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 Formation et personnel navigant de l'AdA

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CC Cabanier
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MessageSujet: Formation et personnel navigant de l'AdA   Mer 21 Nov 2007 - 7:45

Bonjour,

j'ai noté avec intérêt de nombreux posts sur l'AdA, essentiellement autour de son matériel...

Mais quid de ses personnels, en particulier de ses personnels navigants ? Les écoles et le recrutement permettaient-ils de fournir un personnel en quantité et qualité suffisants ? Cela est aprticulièrement important dans la perspective d'une poursuite des combats au-delà de juin 40 (ou dans une optique d'une offensive allemande en 41)...
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Louis Capdeboscq
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MessageSujet: Re: Formation et personnel navigant de l'AdA   Jeu 27 Déc 2007 - 18:36

C'est une très bonne remarque.

La réponse à la question est négative: la France n'arrivait pas à former suffisamment de personnel navigant. Au moment de l'armistice, on avait vidé les écoles pour envoyer au front tout ceux qui savaient à peu près voler, mettons les instructeurs et les meilleurs élèves.

Comme pour la production, il y avait des plans (plus tardifs) mais qui ont pris beaucoup de retard dans l'exécution. Quand on s'est aperçu du problème, on a créé une pléthore d'écoles un peu partout sur le territoire, ce qui fait que chaque école s'est retrouvé avec un manque de terrains, d'instructeurs et d'appareils. Et je ne commente même pas sur la bonne idée que représente l'installation d'écoles de pilotage dans un coin aussi notoirement ensoleillé que la Bretagne.

L'histoire de la Drôle de Guerre suit le même cours pour l'entraînement que pour la production aéronautique et les unités: réorganisations en pagaille, plans jamais réalisés, et au final un résultat médiocre mais tout à fait prévisible du fait des délais incompressibles. En gros, de septembre 1939 à l'armistice, la France n'a formé aucun nouveau pilote de guerre. Tous les nouveaux personnels navigants arrivent par reconversion: réservistes qui savaient déjà voler, étrangers, patrouilles de la DAT etc. Il y en avait nettement plus dans le tube, mais compte tenu des ratés inévitables à tout démarrage et de l'incompétence administrative qu'on observe dans tous les pays y compris chez nous (et que le monde entier nous envie...) rien d'utilisable à l'arrivée.

Donc même si la Luftwaffe avait fait du tricot en mai et juin 40, l'armée de l'Air se serait retrouvée avec plein d'avions (la production décollant enfin) et pas assez de personnel navigant. Vers 1941 ça aurait commencé à aller à peu près.


Une petite anecdote pour conclure: en juin 1940, la base école de Bordeaux fait savoir qu'elle a quelques pilotes tchèques sans affectation. Ils avaient commencé par suivre un cursus de bombardiers, puis ils ont demandé à être mutés dans la chasse donc leur stage a été interrompu mais depuis février ils attendent une affectation qui ne vient pas.
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gdg
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MessageSujet: Re: Formation et personnel navigant de l'AdA   Dim 6 Avr 2008 - 0:56

Bonsoir,

par pure feignantise, et apporter quelques chiffres pour compléter Louis je copie/colle les informations mentionnées dans un autre fil, trouvées dans l'excellent Cuny & Danel sur la Chasse Française 1918-1940. Attention, cette source est relativement ancienne. Peut-être que des travaux postérieurs ont fait évoluer ces chiffres concernant la chasse:



Citation :
Au 1er janvier 1940 (source Danel & Cuny L'aviation de chasse française 1918-40)) le déficit d'officiers est de 215 hommes et 7.443 pour les sous-off.

On pensait qu'il faudrait recruter pour 1940 4.350 pilotes et 4.900 observateurs, 33.000 naviguants et mécaniciens spécialistes! (certes, ça ne tient que si la production ne suit).

Or au 1er mars 1940, on a 680 pilotes dont 297 officiers aux armées.
De septembre 39 a janvier 40 seuls 180 pilotes sont sortis des CIC! 238 au 1er mars. 100 de plus au 1er mai et 175 de plus au 1er juin. Cela ne couvre pas l'accroissement du nombre d'unités, ni les 15% de pertes admises.

Enfin, l'entrainement a ses propres défauts; très peu d'enseignement au tir par peur de pénurie pour les nouvelles recrues (même pour les anciens), et apprentissage de la patrouille de 3 avions qui est moins flexible que la binaire allemande.
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Licinius
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MessageSujet: Re: Formation et personnel navigant de l'AdA   Sam 31 Déc 2011 - 10:08

Selon Jacques Belle il était prévu de former 3400 pilotes dans l'année et une quantité de navigants. Je me demande dans quelle mesure ce programme était réaliste quand on sait qu'il fallait retirer du front des instructeurs.
Dans l'ouvrage l'armée de l'air dans la tourmente les pertes dans la courte campagne de mai/juin atteigne 40% des officiers et 20% des sous-officiers. Il est indiqué que la France possédait 5000 navigants (si je ne m'abuse) mais qu'une grande partie était incapable de remplir des missions de guerre.

A titre de comparaison les allemands avaient en 1940 beaucoup plus de pilotes formés que d'avions. Si la campagne s'était poursuivie on aurait eu une masse d'avions modernes sans personne pour les piloter. On peut néanmoins se consoler en remarque que la Luftwaffe allait singulièrement négliger la formation de nouveaux pilotes et se trouver toute nue en 1944 (je ne serais même pas étonné si l'on découvrait que les pilotes superflus étaient devenus fantassins sur le front de l'Est, l'incompétence administrative n'étant pas uniquement française).
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Louis Capdeboscq
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MessageSujet: Re: Formation et personnel navigant de l'AdA   Dim 1 Jan 2012 - 20:27

Le livre de Facon "L'armée de l'Air dans la tourmente" parle justement de l'entrainement, entre autres. 3 400 pilotes formés en 1940, ce n'était absolument pas réaliste, même si les Allemands n'avaient pas attaqué (cf. mon message précédent), parce qu'il y a des délais incompressibles: l'AAF n'avait pas assez d'instructeurs pour former 3 400 pilotes, il fallait donc former des instructeurs qui formeraient les pilotes. Il fallait aussi, en parallèle, avoir les écoles ce qui veut dire l'infrastructure physique (bâtiments, pistes, avions, tout le matériel d'entretien), le personnel qualifié nécessaire (en plus des instructeurs, il faut des mécaniciens, des météorologues, des cuistots etc), et l'organisation du cursus. Une formation ne s'improvise pas, il faut mettre au point un programme, et généralement tâtonner un peu avant d'en avoir trouvé un qui fonctionne à peu près. Evidemment, il fallait aussi l'essence, les munitions et les rechanges pour avoir un rythme suffisant d'entraînement.

Rien de toute cela n'était disponible, sachant une fois de plus que même si toute l'infrastructure était apparue d'un coup de baguette magique, il aurait de toutes façons fallu des mois pour que le personnel des écoles apprenne à travailler efficacement ensemble, et que suffisamment d'instructeurs soient formés.

En ce qui concerne les Allemands, la Luftwaffe était très récente, et son stock d'avions de guerre plus récent encore. Donc dans les années précédant le conflit, les Allemands avaient plein de volontaires enthousiastes et des avions écoles (parce que c'est tout ce qu'ils savaient produire au début). Ils se sont donc retrouvés avec plein de personnel entrainé. En France, le budget de l'Air devait compter l'entretien d'un parc d'avions et les opérations courantes, et il était nettement plus limité.
Avec le déroulement du conflit, les Allemands se sont retrouvés avec insuffisamment de pilotes, pas parce qu'ils les avaient transformés en fantassins mais tout simplement parce qu'ils étaient morts. Former des pilotes coûtait très cher, notamment en carburant, donc les Allemands se sont retrouvés, dans une urgence comparable à celle des Français de 1940, à faire à peu près les mêmes choix: d'abord les avions et les solutions "système D", à savoir récupération des équipages de bombardier et des instructeurs (il n'y avait pratiquement plus de force de bombardement qualifiée à la fin de la guerre). A partir de la mi-1943, ils ont mis en place un plan d'entrainement massif, sauf que les nouveaux pilotes recevaient moins d'heures de vol, pénurie de carburant oblige, et se faisaient donc massacrer par une aviation alliée devenue beaucoup plus dangereuse. Donc les nouveaux pilotes - nombreux - n'ont pas réglé la pénurie de personnel navigant, et il n'y a jamais eu de pilotes superflus. Bon, individuellement ça a pu arriver, mais globalement les pilotes sont morts dans les airs.
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MessageSujet: Re: Formation et personnel navigant de l'AdA   Dim 1 Jan 2012 - 22:22

Bonsoir,

Je ne reviens pas sur la Luftwaffe parce que cela sortirait trop du cadre du sujet et que le problème du ravitaillement en carburant de l'armée allemande tout le long de la guerre est bien connu.

Il est précisé en effet dans le livre de Falcon que de toute manière si le conflit s'était prolongé on aurait manqué d'équipages plus encore que d'avions. Il était question de porter les effectifs de l'armée de l'air à 275000 hommes toujours selon Jacques Belle. La flotte aérienne française était certes plus modeste que celles des autres belligérants mais il me semble que même ce chiffre aurait été insuffisant si on regarde les effectifs aériens russes, anglais ou américains, je ne suis pas certain qu'il aurait permis d'entretenir un taux de disponibilité comparable à celui de la RAF ou de l'USAAF. A regarder les ressources humaines françaises en 1940 il n'est pas sûr qu'on aurait pu retirer facilement d'ailleurs le contingent nécessaire.

Cordialement
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Louis Capdeboscq
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MessageSujet: Re: Formation et personnel navigant de l'AdA   Lun 2 Jan 2012 - 8:12

Bonjour,

Question intéressante que celle des effectifs. Clairement, l'AdA n'aurait jamais, même dans le meilleur des cas, atteint le niveau de géants comme l'USAAF, la VVS, la RAF et même la Luftwaffe. Malgré le souvenir de la place - considérable - prise par la France dans le domaine aérien en 1914-18, tout le monde avait pris conscience de la nécessité d'une aviation puissante et c'était une simple course aux ressources, démographiques et industrielles.

Encore plus intéressante est la question de l'équilibre entre armée de l'Air et effectifs terrestres. Cette question déborde du cadre de ce fil, et mériterait une discussion dédiée (peut-être qu'un jour, si j'ai le courage...), mais pour en poser les jalons je rappellerais:

- La contrainte démographique est omniprésente dans l'esprit des décideurs de l'époque, et notamment de Gamelin.

- Gamelin fait, à juste titre, valoir que la France de 1940 n'est pas celle de 1914 et notamment qu'il n'y a pas de réserves en matière de ressources humaines. Les pertes à attendre d'une campagne terrestre d'envergure ne seront pas compensées, et l'armée avait probablement atteint sa taille maximale (sauf bien sûr si les Allemands n'attaquaient pas).

- Dans ce contexte, toute création d'unités se ferait au détriment de quelque chose d'autre. Or, Gamelin devait faire face à des demandes multiples, visant toutes à ponctionner ses maigres ressources: les armées avaient besoin de spécialistes, et il allait falloir mettre sur pied davantage d'unités modernes (chars, communications, radar, forces anti-aériennes et aériennes); l'industrie avait besoin de davantage de personnel, et notamment des mêmes spécialistes que s'arrachaient les forces armées; enfin, il y avait une pression politique considérable pour le retour à la terre d'un certain nombre d'appelés - les classes les plus anciennes avaient déjà été démobilisées (en fait: affectées spéciales, mais cela revenait au même).

- Cette question de la composition optimale des forces armées n'était pas propre à la France: les Britanniques de 1944-45 allaient se retrouver dans exactement la même situation d'un besoin en unités plus qualifiées alors que la ressource humaine était pleinement utilisée. Les Allemands et les Soviétiques, idem. Toutes ces forces allaient s'orienter vers une composition plus "high-tech", quitte à sacrifier le nombre de fusils. Seuls les Etats-Unis auront la démarche inverse, démobilisant des unités anti-aériennes et reversant dans les derniers mois du conflit au pool d'infanterie des cadres qui avaient été mis de côté pour être formés à des emplois plus prestigieux, mais leur situation démographique était, de très loin, la moins tendue.

- On ne peut pas prévoir comment, et à quelle vitesse, la vision du Haut-Commandement français allait évoluer. Il ne fait aucun doute, cependant, qu'en 1940 cette vision n'était pas en phase avec les réalités de la guerre moderne, et encore moins avec les besoins à venir. Gamelin, même s'il a l'excuse d'une situation difficile (cf. plus haut), se bat bec et ongles pour refuser à l'industrie les spécialistes dont ses forces ont besoin. On évoque, heureusement pas très sérieusement mais tout de même, la contrainte de ressource humaine pour freiner le personnel "chars", alors qu'ajouter 2 hommes d'équipage dans les 3.000 chars existants cela ne représente que l'équivalent de 2 régiments, soit rien du tout comparé à l'accroissement de puissance de feu qui en résulterait. Des forces considérables sont mobilisées dans des unités territoriales qui ne servent, finalement, pas à grand-chose.

Au final, le Haut-Commandement, comme en 1914 d'ailleurs, reste à mon avis trop attaché au nombre de baïonnettes au détriment de la puissance de feu, et trop attaché aux troupes chargées de tirer sur d'éventuelles barricades dans la "meilleure" tradition du XIXe siècle (il est vrai que tirer sur ses propres citoyens est plus facile que de combattre une armée entrainée), au lieu de se concentrer sur la capacité des forces armées à remporter une campagne. Rien d'anormal à cela: il s'agit d'hommes âgés, élevés dans les valeurs du siècle précédent, et de surcroît issus d'un milieu naturellement conservateur. Les généraux sont par ailleurs soumis aux pressions d'une classe politique qui est de la même génération, qui n'a généralement pas la compétence technique nécessaire pour juger des progrès accomplis depuis 50 ans, et qui est globalement (1) elle aussi conservatrice, notamment la fraction la plus portée à se préoccuper des problèmes de défense.


Cordialement,

LC

(1) Je souligne le "globalement" parce que oui, je sais que des gens comme De Gaulle et Weygand avaient poussé à la mécanisation. Mon propos n'est pas politique et ne se veut qu'une simple description de la situation du moment.
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Licinius
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MessageSujet: Re: Formation et personnel navigant de l'AdA   Lun 2 Jan 2012 - 12:38

Bonjour,

Pour ce qui est des américains ils avaient un problème bien compréhensible de remplacement parce que leur système était mal conçu et que le petit nombre d'unités engagés ne permettait pas la relève des combattants d'où une usure physique et morale.
Ceux-ci étaient en petit nombre comparativement au personnel total des armées. Avec les combats dans les Ardennes il y avait un déficit d'officiers et certaines unités avaient été détruites plusieurs fois en moins d'un an (l'infanterie a encaissé 375 000 pertes au combat pour un nombre de divisions assez limité, 40 ou 50 environ ).
Dans ces conditions les recrues envoyées sur le front étaient peu expérimentées et très vite tuées, c'était une sorte de cercle vicieux. Mais la fin de la guerre est heureusement arrivée rapidement.

Pour ce qui est des soviétiques et des allemands ils ont en effet diminué la chair à canon au profit des autres armes avec un certain succès. A la fin du conflit les divisions russes étaient souvent des squelettes mais avec une puissance de feu importante. Les inconvénients étaient surtout visibles quand il fallait nettoyer le terrain ou combattre en milieu urbain, la faiblesse des effectifs faisait que les divisions devenaient exsangues très vite.

Pour en revenir au cas français j'ai commencé à creuser la question de la démographie dans un fil de discussion. Je vais hasarder quelques suppositions.

Les pertes au combat en l'absence d'encerclement ou de percée massive devraient atteindre environ 100 à 150 milliers d'hommes par mois. Ce chiffre peut sembler élevé mais c'est une hypothèse moyenne faite sur les pertes des belligérants lors de la Libération, de la campagne d'Italie, de Barbarossa et de conflit plus mineur. Sous cet aspect la 2GM ne semble pas moins meurtrière que la précédente.
Nous aurions eu pour les remplacer les 300 000 hommes dans les dépôts et centres d'entrainement plus un nombre indéterminé de soldats indigènes et les classes d'âge mobilisables chaque année.
Si je voulais faire un compte rond je dirais que cela doit équivaloir à 600 000 hommes maximum entre mai 40 et mai 41 mais c'est vraiment une estimation approximative. Ces pertes toucheraient une centaine d'unités, en gros tout le personnel combattant dans les divisions devrait être renouvelé en l'espace d'une année comme dans l'armée rouge.
D'après les éléments que j'ai pus réunir les allemands doivent pouvoir mobiliser environ le double au grand maximum, je me base sur la taille de la ersatzheer et du contingent apporté à la wehrmacht dans l'année qui a suivi la campagne de France.

Pour en revenir à l'armée de l'air on a 250 000 hommes dans les usines et 150 000 environ dans l'aviation. Si l'on veut une forte armée de l'air il faudra peut-être engager deux cents ou trois cents milliers d'hommes. Comme ça paraît impossible au regard des pertes attendues je pense qu'on pourrait imaginer l'hypothèse suivante :

Les régiments d'infanterie auraient pu être réduits à deux bataillons ou bien on aurait pu imaginer constituer des bataillons réduits en conservant les troupes d’appui ou encore diminuer la taille des divisions en supprimant un régiment. Je laisse aux spécialistes le soin d'apprécier l'incidence pratique de ces mesures.
Je pense que l'on pourrait ainsi "économiser" 250 000 hommes environ.
Il faudrait pouvoir compenser le nombre par la mécanisation mais la base industrielle de la France étant bien plus petite que celle du Royaume-uni je doute que l'on puisse motoriser plus d'une dizaine de divisions supplémentaires par rapport à la réalité historique. Ce qui est clair c'est qu'il vaut sans doute mieux laisser les divisions en sous-effectifs plutôt que de retirer des usines des centaines de milliers d'hommes.

Cordialement,

Maxime G
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Louis Capdeboscq
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MessageSujet: Re: Formation et personnel navigant de l'AdA   Lun 2 Jan 2012 - 15:07

Comme je n'ai pas grand-chose à rajouter qui soit spécifique à l'Air, je vais attendre de trouver le bon fil pour poursuivre. (un petit lien?)

Cordialement

LC
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MessageSujet: Re: Formation et personnel navigant de l'AdA   Lun 2 Jan 2012 - 15:17

http://atf40.forumculture.net/t3484-demographie-militaire-francaise-en-40

Je propose de discuter de la démographie militaire sur ce fil, quitte à l'élargir un peu.

Cordialement
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MessageSujet: Re: Formation et personnel navigant de l'AdA   Mar 10 Jan 2012 - 22:21

Bonsoir,

l'armée de l'air devait s'appuyer sur l'aviation populaire (créée en 1936) pour la formation des personnels en l'organisant en aviation prémilitaire début 1939, ceci en raison de la situation et des besoins considérables en personnel.

L'aviation prémilitaire avait pour mission essentielle de préparer les jeunes Français au service militaire dans l'armée de l'air en les initiant. Elle était ouverte à tous les jeunes gens à partir de seize ans.

Mais en avril 1939 il était déjà trop tard pour mettre en pratique ce recrutement.

Cordialement
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Loïc Lilian
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MessageSujet: Ecoles Elémentaires de Pilotage   Dim 22 Jan 2012 - 19:47

C'est cette aviation populaire qui est la matrice de la pléthore d'écoles qui éclosent sur tout le territoire sur lesquelles ironise Louis dans son premier message, quelques 31 Ecoles Elémentaires de Pilotage, 9 Auxiliaires et 2 Principales, jusqu'à une n° 44 à Lourdes (repliée peut être) mais quoi de mieux que la légèreté d'une Cité Mariale au pied des Pyrénées pour se rapprocher des cieux...





Loïc


Dernière édition par Loïc Lilian le Mer 14 Mar 2012 - 18:23, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Formation et personnel navigant de l'AdA   Sam 11 Fév 2012 - 23:31

Bonsoir,

jolie digression sur Lourdes. Seul problème, il ne s'agit pas de Lourdes mais de Loudes (Ecole élémentaire de pilotage n°44). Loudes est l'aéroport du Puy-en-Velay.

Didier
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MessageSujet: Re: Formation et personnel navigant de l'AdA   Dim 12 Fév 2012 - 1:17

Ciel ! Brisé dans mes envolées lyriques

merci de l'info rectificative, en plus d'être incomplet et de ne s'ouvrir qu'à moitié pour ne pas dire qu'au tiers le pdf des Archives de l'Armée de l'Air 1939-1940 comporte donc une coquille sur "Lourdes" (sic)

de plus je me rends comte que j'avais sous mon nez cette EEP n° 44 comme étant à Saint Etienne

dans la Haute-Loire pas d'EEP au Puy, il y'a une EEP n° 45 à Brioude

De Stephanoise l'EEP 44 est sans doute devenue Ponote/Podote à une date postérieure en 1940
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