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 1ère DINA

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Flahaut
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MessageSujet: 1ère DINA   Ven 11 Oct 2013 - 17:32

Je recherche des renseignements (n'ayant pas accès à Vincennes) sur la 1ere DINA ,lot de réserve Belgique en mai40 :ODB,lieux,etc...je sais qu'on ne la retrouve plus le 30 mai sur l'organigramme:décimée ,volatilisée
merci
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dhouliez
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MessageSujet: Re: 1ère DINA   Ven 11 Oct 2013 - 18:54

Bonjour,

Vous trouverez la composition de la 1ère DINA sur la page unités du site ATF40.
Vous pourrez suivre ses déplacements à partir des cartes du même site.

Elle a effectivement disparu dans le Nord, et ses éléments ont formé une partie de la 1ère DLINA.

Cordialement,

DH
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Chevalier libre
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MessageSujet: Re: 1ère DINA   Ven 11 Oct 2013 - 20:57

Pour bien il faudrait que je relise le Corridor des Panzer tome II (de Jean-Yves Mary) mais je la connais un peu puisqu'elle défendait mon secteur (Jolimetz, Le Quesnoy, forêt de Mormal) vers le 18 mai. Je me souviens que de bribes qui ne vont sans doute pas vous aider mais bon j'essaye quand même.

Elle a sûrement été envoyé dans le secteur, avec la 1re DLM, pour s'opposer à la progression du XV. Armee-Korps (mot.) de Hoth au niveau de la Sambre. Mais elle arrive déjà trop tard.

Elle a vers cette date son PC (général Tarrit) installé à Le Quesnoy, avant d'être évacué devant l'avancée allemande (5. Panzer-Division, von Hartlieb). Le 18, le III/27e RTA stationné à Jolimetz, est remplacé par le II/27e RTA, pour se porter, en prenant la chaussée Brunehaut, en direction de Maison Rouge mais il se fait « tronçonner » en plein déplacement par la progression des Allemands de la 5. PzD. Je me rappelle que Jean-Yves Mary s'est interrogé sur la pertinence d'envoyer ainsi le moins mobile des deux bataillons, alors qu'il était déjà en place à Jolimetz, pour le remplacer par le plus mobile dans une opération de défense statique. 

Le II/27e RTA défend donc mon village dans la journée du 18, aux côtés de l'escadron de De Segonzac (S-35) de la 1re DLM face à la Kampfgruppe Haarde qui vient de traverser la Sambre à Berlaimont et la forêt de Mormal en passant par Locquignol en balayant par le feu tout les débris d'unités qui tentent de s'opposer à son passage. Elle bute alors en débouchant de la forêt sur Jolimetz où de très durs combats ont lieu avant que la position improvisée des Français tombe, tournée par le nord (Maison Rouge - Villereau).

La 5. Panzer-Division arrive ainsi dans l'après midi contre Le Quesnoy à deux-trois km de là. L'ancienne forteresse de Vauban dont les quelques accès ont été obstrués est défendue principalement par un bataillon du 5e RTM. Celui-ci, avec ses remparts et ses douves, gardés quasiment intacts depuis le déclassement de la place à la fin du XIXe (la ville, éloigné des canaux, n'a connu que modérément la révolution industrielle) va alors tenir face aux attaques de la 5. Panzer-Division. Il faut dire que celle-ci a fort à faire pendant que sa voisine, la 7. Panzer-Division (Rommel) fonce droit devant elle en lui laissant le soin de réduire les unités désorganisées mais encore combattantes : les résistances dans la forêt de Mormal, à Maubeuge et aussi à Le Quesnoy retardent la 5. Panzer-Division sur sa voisine qui se retrouvera ainsi étirée le 21 mai, alors qu'elle attaque Arras, pour faire face à la contre-attaque franco-britannique.

Mais je m'égare, revenons en à Le Quesnoy : ce même jour, épuisées et à courts de munitions, avec des blessés sur les bras, dans une ville ruinée par l'artillerie et la Luftwaffe, les défenseurs acceptent la reddition proposée par les Allemands, lesquels leurs rendent les honneurs. La 5. Panzer-Division n'est d'ailleurs plus seule car elle bénéficie depuis peu du renfort des deux Panzer-Divisionen du XVI. Arme-Korps revenu de Gembloux.

Je ne me rappelle plus trop de la participation ou non d'unités de la 1re DINA dans les combats de la forêts de Mormal, très confus dans ma tête, mais sûrement, et la belle résistance y cesse ce même 21 mai avec l'attaque concentrique des 3. et 4. Panzer-Divisionen, après une ultime contre-attaque française vers le sud (Englefontaine, Louvignies-Quesnoy), avec notamment des chars, qui est arrêtée, c'est déjà devenue une habitude, par les meurtriers « 88 » antiaériens.

Une partie de la 1re DINA a sans doute continué divers combats sur la route de la 5. Panzer-Division après Le Quesnoy vers Douai ou Cambrai. À voir ce qu'il en reste ensuite.

Hommage à ces métropolitains, mais aussi une pensée particulière à ceux venus de leur lointaine contrée du Maghreb, pour mourir au combat ici, pour la France, dans des petits villages du nord ou dans les bois du nord de la France. Des combats peu connus à côté de Sedan, Stonne, Gembloux, Lille ou bien sûr Dunkerque, mais aussi intenses.
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RSCHERER
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MessageSujet: Re: 1ère DINA   Dim 13 Oct 2013 - 8:41

Bonjour,

voici quelques éléments sur la 1° DINA.



Division active, type nord-est.
Commandant : général Libaud, puis général Tarrit (15 janvier 1940). Chef d'état-major, lieutenant-colonel Marmillot. Commandant l'infanterie divisionnaire, colonel de Juvigny. Commandant l'artillerie divisionnaire, général Donnio. 5e régiment de tirailleurs marocains, colonel Jacob; 27e régiment de tirailleurs algériens, lieutenant-colonel Roudil; 28e régiment de tirailleurs tunisiens, colonel de La Minardière, puis lieutenant-colonel Trabila, à partir du 1er février 1940, tué le 20 mai 1940. L'artillerie était composée des 54e et 254e R.A. G.R.D.I. 91.
Mobilisé dans la XIVe région avec P.C. à Lyon en septembre 1939, cette division fut portée à la frontière des Alpes jusque vers la fin du mois de septembre, puis fut dirigée sur la IIe armée, avec P.C. à Triaucourt-en-Argonne le 25 septembre, et employée à divers travaux. Les P.C. successifs de la division ont été Verdun (11 octobre), Spincourt (17 octobre), Jarny (8 novembre), Butrange (22 novembre). Sur le front de Lorraine à partir du 24 novembre, elle accomplit des travaux sur la position fortifiée Stromberg, Apach. Regroupée dans la région de Villers-Cotterets à la fin décembre, elle est placée en réserve de G.Q.G. avec P.C. à la Ferté-Milon.
Bataille de la Meuse : à partir du 13 mai, la 1er D.I.N.A. est transportée vers la région de Valenciennes, mais de nombreux retards se produisent dans l'acheminement des trains. En fait, elle sera dissociée à partir du 15, combattant par détachements isolés vers Trelon, Ohain, Anor et son bois, et entre Glageon et Féron. Le 16 mai, la division se trouve séparée en quatre fractions par suite des attaques des blindés allemands sur l'Axe SoIre-le-Château, Avesnes, Landrecies : A Valenciennes, 3 bataillons sont en cours de débarquement; dans la forêt de Mormal, l'artillerie ; en retraite vers le Nord, le quartier général et les services; dans la région de Trelon, le reste de l'infanterie. Le 17, a lieu un repli vers Fourmies, Rocquigny, le bois d'Andigny, Etroeungt, et des détachements entiers sont capturés. Le 18, une fraction comprenant un bataillon et demi du 27e algériens, un bataillon du 28e tunisien et un bataillon du 5e marocain, sous les ordres du colonel Roudil, défend le Quesnoy. Deux bataillons du 28e et un bataillon du 27e défendent le bois d'Antigny. Le Quesnoy ne se rendra que le 21 mai, à 13 heures. Deux groupes d'artillerie participent à la défense de Béthune (II/54 et Vl/254). Le 22, le général Tarrit regroupe les débris de sa division auxquels se joignent deux bataillons du 512e régiment de travailleurs, deux bataillons du 401e régiment de pionniers, trois compagnies du 9e bataillon de chars (R 35) et deux du 22e bataillon (R 35 également). Le groupement tient Béthune et le passage du canal de l'Aire à la Bassée, entre Cuinchy et Robecq. Le 23, les défenseurs de Béthune se replient derrière le canal : le Hamel, Cornet-Malo. Le 27 ils tiennent une tête de pont à Estaires, le 28, se replient au nord de la Lys. Du 29 mai au 2 juin, ont lieu des embarquements à Dunkerque, Malo, Bray-Dunes.

C'est un résumé mais il y a l'essentiel ;dans les grandes lignes.

Cordialement

R SCHERER
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Flahaut
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MessageSujet: Re: 1ère DINA   Mar 15 Oct 2013 - 18:01

merci des renseignements.On a une idée des ces unités envoyées dans la précipitation,bataillons isolés parfois sans les trains de combat,se consommant au fur et à mesure face à la force mécanique des PzD.Unités peu autonomes mécaniquement nécessitant des transports ferroviaires par rocade;pourtant le matériel existait dans les dépots(camions,chenilletes,AM etc..) et ne servira pas.
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