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 Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).

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Thierry Moné
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MessageSujet: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Mer 22 Aoû 2012 - 11:27

Avertissement : ce fil a été ouvert initialement dans la section dédiée aux forces britanniques (BEF).

Suite à l'orientation prise par ce fil avec la volonté affichée de recenser les unités de Cavalerie montée des belligérants en 1940 et de résumer la doctrine d'emploi propre à chacune de ces Cavaleries, la modération a accepté de transférer ce fil dans la présente section, plus adaptée aux études transverses.
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Bonjour à tous, Very Happy


Pour comprendre "d'où vient" la Cavalerie britannique (métropolitaine et coloniale) de 1940, il existe bien des publications très spécialisées. Mais si l'on se limite à l'image, je ne saurais trop conseiller deux films qui sont - de mon point de vue - fort instructifs.

Le premier de ces film est le récent film de Spielberg "Cheval de guerre" pour lequel le ou les conseillers techniques militaires devraient être décorés ! En même temps que le DVD, j'ai acquis un manuel français de 1903 (tampon du 10e Régiment de Chasseurs à cheval) qui porte pratiquement le même titre ! Dans le DVD, la partie consacrée au making of est particulièrement intéressante (harnachements, prises de vue de la charge contre les mitrailleurs allemands, etc.)

[img][/img]

Le second film est une édition en DVD d'un grand classique : "Les trois lanciers du Bengale". Non seulement vous vous ferez plaisir en (re)voyant ce beau film, mais vous pourrez observer et détailler à loisir l'équipement de la cavalerie coloniale britannique (celui des Lanciers du Bengale en l'occurrence) de la Première et de la Seconde Guerre mondiale ! En effet, même si l'action est censée se dérouler à la frontière indo-afghane de l'époque, du côté de la fameuse passe de Kyber, le film a été tourné aux Indes en 1935. On peut donc y observer de nombreuses évolutions de la cavalerie indienne à l'entrainement (maniement de la lance, etc.). La qualité du DVD est très bonne avec un film restauré mais - hélas ! - pas de partie "making of" qui aurait été très intéressante...

[img][/img]

Côté français, je ne pense pas que nous ayons l'équivalent dans les films d'avant-guerre, à part "Gueule d'amour" pour les Spahis d'Orange et "Mam'zelle Spahi" mais les scènes "réelles" d'entrainement y sont beaucoup moins nombreuses.

Cordialement,

Thierry Moné


Dernière édition par Thierry Moné le Lun 27 Aoû 2012 - 13:35, édité 5 fois
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Catalina
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Jeu 23 Aoû 2012 - 12:16

Bonjour,

Lors de la bataille de France l'armée britannique a aligné 7 régiments divisionnaires de Cavalerie, 1 régiment d'automitrailleuses de Cavalerie et plusieurs bataillons de motocyclistes (ces derniers relevant de l'infanterie). Ces régiments de Cavalerie étaient cependant tous motorisés, les deux seuls subsistant avec des chevaux étant en Palestine.

Ces deux régiments de Cavalerie étaient organisés selon le War establishment ref I/1931/4/3 notifié par l'Army Council Instructions du 8 novembre 1939 et étaient organisés en un Etat-Major, un escadron de commandement et trois escadrons pour un total de 706 hommes, 661 chevaux (dont 616 de selle), 8 camionnettes 8-cwt et 19 motos. Hormis 4 mitrailleuses Vickers à l'escadron de commandement le régiment ne comportait aucune arme lourde mais uniquement des fusils antichars, des fusils-mitrailleurs, des fusils et révolvers.

Outre mer la Cavalerie britannique va conserver des chevaux plus tard, essentiellement pour assurer la sécurité interne. Le Cavalry Regiment de la Transjordan Frontier Force sera ainsi équipée de PIAT en remplacement des fusils Boys par l'Army Council Instructions ref VI/TFF/176/2 du 8 septembre 1943 qui est la dernière à ma connaissance organisant un régiment de Cavalerie montée britannique avec 728 hommes, 666 chevaux dont 608 de selle, 6 mules, 53 véhicules à moteurs et 17 motos. La dernière charge de cavalerie sera menée le 21 mars 1942 par des cavaliers Sikhs de la Burma Frontier Force contre l'infanterie japonaise à Toungoo.

La motorisation de la Cavalerie britannique, démarrée en 1928, ne va s'achever qu'en 1941 lorsque les Royal Scots Greys seront mécanisés en Palestine. En abandonnant leurs chevaux la Cavalerie britannique va intégrer le Royal Armoured Corps formé en avril 1939 pour regrouper les 18 régiments de cavalerie déjà mécanisés et les 8 bataillons RTR.


Dernière édition par Catalina le Jeu 23 Aoû 2012 - 13:38, édité 2 fois (Raison : modifs, pas reveillé quand écrit le premier jet ^^)
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Thierry Moné
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Sam 25 Aoû 2012 - 10:11

Bonjour Catalina, Very Happy

Merci pour ces éléments très intéressants ! Je venais de rédiger une assez longue réponse et Arghhh Evil or Very Mad ... une fausse manoeuvre au moment de l'envoi a réduit mes efforts à néant !

En substance, je me demandais comment les Britanniques avaient réussi à passer radicalement et rapidement de leur cavalerie à cheval à une cavalerie blindée ou au moins motorisée, alors que nous allons conserver bien longtemps en France des régiments de cavalerie à cheval. J'évoquais la différence de format des deux armées en 39-40 (effort budgétaire intense) et l'éventualité d'une forme de pression (?) des éleveurs de chevaux d'une France alors très agricole. Je ne prends en compte, dans cette interrogation, ni les unités de cavalerie des forces de souveraineté outre-mer (britanniques et français en avaient alors besoin) ni les quelques unités de prestige en métropole.

"La motorisation de la Cavalerie britannique, démarrée en 1928, ne va s'achever qu'en 1941 lorsque les Royal Scots Greys seront mécanisés en Palestine." En lisant ce passage, je faisais remarquer que des cavaliers de la France libre avaient profité indirectement de cette transformation, dès 1940 en Palestine : les Spahis marocains du capitaine Jourdier, équipés en harnachements et chevaux britanniques pour aller combattre au Soudan Anglo-Egyptien et en Erithrée. Je me demande d'ailleurs si ces harnachements et chevaux ne provenaient pas tout simplement des "Greys" dont vous parlez (les "amis" jurés d'un certain 45e Régiment d'Infanterie de ligne français, hum, hum ! Embarassed )

Cordialement,

Thierry Moné
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Catalina
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Sam 25 Aoû 2012 - 10:54

En fait j'ai commis une petite erreur en disant que les Royal Scots Greys fut le dernier régiment monté de la cavalerie britannique, ayant omis les Yeomanry dont le dernier régiment monté fut le Queen's Own Yorkshire Dragoons (Yeomanry) motorisé le 1er mars 1942 après avoir servi monté contre le Levant Vichyste.

Les deux derniers régiments réguliers de cavalerie montés furent les Royal Dragoon Guards (motorisés en 1940) et les Royal Scots Greys (motorisés en 1941 et déjà évoqués); tous deux en Palestine.

La différence de format des deux armées ne suffit pas à expliquer la motorisation plus rapide de la cavalerie britannique. Il y aussi le fait que l'armée française, en conservant des unités montés, garde une marge de manœuvre par rapport à une éventuelle rupture des approvisionnements en pétrole...
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Nicolas Aubin
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Sam 25 Aoû 2012 - 14:10

Bonjour,

L'une des raisons de la rapide motorisation des Britanniques tient à l'existence depuis 1919 d'un Royal Tank Corps qui au début des années trente multiplient les expérimentations (via Broad, Lindsay, Hobart) développent des chars légers et moyens et commencent à empiéter bigrement sur les missions traditionnelles de la Cavalry : reconnaissance et exploitation.

Se motoriser est donc une nécessité vitale pour ne pas être marginalisée, dépassée par le Royal Tank Corps. dans un contexte budgétaire extrèmement tendu (nous sommes en pleine dépression), les crédits sont rares et chaque arme a sorti les couteaux et se bat pour ces miettes.

En 1934, la réforme de Montgomery-Massingberd réduit initialement la mission de la Cavalry a soutenir les chars du RTC en devenant des sortes de Panzergrenadier anglais dénommé Mechanized Cavalry. Celle-ci n’accepte pas de devenir un fantassin, même motorisé. Bien sûr cette évolution n'est pas acceptable pour la Cavalry. Dès 1935, le Lieutenant-Colonel Grubb avait saboté l’expérimentation d’un escadron du 3rd(King’s Own) Hussars équipé en side-cars et en chenillettes. L’année suivante la résistance s’intensifie. Rappelons que ce corps abrite la fine fleur de la noblesse britannique. Etre officier de cavalerie c’est moins un métier qu’une nécessité sociale et familiale. Ayant accepté de se motoriser afin d’éviter l’extinction, les officiers insistent pour que cette modernisation soit indolore et n’affecte ni leur mode de vie, ni leur façon de combattre, et encore moins leurs traditions. Leur mode de vie car ils entendent garder les deux chevaux confiés par l’armée pour parader en société. Leur façon de combattre puisqu’ils n’acceptent aucune mission nouvelle (pas question de devenir de l'infanterie motorisée, la Cavalry doit rester une force de reconnaissance et d'exploitation). Leurs traditions car ils exigent que la structure régimentaire et tous les régiments historiques soient conservés. Ils refusent aussi un amalgame entre officiers de cavalerie et membres du RTC. A leurs yeux, il s’agit de maintenir l’esprit de corps mais cela révèle surtout une vision tribale de la société. Finalement Deverell, le successeur de Montgomery-Massingberd cède le 13 novembre 1936. Tous les régiments de cavalerie seront conservés et tous seront équipés de chars légers ou d’automitrailleuses.

Le 4 avril 1939, le ministre Hore-Belisha signe l’ordre de fusion du Cavalry Corps et du RTC au sein d’un Royal Armoured Corps (RAC). Apparemment, cette mesure est salvatrice. Cela facilite l’administration et l’intendance. Une instruction harmonisée est maintenant dispensée aux jeunes recrues. En fait cette mesure est une réponse au déficit de personnel de la cavalerie qui attire moins les vocations que le RTC. Dorénavant les hommes de troupes peuvent être affectés à un quelconque régiment du RAC. Mais les deux anciens corps n’ont pas disparu. Les huit bataillons du Royal Tank Corps ont été regroupés dans une unité administrative, le Royal Tank Regiment, distincte des 18 régiments de cavalerie. L’amalgame entre les officiers est interdit. L’antagonisme demeure.

Sources :

David Fletcher, Mechanised Force, British tanks between the wars, HMSO, 1991

David Fletcher, The great tank scandal, HMSO, 1989

David French, Raising Churchill’s army, 1919-1945, Oxford University Press, 2000

JP Harris, Men, ideas and tanks, British military thought & armoured forces, 1903-1939, Manchester University Press, 1996.

Robert H Larson, The British army and the theory of armored warfare, 1918-1940,University of Delaware, 1984


Cordialement

Nicolas


Dernière édition par Nicolas Aubin le Sam 25 Aoû 2012 - 16:46, édité 1 fois
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Eric Denis
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Sam 25 Aoû 2012 - 14:22

Bonjour,

Merci pour ces explication précises. Je me pose néanmoins une question, basée sur certains éléments qu'il me semble avoir lu, et dépassant le cadre des unités stationnées en Grande Bretagne.

Qu'en est-il des forces coloniales britanniques? Si visiblement, le cheval disparait des effectifs en Grande-Bretagne, il me semblait qu'il restait encore très présent au sein des unités d'Empire.

Mais je suis très peu au fait de l'armée de sa gracieuse Majesté, et il est fort possible que je me trompe.

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Cordialement
Eric Denis
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Nicolas Aubin
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Sam 25 Aoû 2012 - 14:41

Oui, le cheval est encore présent en Palestine comme le note Catalina avec deux régiments montés.
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Loïc M.
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Sam 25 Aoû 2012 - 16:11

Nicolas Aubin a écrit:
Oui, le cheval est encore présent en Palestine comme le note Catalina avec deux régiments montés.
Bonjour,

Attention, "regiment" est une désignation traditionnelle, mais ces unités sont en fait des bataillons (l'appellation administrative est anglaise est "battalion").
Il y a carrément toute une division, la 1st Cavalry Division, qui comporte les 4e, 5e et 6e brigades. Elle participera à la campagne d'Irak puis celle de Levant. Elle doit devenir la 10th Armoured Division en août (cette transformation est d'ailleurs plutôt mal vécue). Début 1941, sa motorisation est quasiment terminée (mais elle va perdre une bonne partie de ses camions qui seront expédiés en Grèce lors de la campagne des Balkans, ce qui explique que seule la 4e brigade participera à l'affaire d'Irak).

Note : il y a aussi pas mal de brigades de cavalerie dans les pays du Commonwealth.
Note 2 : même si les traditions étaient en effet très fortes, des unités de cavalerie (démontée) combattirent dans les tranchées pendant la 1ère GM.

Edit : coquille corrigée


Dernière édition par Loïc M. le Dim 26 Aoû 2012 - 9:22, édité 1 fois
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Loïc M.
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Sam 25 Aoû 2012 - 17:25

Il y a une page qui couvre bien le sujet : http://www.karkeeweb.com/patterns/1940/1940_introduction.html
On y lit que Churchill était bien décidé à arrêter les frais en ce qui concerne les unités de cavalerie à cheval au Moyen-Orient.
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Thierry Moné
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Dim 26 Aoû 2012 - 8:49

Bonjour à tous, Very Happy

Merci pour toutes ces intéressantes contributions !

@ Loïc M.

Que vouliez-vous dire exactement dans votre note : "il y a aussi pas de brigades de cavalerie dans les pays du Commonwealth".


Quant à Churchill, je crois me souvenir qu'il avait servi comme jeune officier dans un régiment de cavalerie engagé en Afrique du Sud (guerre des Boers). S'étant démis le bras droit, il ne pouvait plus manier le sabre et avait acheté alors un pistolet Mauser "Schnellfeuer" Mle 1896 (je ne sais plus s'il était en 7,63 ou en 9 mm) qui sera vendu aux enchères dans les années 70 (?). On peut donc supposer que Churchill savait ce qu'il faisait en voulant mettre fin à la cavalerie à cheval au Moyen-Orient.

J'ai visionné hier un DVD sorti en 2011 et reprenant le film de 1968 "La charge de la Brigade légère" du réalisateur Tony Richardson. Je passe sur l'aspect romanesque de cette version pour m'attacher au véritable traumatisme que cette charge a provoqué dans l'opinion publique et dans l'armée britannique. Cet épisode de la guerre de Crimée retrace la charge suicidaire et non indispensable de la Brigade légère britannique, lancée contre les Russes au cours du combat de la Balaclava (25 octobre 1854). Au delà des "military blunders" des chefs de la cavalerie d'alors, nul doute que cet épisode a influencé la doctrine d'emploi de la cavalerie britannique et peut-être accéléré sa... reconversion. A noter que le DVD propose également la courte version (muette) du film de 1912 restauré, ainsi que le texte du célèbre et superbe poème d'Alfred Tennyson en version originale et sa traduction en français.

"The charge of the Light Brigade continues to be studied by modern military historians and students as an example of what can go wrong when accurate military intelligence is lacking and orders are unclear. Sir Winston Churchill, who was a keen military historian and a former cavalryman, insisted on taking time out during the Yalta Conference in 1945 to see the battlefield for himself."

[img][/img]

Cordialement,

Thierry Moné


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Loïc M.
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Dim 26 Aoû 2012 - 9:22

Thierry Moné a écrit:
Que vouliez-vous dire exactement dans votre note : "il y a aussi pas de brigades de cavalerie dans les pays du Commonwealth".
Oups, je voulais écrire "il y a aussi pas mal de ...", coquille corrigée, merci !

La liste des brigades de cavalerie (orderofbattles.com) :

australiennes : brigades 1 à 6

britanniques : brigades 4 à 6

canadiennes : brigades 1 à 4 + 7

indiennes : brigades 1, 3 et 4

néo-zélandaises : brigades 1 à 3
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Catalina
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Dim 26 Aoû 2012 - 10:03

La 1st Cavalry Division en Palestine ne compte que les deux régiments montés réguliers, déjà cités, les autres étant des régiments de Yeomanry et Household.

Pour le Commonwealth vous pouvez oublier les brigades lol! La cavalerie indienne par exemple était complétement motorisée en novembre 1940, le 19th King George's Own Lancers étant le dernier régiment monté à parader à cheval le 28 octobre 1939. Seule exception l'Australie qui va conserver des unités à cheval, le 20th Light Horse Regiment servira bien en dehors du sol australien mais comme 20th Motorized. Les unités à cheval, elles, ne quitteront jamais le bush.

Les seules unités à cheval britanniques restant après 1942 étaient des unités coloniales, appartenant pour l'essentiel à la Transjordan Frontier Force et à l'Arab Legion.
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Thierry Moné
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Dim 26 Aoû 2012 - 10:24

Bonjour Loïc, Very Happy

Merci pour cet utile complément !

Je reviens un peu sur la charge de la Brigade légère pour mettre ce "fait d'armes" de la cavalerie britannique en perspective avec le fait d'armes de la 3e Brigade de Spahis de La Horgne, uniquement pour ce qui concerne l'évaluation des pertes. Je me limiterai à un constat car il serait trop long de prendre en compte des paramètres pour tirer quelques hasardeuses conclusions...

Ce qui est frappant, c'est que l'effectif engagé est similaire : 661 cavaliers (montés pendant l'action principale) le 25 octobre au combat de la Balaclava, et environ 600 cavaliers (sur les 1200 de la brigade, démontés pour l'action principale) le 15 mai 1940 au combat de La Horgne. Certes, les circonstances sont très différentes, mais on constate que, dans les deux cas, la légende s'est emparée de l'affaire et que les pertes ont été surévaluées. Des prétendus 640 tués de La Horgne, on est passé, 70 ans plus tard, à 50 tués, environ 150 blessés et 86 prisonniers. De même, il convient de pendre de la distance avec les "Six Hundred" du poème de Tennyson (extrait ci-après) et les annonces de la presse : 200 survivants sur 800 cavaliers pour The Times et 163 survivants pour the Illustrated London News ! En réalité, la Brigade légère a perdu 292 cavaliers sur 661 engagés: 113 tués, 134 blessés et 45 prisonniers. En outre, 362 chevaux furent tués ou perdus pendant l'action. Même si ces pertes sont effectivement très lourdes, on ne peut pas parler de brigade "anéantie".

Accessoirement, pour ceux qui voudraient entendre la sonnerie réglementaire "La Charge" de la cavalerie britannique, je conseille ce très court enregistrement effectué sur rouleau de cire en 1890 par l'un des trompettes survivant de la balaclava (en utilisant un Bugle de 1815 ayant servi à Waterloo) : http://archive.org/details/EDIS-SWDPC-01-04

Forward, the Light Brigade !
Was there a man dismay'd ?
Not tho' the soldier knew
Someone had blundered:
Their's not to make reply,
Their's not to reason why,
Their's but to do and die:
Into the valley of Death
Rode the Six Hundred.


Cordialement,

Thierry Moné


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Thierry Moné
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Dim 26 Aoû 2012 - 10:49

Bonjour à tous, Very Happy

Merci à Catalina pour sa dernière intervention !

Je ne sais pas si cela a déjà été fait auparavant, mais il serait intéressant d'établir un petit tableau montrant le nombre de régiments de cavalerie montée opérationnels au 10 mai 1940, en France, au Royaume-Uni, en Belgique, aux Pays-Bas, en Allemagne et en Italie. Il conviendrait de distinguer les régiments métropolitains des régiments stationnés outre-mer. Il conviendrait également de ramener l'unité de mesure au "régiment" même si l'appellation peut être différente suivant le pays considéré.

Facile à dire, mais peut-être pas si simple à établir ce petit tableau... mais peut-être réinventons-nous le fil à couper le beurre (ou " la roue " comme diraient les Anglo-saxons !) ; ce tableau existe peut-être déjà !

Cordialement,

Thierry Moné

Nota 1 : il s'agit uniquement de régiments de cavalerie et non pas d'unités hippomobiles.

Nota 2 : avec notre système bâtard d'unités "Crottin-Cambouis", je me demande s'il ne serait pas plus pertinent d'adopter l'Escadron comme unité de comparaison...
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Catalina
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Dim 26 Aoû 2012 - 16:13

Relativement simple à réaliser pour les unités régulières, nettement moins pour "l'outre mer" en raison du grand nombre de petites unités "irrégulières". Pour la France par exemple faudrait il compter ou pas les Makhzens des Affaires Indigènes? quid des unités à chameaux françaises mais aussi britanniques?

Pologne (septembre 1939): 4 brigades à 4 régiments, 7 brigades à 3 régiments, tous les régiments à 4 escadrons + 1 escadron/division d'infanterie (pas dans toutes) et quelques escadrons autonomes.

Belgique (mai 1940): néant, le corps de cavalerie ne compte que des troupes motocyclistes et cyclistes.

Pays-Bas (mai 1940): la Lichte Divisie ne comporte plus aucun cheval suite à sa réorganisation le 1er mai, 4 régiments Huzaren au niveau corps d'armée à 2 ou 4 escadrons chacun (un cinquième régiment de corps d'armée est lui à bicyclette)

France (mai 1940): voir ATF 40 Laughing

Grande-Bretagne (mai 1940): néant en Europe hormis quelques unités de Yeomanry et Household stationnées sur les îles britanniques.

Allemagne (mai 1940): 1. Kavallerie Division formée le 25 octobre 1939, restructurée en février 1940 à 3 régiments de cavalerie.

Italie (juin 1940): 3 divisions de cavalerie à 2 régiments de 4 escadrons + 5 régiments autonomes en Italie.

Non compris les unités outre mer.
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Loïc M.
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Dim 26 Aoû 2012 - 22:31

Catalina a écrit:
La 1st Cavalry Division en Palestine ne compte que les deux régiments montés réguliers, déjà cités, les autres étant des régiments de Yeomanry et Household.
Attention, un truc que j'ai appris (avec la FTL ...), c'est que la composition des brigades (pour ne parler que d'elles) britanniques varie énormément avec le temps et parfois sur des périodes très courtes.

Catalina a écrit:
Pour le Commonwealth vous pouvez oublier les brigades La cavalerie indienne par exemple était complétement motorisée en novembre 1940
.
Eh bien, tout dépend donc de la date à laquelle on veut établir la situation ! :-)

Thierry Moné a écrit:
Il conviendrait également de ramener l'unité de mesure au "régiment" même si l'appellation peut être différente suivant le pays considéré.
Le régiment n'existant pas dans l'armée britannique, l'unités la plus proche est le battalion, qui comptait pendant la 2e GM près de 900 hommes (cela varie selon les armes, à comparer avec les 706 indiqués ci-dessus par Catalina pour la cavalerie). Au niveau cavalerie, cela donne 3 escadrons (squadrons) de cavaliers, plus l'équivalent d'un autre de services divers (transmission, DCA, mitrailleurs, ...).
La brigade compte 3 battalions ("regiments").
C'est la situation au début du conflit (http://niehorster.orbat.com/017_britain/39_org/brig_cav.html).
En comparaison, un régiment de cavalerie français (cf. ATF) compte environ 700 hommes.

Donc les deux sont effectivement comparables.
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Thierry Moné
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Lun 27 Aoû 2012 - 10:32

Bonjour à tous, Very Happy

Merci pour vos éléments tangibles et pour vos réflexions !

Je vais pour ma part prendre l'escadron comme étalon (sans jeu de mots) car ce sera certainement plus facile dès que l'on abordera les unités stationnées outre-mer.

Il serait également souhaitable d'indiquer, pour chacune des formations considérées, si la formation a été ou non engagée au combat en 1940 et dans quel type de mission. Cela promet pour les Groupes de Reconnaissance... mais au moins ce devrait être plus aisé pour les Brigades de Spahis (au moins pour la 3e BS) !

Il serait également utile de rappeler en quelques lignes la doctrine d'emploi de la cavalerie en 1940, doctrine propre à chacun des pays étudiés.

Tout cela représente pas mal de travail. Je vais m'y atteler en septembre.

Cordialement,

Thierry Moné

En attendant, voici une source de littérature "ouverte", datée d'avril 1917. Il s'agit d'un numéro de "Lectures pour tous" qui consacre un article non signé de 5 pages à "La Cavalerie [qui] est rentrée en scène" (sic).

Les trois dessins décrivent parfaitement à quoi se résume la doctrine d'emploi des armes en cette année 1917, année de tous les dangers...

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Louis Capdeboscq
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Lun 27 Aoû 2012 - 11:13

L'inventaire des ressources montées est du plus haut intérêt. J'espère ne pas l'interrompre en émettant quelques remarques plus générales que je n'ai pas encore lues dans ce fil.

L'armée britannique de 1940 est à 100% "mechanised" selon la formule de l'époque, ce qui ne signifie pas qu'elle est motorisée, et encore moins mécanisée au sens OTAN (véhicules à chenilles) mais que 100% de ses moyens de transport sont mécaniques.

C'est une décision qui vaut pour toute l'armée - je parle ici de la "vraie" armée, pas de troupes coloniales appelées à rester sur place - et qui tient à des considérations comptables bien senties.

La Grande Guerre avait montré les limites du cheval comme mode de traction. Un cheval ne se jette pas à terre quand il subit un tir d'artillerie, donc il est facilement blessé. Un cheval qui subit une blessure nécessitant une immobilisation prolongée (la jambe cassée étant l'exemple le plus connu) est abattu, alors qu'un humain ou un camion sont réutilisables après réparation. Par ailleurs le coût logistique d'une armée comportant beaucoup de chevaux est considérable. Au cours de la Grande Guerre, l'armée britannique a fait importer davantage de fourrage en France que de munitions. Comme il s'agit d'un tonnage et que le fourrage est une denrée volumineuse, le coût en tonnage marchand est très élevé (en gros: on remplit un navire de fourrage avant d'avoir rempli sa capacité en tonnage. Il existe des système pour optimiser la charge des navires mais c'est imparfait, surtout à l'époque).

L'armée britannique, qui sait devoir être un corps expéditionnaire, fait donc le choix du moteur parce qu'il faut moins de tonnage marchand pour maintenir un pool de véhicules que pour maintenir un nombre de chevaux d'une capacité équivalente.

D'autres arguments militent dans le même sens: il faut plus de temps pour "produire" un cheval que pour produire un camion, ce dernier a une durée de vie supérieure au front, on peut le réparer, ou le recycler en stock de pièces détachées. A la fin de la Grande Guerre, l'approvisionnement en chevaux posait problème, et d'ailleurs l'évolution de la société civile tendait vers une diminution de la population équine: les acheteurs français en 1940 ont trouvé beaucoup moins de chevaux sur le marché américain que les statistiques de la Grande Guerre ne leur avaient laissé espérer.

Evidemment, le problème ne se pose pas dans les mêmes termes pour les Britanniques que pour les Français ou les Allemands. Les premiers sont plus riches (PNB/habitant) et surtout ils ont le contrôle de la taille de leur armée. Les seconds sont obligés d'avoir l'armée la plus grande possible sous peine de défaite immédiate. La motorisation intégrale des armées française et allemande n'était pas à la portée des finances publiques de ces nations, sauf à en réduire la taille ce qui aurait été une révolution culturelle aux implications politiques lourdes.

Les Français gardent donc des chevaux pour diverses raisons:
1/ Ils sont plus faciles à réquisitionner en grande quantité que des véhicules à moteur. Cet argument du coût d'acquisition est probablement le plus important.
2/ Ils permettent - sur le papier du moins - d'éviter de gréver la balance commerciale par des importations de pétrole supplémentaires.
3/ Les amoureux de la Cavalerie développent la même rhétorique que dans les autres pays: le cheval est tradi, le cheval fait de beaux défilés, le cheval peut rendre des services (mobilité en terrain difficile) dont le moteur est incapable, etc. Ce dernier argument est d'ailleurs encore assez vrai, même s'il le devient de moins en moins en 1940.
4/ Le moteur a révolutionné la logistique des unités de cavalerie. Une unité de cavalerie traditionnelle est très limitée dans sa capacité de mouvement: les animaux doivent pouvoir paître suffisamment sous peine de tomber d'épuisement au bout de quelques jours ou quelques semaines, on est donc tributaire soit de pauses imposées, soit d'un train ravitailleur avec des chevaux de trait amenant du fourrage. Sauf que ces derniers consomment une partie significative de leur chargement, donc la distance maximale est faible. En revanche, si on met du fourrage dans un camion et que ce dernier fait la navette entre un dépôt et des points de ravitaillements situés vers l'avant, il est possible de transporter une beaucoup plus grande quantité de fourrage.
Les unités de cavalerie voient donc leurs capacités opérationnelles démultipliées dans l'entre deux guerres ce qui leur donne une nouvelle jeunesse et renforce les arguments de leurs défenseurs (cf. point 3/ ci-dessus).

Il y a donc un faisceau de facteurs, dont le plus important est l'impossibilité financière et industrielle d'avoir une armée motorisée de masse. Comme l'on conservera des chevaux, il est sans objet de déclencher une bataille rangée entre anciens et modernes, tenants du moteur ou du cheval. Comme pour éviter ce débat on n'a pas dit clairement et officiellement que le cheval n'était qu'un palliatif provisoire (ce qui permet de ne pas se mettre à dos les amoureux du cheval, les éleveurs de chevaux, et les élus des régions d'élevage équin) on conserve un mélange d'unités motorisées et hippomobiles au lieu de faire plusieurs catégories, et idem pour les DLC.

En pratique, la mobilisation de 1939 montrera que le pays est déjà beaucoup plus urbanisé que pour la guerre précédente: il y a pénurie de chevaux, pénurie aggravée par le fait que l'appelé de base n'est plus un garçon de ferme ayant l'habitude des chevaux. Les pertes parmi les animaux réquisitionnés, causées par l'incompétence du personnel militaire, seront lourdes avant même le déclenchement des opérations actives.

Toujours en pratique, la France en guerre va de toutes façons devoir importer lourdement, au point que le surcroît de consommation d'essence n'est pas vraiment un facteur et d'ailleurs personne ne cherche à faire une comparaison sérieuse en regardant le prix des achats de chevaux et de denrées agricoles à l'étranger et à les comparer aux achats de véhicules et d'essence en les rapportant à leur force motrice respective.

Pour terminer, le cheval n'était pas obsolète en 1940. Les Soviétiques se sont servi avec succès d'unités de cavalerie en terrain difficile (marais). Les Britanniques en 1940 envisagent - puis les alliés de 1943-45 mettent en pratique - l'importation de mulets de bât pour certaines situations, montrant que le moteur ne résolvait pas (encore) tout. Pour la petite histoire, les mulets britanniques n'ont pas eu le temps d'arriver, sinon l'armée aurait cessé d'être 100% mecanised du fait de l'arrivée de ces véhicules supplémentaires Laughing
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Thierry Moné
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Lun 27 Aoû 2012 - 12:22

Bonjour Louis, Very Happy

Merci pour ces très intéressantes réflexions ! Que ceux qui ont un avis sur la question, des précisions ou des références, n'hésitent pas à intervenir.

Je pense également à nos spécialistes de l'armée italienne qui pourraient nous parler de la doctrine d'emploi de leur cavalerie en 1940. Un fil sur la cavalerie italienne avait d'ailleurs été ouvert, ici :

http://atf40.forumculture.net/t2802-la-cavalerie-coloniale-italienne-de-1940)

Cordialement,

Thierry Moné


Dernière édition par Thierry Moné le Mar 28 Aoû 2012 - 7:36, édité 1 fois
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Nicolas Aubin
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Lun 27 Aoû 2012 - 14:31

Louis, il me semble que dans l'esprit de Thierry, la comparaison portait sur les unités combattantes et non sur le train.

Enfin vue la qualité de votre intervention, nul ne se plaindra de ce possible hors sujet.
Cordialement
Nicolas

PS : à ma connaissance, des unités muletières ont opéré en 1940 dans les Bases areas en Bretagne ou Normandie.. mais je dois vérifier cela dans les Philson. Je confond peut-être des débarquements prévus avec des débarquements effectués.
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Nicolas Aubin
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Lun 27 Aoû 2012 - 14:32

Pour l'armée italienne, aller questionner sur le forum Italie 1935-1945 ne serait pas inutile :
http://italie1935-45.forumactif.org/?sid=77194b470d9b8ae0ac1959e9778d2e6a
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Loïc M.
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Lun 27 Aoû 2012 - 14:46

Louis Capdeboscq a écrit:
L'armée britannique, qui sait devoir être un corps expéditionnaire, fait
donc le choix du moteur parce qu'il faut moins de tonnage marchand pour
maintenir un pool de véhicules que pour maintenir un nombre de chevaux
d'une capacité équivalente.

C'est d'ailleurs le sens de la remarque de Churchill dans l'URL que j'ai citée : il trouve que l'envoi, le maintien et l'hypothétique retour en GB de la 1st Cav. Div. sont beaucoup trop chers !
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Louis Capdeboscq
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Lun 27 Aoû 2012 - 15:24

Nicolas Aubin a écrit:
Louis, il me semble que dans l'esprit de Thierry, la comparaison portait sur les unités combattantes et non sur le train.

Oui, mais comme la discussion a porté sur le reste aussi, pendant qu'on y était... Wink

Sur les chocs de culture entre officiers du RTR et ceux issus de la cavalerie au sein de la même grande unité, on peut lire les - nombreux - mémoires personnels publiés sur le conflit, et sinon l'intro du chapitre idoine de "6 Armées en Normandie" par John Keegan fait un petit rappel sur la question, si ma mémoire est bonne.

Nicolas Aubin a écrit:
PS : à ma connaissance, des unités muletières ont opéré en 1940 dans les Bases areas en Bretagne ou Normandie.. mais je dois vérifier cela dans les Philson. Je confond peut-être des débarquements prévus avec des débarquements effectués.

Non, non, pas du tout, c'est moi qui avais tort j'avais confondu le projet de donner une Animal Transport Company à chaque division avec un autre. Les mules sont arrivées pendant l'hiver et étaient là pendant la campagne au sein du RIASC (Royal Indian Army Service Corps) - deux compagnies venues de Chypre et les autres d'Inde. I stand corrected.



Lien vers la vidéo dont est issue l'image: http://www.britishpathe.com/video/indian-troops-in-france-1
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Thierry Moné
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Lun 27 Aoû 2012 - 15:30

Nicolas Aubin a écrit:
Louis, il me semble que dans l'esprit de Thierry, la comparaison portait sur les unités combattantes et non sur le train.

Enfin vue la qualité de votre intervention, nul ne se plaindra de ce possible hors sujet.
Cordialement
Nicolas

PS : à ma connaissance, des unités muletières ont opéré en 1940 dans les Bases areas en Bretagne ou Normandie.. mais je dois vérifier cela dans les Philson. Je confond peut-être des débarquements prévus avec des débarquements effectués.

Bonjour Nicolas, Very Happy

Oui, tout à fait exact ! Dans mon esprit la "Brel Force" ne fait pas partie des unités de Cavalerie montée... Evil or Very Mad

Toutefois, je demeure prudent car je connais quelques "clients" légionnaires qui vont me mettre dans les dents que le 2e Etranger d'infanterie avait une compagnie montée... sur mules ! Mais pas en 1940 (d'où l'insigne actuel présentant un fer de mule). Embarassed

Par contre, la Camel Force et les deux compagnies à dromadaire du désert syrien sont à prendre en compte.

Bon, le système doit demeurer assez souple pour ne pas constituer une usine à gaz inexploitable mais assez précis pour donner une image instantanée fiable de la Cavalerie montée de 1940. Tout un programme ! Very Happy

Cordialement,

Thierry Moné
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Thierry Moné
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MessageSujet: Re: Les Cavaleries montées de 1940 (étude transverse).   Mer 29 Aoû 2012 - 9:27

Bonjour à tous, Very Happy

J'ai fait une première estimation du volume de la cavalerie montée française métropolitaine, en me servant de la base de données d'ATF40.

Première constatation : la structure des escadrons est tantôt quaternaire, tantôt tertiaire. Il faudra donc obligatoirement en passer également par le nombre de pelotons pour cette étude transverse. Cette contrainte ne devrait pas trop compliquer le travail et pas trop surcharger le tableau final de synthèse.

Cordialement,

Thierry Moné

-------------------------

En bref, pour la Cavalerie montée métro :

A. Régiment de Cavalerie (40/79/963 = 1082)

4 Escadrons à 4 Pelotons (et 1 EME). Chaque escadron 12 FM.

12 Unités : 2 Cuirassiers (5e et 11e), 4 Dragons (6e, 8e, 19e et 31e), 2 Hussards (1er et 4e), 4 Chasseurs à cheval (1er, 8e, 12e et 18e).

Total : 48 Escadrons à 4 Pelotons = 192 Pelotons.



B. Régiment de Spahis type NE (38/71/833 = 942)

4 Escadrons à 3 Pelotons (et 1 EME). Chaque Escadron 1 Mo, 2 Mit et 9 FM.

6 Unités : 4 Spahis Algériens (2e, 6e, 7e et 9e), 2 Spahis Marocains (2e et 4e).

Total : 24 Escadrons à 3 Pelotons = 72 Pelotons.



C. GRCA type normal (environ 12/400 = 412 pour le GE hippo)

1 Groupe d'Escadrons (1 Gpe AC à 2 canons de 25 mm et 2 Escadrons à 4 pelotons). Chaque Escadron 1 Mo, 2 Mit, 12 FM.

20 Unités : GRCA (6e, 7e, 8e, 9e, 10e, 11e, 12e, 13e, 14e, 15e, 16e, 17e, 18e, 19e, 20e, 21e, 22e, 23e, 24e et 25e).

Total : 20 Escadrons à 4 Pelotons = 80 Pelotons.



D. GRDI type normal (6/200 = 206 pour l'Escadron hippo)

1 Escadron à 4 pelotons : 1 Mo, 3 Mit, 48 FM.

75 Unités : GRDI (8e, 11e, 12e, 13e, 14e, 15e, 16e, 17e, 18e, 19e, 20e, 21e, 22e, 23e, 24e, 25e, 26e, 27e, 28e, 29e, 30e, 31e, 32e, 33e, 34e, 35e, 36e, 37e, 38e, 39e, 40e, 41e, 42e, 44e, 45e, 46e, 47e, 49e, 51e, 52e, 53e, 54e, 55e, 56e, 57e, 58e, 59e, 60e, 61e, 62e, 63e, 64e, 65e, 66e, 68e, 70e, 71e, 72e, 73e, 74e, 75e, 76e, 77e, 78e, 84e, 85e, 86e, 91e, 92e, 93e, 94e, 95e, 96e, 98e et 192e).

Total : 75 Escadrons à 4 Pelotons = 300 Pelotons.



Total général cavalerie métro : 167 Escadrons pour un total de 644 Pelotons.

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