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 La marine marchande et les navires auxiliaires

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avz94
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MessageSujet: La marine marchande et les navires auxiliaires   Mer 7 Nov 2007 - 0:26

LE MEKONG

Le Mékong, comme le Niger, l'Elorn et le Var, était un pétrolier mis en service au début des année trente au sein de la marine française.

A l'instar du Niger, de l'Elorn et du Var, le Mékong faisait partie d'une série de pétroliers construits par les chantiers de Penhoët à St Nazaire, les chantiers maritimes du Sud-Ouest à Bordeaux, et les chantiers allemands Deutsche Werft, dans ce dernier cas en vertu des prestations que ce pays, vaincu à l'issue de la première guerre mondiale, devait à la France. Réalisés dans le cadre de lois d'août 1926 et de mars 1929, ces bâtiments entrèrent en service dans la marine nationale au début des années trente. Affichant un déplacement à pleine charge de 15 150 t, ils pouvaient marcher à la vitesse de 13,5 noeuds

Mis sur cale aux chantiers de Penhoët, le Mékong fut lancé le 31 août 1928. Propulsé par deux moteurs diesel Burmeister & Wain développant une puissance totale de 4 850 ch, il entra en service dans la marine française au début des années trente. Le Mékong pouvait embarquer 9 000 t de mazout 100 t d'huile et 400 t d'eau, soit au total 9 500 t. Il était servi par un équipage de 6 officiers et 69 hommes. Le Mékong fut désarmé en 1960.

Type : pétrolier
Propulsion : 2 moteurs diesel totalisant 4 850 ch et actionnant 2 hélices
Dimensions : longueur 133 m; largeur 18,85 m
Tirant d'eau : 8,10 m
Déplacement : 15 150 t
Vitesse : 13,5 noeuds
Armement : 2 canon de 100 mm et 8 canons de 20 mm anti-aériens

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1926 Mis sur cale
31 août 1928 Baptisé MÉKONG
1930 Mise en service
15 février 1940 En carénage à La Pallice, appareille pour Brest, fait partie du groupe Emile Bertin  regroupé pour une intervention en Scandinavie
16 mars 1940 Dislocation de la Force Z comprenant le groupe Emile Bertin  
25 mars 1940 Appareille de Brest à destination de Casablanca
09 avril 1940 Requis pour l'expédition de Norvège, appareille de Casablanca au sein du convoi 85KF à destination de Brest
16 avril 1940 Appareille de Brest, sous le commandement du CC Guede, avec le convoi FS1 pour Greenock afin d'assurer le ravitaillement en vivres, eau et mazout des navires français rassemblés pour l'expédition de Norvège
20 mai 1940 Appareille pour Brest
25 juin 1940 Immobilisé aux Antilles
août 1943 Rejoint les Forces alliées
15 août 1944 Participe au débarquement de Provence
23 novembre 1959 Condamné par arrêté n°82


Dernière édition par le Dim 11 Nov 2007 - 21:52, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Mer 7 Nov 2007 - 0:28

CHAMPLAIN

Le Champlain était un transport frigorifique mis en service dans la marine nationale au lendemain de la première guerre mondiale.

Au début de la seconde guerre mondiale, la marine française alignait quelques transports frigorifiques, parmi lesquels le Champlain, l'Ammier, l'Austral et le Boréal, ces derniers étant les ex-chalutiers Léon Poret et Rémy Chuinard, achetés au cours de l'année 1937. Tandis que le Champlain marchait à la vitesse de 10 noeuds, l'Austral et le Boréal atteignaient tous deux 12,7 noeuds grâce à leur appareil propulsif d'une puissance de 1 200 ch.

Le Champlain, comme l'Allier, son sistership, fut lancé en 1919 à Brest. Propulsé par des machines alternatives développant une puissance totale de 1 100 ch, ce bâtiment entra en service au début des années vingt. Il pouvait embarquer 80 t de charbon et était armé par un équipage de 40 hommes. Après une longue carrière en Méditerranée au cours de laquelle il fut basé à Beyrouth de mai 1926 à octobre 1928 puis Bizerte et enfin à Toulon, le Champlain fut sabordé à Toulon le 27 novembre 1942 afin d'éviter que, comme le reste de la flotte française au mouillage dans ce port, il ne tombât aux mains des Allemands.

Type : transport frigorifique
Propulsion : machine alternatives totalisant 1 100 ch
Dimensions : longueur 51,25 m; largeur 9,82 m
Tirant d'eau : 4,75 m
Déplacement : 526 t
Vitesse : 10 noeuds
Armement : 1 canon de 75 mm

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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Dim 11 Nov 2007 - 22:04

JULES VERNE

Le Jules Verne, construit entre 1929 et 1932 comme bâtiment-base de sous-marins, acheva sa carrière comme navire-atelier

Financé par la loi du 4 août 1926, le Jules Verne était à l'origine un ravitailleur de sous-marins caractérisé par un déplacement standard de 5 737 t. Mis sur cale à l'arsenal de Lorient le 1 juin 1929, ce bâtiment fut lancé le 3 février 1931. Le Jules Verne, propulsé par deux moteurs diesel Sulzer développant une puissance totale de 7 000 ch lui permettant de marcher à 16 noeuds, entra en service dans la marine nationale en 1932. Il disposait de logement pour 265 passagers sous-mariniers dont 15 officiers et comportait également des ateliers de réparation permettant le soutien d'une escadrille de six sous-marins.

Engagé en mer du Nord en 1940, le Jules Verne servit ensuite au Maroc et subit un carénage en novembre 1940 à Bizerte. Il fut basé à Dakar à partir de mars 1941, puis opéra en Méditerranée occidentale en janvier 1944. Utilisé comme transport en septembre de la même année, il fut gréé en navire atelier en 1945 et gagna le théâtre d'opérations indochinois en janvier 1946 pour soutenir pendant près de 8 ans les forces amphibies. Il exerça les mêmes fonctions à Toulon de 1955 à 1959 avant d'être mis en réserve puis condamné le 1er août 1961.

Type : navire-atelier
Propulsion : 2 moteurs diesel totalisant 7 000 ch
Dimensions : longueur 122 m; largeur 17,20 m
Tirant d'eau : 5,80 m
Déplacement : 5 737 t
Vitesse : 16 noeuds
Autonomie : 18 500 milles marins à 11 noeuds
Armement : 2 canons de 100 mm (1 à l'AV, 1 à l'AR)

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Louis Capdeboscq
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Ven 25 Avr 2008 - 14:30

De combien de pétroliers la Marine disposait-elle, en plus des navires réquisitionnés ?

A priori il y a Mékong - Niger - Elorn - Var (cf. plus haut), aussi les plus récents et plus gros Lot - Adour - Tarn (le plan du Lot avec plein de photos est sur le site du SHD Marine, pour info)

http://www.servicehistorique.sga.defense.gouv.fr/02fonds-collections/banquedocuments/planbato/planbato/fichebato/fichbato.php?id=329

Est-ce qu'il y en avait d'autres ?

Par exemple il y a des membres des FNFL qui ont servi sur le portelier Nivôse (coulé le 11/11/43), d'où venait-il ?
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Louis Capdeboscq
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Ven 25 Avr 2008 - 16:04

Aussi les pétroliers Rance et Durance.

Il est également fait mention d'un pétrolier "Aube" mais je ne sais pas si ce n'est pas une erreur. Existe-il une liste des bâtiments de soutien de la Marine quelque part ?
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takata
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Ven 25 Avr 2008 - 17:04

Pétroliers Marine Nationale:
RHÔNE (?) Coulé 19/12/1940 large du cap Juby par l'U-37
GARONNE (1912) sabordée à Toulon 27/11/1942
DORDOGNE (?) sabordée à Brest 16/08/1940
LA DROME (1920) ex-AUBE
DURANCE (1920) sabordée à Toulon 27/11/1942
RANCE (1920) sabordée à Toulon 27/11/1942
LE LOING (1927) sabordée à La Pallice 18/06/1940
LE MÉKONG (1929)
LE NIGER (1930) bombardé dans le chenal de Dunkerque
ELORN (1930)
VAR (1931)
NIVÔSE (1931) acheté en 1934
ADOUR (1938) vendu Turquie 08/11/1943
LOT (1939) Torpillé
TARN (1939) sabordé à Gênes
LA CHARENTE (Const.1943)
LA MAYENNE (Const.1947)
LA BAÏSE (Const.1948)
LA SEINE (Const.1948)
LA SAÔNE (Const.1948)
LE LIAMONE (Const.BU)
LA MEDJERDA (Const.BU)


http://www.postedeschoufs.com/pinpin/Les%20batiments/Pendant_apres_guerre/Flotte%2039%2040/15%20batiments_auxiliaires.htm
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avz94
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Ven 25 Avr 2008 - 17:59

Bonsoir

L'AUBE serait entré en service le 23 juin 1921, pas d'autre info dessus,
il y a aussi le ARROYO (1921) Citerne d'Escadre.

Cdt
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Ven 25 Avr 2008 - 18:39

Bonsoir,
L'ARROYO (1921), 682t, est un navire citerne (pour l'eau) et pas un pétrolier, mais il ne figure pas en effet dans la liste des navires auxiliaires du lien ci-dessus.

Olivier
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Ven 25 Avr 2008 - 18:57

L'AUBE (1920), pétrolier de 1055t construit à Lorient ; basé à Oran d'août 1939 à 1942 , il est renommé DROME le 10.05.40. Sabordé à Oran le 08.11.42 et relevé fin 1943. Avarié par une attaque de Ju 88 à Bari le 02.12.1943. Désarmé à Cherbourg en 1947, il y sert de citerne ; démoli en 1956.
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Ven 25 Avr 2008 - 19:22

Rhaaa, super site, merci beaucoup !

D'où sors-tu les infos sur l'Aube ? Question subsidiaire, je n'ai pas tes fichiers sous la main mais dois-je comprendre que dans le registre Lloyds j'ai comme un âne cherché (en vain) à "Aube" alors qu'il fallait regarder "L'Aube" ? scratch
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Ven 25 Avr 2008 - 19:23

Et sinon l'Arroyo ça m'intéressait aussi, donc pas de problème !
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Ven 25 Avr 2008 - 19:49

Ah!
si ça t'intéresse aussi, il y en a deux autres de la même classe de citerne, tous lancés en 1921, 350t (déplacement lège ?)
ARROYO, FRAICHE et RUISSEAU. vitesse 10 nds (875cv)

Non, dans le Lloyds, tu ne les trouveras pas a priori car ce sont des navires militaires. Les infos sur l'AUBE viennent d'un de mes dicos mais c'est beaucoup plus long pour les rechercher... lol
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Ven 25 Avr 2008 - 19:54

Ben disons que quand on cherche à recouper des listes de pertes de navires établies par des étrangers du dehors, qui ne respectent pas toutes les subtilités de notre classification des bâtiments entre marine marchande et marine auxiliaire, je ne trouve pas inutile d'avoir une liste des navires citernes vu le nombre de langues dans lesquelles c'est le même nom.

Et pour avoir vu passer quelques "pétroliers français" qui n'étaient ni sur mon listing marine marchande ni dans le Lloyds mais dont certains témoignages googlesques confirmaient l'existence, ça commençait à pas mal m'énerver cette histoire.
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Ven 25 Avr 2008 - 20:25

Ok.
Pour ce qui est du Lloyds, tu peux y trouver le Nivôse par exemple, parce qu'il était en service dans une compagnie de navigation (même gouvernementale) jusqu'à sa revente en 1934 à la marine nationale. Donc, tu l'auras dans les Lloyds 1930, 31, 32 et 34 mais plus par la suite. Les navires auxilliaires directement acquis par la Marine n'y sont pas.

- Dans le Lloyds 1934:
Nivôse (1931)
9131t/8211t/6721t
Machinery Aft, Sub sig
Fitted for oil fuel
Carrying Petroleum in bulk
Longitudinal Framing
Deutsche Werft, A.G. Finkenwerden -> (constructeur)
French Governement (Colonial Departement) -> (armateur)
466.8/61.8/36.5 -> (dimensions)
Rouen /French -> (Port/Pavillon)
C4Cy/256 NHP/Deutsche Werft, Hamburg -> (machines)
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Louis Capdeboscq
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Ven 25 Avr 2008 - 22:00

Ben oui, mais moi je n'ai qu'une seule série de Lloyds... Cool

En fait, une fois qu'on sait quoi chercher le Nivôse on le trouve encore à peu près, mais ce qui est difficile c'est d'avoir une liste des bâtiments. Si en plus on la sépare par catégories entre les pétroliers commandés directement par la MN et pour son usage et les anciens navires civils, alors c'est le Pérou...
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Jean-Guy Rathé
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Mer 30 Avr 2008 - 3:50

Salut Louis,
pour les bâtiments de soutien et les navires de la flotte auxiliaire, il y a toujours:
Masson (Le), Henri. The French Navy, I-II. (Navies of the Second World War), Londres, 1969, 174/176 p.
Cet ouvrage fournit une liste assez complète des divers types de bâtiments, sauf pour la marine marchande évidemment.

On trouve aussi une liste de navires arrangés en ordre nominatif et par types chez:
Lecalvé, Franck Roche, Jean-Michel. Liste des bâtiments de la flotte de guerre française, de 1700 à nos jours. Toulon, 2001, 380 p.
Mais sa couverture chronologique est très large et les renseignements assez sommaires, en tout cas dans la version dont je dispose.

En fait, il existe déjà une nouvelle version de l'ouvrage précédent, revue et augmentée:
Roche, Jean-Michel. Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, I (1671-1870) – II (1870-2006). Toulon, 2005, 527/591 p.
La lettre A du volume II est d'ailleurs disponible en ligne, ce qui me permet de comparer et de constater une grande amélioration du contenu, aussi bien dans la présentation des données que dans la richesse des renseignements.
On dirait bien que c'est là qu'Olivier a trouvé les détails sur le pétrolier Aube. study

Jean-Guy


Dernière édition par Jean-Guy Rathé le Mer 30 Avr 2008 - 16:50, édité 1 fois
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Jean-Guy Rathé
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Mer 30 Avr 2008 - 5:00

Le Masson donne la même liste de transports pétroliers qu'Olivier. Mais il existait aussi une autre catégorie apparentée que Le Masson qualifie de "Coastal tankers". En français, c'étaient des "citernes à combustible". À l'entrée en guerre, les bâtiments suivants (tous d'env. 2000 t.) étaient en service: Bitume, Aruba, Benzène, Constanza, Curaçao, Butylène, Cétène, Éthylène.
Il y en avait d'autres encore certainement, mais leur liste reste probablement à constituer.

Cordialement,
Jean-Guy
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Sam 10 Mai 2008 - 17:15

Salut Jean-Guy,

Désolé pour ne pas avoir répondu plus tôt mais je m'étais absenté quelques jours.
Citation :
Roche, Jean-Michel. Dictionnaire des bâtiments de la flotte de guerre française de Colbert à nos jours, I (1671-1870) – II (1870-2006). Toulon, 2005, 527/591 p.
La lettre A du volume II est d'ailleurs disponible en ligne, ce qui me permet de comparer et de constater une grande amélioration du contenu, aussi bien dans la présentation des données que dans la richesse des renseignements.
On dirait bien que c'est là qu'Olivier a trouvé les détails sur le pétrolier Aube.
Exact, je possède cette dernière édition. Les infos sont assez précises pour tous les navires, y compris les plus obscurs de "la poussière navale".

Citation :
Le Masson donne la même liste de transports pétroliers qu'Olivier. Mais il existait aussi une autre catégorie apparentée que Le Masson qualifie de "Coastal tankers". En français, c'étaient des "citernes à combustible". À l'entrée en guerre, les bâtiments suivants (tous d'env. 2000 t.) étaient en service: Bitume, Aruba, Benzène, Constanza, Curaçao, Butylène, Cétène, Éthylène.
Il y en avait d'autres encore certainement, mais leur liste reste probablement à constituer.
Curieux : j'ai bien trois de ces navires dans mon dico (Bitume, Benzène, Éthylène) mais les autres n'y figurent pas et ne me disent absolument rien dans cette catégorie. Il existait bien des "citernes à combustible" qui servaient au ravitaillement des navires dans les ports et les rades (certaines étaient automotrices mais la plupart ne l'étaient pas) cependant, pour ce qui est de cette catégorie de bateaux de 2,000 t, il s'agissait en fait de "chalands pétroliers" (sorte de péniches) qui remplissaient plus ou moins les mêmes fonctions.

- BITUME (1926), chaland pétrolier type ÉTHYLÈNE
2,000t (1,200 tonnes de port en lourd) ; 61.3x12.4x4.2 ; 500 cv
construit par l'arsenal de Lorient pour le port de Brest puis pour celui de Bizerte ; 27.01.1941, coulé dans le golfe de Zembra par une mine.

- BENZENE (1936), chaland pétrolier type ÉTHYLÈNE
2,000t (1,200 tonnes de port en lourd) ; 61.3x12.4x4.2
1 chaudière Guyot du temple, triple expansion, 900 cv ; 1 hélice, 10.5 nds
construit par l'arsenal de Lorient ; 02.09.1937 armé pour essais à Brest ; 1939 Oran ; présent aux combats de Mers-el-Kébir les 03.07.1940 et 08.11.1942. Entré en service en 1945 ; 03.07.1967 coulé à l'île du Levant comme brise-lame.

- ÉTHYLÈNE (1937), chaland pétrolier type ÉTHYLÈNE
2,000t (1,200 tonnes de port en lourd) ; 61.3x12.4x4.2
1 chaudière Penthoët, triple expansion, 900 cv ; 1 hélice, 10.5 nds
construit par les forges et chantiers de la Méditerranée, Graville-le Havre ;
10.06.1938 essais à Bizerte ; 08.12.1942 saisi par les Allemands à Bizerte ; 25.08.1944 sabordé en travers du canal de Port Saint Louis du Rhône.

Quant aux autres, Aruba-Constanza-Curaçao et Butylène-Cétène, ils ne semblent pas avoir été construits pour la marine nationale et ne figurent pas non plus dans les registres civils... as-tu plus d'infos sur ces navires ?

Pour ce qui est des "citernes à combustible", il en existait toute une palanquée dont celles du type "Naphte", 1,200t (1,480 m3); 59.1x12.4x3.9 (sans moteur):
- ASPHALTE (1928) -> port de Brest ; sabordée en 1944
- NAPHTE (1928) -> port de Cherbourg
- BENZOL (1929) -> port de Toulon ; sabordée en 1944
- GOUDRON (1938) -> port de Toulon ; sabordée en 1944

Celles du type "Butane" de 457t (350 tonnes de port en lourd); 30x8x2.7 (sans moteur) qui n'ont pour la plupart jamais été terminées :
- PROPANE (1937) -> port de Toulon ; 11.03.1944 coulée par bombardement US
- METHANE (1937) -> port de Toulon ; sabordée en 1944
- BUTANE (1939) -> port de Toulon ; inachevée
- HEPTANE (1939) -> port de Toulon ; sabordée en 1944
- HEXANE (1939) -> port de Lorient ; inachevée
- NAPHTENE (1940) -> port de Mers-el-Kébir ; inachevée
- NONANE (1940) -> port de Toulon ; inachevée
- OCTANE (1940) -> port de Bizerte ; inachevée
- PENTANE (1940) -> port d'Alger ; à Cherbourg en 1946
- STILBENE (1940) -> const. an.
- TOLANE (1940) -> const. an.
- TOLUENE (1940) -> const. an.
- XYLENE (1940) -> const. an.

Mais aussi (toujours sans moteur)
- des citernes à essence: BIDON 1 (143m3; 195t), BIDON 2 et 3 (50m3; 145t)
- des citernes à huile de 175-179t (BURETTE 1,2,3,4,5)

et encore d'autres :
- TOURLAVILLE (1911) 550t -> Cherbourg
- LE BECQUET (1913) 350t -> Cherbourg
- CITERNE 1 (1924) -> Bizerte
- CITERNE 2 (1924) -> Bizerte
- CITERNE 3 (1924) -> Bizerte
- CITERNE 6 (1924) -> Bizerte
- CITERNE 10 (1924) -> Bizerte
- NORMANDIE (1924) -> Bizerte
- SARRE (1924) 1,200t en charge (600 tonnes de port en lourd) -> Cherbourg
- BURETTE (1925) -> Lorient
- BONBONNE (1925) -> Lorient
- SCHISTE (1929) 1,839t en charge -> Brest

et encore une rafale de citernes à eau que je ne vais pas lister. Pour ce qui est des citernes d'escadre (à eau) du type RUISSEAU dont on a parlé plus haut, il y en avait d'autres :
(335t ; 875 cv ; 11 nds)
- ARROYO (1921) port de Toulon ; 10.07.1939 Bizerte ; Dakar ;
- FRAICHE (1921) 03.07.1940 abordage avec le pétrolier RHONE ; Mers-el-Kébir 40-42 ; Toulon 1946.
- RUISSEAU (1922) 03.07.1940 saisie par les anglais à Plymouth
- TORRENT (1927) Mers-el-Kébir 03.07.1940 et Oran 08.11.1942
- CATARACTE (1940) achevée pour la Kriegsmarine ; KM Lorient ; restituée
- JOUVENCE (1940) saisie par les allemands ; restituée en 1947
- OUED (1940) achevée pour la Kriegsmarine ; 08.1944 coulée près de Brest

S~
Olivier
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Jean-Guy Rathé
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Lun 12 Mai 2008 - 20:48

Bonjour Olivier,
merci de ces renseignements, toujours bien informés.

Oui, j'aime bien "chaland pétrolier" pour décrire ce type de bâtiment. Il y a beaucoup de variété dans les textes à cet égard (voir plus bas), mais on dirait bien que la caractéristique distinctive de ces citernes est d'avoir été automotrices.

takata a écrit:
Quant aux autres, Aruba-Constanza-Curaçao et Butylène-Cétène, ils ne semblent pas avoir été construits pour la marine nationale et ne figurent pas non plus dans les registres civils... as-tu plus d'infos sur ces navires ?

Voici ce qu'il y a dans Le Masson, Henri. The French Navy, II, p. 99 (Londres, 1969):
"Coastal tankers" en service au début de la guerre
Bitume (1927, 1 996 t., 500 HP): coulé par une mine (27/1/41) en route de Bizerte à Sousse.
Benzène (1937, 1 982 t., 875 HP)
Butylène (1938, 1 950 t., 900 HP)
Cétène (1938, 1 950 t., 900 HP)
Éthylène (1938, 1 990 t., 900 HP)
Aruba (1939, 1 982 t., 875 HP)
Constanza (1939, 1 982 t., 875 HP)
Curaçao (1939, 1 982 t., 875 HP)

Il n'y a pas d'autre renseignement chez Le Masson, et je n'ai rien trouvé jusqu'ici à propos des autres bàtiments nommés.
Dans Lecalvé/Roche, le Bitume est sur cale en 1926 et lancé en 1927; le Benzène sur cale en 1934, lancé en 1936; l'Éthylène sur cale en 1935, lancé en 1937. Même par rapport aux dates de Roche, celles de Le Masson sont toujours les plus tardives et j'en déduis qu'elles pouvaient en effet correspondre à la mise en service. Les Butylène et autres devaient donc aussi exister – probablement sous diverses directions de port – même si on ne les trouve pas répertoriés ici.

Il peut être utile de signaler que les 3 noms seuls recensés par Roche figuraient déjà dans les ouvrages du SHM à des titres divers, mais toujours circonstanciels:

"Le 27 janvier 1941, à 00h45 GMT, à 2,5 milles dans le 45 de Zembra, le chaland automoteur BITUME, qui allait de Bizerte à Sousse et Sfax, escorté par le FRACAS, heurta probablement une mine dérivante et coula. Malgré une mer de force 6, le FRACAS réussit à accoster l'avant du BITUME avant qu'il coule et à sauver l'équipage." {Caroff, Théâtre Méditerranéen, II, p. 38}

Le "chaland à mazout BENZÈNE" est cité comme ayant fait l'objet d'une escorte par le P. 11 CAP NORD, de Gibraltar (11/1/40) à Casablanca (13/1/40). {Caroff, Théâtre Atlantique, I, p. 163}

La "citerne ÉTHYLÈNE" est mentionnée au 8/12/42 comme relevant de la Direction du port de Bizerte [CV Toussaint de Quievrecourt]. {Caroff, Débarquements alliés en Afrique du Nord, p. 287}

On peut croire que ce sont ces mentions qui justifient ou cautionnent l'inclusion des Bitume, Benzène et Éthylène dans le dictionnaire de Roche. Comme les ouvrages du SHM ne prétendent pas donner une liste exhaustive des bàtiments de servitude, il pourrait exister encore passablement de "poussière navale" à répertorier. Smile

Cordialement,
Jean-Guy
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takata
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Mar 13 Mai 2008 - 0:04

Salut Jean-Guy,

Super cette liste : bien informé, comme toujours, c'est surtout valable pour toi ! Je note donc qu'à l'occasion, il faudra que je me trouve aussi l'ouvrage de Le Masson.
Pour ce qui est des dates, je pense qu'il s'agit de la date de complétion chez Le Masson plus que de la mise en service (qui peut être très tardive dans certains cas). En général, on donne l'année de lancement comme référence d'un navire et c'est celle que j'utilise dans mes listes. L'idéal, c'est de disposer de toutes les dates : commande, mise sur cale, lancement, complétion, mise en service, et ainsi, on peut voir la durée complète d'un programme.

Je vais poser la question directement à J-M Roche au sujet des autres "chalands pétroliers" s'il a des infos complémentaires mais la raison pour laquelle ils ne sont pas listés peut tout simplement venir du fait qu'ils ne soient jamais entrés en service dans la marine nationale tout en n'ayant pas été construits par un arsenal de la marine (c'est au moins le cas de l'Ethylène construit par FCM qui fabriquait aussi les chars qu'on connaît).

Olivier
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Louis Capdeboscq
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Mer 21 Mai 2008 - 21:52

Merci beaucoup pour les listes et les sources. cheers

Dans les chalands à mazout j'ai aussi trouvé le Schiste, livré avant 1935 pour la modique somme de 3.216.890 F et 5 centimes study 2 autres "chalands à mazout de 1.200 tonnes de port en lourd" anonymes ont également été livrés, mais pour plus cher: un peu moins et un peu plus de 4 millions respectivement.

Pour les pétroliers, quelques infos supplémentaires.


Nom Mis en chantier Achevé Port en lourd
Rhône 1910 1911 4.800
Garonne 1912 1919 6.500
Dordogne 1914 1919 12.000
Aube 1920 1921 1.500
Durance 1920 1921 1.500
Rance 1921 1922 1.500
Loing 1924 1922 1.500
Mekong 1927 1929 8.600
Niger 1927 1930 8.600
Elorn 1929 1931 8.600
Var 1929 1931 8.600
Nivôse 1930 1932 13.500
Adour 1937 1938 5.900
Lot 1937 1939 5.900
Tarn 1937 1939 5.900
Seine 1938 1948 ? 8.200
Saône 1938 1948 ? 8.200
Charente 1939 1943 4.500
Mayenne 1939 1947 ? 4.500
Baïse ? 1948 ? 4.500
Liamone 8.200
Medjerda 8.200

En fait, comme l'indique Olivier le Nivôse a été acheté donc la vraie date d'entrée en service serait plutôt 1934. Pour les dates avec point d'interrogation, je n'ai pas la réponse et j'ai recopié celles fournies par Olivier pour faire complet. rabbit

Parmi les détails amusants, le coût:

Un Adour de 6.900 tonnes vaut 28 MF, le Lot c'est pareil (même marché). En revanche, pour le Tarn qui a exactement les mêmes caractéristiques mais est commandé 8 mois plus tard, la facture grimpe à 43 millions Evil or Very Mad . Les Seine et Saône sont à la fois plus gros que l'Adour et le marché est passé deux ans plus tard, donc c'est beaucoup plus cher: 115 briques. pirat

Pour les autres, je n'ai pas le coût final mais les prévisions étaient 60 millions pour les trois Charente et environ 112 patates pour les Liamone et Medjerda Suspect "Pour cent briques t'as plus rien" !
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Jean-Guy Rathé
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Mer 28 Juil 2010 - 21:49

Bonjour,
Quelques miettes de plus à propos de certains chalands pétroliers de la MN:

- on le savait déjà, mais j'ai trouvé (merci Louis) confirmation indépendante de l'affectation en 1939-40 à la Direction du Port de Bizerte des citernes à mazout automotrices Bitume (FBTM) et Éthylène (FBZW); elles avaient toutes deux une contenance de 1200 t. et un débit horaire de 300 t.

- en 1939-40, la Benzène était commandée par le Maître Janney [TM I, p. 309]; ci-dessous, une photo de la Benzène, tirée de Moulin/Maurand, Pétroliers ravitailleurs (Nantes, 2002, Marines), p. 233, à une époque plus tardive.

[img]http://atf40.forumculture.net/les-navires-f36/[/img]
Cordialement,
Jean-Guy
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Sam 24 Sep 2011 - 22:38

Louis Capdeboscq a écrit:
Merci beaucoup pour les listes et les sources. cheers

Dans les chalands à mazout j'ai aussi trouvé le Schiste, livré avant 1935 pour la modique somme de 3.216.890 F et 5 centimes study 2 autres "chalands à mazout de 1.200 tonnes de port en lourd" anonymes ont également été livrés, mais pour plus cher: un peu moins et un peu plus de 4 millions respectivement.

Pour les pétroliers, quelques infos supplémentaires.


Nom Mis en chantier Achevé Port en lourd
Rhône 1910 1911 4.800
Garonne 1912 1919 6.500
Dordogne 1914 1919 12.000
Aube 1920 1921 1.500
Durance 1920 1921 1.500
Rance 1921 1922 1.500
Loing 1924 1922 1.500
Mekong 1927 1929 8.600
Niger 1927 1930 8.600
Elorn 1929 1931 8.600
Var 1929 1931 8.600
Nivôse 1930 1932 13.500
Adour 1937 1938 5.900
Lot 1937 1939 5.900
Tarn 1937 1939 5.900
Seine 1938 1948 ? 8.200
Saône 1938 1948 ? 8.200
Charente 1939 1943 4.500
Mayenne 1939 1947 ? 4.500
Baïse ? 1948 ? 4.500
Liamone 8.200
Medjerda 8.200


En fait, comme l'indique Olivier le Nivôse a été acheté donc la vraie date d'entrée en service serait plutôt 1934. Pour les dates avec point d'interrogation, je n'ai pas la réponse et j'ai recopié celles fournies par Olivier pour faire complet. rabbit

Parmi les détails amusants, le coût:

Un Adour de 6.900 tonnes vaut 28 MF, le Lot c'est pareil (même marché). En revanche, pour le Tarn qui a exactement les mêmes caractéristiques mais est commandé 8 mois plus tard, la facture grimpe à 43 millions Evil or Very Mad . Les Seine et Saône sont à la fois plus gros que l'Adour et le marché est passé deux ans plus tard, donc c'est beaucoup plus cher: 115 briques. pirat

Pour les autres, je n'ai pas le coût final mais les prévisions étaient 60 millions pour les trois Charente et environ 112 patates pour les Liamone et Medjerda Suspect "Pour cent briques t'as plus rien" !





Bonsoir,



Je me permet de revenir sur ce post trés intéressant mais qui mérite quelques précisions.

Les pétroliers du type Aube étaient 4:

Aube,Durance entrés en service en 1921

Niévre et Rance entrés en service en 1922;je suppose que la Niévre ne figure pas dans la liste parce qu'elle a disparu prématurement en 1937 par accident en Baie d'Audierne.



Les pétroliers du type Mekong étaient 4:

Mékong et Niger construits en France

Elorn et Var construits en Allemagne au titre des réparations



Les pétroliers du type Adour étaient 6:

L'Adour,Le Lot et le Tarn entrés en service en 1939/1940

La Charente terminée par les allemands sous le nom d'Osfriesland entré en service en 1943 et récupéré en 1945;

La Mayenne retardée par la guerre entrée en service en 1950

La Baise retardée par la guerre entrée en service en 1949,d'abord au commerce, puis aménagée en ravitailleur d'escadre.



Les pétroliers du type La Saone devaient etre 4 mais 2 seulement ont été terminés.

La Saone et la Seine retardés par la guerre sont entrés en service en 1949,d'abord au commerce puis ont été aménagés en ravitailleurs d'escadre à partir de 1961.

La construction des Liamone et Merdjerda a été annulée en 1940.



Cordialement



Alain
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Jeu 27 Aoû 2015 - 22:33

Bonsoir,

Je reprends et complète la liste des chalands pétroliers automoteurs ou non et des citernes à combustible :

1°) chalands pétroliers automoteurs de 1200 tonnes de port en lourd :

- ARUBA (lot 1938), chaland pétrolier type ETHYLENE, devait être construit par la SPCN à La Ciotat marché annulé le 15/10/1940 suivant la loi d'interdiction de construire du matériel de guerre (une des prescriptions de la convention d'armistice).

- ASPHALTE (1926), chaland pétrolier type BITUME, construit par l'Arsenal de Rochefort pour le port de Cherbourg puis pour celui de Brest. Pris par les Allemands en juin 1940, sabordé par eux bassin de Laninon en 08/1944, épave n° 109. L'épave est vendue à la démolition en 09/1952.

- BITUME (1926), chaland pétrolier type ASPHALTE, construit par l'arsenal de Lorient pour le port de Brest puis en 1929 pour celui de Bizerte ; 27.01.1941, coulé dans le golfe de Zembra par une mine.

- BENZENE (1936), chaland pétrolier type ÉTHYLÈNE, construit par l'arsenal de Lorient ; 02.09.1937 armé pour essais à Brest, affecté à Brest ; 1939 Oran ; présent aux combats de Mers-el-Kébir le 03.07.1940 et d'Oran le 08.11.1942, n'est pas avarié dans ces combats,, réaffecté à Bizerte après la guerre, mis en réserve le 01/02/1957, est remorqué à Toulon le 23/06/1964 et condamné le 04/08/1966, 03.07.1967 coulé à l'île du Levant comme brise-lame.

- BUTYLENE (lot 1938), chaland pétrolier type ETHYLENE, devait être construit par la SPCN à La Ciotat marché annulé le 15/10/1940 suivant la loi d'interdiction de construire du matériel de guerre (une des prescriptions de la convention d'armistice).

- CETENE (lot 1938), chaland pétrolier type ETHYLENE, désigné pour Oran d'abord puis Brest ensuite, le marché n'a pas été passée avant juin 1940 et sa construction est annulée le 15/10/1940 suivant la loi d'interdiction de construire du matériel de guerre (une des prescriptions de la convention d'armistice).
- CONSTANZA (lot 1939), chaland pétrolier type ETHYLENE, commande annulée le 03/11/1939.
- CURAÇAO (lot 1939), chaland pétrolier type ETHYLENE, commande annulée le 03/11/1939.

- ÉTHYLÈNE (1937), chaland pétrolier type ÉTHYLÈNE construit par les forges et chantiers de la Méditerranée, Graville-le Havre ;
10.06.1938 essais à Bizerte ; 08.12.1942 saisi par les Allemands à Bizerte ; 25.08.1944 sabordé en travers du canal de Port Saint Louis du Rhône, épave pivotée le 25/09/1944 pour libérer un passage, renflouée en trois tronçons entre août 1945 et mars 1946. Les tronçons, échouées au nord du phare de Port Saint Louis seront dépecés lors des travaux d’aménagement du port de Fos.


2°) chalands pétroliers non-automoteurs de 1200 tonnes de port en lourd :

- ASPHALTE (1928), construit par l'Arsenal de Rochefort pour le port de Cherbourg, est ensuite affecté à Brest port de Brest ; sabordée en 08/1944 par les Allemands à Laninon et épave vendue par les Domaines en 09/1952.
- BITUME (191?) construit par l'Arsenal de Rochefort, vendu par les Domaines le24/06/1926.

- NAPHTE (1927) construit par l'Arsenal de Rochefort pour le port de Toulon, désignation modifiée pour Cherbourg, sort inconnu.
- BENZOL (1929) -> construit par les Chantiers Généraux (Sète) pour le port de Toulon ; sabordée en 08/1944 par les Allemands, relevé en 1945 et remis en service, condamné le 30/05/1956.
- GOUDRON (1928) livrè à Toulon le 12/06/1929, n'est pas sabordé le 27/11/1942. Les Allemands le font remorquer à Marseille où il est saabordé le 23/08/1944. La Marine fait abandon de l'épave et le 12/11/1946, il est vendu après renflouement et réparations en Algérie sous le nom de Robert.
- SCHISTE (1929) construit par les Chantiers Goldenberg à Lorient pour le port de Brest, sort inconnu.


3°) citernes non-automotrices de 350 tonnes de port en lourd :

- BUTANE (lot 1937) marché du 28/12/1938 avec les Chantiers Navals Franco-Belges à Villeneuve la Garenne. Devait être livré à Brest, sort inconnu.
- DECANE (1951), ordonné en 1939 pour Toulon sous le nom de Propane, redésigné pour Brest et rebaptisé Décane en 1940 car ce nom a déjà été attribué à une citerne de Toulon, doit être construit par les Ateliers et Chantiers de la Haute Seine à Choisy le Roy, son marché est annulé le 15/10/1940 suivant la loi d'interdiction de construire du matériel de guerre (une des prescriptions de la convention d'armistice). Sa construction est reprise après 1945 et elle est recettée le 31/03/1952.
- HEPTANE (lot 1937) marché du 28/12/1938 avec les Chantiers Navals Franco-Belges à Villeneuve la Garenne, livré à Toulon en 10/1939, non sabordé le 27/11/1942, sabordé par les Allemands le 24/08/1944, relevé en 1944. A été rebaptisé à une date inconnue après guerre TANK 11.
- HEXANE (1939) marché du 28/12/1938 avec les Chantiers Navals Franco-Belges à Villeneuve la Garenne. Livrée à Lorient en 1939. AU 10/10/1945, doit être visitée pour statuer sur son sort. Sort inconnu.
- METHANE (1937) construit par les Anciens Établissements Sartre à Arles pour Toulon, non sabordé le 27/11/1942, sabordé par les Allemands le 24/08/1944, relevé et remis en service, vendu par les Domaines en 1977. A été rebaptisé à une date inconnue après guerre TANK 10.
- NAPHTENE (1940) désigné pour le port de Mers-el-Kébir, construction attribuée le 10/03/1940 aux Chantiers de la Mouche à Lyon, la désignation de ce chantier est annulée le 18/04 faute de cales disponibles. Aucun autre chantier n'ayant été désignée à l'armistice, sa construction est annulée le 15/10/1940 suivant la loi d'interdiction de construire du matériel de guerre (une des prescriptions de la convention d'armistice).
- NONANE (1940) désigné pour le port de Mers-el-Kébir, construction attribuée le 10/03/1940 aux Chantiers de la Mouche à Lyon, la désignation de ce chantier est annulée le 18/04 faute de cales disponibles. Aucun autre chantier n'ayant été désignée à l'armistice, sa construction est annulée le 15/10/1940 suivant la loi d'interdiction de construire du matériel de guerre (une des prescriptions de la convention d'armistice).
- OCTANE (lot 1938) marché du 13/02/1939 avec les Anciens Établissements Sartre à Arles. livrée en 1940 à Bizerte ; condamnée le 27/06/1956.
- PENTANE (lot 1938) marché du 13/02/1939 avec les Anciens Établissements Sartre à Arles, en 1940 est livré à Alger au lieu de Toulon comme initialement prévu ; 10/08/1946 appareille de Casablanca en remorque de la gabarre Tarentule pour Cherbourg, est en vente par les Domaines à Lorient le 19/12/1950.
- PROPANE (lot 1935) livré au port de Toulon par les Anciens Établissements Sartres d'Arles le 30/04/1937, n'est pas sabordé le 27/11/1942, 11.03.1944 coulée par bombardement US, relevé en 1944, est rebaptisé TANK 9 après guerre.
- STILBENE (1940) désigné pour le port de Casablanca, construction attribuée le 10/03/1940 aux Chantiers de la Mouche à Lyon, la désignation de ce chantier est annulée le 18/04 faute de cales disponibles et remplacée par celle des Chantiers Barriol à Arles, sa construction est annulée le 15/10/1940 suivant la loi d'interdiction de construire du matériel de guerre (une des prescriptions de la convention d'armistice).
- TOLANE (1940) désigné pour le port de Toulon, construction attribuée le 10/03/1940 aux Chantiers de la Mouche à Lyon, la désignation de ce chantier est annulée le 18/04 faute de cales disponibles et remplacée par celle des Chantiers Barriol à Arles, sa construction est annulée le 15/10/1940 suivant la loi d'interdiction de construire du matériel de guerre (une des prescriptions de la convention d'armistice).
- TOLUENE désigné pour le port de Bizerte, construction attribuée le 10/03/1940 aux Chantiers de la Mouche à Lyon, la désignation de ce chantier est annulée le 18/04 faute de cales disponibles et remplacée par celle des Chantiers Barriol à Arles, sa construction est annulée le 15/10/1940 suivant la , loi d'interdiction de construire du matériel de guerre (une des prescriptions de la convention d'armistice).
- XYLENE (1940) désigné pour le port de Mers El Kebir, construction attribuée le 10/03/1940 aux Chantiers de la Mouche à Lyon, la désignation de ce chantier est annulée le 18/04 faute de cales disponibles et remplacée par celle des Chantiers Barriol à Arles, sa construction est annulée le 15/10/1940 suivant la loi d'interdiction de construire du matériel de guerre (une des prescriptions de la convention d'armistice).

Dans mes listes de citernes non-automotrices, j'ai aussi :
- NORMANDIE, port en lourd de 600 tonnes du port de Bizerte, détachée à Constantinople de 1919 à 1922. Le 31 mai 1945, il est signalé que son épave est échouée plage Rondeau (arsenal de Sidi Abdallah) après renflouement.
- SARRE, port en lourd de 600 tonnes, 05/1937 est remorquée de Cherbourg à Brest
- TANK 1, port en lourd de 350 tonnes, livré à Toulon par les FCG Bordeaux le 17/06/1913, non sabordé le 27/11/1942, sabordé le 24/08/1944 par les Allemands, relevé en 1945.
- TANK 2, port en lourd de 350 tonnes, livré à Toulon le 21/07/1913, non sabordé le 27/11/1942, sabordé par les Allemands le 24/08/1944, relevé en 1945, condamné le 29/09/1952.
- TANK 3, port en lourd de 350 tonnes, livré à Toulon en 09/1914 par les FCM La Seyne, non sabordé le 27/11/1942, sabordé par les Allemands le 24/08/1944.
- TANK 4, port en lourd de 350 tonnes, reversé par le port de Lorient au port de Toulo le 22/07/1922, non sabordé le 27/11/1942, sabordé le 24/08/1944 par les Allemands, relevé en 1945, en vente par les Domaines le 03/05/1977.
- TANK 5, port en lourd de 350 tonnes, reversé par le port de Lorient au port de Toulon le 13/03/1921, non sabordé le 27/11/1942, sabordé par les Allemands le 24/08/1944.
- TANK 6, port en lourd de 350 tonnes, livré le 15/02/1924 à Toulon, non sabordé le 15/02/1942, passe sous contrôle allemand le 24/11/1943.
- TANK 7, port en lourd de 350 tonnes, livré par les Chantiers Goldenberg (Rochefort) à Toulon le 22/03/1931, non sabordé le 27/11/1942, sabordé par les Allemands le 24/08/1944, relevé en 1944.
- TANK 8, port en lourd de 350 tonnes, livré par les Chantiers Goldenberg (Rochefort) à Toulon le 22/03/931, non sabordé le 27/11/1942, sabordé le 24/08/1944 par les Allemands, relevé en 1944, en vente par les Domaines le 11/06/1978.
- Le port de Saigon va recevoir neuf chalands de 350 tonnes de port en lourd baptisés CHALAND DE 350 TONNES N° 1 à N° 9 suivant un marché du 24/09/1927 avec les Chantiers Goldenberg (Rochefort) pour les six premiers et une commande à l'Arsenal de Toulon du 11/05/1931 pour les trois derniers. Ces chalands sont expédiés en tronçons et remontés sur place par la DCN Saigon.

 
Je passe volontairement sous silence les citernes à essence, à huile, à alcool de capacité moindre.

@+
Alain
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MessageSujet: Re: La marine marchande et les navires auxiliaires   Ven 28 Aoû 2015 - 12:09

Je confirme pour "Seine" qui avait été sabotée sur cale de lancement à Dunkerque en fin mai 1940.Le navire est lancé en 1948 aux couleurs civiles coque noire,j'étais présent au lancement .....Dans les archives de mon père j'ai même peut être une photo ??? Ce fut le premier navire terminé après guerre par les Ateliers et Chantiers de France
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La marine marchande et les navires auxiliaires
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