à BEAUMONT vers minuit et après une halte prolongée est repartie pour SOLRE LE CHATEAU et TRELON. Des sapeurs de la section qui auront rejoint le point de regroupement de la 4e DINA indiqueront qu’il sera fait prisonnier dans la nuit du 17 au 18 juin aux environs de LA CAPELLE.
 
Dès son arrivée à BEAUMONT, le Cpt MODAT se rend au PC du Colonel MAGNIN – 23e RTA qui se trouve place de la Mairie. Il est immédiatement chargé de la mise en défense du village et trois barricades  sont construites par le 94/2. Les deux principales barreront à l’ennemi les routes de CHARLEROI d’une part et de PHILIPPEVILLE - BEAUMONT d’autre part. Cette dernière lui est particulièrement recommandée par le Colonel MAGNIN, car les allemands sont attendus sur cette route.
08H00 Le Chef de bataillon NURY commandant le I/23e RTA remet à la disposition de la compagnie, la 4e section du Lieutenant MARE qui prend en charge la barricade de la route de PHILIPPEVILLE. Dans le même temps, le Colonel MAGNIN demande l’établissement d’une barricade supplémentaire sur la route de SOLRE LE CHATEAU – St CERY – BEAUMONT, au passage sous la voie ferrée.
11H00, les travaux sont terminés et la barricade de la route de PHILIPPEVILLE - BEAUMONT a été construite avec des chars trouvés en panne dans le village. Aucune mine ne sera trouvée pour compléter le dispositif. Ordre est donné à la garnison de tenir jusqu’au soir 21H00.
« Les sapeurs, malgré les 36 Kms qu’ils viennent de parcourir à pied, après trois nuits consécutives de marches et ayant parcouru au total plus de 110 Kms, sous les bombardements continus, se sont mis au travail avec entrain et bonne humeur. Ils prennent place aux barricades pour épauler de leurs feux les éléments de tirailleurs, d’artillerie et de chars qui y sont également. » (Hist.94/2)
12H00, Les allemands arrivent par la route de PHILIPPEVILLE - BEAUMONT en colonne par un suivant la progression de blindés et de chars. Le capitaine MODAT donne l’ordre d’ouvrir le feu, fusils et mitrailleuses sur l’infanterie, 75 et antichars sur les engins. L’ennemi est surpris, les engins se déploient mais l’infanterie ne suit plus. 
« De gros dégâts de matériel et de personnel sont nettement visibles chez l’ennemi alors que nous n’enregistrons aucune perte malgré les tirs de son artillerie qui se met à arroser le village de ses 150». (Hist.94/2)
13H25, l’officier de liaison du Colonel du 23e RTA vient à la barricade apporter l’ordre de repli. Celui-ci est justifié par le fait que les allemands s’infiltrent et contournent BEAUMONT par le Nord et le Sud. Alors que les bombardements ennemis deviennent de plus en plus denses, le personnel de la compagnie est rassemblé et quitte le village par petits groupes  pour joindre AVESNES en passant par SOLRE LE CHATEAU et SARS POTERIES, soit 28 Kms qui seront franchis en huit heures.
Au carrefour que se situe à 800 m de la sortie du village, le Chef de bataillon NURY du I/23e RTA indique le chemin à suivre, les allemands occupant déjà certains points de la route RANCE – BEAUMONT et se rapprochent de la route de SOLRE LE CHATEAU que doit emprunter la compagnie. Elle essuiera effectivement des tirs ennemis provenant des bois situés à l’Est de la route HESTRUD – SOLRE LE CHATEAU. Les allemands, dissimulés dans le bois sont invisibles. Arrivée à SOLRE LE CHATEAU, la compagnie découvre une ville déserte et en partie détruite.
21H00, arrivée à AVESNES. Le capitaine BELLAIR, commandant le III/23e RTA donne l’ordre de passer la nuit à Saint HILAIRE SUR HELPE, à 1.5 Kms à l’Est d’AVESNES. La compagnie y sera seule cantonnée. Elle restera en alerte avec une garde au Nord (route AVESNES – AULNOYE) et au Sud (route AVESNES – LAUDRECIES).
Lieutenant MARE
01H00 Arrivée à BEAUMONT ou il retrouve le Sergent CHANIER dont le nombre de voiture est réduit à 2. Les trois premières sont parties malgré lui dans une fausse direction en quittant WALCOURT, la 4e est perdue entre CLERMONT et BEAUMONT, la 5e a tous ses harnais rompus, les chevaux fourbus s’étant écroulés en partie dans les brancards. Elle doit être dételée provisoirement et rangée sur un côté de la place de l’église en attendant le jour. Craignant dans l’encombrement des convois qu’un dernier accident ne les prive de la dernière voiture, le Lt MARE lui fait quitter la ville avec ordre d’attendre à la frontière. Après avoir aidé à l’établissement d’un embryon de barricade à la sortie BEAUMONT – AVESNES.
Une partie de la section bivouaque, sous les ordres du Sergent ERTZINGER, avec le 1er bataillon et le Lt MARE reste avec l’autre partie de la section à BEAUMONT afin de pouvoir provoquer des ordres, soit du Commandant NURY qui est allé se mettre en liaison avec le Colonel MAGNIN, soit directement de ce dernier. Le jour venu, le Lt MARE se présente au PC du Colonel MAGNIN qui l’informe de la présence du Cpt MODAT et de la Compagnie à BEAUMONT. Le Commandant NURY décide de la fin de la mission de la section et la remet à la disposition de la Compagnie. 
Lieutenant ALLACHI
Il est mis à la disposition du Général MARTIN, commandant le 11e CA et du Colonel POIRIER commandant ??? du 11e CA pour faire sauter un certain nombre de dispositifs abandonnés par le personnel chargé de la mise à feu. Ces dispositifs placés dans la région de TRELON comprenaient en particulier celui du Pont de CHIMAY, l’un des principaux axes de l’invasion.
Après avoir pris contact avec le Général TARRIT, commandant la 1e DINA et le Colonel PRALILA, commandant le 28e RTA situé sur le secteur concerné, il recevra carte blanche pour la mise à feu.
Parti en reconnaissance au-delà des dispositifs, il se heurtera avec son chauffeur à une colonne d’automitrailleuses ennemies qui se dirige sur TRELON par la route de CHIMAY. Faisant demi-tour, il fera sauter le pont de CHIMAY qui stoppera l’avancée de la colonne ennemie. Il fera ensuite sauter cinq autres dispositifs dans la forêt de TRELON. Remis à la disposition du Chef de bataillon RENARD et du Capitaine ALBAN, il rejoindra MAUDREPUIS dans la soirée. A MAUDREPUIS se trouve l’Etat-Major de la 4e DINA et quelques troupes d’autres divisions.
Dans la nuit, l’Etat-Major quittera la commune donnant l’ordre aux troupes présentes de tenir MAUDREPUIS et de décrocher au moment opportun.
Colonne hippo
Détachement CHANIER
Le Sergent Chef CHANIER arrive au petit jour avec seulement 2 voitures à BEAUMONT où il retrouve MARE. Une deuxième voiture sera abandonnée dans BEAUMONT. Les chevaux épuisés se sont effondrés sur place en cassant leurs limons. Les outils qui s’y trouvaient seront utilisés pour construire des barrages dans BEAUMONT.
Sur ordre du Lt MARE, la voiture restante poursuivra sa route vers COULSORE et COLLERET, derrière la ligne fortifiée. Elle y retrouvera les éléments de la compagnie.
Dans la matinée, le S/C CHANIER verra passer le Sergent-Chef CHARTREUX qui se rend à MAUBEUGE et notera sa position. Un peu plus tard, c’est l’Adjudant-Chef PIERSON et le Sergent DORCHIES qui le préviendront de rejoindre CERFONTAINE où des éléments de la compagnie seront regroupés.
Arrivé à CERFONTAINE avec le sapeur conducteur LORENZOT, CHANIER y restera jusqu’à 15 ou 16 heures. Il en repartira pour rejoindre le reste de la compagnie à SOLRE LE CHATEAU accompagné des Sergents VARNIER, FLON et DUTOT et d’une cinquantaine de sapeurs qui tous avaient été regroupés à CERFONTAINE. DUTOT, accompagné de quelques hommes partira en avant e vélo pour reconnaître le parcours à l’abri des avions ennemis et jalonner la route à suivre, dans les carrefours et les villages par des plantons cyclistes. CHANIER et ses hommes arriveront dans la soirée à SOLERINNES. Il y retrouvera le S/M DEMAGNY dont la mission était d’indiquer la route à suivre au Sergent-Chef CHANIER. En proie à une commotion nerveuse, il sera dans l’incapacité d’indiquer la route à prendre.
La voiture conduite par le sapeur conducteur LORENZOT prendra la route carrossable accompagnée de deux éclaireurs à vélos dont la mission est de s’assurer du libre passage et dans le cas contraire de revenir en arrière pour prévenir la voiture. De son côté, CHANIER, accompagné des Sergents VAGNIER, FLON et de la cinquantaine de S/M, prendra la route non carrossable, sous les bois pour gagner SOLRE LE CHATEAU. Il débouchera du bois à 1.5 Kms de la ville bombardée par obus. Laissant ses hommes dans le Bois, il s’y rend à vélo pour reconnaître l’endroit et s’assurer de la présence de la compagnie. En débouchant derrière l’église, il sera accueilli par des salves de tirs d’armes légères et de coups de canons de chars. Faisant demi-tour sous le feu de l’ennemi, il rejoint ses hommes restés dans le bois et repart en direction de SOLERINNES.
De retour à SOLERINNES, CHANIER y retrouve la voiture et les deux éclaireurs cyclistes qui s’y étaient repliés depuis plusieurs heures déjà. Une compagnie du 84e RI s’y trouvant également, CHANIER alla trouver le Capitaine pour se mettre à sa disposition. Ce dernier lui indiqua de se rendre à AVESNES en suivant la colonne des réfugiés. Arrivé dans la nuit à DIMECHAUX, il se rendra au PC de l’infanterie qui s’y trouve et n’y trouvant personne, il reprendra la route pour AVESNES.
Entendant des détonations sur la route prise par le détachement, CHANIER partira en avant reconnaître le terrain. La route étant déjà coupée par des blindés qui tirent à balles et obus traçants, il reviendra auprès de ses hommes pour changer d’itinéraire. Il ne retrouvera pas le détachement qui s’était déjà replié. Il partira à sa recherche, d’abord sur la route d’AVESNES, puis sur celle de MAUBEUGE, encombrée de réfugiés, où pouvait être passée la voiture et le détachement. Il ne les retrouvera pas et se repliera rapidement pour ne pas être capturé.
Détachement GALLOIS
N’ayant trouvé personne du 1er Génie à BEAUMONT, GALLOIS quitte la ville en direction de MAUBEUGE, sur l’avis d’un capitaine du 23e RTA. Vers 06H00, le détachement se trouvera à AIBES, puis COULSORE et les chevaux pourront être ravitaillés.
Vers 12 ou 13H00, il arrive à MAUBEUGE ou GALLOIS reçoit l’ordre de rejoindre VIEUX-MESNIL. En sortant de MAUBEUGE la colonne est prise sous les bombardements aériens. Les chevaux d’une voiture de S/M et de deux voitures légères sont tués et les voitures détruites. Le Maréchal des Logis GALLOIS sera blessé et orienté vers l’hôpital. Le brigadier MOULARDE reprendra le commandement du détachement. Il poursuivra la route jusqu’à VIEUX-MESNIL où il recevra l’ordre de poursuivre jusqu’à PONT SUR SAMBRE où il arrivera vers 21H00. Les chevaux seront ravitaillés et compte tenu de leur état d’épuisement, le départ est repoussé au lendemain.
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MessageSujet: Re: Compagnies 94/2 et 8/1 de sapeurs mineurs   Sam 12 Juil 2014 - 8:47

17 mai 1940
01H00, le poste de garde Nord signale des mouvements anormaux sur la route AVESNE AULNOYE. Le mouvement de repli des unités s’accentue, l’ennemi est signalé dans AVESNES. La compagnie est rassemblée et attend le petit jour pendant qu’une reconnaissance est envoyée avec le Sous-Lieutenant BRUEL jusqu’aux lisières d’AVESNES pour prendre contact avec le capitaine BELLAIR, commandant le 3e bataillon du 23e RTA  qui occupait AVESNES la veille au soir et prendre les ordres.
04H00, retour des éléments de reconnaissance qui confirment l’occupation d’AVESNES par les allemands avec des chars et des automitrailleuses qui en gardent les issues. Le contact avec le 3e bataillon du 23e RTA ne pourra pas être établi. Le  Caporal MICHON rentre avec la reconnaissance. Fait prisonnier par les allemands, il a été désarmé et laissé en liberté.
A ce moment, la garde Sud signal le passage d’une colonne de chars ennemis sur la route d’AVESNES – LAUDRECIES. En l’absence d’ordre, le Capitaine MODAT prend la décision de porter la compagnie sur DOMPIERRE et TAINSNIERES, en évitant la route d’AVESNES – AULNOYE et en se couvrant par ses propres moyens avec l’envoi d’un officier et dix hommes en avant-garde en direction de MAROILLES et LAUDRECIES. Cette dernière étant occupée par les allemands, la compagnie se dégage par le Nord par NOYELLES pour passer la SAMBRE à AULNOYE – BERLAIMONT.
10H00, l’avant-garde arrive à MOROILLES où elle essuie des coups de feu venant des lisières Nord du village. Ce sont des autos blindées et des chars ennemis qui occupent MAROILLES et la route de LANDRECIES. Placée à cheval sur la route de MAROILLES – AULNOYE, la compagnie est déployée, prête à intervenir contre des éléments à pied. Les tirs contre les engins blindés sont sans grande efficacité. Ceux-ci s’avancent sur la route de MAROILLES – LORCQUIGNOL (Forêt de MORMAL). Seule unité sur le terrain et fortement gênée par les colonnes de réfugiées, la compagnie tente de se dégager vers le Nord, par NOYELLES pour passer la SAMBRE à AULNOYE BERLAIMONT. Le point de passage situé sur la route de MAROILLES – LORCQUIGNOL est inaccessible.
12H00, Exténués, les hommes de la compagnie traversent la SAMBRE et rejoignent LE CATEAU par le carrefour de JOLIMETZ et ANGLEFONTAINE pour ressouder avec les éléments de la 4e DINA.
16H00, quelques sapeurs restés en arrière passent la SAMBRE. Le pont de BERLAIMONT étant tombé aux mains des allemands, les hommes rejoindront la compagnie à l’aide d’une barque. Le sapeur HILEAU se distinguera en traversant le cours d’eau à la nage et en ramenant la barque pour faire franchir la SAMBRE à plusieurs de ses camarades sous le feu de l’ennemi. Depuis le 15 mai à 02H00 du matin, les hommes de la compagnie n’ont pas eu une minute de repos !
A la demande d’un officier du  Génie de la 1e DINA, la compagnie participe à la mise en défense du carrefour de JOLIMETZ (Forêt de MORMAL).
17H00 Les travaux de barrage sont terminé et la route du carrefour de JOLIMETZ à LE CATEAU par ENGLEFONTAINE est signalée comme étant en certains points sous le feu de l’ennemi. La compagnie rejoint SOLESMES par LE QUESNOY
22H00 Les premiers éléments de compagnie arrivent à SOLESMES. La compagnie y cantonne la nuit.
Sergent-Chef Pierre CHARTREUX
04H30, prévenu de la prise d’AVESNES, il quitte le cantonnement de St HILAIRE SUR HELPE et s’engage sur la RN 362 d’AVESNES à LANDRECIES avec les camionnettes MATFORD W789 131 et CITROEN L21986. Engagé sur la route, dans une colonne, il est rejoint par des éléments motorisés ennemis qui mitraillent la route. Il fait stopper les véhicules et accompagné des deux chauffeurs, il se met à couvert sur le bas-côté de la route. Découverts par les allemands, les chauffeurs sont désarmés et laissés en liberté, les allemands repartiront dans leurs engins en direction de LANDRECIES. D’autres éléments ennemis arrivant par la route, les trois hommes se sauveront à travers les prés pour gagner la forêt de MORMAL. Les véhicules ne pourront pas être détruits et les documents à bord de la MATFORD seront abandonnés.
Lieutenant ALLACHI
Vers 11H00, MAUDREPUIS est encerclée et attaquée par des blindés. Accompagné de quelques officiers et tirailleurs du 23e RTA, groupés autour du Capitaine ALIOM, le détachement tente de défendre un coin du village situé à la sortie de FOURMIES. Les combats dureront jusqu’à 16H00. La position devenant intenable, il essayera avec le S/Lt BOQUET du 23e RTA de reprendre le contact avec le Capitaine ALIOM. Ils n’y parviendront pas.
Prenant le commandement de la vingtaine de tirailleurs qui restent avec pour second, le S/Lt BOQUET et privé de tout ravitaillement en vivre, munitions et de tout renseignement et liaison, il essayera de regagner les lignes françaises. Marchant de nuit vers le Sud-Ouest et s’arrêtant le jour le détachement se trouvait dans l’axe de marche des divisions ennemies. Les jours s’écoulant et ne voyant nulle part de résistance  française organisée, démunis de toutes munitions, il donna l’ordre de démonter le fusil mitrailleur encore en leur possession. C’est sans vivres d’aucune sorte que le détachement marchera ainsi du 17 au 22 mai, date à laquelle il arrivera à PUISEUX dans l’Aisne. Le détachement y prend un peu de repos avant le départ prévu à la tombée de la nuit quand la maison est cernée et qu’il y ait fait prisonnier par des troupes allemandes de DCA.
Détachement GALLOIS

Bloqué toute la journée dans PONT SUR SAMBRE par les bombardements aériens, c’est vers 17H00, que profitant d’une accalmie, le détachement prend le chemin de BERLAIMONT LES CARRIERES. Avant d’atteindre cette dernière, le détachement est attaqué simultanément par les bombardiers et par des armes automatiques placées en lisière du bois. Tous les chevaux seront tués ou blessés grièvement et les voitures détériorées. Les hommes ayant pu se jeter dans les fossés ne seront pas atteints. Ils saboteront les deux mitrailleuses de la compagnie et abandonneront le reste du train de combat et se replieront sur LE QUESNOY.
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MessageSujet: Re: Compagnies 94/2 et 8/1 de sapeurs mineurs   Sam 12 Juil 2014 - 8:50

Merci pour cet important travail de retranscription.
DH
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MessageSujet: Re: Compagnies 94/2 et 8/1 de sapeurs mineurs   Sam 12 Juil 2014 - 8:52

18 mai 1940
Avant de quitter SOLESMES, MODAT se rend à l’Etat- Major du 9e Corps d’Armée pour y obtenir des précisions sur la position de la 4e DINA. Le Colonel, commandant le Génie de ce Corps d’Armée lui indique qu’elle se regroupe dans la région de BOHAIN.
03H00 Départ de la compagnie pour BOHAIN où les éléments de la 4e DINA rassemblés sous les ordres du Chef d’Escadron RENAUD/RENARD ?? du 33e RANA.
« Pendant tout le repli, les sapeurs n’ont pas cessé de faire montre d’un moral excellent restant groupés sous la direction de leurs officiers. » Hist. 94/2
19 mai 1940
Les déplacements se font désormais en camions et la compagnie cantonne à MESNIL St GEORGES près de MONTDIDIER.
20 mai 1940
Les éléments d’infanterie cantonnement à MOUCHY et les autres éléments de DI, dont la compagnie, à HEILLES près de NOAILLES. Le Chef d’Escadron RENAUD commandant provisoirement la Division se trouve à la Ferme St Jean de MOUY.
MODAT retrouvera à HEILLES, 77 sapeurs de la Cie 94/1 sous la direction du Sergent-chef BUREAU qui ont aussi regagné le centre de rassemblement en camion et regroupe l’ensemble des sapeurs du Bataillon 94 ce qui porte l’effectif du Génie Divisionnaire présent au rassemblement à 160 hommes.
21 mai 1940
Ordre préparatoire d’un mouvement à effectuer dans la nuit du 21 au 22 mai pour les éléments à pied pour se rendre au Bois de RONQUEROLLES. Les éléments auto devant se rendre directement au point de MEULAN (sur la Seine) où le lieu de stationnement sera indiqué par un Officier se tenant sur le pont.
Pour le Génie, le lieu de stationnement est fixé aux ALLUETS où la colonne à pied qui a bivouaqué pendant la nuit du 22 au 23 mai au Bois de RONQUEROLLES, et colonne auto se trouvent groupées le 23 mai à 11H00.
 
23 mai 1940
Ordre d’embarquement à 22H00 en gare de MAULE de tous les éléments de la 4e DINA, sauf les chauffeurs de camionnettes et les motocyclistes. Ces derniers reverseront leur matériel avec leur chargement normal au Capitaine LEFEBRE au PC d’ORGERUS dans la matinée du 24.
En outre, un sous-officier, le Sergent ERTZINGER, restera sur place jusqu’au 25 mai pour recueillir les isolés qui pourront se présenter jusqu’à cette date.
Avant l’embarquement, l’ordre est donné de reverser au PC de la Division les archives des Corps et au Payeur, les fonds dont les unités n’ont plus besoin.
22H00 Embarquement des éléments de la Division à la gare de MAULE (S et OISE). 
 
25 mai 1940
Les éléments de la Division, autres que l’infanterie sont dirigés sur le Camp du LARZAC que la compagnie atteint le 25 mai à 11H00.
MODAT y retrouve quelques isolés de la section de commandement qui ont suivi le train de combat dans ses déplacements ainsi que quelques isolés de la section du Lieutenant MENUT qui ont été dirigés sur ce centre.
L’effectif de la 94/2 se trouve ainsi porté à :
3 officiers : 1 Capitaine, 1 Lieutenant, 1 S/Lieutenant
1 médecin auxiliaire
1 Adjudant-Chef
127 S/Officiers, Caporaux et Sapeurs.
Celui de la 94/1 est porté à :
81 S/Officiers, Caporaux et Sapeurs.
 
02 juin 1940
11H00 Embarquement en gare de L’HOSPITALET  en direction d’AVIGNON et d’Epinal (Dépôt du 1e RG) ou l’arrivée s’effectue le 5 juin à 18H00.
Les pertes subies pendant la bataille de Belgique ont été pour l’unité, en tués, blessés et prisonniers : 2 officiers et 87 sous-officiers et sapeurs.
L’état-major de la Division et le Génie Divisionnaire ont été fait prisonniers par l’ennemi.
Le Dépôt de Guerre du Génie N°1 a été dissout le 01/08/1940, date à laquelle la D.M. N°231 D.N. du 6 juillet 1940 a été diffusée aux éléments du Canton. 
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MessageSujet: Re: Compagnies 94/2 et 8/1 de sapeurs mineurs   Sam 12 Juil 2014 - 9:11

Voici, je vous ai livré mon travail sur cette Cie pour qu'il puisse servir à d'autres aussi. Au passage, on notera que la dotation en véhicules automobiles de la Cie n'est pas complète et qu'il en manque 2 sur les 4 qu'elle devrait avoir. 

Le parcours de mon grand père aurait pu s'achever comme celui de ses camarades du 94/2 mais on le retrouvera un peu plus tard dans la Compagnie 8/1 de sapeurs mineurs, 1ère section. La 8e DI se trouve alors au niveau de Soissons. Il sera tué le 15/06/1940 dans l'Yonne.

Si dans les grandes lignes, j'ai pu reconstituer le parcours de la 8e DI, de Soissons à Montargis et donc son passage dans l'Yonne, je suis à la recherche de tout documents et/ou informations qui me permettraient d'affiner mes connaissances d'une part sur les unités qui compose la division et plus particulièrement sur cette Cie de sapeurs mineurs. 

La 8e DI était composée de :
42e GRDI
12e REI
142e RI
237e RI
82e RANA
282e RALD

Je recherche aussi des informations sur les compagnies 41/1 et 41/2 de sapeurs mineurs (41e DI) et les compagnies de sapeurs mineurs de la 2e DIC (si il y en avait) qui se trouvaient également dans les parages. 

D'avance, je remercie toute personne qui pourrai me permettre d'avancer, ne serait-ce qu'un peu, dans mes recherches.
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MessageSujet: Re: Compagnies 94/2 et 8/1 de sapeurs mineurs   Sam 12 Juil 2014 - 13:40

Bonjour EMAC,

merci de nous avoir fait découvrir le parcours de cette unité.

Les compagnie de sapeurs mineurs de la 2ème DIC sont les compagnies 72/1 et 72/2.

Cordialement
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