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 Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48

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MessageSujet: Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48   Dim 8 Avr 2012 - 21:45

Suite à l'échange sur les GRDI et les GRCA, je poste ici ma vision de l'évolution des chars et des véhicules blindés entre 1939 et 1948. Tout commentaire et remarque est le bienvennue



Les «chars» en service en septembre 1939

*En septembre 1939, un nombre considérable des Renault FT sont encore en service puisque dix BCC sont encore équipés de ce vénérable petit char qui à été en partie réarmé, les Hotchkiss de 8mm ayant été généralement remplacés par des Mac-34 de 7.5mm.

Rapidement pourtant, les chars FT vont être retirés des unités de première ligne et les dix BCC encore équipés du petit char Renault vont être réarmées avec des Renault R-35 (quatre) Renault R-40 pour trois d'entre-eux et des Hotchkiss H-39 pour trois d'entre-eux.

Une poignée de FT restent utilisés pour l'entrainement et des missions de sûreté notamment la protection des bases aériennes contre des parachutages.

*Le Renault R-35 est issu d'un programme lancé en 1933 pour remplacer les FT dans des missions de soutien d'infanterie. Il va équiper en métropole vingt-un BCC soit un total de 945 exemplaires en service plus d'autres au Levant et en Indochine pour un total de 1300 exemplaires produits. A cela s'ajoute des véhicules exportés : 50 exemplaires en Pologne (qui armeront l'armée polonaise libre après avoir un temps été envoyés au Levant), 40 exemplaires en Roumanie, 100 exemplaires en Turquie et 50 exemplaires en Yougoslavie.

Ils restent largement en service jusqu'en septembre 1945 quand commence leur remplacement par l'AMX-44, un char issu du projet AMX-39 même si en septembre 1948, huit BCC sont encore équipés de R-35.

*Une version améliorée du R-35 est produite. Baptisée R-40, il va rééquiper trois bataillons précédemment équipés de FT-17 soit un total de 130 exemplaires produits auxquels s'ajoutent 48 exemplaires pour la Belgique, 16 exemplaires pour les Pays Bas et 48 exemplaires pour l'armée polonaise libre. Ce char était encore en service en septembre 1948.

*Un autre char de soutien d'infanterie issu du programme de 1933 est le Hotchkiss H-35. Ce char va équiper les Divisions de Cavalerie, les Divisions Légères Mécaniques et deux BCC pour une production totale de 400 exemplaires.

Char considéré comme raté, la production est rapidement arrêté et décision est prise de le remplacer par un autre modèle, un modèle notablement amélioré, le Hotchkiss H-39.

Au sein des DC et des DLM, il va être remplacé par des Somua S-35 et Somua S-40 pour unifier l'équipement de ces divisions, les H-35 équipant deux BCC vont être remplacés par le H-39, ce dernier équipait déjà quatre BCC et va également équiper trois BCC précédemment armé de FT-17 soit in fine un total de neuf BCC armés de H-39. Les DCR vont également être équipées du H-39 en attendant un char plus puissant et mieux adapté à leur mission de percée.

840 exemplaires de ce char vont être construits pour la France plus un certain nombre pour l'export car ce char est choisit pour être un char interallié. La Grande Bretagne va en recevoir 120 exemplaires armés d'un canon de 2 pouces alors que la Belgique et les Pays Bas vont recevoir respectivement 24 et 16 exemplaires soit un total de 1000 exemplaires.

Les H-39 sont modernisés en 1945-46, ceux des BCC recevant un canon de 47mm plus puissant que le canon de 37mm SA-38. Les H-39 des DC (DCR jusqu'en 1943) sont progressivement remplacés par des Renault G1R à canon de 75mm, remplacement entamé dès 1942 et achève en 1945.

*Le FCM-36 est un char léger très moderne en 1939, son moteur diesel lui confiant une autonomie bien plus importante que celle des Hotchkiss et Renault. Leur coût fait que seulement 100 exemplaires sont produits pour équiper deux bataillons de chars de combat, une commande supplémentaire de 100 exemplaires étant annulée en septembre 1939 pour rationaliser la production.

Les 4ème et 7ème BCC sont équipés de char jusqu'en septembre 1946 quand il est remplacé par une version améliorée du FCM-36. Baptisée FCM-42, elle reçoit un canon de 47mm, un moteur plus puissant et une propulsion diesel améliorée.

*Le char puissant D2 considéré tantôt comme un char moyen tantôt comme un char léger. Il équipe un unique bataillon, le 19ème BCC, ce char puissant étant néanmoins remplacé par l'AMX-44 dans le courant de l'année 1947.

*Le char le plus efficace de l'armée de terre en septembre 1939 est sans contestation possible le Somua S-35, un char de 19.5 tonnes rapide, bien armé (canon de 47mm capable de détruire tous les chars allemands de l'époque) et bien protégé avec néanmoins deux défauts majeurs : l'absence de radio et une tourelle monoplace, vrai plaie pour les chars français de l'époque.

Ce S-35 officiellement connu sous le nom de Automitrailleuse de Combat (AMC) va ainsi équiper les 1ère, 2ème, 3ème (ex-1ère DC) et 4ème DLM (ex-2ème DC) à raison de 190 AMC par division soit un total de 760 véhicules de combat.

Si les 3ème et 4ème DLM étaient entièrement équipées de S-35 et de S-40, les 1ère et 2ème DLM étaient équipés de 98 Somua S-35 et 92 Hotchkiss H-35, ces derniers étant progressivement remplacés par des S-35 et des S-40.

Après 451 exemplaires produits, le S-35 est remplacé par le S-40 sur les chaines de montage, cette version se distinguant par un moteur plus puissant et une radio.

Après 200 exemplaires produits, le S-40 sera amélioré avec une tourelle biplace FCM, la famille S-35/S-40 étant produite à 1540 exemplaires pour équiper les six premières DLM plus le Groupement Mécanisé colonial (GMC) envoyé en Indochine avec 150 Somua qui remplacent avantageusement les R-35. Une partie de ses blindés sont produits aux Etats-Unis à Savannah.

L'armée de terre dispose également de chars lourds, un char de bataille et un char de percée, le premier étant baptisé B1 avec ses variantes B1bis et B1ter alors que le second est le FCM-2C.

Commençons par le fleuron le Char B1bis. Véritable cuirassé roulant avec un canon de 75mm en casemate et un canon de 47mm en tourelle, c'est le char de percée par excellence.

Parfaitement adapté au rôle ancien des DCR, il l'est moins pour le nouveau rôle attribué aux DC notamment la percée du front et son exploitation immédiate. De plus, sa fabrication longue et couteuse est fort peu adaptée à une industrie cherchant à produire vite, bien et au coût le plus faible possible.

En septembre 1939, quatre bataillons de chars de combat sont équipés de B1bis soit un total de 136 chars en service. Deux autres bataillons sont mis sur pied durant la guerre de Pologne portant le nombre de véhicules en ligne à 204 exemplaires.

Ces six bataillons vont intégrer les trois premières DCR au sein d'une demi-brigade de deux bataillons. Deux autres bataillons sont ultérieurement mis sur pied pour armer la 4ème DCR portant le nombre de véhicules en ligne à 272 exemplaires.

La production total du B1bis sera de 369 exemplaires avant de céder la place au B1ter, une version améliorée et surtout plus simple à fabriquer. Sur les 97 exemplaires disponibles, 34 seront livrés aux britanniques ce conduira ces derniers à dévelloper le Churchill, les autres étant placés en volant de fonctionnement.

Huit bataillons de quartier général sont mis sur pied au printemps-été 1942 pour servir de réserve stratégique. Ces huit bataillons sont équipés d'un total de 272 B1ter, bataillons indépendants bien qu'un temps on envisagea de créer des brigades ou des divisions.

La production du B1ter s'arrête en janvier 1943, les chaines libérées étant consacrées à la production d'un nouveau char lourd, baptisé ARL-44.

*Le char de rupture FCM-2C est le char le plus lourd de l'armée de terre en septembre 1939 avec ses soixante-dix tonnes en ordre de combat. Issu de l'expérience du premier conflit mondial, il est construit à dix exemplaires mais seulement huit sont encore en service au 51ème BCC. Ces chars vont être remplacés par douze FCM F-1 livrés courant 1942.
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MessageSujet: Re: Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48   Dim 8 Avr 2012 - 21:46

Les autres véhicules de combat en service en septembre 1939

_Automitrailleuses_ : Dans la conception mécaniste de l'armée française de 1940, on distingue trois types d'automitrailleuses : combat, découverte et reconnaissance.

Écartons d'emblée les premières déjà évoquées et concentrons nous sur les deux autres. La première catégorie concerne des véhicules chargées de la reconnaissance lointaine et la seconde des véhicules chargées de la reconnaissance de proximité. Si les AMR sont des véhicules chenillés, les AMD sont des véhicules à roues.

Cette dichotomie qui peut paraître assez artificielle disparaît avec la fusion des deux catégories en février 1940, les AMR et AMD devenant AMP (Automitrailleuses Puissantes), catégorie symbolisée par la Panhard AM-40 8X8 et par un char léger, l'AMX-42.

Outre les chars de cavalerie et les chars d'accompagnement d'infanterie, on trouve les chars légers de reconnaissance. Les automitrailleuses de découverte Renault AMR-33 et 35 étaient encore en service en 1940.

L'AMR-33 équipée d'une mitrailleuse de 7.5mm fût maintenue dans des tâches de liaison alors que l'AMR-35 équipée d'une mitrailleuse de 13.2mm reste en service jusqu'en 1948 avec pour certains un canon de 25mm en tourelle ou en casemate. Leur remplacement était cependant en cours par l'AMX-42 à canon de 47mm.

Dans la catégorie AMD, nous trouvons deux véhicules à roues, deux véhicules 4X4. Le premier est la Panhard 178 (AMD-35) produite à 530 exemplaires, un véhicule de 8.2 tonnes en ordre de combat armé d'un canon de 25mm et d'une mitrailleuse de 7.5mm en tourelle.

Il équipe les DC et les DLM ainsi que les groupements de reconnaissance. Le second est l'automitrailleuse AM 39 Gendron Somua qui dispose du même armement mais sa production est limitée à 150 exemplaires pour laisser la place à l'AMP.

_Autres type de véhicules_ : Parallèlement, aux véhicules de combat, les DC et les DLM vont disposer de véhicules spécialisés qu'il s'agisse de dérivés de chars et de véhicules de combat ou d'engins spécialement conçus pour le soutien notamment logistique. Dans cette catégorie figurent également les transports destinés aux armes lourdes et aux fantassins, les dragons portés notamment.

On trouve par exemple des chars de commandement, de tout type. Ils sont soient dépourvus de canon ou alors pourvu d'une radio si encombrante (technologie de l'époque) que la dotation en munitions est généralement réduite de 10%.

Les véhicules de dépannage sont généralement des chars de première série auxquels on à enlevé la tourelle pour le remplacer par une petite superstructure avec des moyens de levage et de remorquage.

Dans cette catégorie, nous trouvons également des véhicules de liaison, des véhicules chenillés comme les AMR-33 présentées plus haut ou des véhicules à roues comme la Panhard 178L (Liaison) qui sera ultérieurement complété par des Daimler Dingo.

Dès l'apparition du char s'est posé la question de l'accompagnement par l'infanterie. L'idée est de profiter de la rupture provoquée par les chars pour y déverser des fantassins pour occuper le terrain et empêcher l'ennemi de contre-attaquer.

En dépit de multiples tentatives, la question est loin d'être résolue quand éclate la guerre de Pologne, de nombreux projets ont été lancé dès la fin du premier conflit mondial avec une domination des véhicules à roues ou semi-chenillés.

Les dragons portés disposaient de VDP (Voitures de Dragons Portés) mais ces dernières étaient non blindées donc adaptées au transport à l'arrière du front et non l'accompagnement des chars au combat pour les protéger de l'infanterie ennemie, occuper les positions conquises.......... .

On choisit alors de les remplacer par des véhicules chenillés de type Lorraine qui fournissait déjà des chenillettes de ravitaillement. Après le Lorraine 38L adopté dans l'urgence, nous trouvons un véhicule nettement mieux conçu, le Lorraine 39L qui pouvait transporter dix combattants sous blindage, véhicule qui sera complété par le Renault DAJ1, dérivé de la chenilette Renault DAE.

Sans ravitaillement, une unité de combat est inopérante et dès le premier conflit mondial on à l'idée d'un «char ravitailleur» qui ne va réellement aboutir qu'au tout début des années trente sous la forme de plusieurs modèles de chenillettes.

Les plus nombreuses sont les chenillettes Renault UE et UE2 produites respectivement à 2600 et 2300 exemplaires pour assurer le ravitaillement de l'infanterie mais également tracter les canons antichars de 25 et de 47mm.

La cavalerie va disposer elle du Renault DAE plus performant mais également du Lorraine 37L chargé du soutien des unités de chars puisque disposant d'une benne fixe à l'arrière et d'une citerne remorquée.

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MessageSujet: Re: Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48   Dim 8 Avr 2012 - 21:47

L'évolution de la flotte de chars entre 1940 et 1948

En ce qui concerne les Bataillons de Chars de Combat (BCC), la flotte évolue assez nettemenet durant ces huit années. Quand la guerre éclate en septembre 1948, il existe 45 BCC en service équipés de chars légers et de chars lourds.

Le principal char léger en service est l'AMX-44. Issu du projet AMX-39, ce blindé léger de 17 tonnes armé d'un canon de 47mm et de deux mitrailleuses de 7.5mm équipe un total de 14 BCC, treize étaient précédemment équipés de R-35 et le quatorzième était le 19ème BCC équipé de chars D-2.

A noter que le Renault R-35 équipe encore huit BCC en septembre 1948 alors que le R-40 équipe encore trois bataillons et que le H-39 arme un total de neuf bataillons avec un armement plus puissant (canon de 47mm devenu l'armement standard des chars légers en remplacement des 37mm en voie de déclassement).

Deux bataillons sont équipés de FCM-42, une version améliorée du FCM-36. Ce char de 14 tonnes est armé d'un canon de 47mm en tourelle biplace avec deux mitrailleuses de 7.5mm, une coaxiale et une de coque, utilisée par le pilote via un bouton poussoir.

Le reliquat des bataillons de chars de combat (BCC) concerne le Bataillon de Chars de Forteresse (BCF) et les huit bataillons de quartier général équipés de B1ter mai progressivement réequipés d'ARL-44.

Le BCF (ex 51ème BCC) va recevoir douze FCM F1, douze blindés monstrueux de 139 tonnes armés d'un canon de 90mm et d'un canon de 47mm avec quatre mitrailleuses de 7.5mm. Les deux prototypes sont présentés en février 1941 et les douze blindés livrés entre juin 1941 et septembre 1942. Ces blindés sont toujours en service en septembre 1948.

La mise sur pied des DC (ex-DCR) entraine l'apparition de nouveaux chars, un char lourd mieux adapté que la famille B1 et un char de bataille.

Le premier est l'ARL-44, l'ultime rejeton de la famille B1 dont il reprend la caisse et le chassis avec un moteur.

Le B1ter n'était qu'un char de transition destiné à préparer le terrain pour un nouveau char lourd qui devait reprendre l'épaisseur du B1 mais avec un armement principal en tourelle en dépit de l'opposition du génie qui réclamait un armement en casemate pour aveugler les embrasures de casemate.

Un premier prototype baptisé ARL-40 apparaît en février 1941 mais les essais montrent de nombreuses faiblesses mécaniques, une autonomie qui pourrait être améliorée et un armement jugé trop faible. Ses propres concepteurs s'interrogèrent sur la pertinence d'armer un char lourd d'un canon de 75mm alors que le char de bataille, le Renault G1R était armé du même canon.

On décida donc de l'armer d'un canon de 90mm. La firme Schneider partit de son canon antiaérien modèle 1926 pour mettre au point un nouveau canon adapté à une tourelle notamment la question du recul, le maniement des obus et l'extraction des fumées.

Les ingénieurs travaillant sur le char lourd de combat (CLC) profitèrent de ce contre-temps pour améliorer le chassis et la caisse qui disposa d'un blindage incliné et d'une nouvelle suspension. L'érgonomie fût également améliorée avec les conseils des britanniques plus avancés dans ce domaine.

Le canon de 90mm fût enfin prêt au printemps 1942 et installé sur six prototypes baptisés ARL-43 qui furent intensivement testés de la fin 1942 au début 1943.

Adopté en juin 1943 sous le nom d'ARL-44, ce char était un char de 55 tonnes, assez lent faute d'un moteur puissant (25 km/h en tout terrain et 40 km/h sur route) mais était puissamment armé avec un canon de 90mm et une mitrailleuse de 7.5mm en tourelle et une mitrailleuse de 7.5mm en caisse pour un équipage de cinq hommes dont trois en tourelle.

Ce char qui entra en service en mars 1944 remplaça les B1bis et ter au sein des Divisions Cuirassés (deux bataillons de 32 chars) et au sein de huit bataillons de réserve de quartier général, remplacement achevé en 1948. Son apparition inquiéta les allemands qui dévellopèrent un char de rupture connu sous le nom de Panzer VI Tiger armé d'un canon de 88mm, un char redoutable que l'ARL-44 apprit à respecter tout comme la Panzerwafe apprit à respecter le char français.

Le char de bataille est destiné à remplacer au sein des DC le Hotchkiss H-39. Plusieurs constructeurs sont sur les rangs comme Renault, Lorraine, Poniatowski-SEAM et BDR aboutissant à la réalisation de plusieurs prototypes présentés entre septembre 1940 et juin 1941.

Les essais intensifs réalisés durant le deuxième semestre 1941 aboutissent à un compromis : le chassis du Renault G1R avec la tourelle FCL du Lorraine G1L jugée plus efficace et préservant l'avenir pour un canon plus puissant.

Chacune des huit DC va recevoir au sein de sa demi-brigade de combat 74 Renault-Lorraine G1L répartis en deux bataillons de 37 véhicules soit un total de 444 véhicules de première ligne plus des véhicules produits en version dépannage et poseurs de ponts plus un volant de fonctionnement.

La production fût lancée en septembre 1942 et la 1ère DC commença sont rééquipement en novembre 1942 pour l'achever au mois d'avril 1943. La 2ème DC entre juin 1943 et janvier 1944, la 3ème DC entre mars et septembre 1944 et la 4ème DC entre décembre 1944 et juin 1945. D'autres chars furent produits pour équiper de nouvelles divisions mise sur pied en 1947 (5ème et 6ème DC).

L'apparition de ce char dont les capacités et l'esthétique ringardisaient les Panzer III et IV poussa la Panzerwaffe à prendre des mesures d'urgence et d'autres à plus long terme.

Le Panzer III fût réarmé avec un canon de 50mm et le Panzer IV avec un canon long de 75mm, ces mesures d'urgence étant suivis de la mise au point d'un nouveau char médium, le futur Panther qui apparaît en 1946.


Dernière édition par Clausmaster le Dim 8 Avr 2012 - 21:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48   Dim 8 Avr 2012 - 21:47

L'évolution des autres véhicules entre 1940 et 1948.

Comme nous l'avons vu plus haut, les catégories AMR et AMD ont fusionné en une seule catégorie, les AMP ou Automitrailleuses Puissantes. Deux véhicules ont ainsi été dévellopés : l'AM-40P , un puissant véhicule à roues 8X8 et l'AMX-42, un char léger de reconnaissance.

Le premier véhicule va peu à peu remplacer au sein des DLM les Panhard 178 et les Gendron-Somua, des véhicules 4X4 dont la protection était largement perfectible. Pas moins de 600 exemplaires ont ainsi été commandés, chaque division légère mécanique disposant de 45 AMP au sein d'un régiment de découverte soit un total de 360 véhicules, les autres étant mis à la disposition des GRDI et des GCRA.

Ce véhicule est un impressionnant véhicule 8X8 dont les premiers exemplaires sont livrés à partir de septembre 1941. Déplaçant 9 tonnes et pouvant filer à 80 km/h, les prototypes sont armés d'un canon de 37mm mais les véhicules de série sont au final armés d'un canon de 47mm et de deux mitrailleuses de 7.5mm. De là nait une famille de véhicules avec une variante d'appui rapproché, un véhicule de commandement, un véhicule de dépannage et un véhicule du génie.

Le premier nommé apparu en septembre 1942 avec un canon de 75mm court dérivé de l'obusier de montagne modèle 1942 destiné à remplacer le canon de 65mm suivit par les véhicules de commandement (la tourelle était allongée et munie d'un canon factice), de dépannage et du génie.

Au cours du conflit, une version armée d'un canon de 75mm long fût mise au point, réponse à des autos blindés allemandes armées d'un canon d'un calibre identique.

Le second véhicule est comme l'AMX-44 issu du AMX-39 dont la construction n'avait pas dépassé le stade du prototype. Bien protégé, il est armé comme l'auto blindée d'un canon de 47mm. Au sein des DC, il va jouer le rôle des AM-40P, chacune des six Divisions Cuirassés disposant d'un régiment de découverte avec 37 chars légers soit un total de 222 blindés en ligne.

Parallèlement, aux véhicules de combat, les DC et les DLM vont disposer de véhicules spécialisés qu'il s'agisse de dérivés de chars et de véhicules de combat ou d'engins spécialement conçus pour le soutien notamment logistique. Dans cette catégorie figurent également les transports destinés aux armes lourdes et aux fantassins, les dragons portés notamment.

On trouve par exemple des chars de commandement, de tout type. Ils sont soient dépourvus de canon ou alors pourvu d'une radio si encombrante (technologie de l'époque) que la dotation en munitions est généralement réduite de 10%.

Les véhicules de dépannage sont généralement des chars de première série auxquels on à enlevé la tourelle pour le remplacer par une petite superstructure avec des moyens de levage et de remorquage.

Dans cette catégorie, nous trouvons également des véhicules de liaison, des véhicules chenillés comme les AMR-33 présentées plus haut ou des véhicules à roues comme la Panhard 178L (Liaison) qui sera ultérieurement complété par des Daimler Dingo.

En ce qui concerne les dragons portés, les Lorraine 38L sont remplacés par des Lorraine 39L puis par des Renault DAJ1, dérivé de la chenilette Renault DAE. Ce dernier était un véritable véhicule de combat avec un tourelleau armée d'une mitrailleuse de 7.5mm pour couvrir le débarquement des fantassins.

En ce qui concerne les chenillettes de ravitaillement, les Renault UE, UE2, DAE et Lorraine 37L sont toujours en service.
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MessageSujet: Re: Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48   Lun 23 Juil 2012 - 12:27

Citation :
L'apparition de ce char dont les capacités et l'esthétique
ringardisaient les Panzer III et IV poussa la Panzerwaffe à prendre des
mesures d'urgence et d'autres à plus long terme.

Le Panzer III
fût réarmé avec un canon de 50mm et le Panzer IV avec un canon long de
75mm, ces mesures d'urgence étant suivis de la mise au point d'un
nouveau char médium, le futur Panther qui apparaît en 1946.

Aïe... Shocked

Navré mais cela ne tient pas du tout la route. Dès 1937 un successeur au PzKpfw IV était à l'étude avec deux prototypes: VK-3001(H) d'Henschel et VK-3001(P) Leopard de Porsche. Ces deux chars apparaissent sous forme de prototype début 1941, pèsent tous deux une trentaine de tonnes avec pour armement un canon de 75 ou 105 court et un blindage de 60 à 100 mm... En parallèle Henschel développe le VK-3601(H) de 40 tonnes avec un canon long de 75 mm.

Tant les VK-3001 que le VK-3601 sont abandonnés en mai 1941 lorsqu'Hitler demande aux deux constructeurs de développer un nouveau char de 45t armé d'un 88 mm, les VK-4501 (H) et (P) futurs Tiger I.

Dans votre uchronie, en l'absence de combats contre les chars britanniques et français en 1940, la nécessité de développer les VK-4501 n'apparait pas et les VK-3001 et VK-3601 sont poursuivis avec mise en service vers 1942 pour le premier, 1943 pour le second et développement de nouveaux chars français pour les contrecarrer.
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MessageSujet: Re: Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48   Lun 23 Juil 2012 - 13:01

Merci de cet apport mais je pense que l'apparition même sans trop d'infos du Renault G1 doit pousser les allemands à la riposte et pas forcément besoin de combat pour s'en rendre compte. Après ici, il s'agit d'une version liminaire qui sera dévellopé quand j'arboderai l'Allemagne. Un exemple OTL : les allemands avaient prévu avant même la guerre de réarmer les Panzer III avec un canon de 50mm (demande de Guderian dès 1937) et qu'en riposte, les français avaient décidé de remplacer le canon SA35 de 47mm par le SA37.

Cordialement

P.S : Je viens bientôt créé le blog pour abriter cette uchronie, en espérant vous y avoir comme lecteur mon cher catalina Wink
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MessageSujet: Re: Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48   Lun 23 Juil 2012 - 13:38

Le G1 n'apparaitra au mieux qu'en 1942 et sans réel rôle défini, sauf à un bouleversement complet des méthodes d'emploi françaises dans cet intervalle de temps.
Sans combats en 1940 tout ce qu'il est possible d'attendre comme chars français dans cet intervalle sont:
Pour l'infanterie:
- un char lourd, destiné à l'attaque des fortifications;
- un char de bataille, pour la rupture et la contre attaque;
- un char léger pour l'accompagnement d'infanterie.
Pour la cavalerie:
- un char moyen, pour le combat et l'exploitation;
- un char léger, pour la reconnaissance;
auxquels on peut rajouter une automitrailleuse puissante.
Aucune place pour le G1 de quelque constructeur qu'il soit, et par conséquent aucune place pour un char allemand en "réaction". Le VK-3601(H) suffisant pour contrer le char de bataille de 40 tonnes.
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MessageSujet: Re: Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48   Lun 23 Juil 2012 - 14:02

Catalina a écrit:
Le G1 n'apparaitra au mieux qu'en 1942 et sans réel rôle défini, sauf à un bouleversement complet des méthodes d'emploi françaises dans cet intervalle de temps.
Sans combats en 1940 tout ce qu'il est possible d'attendre comme chars français dans cet intervalle sont:
Pour l'infanterie:
- un char lourd, destiné à l'attaque des fortifications;
- un char de bataille, pour la rupture et la contre attaque;
- un char léger pour l'accompagnement d'infanterie.
Pour la cavalerie:
- un char moyen, pour le combat et l'exploitation;
- un char léger, pour la reconnaissance;
auxquels on peut rajouter une automitrailleuse puissante.
Aucune place pour le G1 de quelque constructeur qu'il soit, et par conséquent aucune place pour un char allemand en "réaction". Le VK-3601(H) suffisant pour contrer le char de bataille de 40 tonnes.

Justement avec le dévellopement des DLM et des DCR, j'ai présupposé que l'armée française fait le choix de la mécanisation et de l'offensive, renouant avec les manes du générale Estienne. le G1 apparait certes qu'en 1942 mais en 1943, les DCR deviennent DC ce qui montre leur nouveau rôle, ils sont au coeur de la manoeuvre.

Je reconnais que ce choix peut paraitre un poil irréaliste dans la France de 1940 mais tant pis, comme je suis le deus ex machina......
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Catalina
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MessageSujet: Re: Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48   Lun 23 Juil 2012 - 14:10

C'est surtout irréaliste du fait que le G1 a un blindage insuffisant, dans la conception française, pour tenir le rôle de char de bataille (60 au lieu de 80 mm...) il peut éventuellement compter comme futur successeur des Somua mais difficilement comme successeur des B1.
De même le char lourd destiné à l'attaque de fortifications est un engin blindé à 120 mm pesant plus de 100 tonnes... donc pas possible de se contenter d'un B amélioré pour ce rôle et le char allemand à opposer serait les Löwe ou Maus :S
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françois vauvillier
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MessageSujet: Re: Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48   Lun 23 Juil 2012 - 15:12

Bonjour à tous,

Dans ses dernières interventions, Catalina se conforme, avec justesse, aux lignes directrices qui auraient gouverné les chars français futurs (1941-42), suivant en cela les recherches et publications menées de longue date par Stéphane Ferrard (je pense en particulier, mais pas seulement, à sa mythique série sur le programme " char de 20 - char G 1" dans GBM 78, 79, 81 et 83), ainsi que mon propre complément dans GBM 95 (hypothèse du G 1 R comme futur char de cavalerie) et la synthèse d'ensemble sur les blindés français à laquelle je me suis récemment essayé, sous forme de tableaux synoptiques illustrés, dans GBM 100.

La question centrale du choix (ou de la mise à l'écart) du G 1, en particulier du G 1 R de Renault, ressurgit donc.

Comme nous sommes ici dans un contexte uchronique — le seul du reste qui convienne pour se pencher sur l'avenir du G 1 post-juin 40 puisque l'Histoire l'a privé de vie —, il est permis de rêver. C'est même recommandé.

Il est évident que, à nos yeux de Français cherchant tous les moyens pour, dans la fiction et l'uchronie, faire échapper notre pays à " l'arrêt-terminus" provisoire de 1940, ce char apparaît, par sa conception et ses lignes, comme une vraie vedette.

Qui sait ce que le G 1 R serait devenu si la défaite n'avait pas sonné en 1940 ?

Même sans attaque allemande en 1940, la question du futur char de cavalerie (post-S 40) se serait posée. Dès lors que le char de bataille futur (d'infanterie : B 1 ter, B 40, etc.) grossissait en puissance, le char de cavalerie ne pouvait qu'en faire autant.
Or, l'état de non-belligérance temporaire assorti d'une course effrénée aux armements découlant de l'hypothèse esquissée par Clausmater, renforce le contexte général de la défense nationale française : confirmation des missions spécifiques dévolues le cas échéant aux DLM (combat aux ailes, pour s'opposer, en avant des gros, avec des moyens de plus en plus conséquents, à toute attaque brusquée allemande sur la Belgique, les Pays-Bas et/ou la Suisse). Dans ce contexte, l'hypothèse d'une entrée en service du G 1 R, au moins à ce titre, ne manque pas de bases logiques.

En conclusion :
- les objections techniques de Catalina sont documentées ;
- néanmoins Clausmaster est fondé à offrir, dans un contexte uchronique qui lui appartient, un challengeur français (je n'écris pas Challenger) aux chars de combat des principales puissances à l'horizon 1942-43. Et même au-delà car le G 1 R n'aurait pas manqué, lui aussi, d'évoluer, tant en blindage qu'en armement.
- un point toutefois me laisse perplexe dans l'hypothèse uchronique esquissée par Clausmaster : un "turning point" au 31 août 1939 (puisque, la guerre n'éclatant pas, cela implique que la Pologne n'est pas envahie) pour conduire à un conflit différé jusqu'en septembre 1948. Il peut se passer tellement de choses en neuf années que l'on risque de perdre le lien, la mise en parallèle, entre réalité connue et uchronie à découvrir.

Cela étant, le récit appartient à son auteur. En Royaume d'Uchronie, tout est possible pourvu que les bases argumentaires soient solides.

Bien cordialement, et bon courage au deus ex machina pour la suite de cette histoire parallèle.

François




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MessageSujet: Re: Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48   Lun 23 Juil 2012 - 22:11

Merci pour cet apport.

Dans mon uchronie, la guerre éclate le 1er septembre 1939 avec l'invasion de la Pologne qui est défaite en six semaines comme OTL (j'ai mis 31 août par simple commodité). Le 9 novembre 1939 Hitler est tué dans un attentat (qui historiquement à échoué) et l'ancien kaiser revient comme potiche à Berlin, la réalité du pouvoir appartenant à un triumvirat Borman-Goering-Himmler.

Pour cette uchronie, je me suis appuyé sur le GBM 100 et c'est là que les schéma ont été précieux pour me permettre de tirer les lignes jusqu'en 1948 avec tous les risques que cela comporte. Je suis en permanence tiraillé entre la volonté d'être ultra réaliste et la volonté de me faire plaisir.

Pour les combats à l'ouest, je n'ai pas encore vraiment creusé la question. Il est probable que l'offensive allemande à l'ouest ressemblera plus au plan Schlieffen de 1914 avec une percée en Belgique comme attendu OTL par Gamelin. Comme les allemands ont l'obssession de Cannes, j'ai bien envie d'imaginer une tentative d'envellopement avec une offensive à l'est par la Suisse voir carémment un assaut frontal contre la ligne Maginot.

Pour ce qui est du postage, j'espère créer le blog d'ici une semaine grand maximum.

En espérant que cette uchronie sera l'occasion de débats riches et variés. Very Happy
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MessageSujet: Re: Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48   Mar 24 Juil 2012 - 6:26

Bonjour Clausmaster,

Comme indiqué plus haut, le récit et les circonstances uchroniques vous appartiennent.

Un mot d'explication pour les internautes peu familiers du genre :

OTL = original time line = chronologie originale (autrement dit, " dans la vraie Histoire ").

Bien cordialement, et bon courage.

François
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MessageSujet: Re: Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48   Mar 24 Juil 2012 - 13:46

Merci

Cela fait plus d'un an que je travaille et je n'ai même pas terminé la France. Des fois je me dis que je suis fou de me lancer dans un tel truc Laughing
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MessageSujet: Re: Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48   Mer 25 Juil 2012 - 0:01

Catalina a écrit:
Le G1 n'apparaitra au mieux qu'en 1942 et sans réel rôle défini, sauf à un bouleversement complet des méthodes d'emploi françaises dans cet intervalle de temps.
Sans combats en 1940 tout ce qu'il est possible d'attendre comme chars français dans cet intervalle sont:
Pour l'infanterie:
- un char lourd, destiné à l'attaque des fortifications;
- un char de bataille, pour la rupture et la contre attaque;
- un char léger pour l'accompagnement d'infanterie.
Pour la cavalerie:
- un char moyen, pour le combat et l'exploitation;
- un char léger, pour la reconnaissance;
auxquels on peut rajouter une automitrailleuse puissante.
Aucune place pour le G1 de quelque constructeur qu'il soit, et par conséquent aucune place pour un char allemand en "réaction". Le VK-3601(H) suffisant pour contrer le char de bataille de 40 tonnes.

En fait Catalina , et je suis assez d'accord avec toi sur le fond , ce qu'il faudrait , c'est que l'Allemagne attaque la Russie en 1940 , et non l'ouest , mais ça fait un "gros what IF" .
Dans cette situation , oui , le changement de mentalité coté français serait intervenu , mais a quel prix ?

Alain
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Catalina
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MessageSujet: Re: Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48   Mer 25 Juil 2012 - 10:41

Un autre point à ne pas négliger concernant les chars allemands, et par conséquent les chars français uchroniques apparaissant grâce à un report post-1940 des combats, c'est que la conception même des chars d'outre-Rhin a été largement influencé par la mégalomanie d'Hitler. Si Hitler disparait de la scène l'on se retrouve avec des dirigeants nazis plus "raisonnables" et des chars plus légers que dans la réalité. En effet c'est Hitler qui fait passer le tonnage du Tiger I (VK-4501) de 45 à 55 tonnes et celui du Panther (VK-3002) de 30 à 43 tonnes, rendant leur industrialisation plus difficile. Etat de fait qu'Albert Speer rappelle dans son ouvrage "Au cœur du du Troisième Reich".

Une attaque à l'est plutôt qu'à l'ouest, dans la foulée de la Pologne, exigerait que les démocraties occidentales ne se portent pas au secours de la Pologne (accords de Munich bis) avec un effet désastreux du point de vue diplomatique sur l'ensemble des pays d’Europe centrale et des Balkans. Il apparait par contre douteux que ces mêmes démocraties occidentales auraient portés assistance à l'Union Soviétique dans ce cas de figure. Ces combats à l'est influeraient l'Allemagne pour l'adoption de blindages inclinés (les projets VK-3001, VK-3601 et VK-6501 de 1940 n'en comportent pas) et des "observateurs" occidentaux sur place pourraient effectivement faire remonter des informations causant un changement de mentalités dans l'emploi des chars. Mais je suis d'accord avec toi Alain que cela fait beaucoup de "si"...
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Catalina
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MessageSujet: Re: Uchronie - L'évolution des chars français 1940-48   Mer 7 Jan 2015 - 11:00

Bonjour et bonne année,

J'exhume ce post pour vous faire part d'une interrogation qui me taraude l'esprit depuis quelques temps.

Dans le GBM n°83 les seconde et troisième évolutions possibles du G1R sont basées sur une adaptation de la tourelle ARL 42 au char Renault.

Dans le GBM n°90 le SARL 42 est présenté, on peut y lire: "Bien entendu il ne s'agit pas de faire un "copier-coller" d'une tourelle prévue pour un char d'environ 30 tonnes et l'adapter à un engin d'une vingtaine de tonnes, tourelle comprise".

L'inverse est également vrai... pourquoi vouloir adapter une tourelle de chasseur de char d'une vingtaine de tonnes (tourelle blindée à 30 mm) à un char de 30 tonnes (blindé à 60 mm)?

La tourelle ARL 3 prévue pour le G1 n'a aucun besoin d'être remplacée par l'ARL 42. Avec un chemin de roulement de 1m88 elle est de dimensions similaires à celle du PzKpfw VI Tiger et peut donc accueillir sans inconvénient majeur un 75 au profil 1928 ou un 90 avec l'avantage d'un blindage plus épais que celui de l'ARL 42.

Dans le GBM n°111 récemment sorti Stéphane Ferrard évoque pour le B40 une tourelle ARL 2 agrandie et blindée à 80 mm portant un canon de 47 modèle 34RF suivie d'une tourelle ARL 4 à blindage réduit de 120 à 80 mm pour la version à canon de 75 APX. Ces deux tourelles biplaces présentent un chemin de roulement de 1m68 (soit sensiblement celui du PzKpfw V ou du Sherman).

Dès lors la question qui se pose est la suivante: A l'horizon 1942-1943, au moment où les nouveaux chars allemands apparaissent, la France a à sa disposition deux modèles de chars présentant des caractéristiques très proches: le G1R blindé à 60 mm portant une tourelle triplace ARL 3 pouvant accueillir un 75 long ou un 90 et le B40 blindé à 80 mm portant une tourelle biplace ARL 4 "dégraissée" mais ne pouvant accueillir qu'un 75 APX sans réelle possibilité d'évolution de cet armement. Il semble judicieux de clore là la série B au profit d'un "G40" de 35-38 tonnes avec blindage porté à 80 mm sur la partie frontale et portant du 90 mm en tourelle avec une mobilité marginalement réduite par rapport au G1R mais supérieure à celle d'un B40 (du fait d'une motorisation à 400 ch un peu "légère" pour le surcroit de poids engendré par le renforcement du blindage et des efforts supplémentaires au niveau de la transmission).
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