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 Les remorqueurs en 1939

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Capu Rossu
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MessageSujet: Les remorqueurs en 1939   Mar 27 Déc 2011 - 21:49

Dans le post consacré à la Jeanne, Alain a dit ne pas être au fait des remorqueurs en service dans la Royale en 1939.
Aux lendemains de la Grande Guerre, la Marine se retrouve avec une flotte de remorqueurs qui peut se départager en deux catégories :
- les remorqueurs d’avant le conflit construits à l’unité ou par série de deux bâtiments maximum et des remorqueurs achetés suivant les besoins sur le marché de l’occasion, bâtiments de moins de deux ans d’âge au moment de leur achat. Seule exception à cette politique « de l’unité », les remorqueurs construits par les Chantiers Decout Lacour à La Pallice qui se retrouvent dans tous les ports mais dont la puissance s’étage seulement entre 35 et 110 CV.
- Quelques remorqueurs construits en tant que tels durant le conflit et surtout plusieurs séries de navires construits en temps que patrouilleurs ou dragueurs mais sur des plans de remorqueurs. Pour pallier au délai de constructions, des remorqueurs destinés à ces missions de dragage ou de patrouille ont été achetés à l’étranger durant le conflit.
(Pour contrer l’offensive sous-marine allemande, la réquisition de chalutiers, autre bâtiments de pêche et remorqueurs n’a pas suffit pour obtenir des flottilles suffisantes pour tous les fronts. Une politique d’achat à l’étranger et de constructions neuves a été mises en place. Pour les constructions neuves, l’adoption de plans de remorqueurs et de chalutiers s’est imposée : d’abord ces plans existaient, deuxièmement ces navires sont très marins, troisièmement l’adaptation à leur nouveau métier ne nécessitaient pas de grosses modifications des plans, quatrièmement tous les chantiers pouvaient les construire, cinquièmement ces navires pouvaient après le conflit reprendre facilement leur fonction d’origine.)
A la fin de la guerre, la Marine va conserver bon nombre de ces remorqueurs mais, à la fin des années vingt, il va falloir songer au remplacement des unités les plus âgées et/ou les plus usées.
Lors du Traité de Paix de 1919, l’Allemagne avait été assujettie au paiement d’indemnités de réparations de guerre vis-à-vis des puissances alliées dont la France. Elle pouvait payer ces indemnités de deux manières :
- en espèce sonnante et trébuchantes,
- en fournitures diverses.
La seconde possibilité, appelée « Prestations en nature » consistait à faire livrer à la France des matériels et biens divers fournis par l’industrie allemande mais payé par le Gouvernement de Berlin.
Pour rester sur le seul plan de la Marine Nationale, celle-ci va recevoir au début des années trente deux pétroliers, Elorn et Var, trente-six remorqueurs (1/2000 CV, 1/1000 CV, 16/600 CV, 12/300 CV et 6/110 CV), quatre citernes à eau, une grue flottante et quatre chalands de mer.
Ces constructions de remorqueurs vont être le point de départ de ce qu’on pourrait appeler « programme naval des bâtiments de servitude ».

Aujourd’hui, je vais commencer par les 2000 CV

Laborieux
Le 13 mars1929, la Marine passe un marché avec le chantier Deutsche Schiffe und Machinenbau A.G. Werk Seebeck à Brême pour la fourniture d’un remorqueur de 2000 CV, désigné comme R 17. Il va être rebaptisé Laborieux le 7 novembre 1930 et affecté au port de Toulon où il arrive le 1er décembre. Sabordé le 27 novembre 1942, il sera renfloué le 4 juin 1943. Les Allemands le font remorquer à Marseille pour remise en état et l’affectent à Port de Bouc. Il est sabordé en travers de la passe lorsqu’ils évacuent le Sud de la France après le débarquement de Provence. Pour rétablir l’accès aux quais de Port de Bouc et aux appontements pétroliers de Lavéra, les Américains ne vont pas s’embarrasser de détails : ils crochent l’épave et la fond riper sur le fond pour dégager le chenal. L’épave n’est renflouée que le 25 juillet 1947 et est remorquée à Toulon pour évaluation. Les Allemands ayant sabordé le remorqueur à l’explosif, une des deux machines est détruite et le pont est déformé, le ripage de l’épave par les Américains a aggravé les dégâts et la charpente est déformée. Le Laborieux est jugé irréparable. Il est radié des Listes de la Flotte le 6 novembre 1948 mais n’est vendu à la démolition qu’en 1951.
D : 888 t - Dim : 47,30 x 9,10 x 5,80 m - 2 mâts - 1 corne de charge de 1,5 t + 1 de 2 t - 1 cale de 123,365 m3 - 1 projecteur de 30 cm et 1 de 60 cm - 2 baleinières de 7 m - 1 youyou de 4 m - 2 installations pour scaphandre rigide avec chambre de recompression - 1/75 Mle 1897 sur affût Mle 17 (132 coups) - 1 mitrailleuse de 8 mm - rails pour mouillage de mines - 2 machines alternatives totalisant 2000 CV - 2 chaudières Schult - charbon : 240 t - 12 nds - A : 2400 milles à 12 nds - 2 pompes d'épuisement de 500 t/h - 1 pompe incendie de 30 t/h - Indicatif : FBAK - Marques de coque : LB.



Sur cette vue prise entre l'été 1940 et novembre 1942, le Laborieux porte les marques de neutralité et, surtout, une marque de coque. En 1939, seuls les remorqueurs de Bizerte et Cherbourg portaient des marques de coque. Le 6 mai 1941, le remorqueur Tabarca arrive à Toulon en provenance de Bizerte et est ainsi le premier remorqueur toulonnais à arborer une marque de coque. Il est suivi par le Laborieux mais il faudra attendre l'après-guerre pour que cette signalétique se généralise à Toulon, généralisation rendue "obligatoire" par la présence des remorqueurs type YTL livrés par les Américains en 1944.



L'épave du Laborieux après le sabordage.

Buffle
Le 16 septembre 1936, un remorqueur de 2000 CV est ordonné pour le port de Dakar. Ce n’est cependant que le 5 mai 1938 qu’un marché est signé avec les Ateliers et Chantiers de Bretagne à Nantes. Lancé le 4 mai 1939, il est mis en service à la fin du premier trimestre 1940. Après escale à Oran et Casablanca, il arrive à Dakar le 12 juin. Au mois de septembre, lors des combats de Dakar, il sort du port le cargo Tacoma en flammes et oriente l’arrière du Richelieu pour lui permette d’augmenter son angle de tir. Il remonte en méditerranée en 1958 lors de son affectation à Oran. En 1963, il est refondu pour la chauffe au mazout et est ensuite affecté à Toulon. En 1967, il rallie le Ponant où il rejoint le centre d’Instruction à la Navigation de Brest le 7 avril. Placé en Réserve Spéciale B le 26 août 1970, il est radié des Listes le 9 février 1971 comme Q 475. Au mois de septembre suivant il est vendu à la démolition.



Le Buffle photographié avant l'armistice. on distingue sa pièce de 75 mm Mle 1897 sur l'avant. Le reste de son armement consiste en une unique mitrailleuse St Etienne de 8 mm qui est censée être la DCA du navire. Cet armement est standard à tous les remorqueurs français de l'époque capable et de supporter le poids du 75 et de sa plateforme et les contraintes dues au recul de la pièce. Cela concerne tous les remorqueurs de 300 CV et plus construits à partir de 1930. Pour les remorqueurs anciens, ceux de 500 CV au moins auront le même armement. ceux qui ne pourront porter du 75 recevront un 65 mm Mle 1902.

Les 2000 CV allemands
En septembre 1940, Hitler décide l’abandon de l’opération Seelöwe, le débarquement en Angleterre, et va réorganiser la Wermacht en vue de l’opération Barbarossa, l’attaque de l’Urss. Il va s’ensuivre la fortification progressive des côtes française, le mur de l’Atlantique, et la Kriegsmarine va devoir en assurer la surveillance au large et surtout avoir les moyens de protéger la navigation côtière entre la Mer du Nord et l’Océan Atlantique et inversement.
Pour accroitre ses moyens, elle commande en octobre 1940 aux Ateliers et Chantiers de Bretagne cinq remorqueurs de 2000 CV identiques au Buffle.

Eléphant
Le Remorqueur n° 1 est lancé le 30 juillet 1942 et mis en service au début de 1943 sous le nom de Bär (Ours). Lors de la reddition de la poche de Saint Nazaire le 8 mai 1945, on retrouve son épave dans l’estuaire de la Loire où il a été sabordé. Relevé durant l’été, il est déclaré prise de guerre et rentre en réparations le 25 octobre. A cette même date, il reçoit le nom d’Eléphant. En septembre 1946, il est admis au service actif et est affecté à Brest. Il demeure affecté dans ce port jusqu’au début des années soixante-dix, époque à la quelle il rallie Toulon. Il est placé en RS « B » le 1er avril 1980 et est rayé des Listes le 11 mars 1981. Sa coque, rebaptisée Q 614, sert de but de tir. Il est coulé au large de Toulon le 28 octobre de la même année.



L'Eléphant en 1947, au deuxième plan la frégate Croix de Lorraine, frégate anglaise de la classe "River"



L'Eléphant et la gabarre Patiente en 1968


Python et Baleine
Le Remorqueur n° 2 n’est mis sur cale que le 15 mars 1942. Forcé de travailler pour l’ennemi, les personnels de la construction navale, direction, encadrement ou ouvriers, ont fait preuve d’un esprit de zèle des plus tièdes : pour parler d’une façon imagée, je dirai que « ça freinait des quatre sabots à tous les échelons » ! Baptisé Bülle (Taureau), il est lancé le 21 juin 1943 mais n’est toujours pas achevé lorsque les Allemands évacuent Nantes le 11 août 1944. Il est sabordé le long du quai F. Crouen. Relevé en août 1945, il est placé en position d’achèvement. Le 14 décembre 1945, il reçoit et le nom de Python et son affectation future : Bizerte. Mais toujours maintenu en position d’achèvement, sa construction est suspendue. Les problèmes budgétaires, reconstructions des arsenaux en ruines, construction d’une nouvelle flotte destinée à redonner du sang neuf à la Marine et guerre d’Indochine, vont conduire à l’abandon de son achèvement au début de l’année 1951. Le 15 avril 1955, la coque du Python est mise en vente par l’Administration des Domaines. Il sera démoli durant la même année.

Le Remorqueur n° 3 est lancé le 23 août 1942 et reçoit le nom de Büffle (Buffle). Les travaux d’achèvement se poursuivent avec la même lenteur que pour le Bülle et, alors qu’il est toujours inachevé, les Allemands le sabordent le 11 août 1944 le long du quai d’armement des ACB. A partir de cette date, sa carrière est identique à celle du Bülle si ce n’est qu’il est rebaptisé Baleine et est désigné pour Toulon.

"le portugais"
Le Remorqueur n° 4, mis sur cale le 1er octobre 1942, n’est lancé que le 8 août 1944, sous le nom d’Eber (Sanglier) et est sabordé le 11 le long du quai d’armement des ACB. Relevé le 20 octobre 1945, il est échoué sur la plage de Trentemoult. Il n’intéresse pas la Marine et le 28 janvier 1949, l’Administration des Domaines le vend à A. Gleue Reederei Gmbh. qui le rebaptise Kathe Gleue. Après des travaux le rendant apte à être remorqué, il appareille le 22 octobre suivant à la traîne du remorqueur Empire John pour Anvers où il va être achevé par le chantier Atlas Werke. C’est durant son séjour anversois qu’il est revendu au Gouvernement Portugais qui le rebaptise Tembe. Il est affecté au port de Lourenço Marques, actuel Maputo, au Mozambique. Il se perd en baie de Maputo en 1962 et son épave est démolie sur place.


Bélier
Le Remorqueur n° 5 est mis sur cale le 1er juillet 1943 comme Wisent (Bison) et il est toujours sur cale lors de la Libération de Nantes. Le 14 décembre 1945, il reçoit le nom de Bélier et sa future affectation : Oran. Placé en position d’achèvement, sa construction est néanmoins poursuivie pour permettre son lancement afin de libérer la cale. Il est lancé en janvier 1946 est demeure en attente dans un coin du port de Nantes avec le Pachyderme. Le 21 septembre 1950, les remorqueurs Implacable et Tenace les remorquent à Brest tandis que le transport côtier Falleron embarque tout le matériel qui leur était destiné mais qui n’avait pas été monté à bord. Sa construction achevée par la DCAN Brest, il est admis au service actif le 5 mai 1953 mais ralliera non plus Oran mais Bizerte avant d’être affecté à Toulon en 1964. En octobre 1956, il participe à l’opération Mousquetaire, occupation de Suez. Comme tous les grands remorqueurs, il effectue de nombreuses missions de remorquage sur longue distance. La plus originale est celle de l’automne 1965 durant la quelle il amène de Cherbourg à Toulon le tronçon de coque du sous-marin Q 244 qui aurait dû être notre premier sous-marin atomique. Le 8 avril 1976, il est radié des Listes sous le numéro Q 552. Sa coque doit servir de cible de tir puis, si son état le permet, être reversé au Centre de Sécurité de Toulon avant d’être remise aux Domaines pour être vendue ! Dans les faits, il sera coulé durant l’année 1976 à une date que je n’ai pas retrouvée.



A Bizerte en 1961

Pachyderme
Le Remorqueur n° 6, baptisé Ür (Aurochs) par les Allemands, a un début de carrière identique à celui du Bélier. Lancé le 15 octobre 1945, il prend le 12 décembre le nom de Pachyderme et doit être ultérieurement affecté à Diego-Suarez. A sa mise en service le 1er avril 1953, il devra rallier Toulon. Sa traversée Brest – Toulon est mise à profit pour remorquer dans ce port la coque du bateau-cible jamais achevé L’Impassible où il doit servir de ponton-débordoir. Il participe lui aussi à l’opération Mousquetaire. Son remorquage le plus original est celui de la bouée-laboratoire du commandant Cousteau en mai 1965. Radié des Listes le 8 avril 1976 sous le numéro Q 551, il est versé au Centre de Sécurité de Toulon. Il y sert de terrain d’exercices pour les marins-pompiers sous le nom officieux de Salamandre. Ce n’est que le 22 octobre 1997 que sa coque est coulée lors d’un exercice de tir au large.



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Alain
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Mar 27 Déc 2011 - 22:21

Bonsoir,

Merci beaucoup;beau travail, très intéressant, je ne connaissais que fort peu de choses de ces navires.

Cordialement

Alain



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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Mar 27 Déc 2011 - 22:33



Le remorqueur BUFFLE
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Mar 27 Déc 2011 - 22:36



Le PACHYDERME avec le BUFFLE à couple.

Cordialement

Alain
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Mar 27 Déc 2011 - 22:53



Le PACHYDERME avec à couple l'escorteur cotier GOUMIER, sous le pont de l'Harteloire au fond de la Penfeld à Brest.

Cordialement

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Capu Rossu
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Jeu 12 Jan 2012 - 18:20

Bonsoir,

Je poursuis la présentation des remorqueurs de la Marine en 1939.

Chapitre II : les remorqueurs de 1000 CV

A) les Français :


Valeureux :
Toujours dans le cadre des réparations par l’Allemagne, la Marine Française passe commande par un marché du 31 décembre 1928 d’un remorqueur de 1000 CV à Jos Meyer à Papenburg sous le repère S 333. Ce chantier a la particularité d’être un chantier fluvial sur la rivière Ems. Admis au service actif le 1er septembre 1930, le remorqueur, baptisé Valeureux par la France, appareille le 5 de Cherbourg pour Saigon avec le remorqueur Hippopotame qui remorque deux remorqueurs de 300 CV livrés par l’Allemagne, le Nha Bé et Donnaï. En 1944, le Valeureux est mis en réserve suite à une indisponibilité due à une grave avarie de machine. De ce fait, il n’est pas dans la ligne de mire des Japonais le 3 mars 1945 et est récupéré après le retour de forces françaises à Saigon. Il est remis en service en 1946 après réparations. Pour aider aux travaux de balisage en rivière de Saigon et sur certains rachs, il est équipé d’un mât puissessau avec de cornes de charge sur l’arrière de la cheminée. Le 16 mars 1956, il est pris en remorque par le LST Orne pour gagner Bizerte. Le groupe arrive à Bizerte le 13 mai. La fin de la traversée a été marquée par un méchant coup de vent au sud de la Crète. Sa remorque rompue, il part à la dérive tandis que l’Orne est désemparée au même moment par une avarie de barre. L’intervention de l’Escadre de la Méditerranée, alors dans les eaux grecques, permet de rétablir la situation. Affecté à la DP d’Oran, le Valeureux est placé en RS « B » le 15 avril 1957 puis radié des Listes le 26 novembre suivant avec le numéro Q 98. Il est vendu à la démolition le 15 décembre 1958.
D : 600/672 t –Dim : 37,80/35,00 x 8,50 x 3,31Av/4,35 Ar m – Creux : 4,71 m – gaillard : 4,15 m - 1 mât – en mars et avril 1954 installation par la SCARIC (Saïgon) d’un mât puissesseau pourvu de 2 cornes de charge - 2 canots de 5,18 m sur bossoir Barkunsen – 2 cales : 14 t Av et 26 t Ar – coque en acier – 5 compartiments - équipage : 33 - 1 machine alternative à triple expansion développant 1000 CV à 120 t/min (440 - 690 - 1170 x 800 mm) - 2 chaudières Jos Mayer, d : 3,65 m, L : 3,25 m - 4 foyers – sg : 9,68 m² - sc : 320 m² - t : 12 kg/cm² - charbon : 120 t – v : 8,5 nds - A : 3000 milles à 8 nds, - FBVX – Marques de coque : R 29 – A 628.



Le Valeureux est ici en cale sèche à Saigon après l'installation de son mât puissessau pour pouvoir faire des missions de baliseur.

Champion :
Marques de coque : W 35 (Royal Navy) - R 12 - A 662.
Commandé le 26 juillet 1934 pour Toulon, ce remorqueur est redésigné pour Brest le 17 juin 1935. La Marine passe marché le 22 juin 1935 avec les Ateliers et Chantiers Maritimes du Sud Ouest à Bordeaux. La principale différence avec le Valeureux réside dans le choix des chaudières qui sont des Prudhon Capus. Sa présentation en recette aurait dû avoir lieu le 28 juin 1936, mais elle n’est toujours pas effective le 26 avril 1937 et le Directeur des Constructions Navales demande au Service de la Surveillance de Bordeaux d’enquêter sur les causes de ce retard. En juin 1940, le Champion participe aux opérations d’évacuation du Havre d’abord puis de Saint Malo d’où il rejoint la Grande Bretagne. Saisi par la Royal Navy le 3 juillet 1940, il fait toute la guerre sous la White Ensign. Restitué à la fin des hostilités, il rallie Cherbourg puis est affecté de nouveau à Brest avant d’être basé à Lorient jusqu’en 1958. Le 26 septembre 1958, jour de son arrivée à Toulon, il est inscrit à la DP de ce port. Il est radié des Listes le 30 mars 1961 et sera vendu à la démolition sous le numéro Q 215.



Le Champion après guerre.

Appliqué :
Le 30 mai 1936, le remorqueur Appliqué est ordonné pour les besoins du port de Lorient. Ceux sont les Forges et Chantiers de la Gironde qui sont attributaires du marché le 18 octobre 1936. Le climat bordelais ne lui est pas plus favorable qu’au Champion car l’Appliqué n’est lancé que le 4 mars 1938 alors qu’il aurait dû être présenté en recette le 13 octobre 1937 ! Son affectation avait entre temps changé : il sera désormais basé à Brest. Le 2 février 1939, il assiste le contre-torpilleur Bison qui avait été coupé en deux par le croiseur Georges Leygues dans un exercice nocturne. A la veille de la déclaration de guerre, il est déployé à Oran mais son affectation algérienne est de courte durée puisqu’il appareille d’Oran pour Dakar le 8 décembre 1939. L’Appliqué passe toute la guerre en AOF. Le 1er janvier 1949, très usé par son séjour dans les aux équatoriales, il est placé en Disponibilité Armé puis en RS « A » le 1er janvier 1953 sans jamais avoir été réarmé. Désigné pour Lorient, il est remorqué dans ce port où il arrive le 29 avril. Mouvement inutile puisque la Rue Royale suspend sine die tous les travaux de remise en état le 4 juin. Il est placé en RS « B » en octobre 1957 puis radié des Listes le 18 janvier 1958 et la coque Q 129 est vendue pour la démolition le 10 avril suivant.



L'Appliqué assistant le Bison.

Attentif - Locminé :
Marques de coque : W 68 (Royal Navy) - R 14 - A 671.
Ordonné en même temps que l’Appliqué, l’Attentif destiné au port de Brest connaît les mêmes vicissitudes que celui-ci et est lancé le 18 janvier 1938. En juin 1940, il rallie la Grande Bretagne après avoir été engagé dans les opérations d’évacuation du Havre et de Saint Malo. Il a en particulier remorqué du Havre sur Cherbourg les chasseurs de sous-marins inachevés CH 15 et CH 16. Saisi le 3 juillet 1940, il sert dans la Royal Navy. A sa restitution en 1945, il est rebaptisé Locminé car le nom L’Attentif avait été attribué au PC 562 cédé par les Américains le 30 juin 1944. Le Locminé reprend son activité au sein de la DP de Brest jusqu’à sa radiation des Listes le 4 mars 1964 avec le numéro Q 362. Pour rompre la monotonie de son activité brestoise, il avait en avril 1946 remorqué en Grande Bretagne les 8 MTB de la 23ème Flottille.



Le Locminé devant la base sous-marine de Brest.

Cotentin :
Marques de coque : CT - R 22 - A 701.
Commandé pour Cherbourg le 6 octobre 1936, sa construction est notifiée aux Anciens Chantiers Dubigeon à Nantes le 29 janvier 1937. Il est lancé le 29 juillet 1938. Sa carrière normande sera courte puisqu’à l’été 1939, il est envoyé à Oran pour les besoins de la nouvelle base de Mers El Kebir. Le 3 juillet 1940, il assiste le cuirassé Provence qui vient d’être avarié par le tir anglais. Il demeure basé à Oran jusqu’à sa radiation des Listes le 15 mai 1962 avec le numéro Q 317.



Le Cotentin assiste la Provence après l'attaque de Mers El Kebir. Comme ce remorqueur est "cherbourgeois", il porte la marque de coque CT.

Cépet :
Marques de coque : CP - R 20 - A 695.
Son début de carrière est identique à celui du Cotentin et il est lancé par le chantier nantais le 31 mai 1938. Après ses essais à Brest, il est admis au service actif le 16 mai 1939 et mis en route sur Toulon. Il est sabordé le 27 novembre 1942. Relevé le 4 mai 1943, il est remorqué à Marseille sur ordres de la Kriegsmarine le 14 pour remise en état. Le 14 juin, il entre en service au Hako Marseille. Pour ceux qui pourraient s’étonner de la rapidité des réparations, je rappelle que le sabordage des remorqueurs a constitué à couler le bâtiment par ouverture des prises d’eau. Les réparations ont eu pour but un sérieux nettoyage de l’intérieur du navire, des chaudières, machine et auxiliaires, une vérification des tuyautages vapeur, quelques menus réparations sur les circuits électriques (peu nombreux à cette époque) et le remplacement du matériel radio. Les Allemands le sabordent le 21 août 1944 le long du tableau du môle J 3 dans le bassin de la Joliette. Relevé le 18 janvier 1945, il reprend son service à Toulon le 1er juin. Le 1er janvier 1946, il est envoyé à Bizerte où il remplace le 26 avril le remorqueur Vigoureux (1000 CV) affecté à Toulon. Il est placé en RS « B » le 14 janvier 1958 puis est radié des Listes le 28 novembre 1959. La coque Q 184 est vendue par les Domaines le 26 août 1960.




Tébessa :
Ce remorqueur destiné à Bizerte est ordonné une première fois le 6 octobre 1936 conjointement aux Cotentin et Cépet puis annulé le 9 décembre suivant : les prix demandés par les chantiers pour la construction des deux autres 1000 CV sont jugés « élevés » par la Rue Royale. Le Tébessa est finalement ordonné le 28 juin 1937. Tandis que l’appel d’offre pour sa fourniture suit son cours, une dépêche ministérielle du 24 novembre 1937 prescrit d’augmenter la longueur entre perpendiculaires du bâtiment d’un espacement de couple soit 1,20 m : le retour d’expérience du Champion a fait ressortir la difficulté de conduire la chauffe car les chaudières Prudhon Capus sont plus longues que les chaudières allemandes et le personnel a moins de place pour travailler convenablement dans la chaufferie. Le Tébessa aura donc une longueur hors tout de 39,20 m et une longueur entre perpendiculaires de 36,20 m. Cet accroissement de longueur portera son déplacement à 652 tonnes. Le marché est attribué aux Forges et Chantiers de la Méditerranée à La Seyne sur Mer le 24 juin 1938. Il est lancé le 4 mai 1939 et admis au service actif le 23 février 1940. Il est saisi à Bizerte le 9 décembre 1942 et est armé par la Kriegsmarine. En mai 1943, il est replié sur Naples. Le 25 avril 1944, il est coulé par trois landing craft (gun) au sud de Livourne. Renfloué par les Italiens, il devient le Fratello Neri Secundo de Fratelli Neri Spa. Il navigue encore en 1965.



Le Fratelli Neri Secundo dans le port de Livourne

Actif :
Il est ordonné le 15 juin 1938 et est destiné à Lorient. Attribué par marché du 18 janvier 1939 aux Ateliers et Chantiers de la Loire, établissement de Saint Nazaire, il est lancé le juin 1940. Il tombe, inachevé, dans les mains des Allemands le 19 juin 1940 qui le rebaptise Anton. Achevé en décembre 1940, il gagne Kiel en février 1941. On le récupère dans ce port après la capitulation allemande, il est d’abord affecté à Brest puis envoyé dès 1947 à Bizerte avant de rallier Dakar l’année suivante. En 1954, il est affecté à Oran. Séjour algérien de courte durée puisque durant l’été, la DCAN Toulon le modifie pour des expériences de mouillage de mines : arceaux de remorquage démontables, installation d’une corne de charge de 2,5 tonnes, installation de rails de mouillage avec deux jeux de rails, un pour mines françaises, un pour mines allemandes. Le 3 avril 1956, alors qu’il fait route vers Oran, le foyer de la chaudière arrière s’affaisse et le lendemain c’est celui de la chaudière arrière. L’Actif se réfugie à Palma où la citerne Liamone vient le chercher pour le ramener à Toulon. Réparé à Marseille, il est affecté à Toulon jusqu’à sa radiation des Listes le 25 septembre 1958. La coque Q 144 est versée au Centre de Sécurité de Toulon pour l’entrainement des marins-pompiers. Il reçoit le nom officieux de Salamandre. En 1976, il est conduit, cuit et recuit, au mouillage de Brégaillon où on l’oublie jusqu’au jour du 17 octobre 1984, date à laquelle il disparaît. En fait sa vieille coque martyrisée a cédé et il a coulé à son poste de mouillage. Il rend encore un dernier service puisqu’il est dépecé sur place par les élèves-plongeurs dans le cadre d’un exercice pratique de démolition sous-marine.



L'Actif lors des essais de mouillage de mines ne 1954

Haleur :
Le Haleur est ordonné le 1er mars 1939 et devra être affecté à Toulon. Son marché est notifié à la Société Provençale des Constructions Navales à La Ciotat le 12 décembre de la même année. Il n’est toujours pas sur cale lors de l’armistice de juin 1940 et son marché est annulé le 15 octobre 1940 par la Loi interdisant les constructions de matériels de guerre. A la suite des négociations entre le gouvernement de Vichy et les autorités allemandes au sujet des constructions neuves que ces derniers veulent placer dans les chantiers de la zone occupée, la construction du Haleur est à nouveau autorisée le 10 juillet 1941. Sa mise sur cale n’a lieu que le 12 décembre 1944 après la Libération du Sud de la France. Un nouveau marché, régularisant sa construction, est signé le 9 septembre 1945. Mais, comme pour les 2000 CV, les impératifs budgétaires ajournent sa construction à compter du 1er juin 1946. Pour libérer la cale de construction, quelques travaux sont poursuivis afin de permettre son lancement le 8 août 1946. Il est livré inachevé à la Marine le 21 mars 1947. Sa coque est mise en vente par les Domaines une première fois le 14 mars 1952 et une seconde le 27 mars 1953.

Eléphant - Efficient :
Ce remorqueur destiné à Dakar a la même histoire que le Haleur à trois points près. D’abord le 9 septembre 1945, il est rebaptisé Efficient pour laisser le nom d’Eléphant au remorqueur Bär de 2000 Cv récupéré à Saint Nazaire. L’Etat-major de la Marine a décidé de donner des noms « animaux puissants » aux gros remorqueurs tandis que ceux de 1000 CV recevront des noms « adjectifs ». Il est mis sur cale le 22 novembre 1945 et lancé pour libérer la cale le 16 juillet 1946.



La coque du Haleur ou de l'Efficient dans le port de Toulon. Au premier plan, l'U 471 futur Millé.

Travailleur – Acharné :
Marques de coque : R 21 – A 674.
Ordonné conjointement avec le Haleur et l’Eléphant, le Travailleur est destiné à Oran. Le 29 juin, sa désignation primitive est annulée et remplacée par celle de Brest. Son marché est notifié aux Ateliers et Chantiers de la Loire, établissement de Saint Nazaire. Saisi sur cale le 19 juin 1940, il n’est lancé que le 13 février 1942 et est admis au service actif le 20 décembre suivant sous le nom de Gigänt. Avant d’évacuer Bayonne en août 1944, les occupants le saborde dans l’Adour. A sa remise en service le 1er août 1945, il ne reprend pas son nom d’origine mais est rebaptisé Acharné. Il fait toute sa carrière sous pavillon français à Brest à l’exception d’un séjour à Toulon durant l’année 1952 pendant lequel il remplace numériquement le remorqueur à moteur ex-américain de type YTB Coolie qui remorque deux remorqueurs de 120 CV en Indochine. L’Acharné est radié des Listes le 29 août 1972. La coque Q 507 est vendue le 9 mai 1974 à Jose Armandi (Santander).



L'Acharné dans la Penfeld

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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Jeu 12 Jan 2012 - 19:37

Bonsoir,

Toujours aussi intéressant

Cordialement

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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Jeu 12 Jan 2012 - 21:17

Excellent travail (la battelerie portuaire est un domaine que je connais très mal et avec ces présentations je comble mes lacunes)
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Ven 13 Jan 2012 - 16:27

Bonjour,

Je me pose une question à propos des remorqueurs en général, si ils sont classés selon leur puissance motrice, ce qui est bien sur une donnée fondamentale pour ce type de navire; ils ne le sont pratiquement jamais par classe de bâtiments, comme les autres unités; est- ce à dire que chaque navire est différent selon le chantier constructeur.

Cordialement

Alain
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Ven 13 Jan 2012 - 17:43

Bonjour,

Où se classe l'Hippopotame, ici à Casablanca et idntifié sur Net Marine par Alain (Capu Rossu):





Kénavo,

Pierre
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Ven 13 Jan 2012 - 17:54

Bonjour,

Pour une fois je sais; l'Hippopotame appartenait à une classe de 4 remorqueurs construits en 1918: Hippopotame, Mammouth, Rhinocéros et Mastodonte, hippopotame entré en service en 1919 a été désarmé en 1952.

Cordialement

Alain
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Ven 13 Jan 2012 - 18:20

Du solide!!
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Ven 13 Jan 2012 - 19:08

Bonsoir Alain,

Citation :
Je me pose une question à propos des remorqueurs en général, si ils sont classés selon leur puissance motrice, ce qui est bien sur une donnée fondamentale pour ce type de navire; ils ne le sont pratiquement jamais par classe de bâtiments, comme les autres unités; est- ce à dire que chaque navire est différent selon le chantier constructeur.

La puissance d'un remorqueur est une donnée "parlante" immédiatement contrairement au nom qui impose une certaine gymnastique intellectuelle pour retrouver cette puissance car le rapport Laborieux = 2000 CV n'est pas évident si on n'a pas soit la mémoire soit la documentation pour le faire et que de plus le nom du bâtiment tête de série n'est pas forcément parlant. Bien sur, comme dans toute règle, on trouve des exceptions particulièrement avec le programme de 1957 qui a compris des oiseaux (les 250 CV), des arbres (les 700 CV) et des 1000 CV. Par contre au point de vue de la construction, il n'y a pas de différences d'un chantier à l'autre sauf peut-être sur des points de détails mais minime car les plans étaient soit imposés par la Marine soit élaborés par le premier chantier adjudicataire du marché en respectant le cahier des charges donné par la Marine et diffusés ensuite aux autres chantiers constructeurs.
Une série où on peut observer deux différences est la série des 750 CV de la 1ère Guerre aussi appelée "classe Pluvier", "classe Coq", "classe Canard", "classe Vanneau" ou classe "Paon". Les deux manches d'aération de la machine et les deux dalots du pont principal qui sont situés à la verticale de ces manches sont soit à hauteur de la cheminée, soit à hauteur du mât arrière. J'avais commencé à faire un tableau pour essayer de trouver une "certaine logique" à ce fait basé sur la présence de deux chantiers différents mais ça n'a pas été probant, je vais m'y remettre en incluant les dates de lancement et/ou de livraison : les manches ayant pu être avancées ou reculées en fonction des essais des premiers navires où il serait apparu que l'aération du compartiment (ou l'extraction des gaz chauds) n'était pas satisfaisante.

Exact pour l'Hippo.

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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Ven 13 Jan 2012 - 19:40

Bonsoir,

Merci pour ces renseignements,

Pour les classes de navires en principe l'usage est simple, on donne à la classe le nom du bâtiment tête de série, soit le premier mis sur cale, je ne comprend pas tous ces noms pour la classe Pluvier; pour les avisos du type Arras, le 1er construit; la classe est souvent désignée classe Amiens, bien que ce dernier ai été terminé presque deux ans après l'Arras, je suppose que dans ce cas l'ordre alphabétique a prévalu.

Cordialement

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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Sam 14 Jan 2012 - 18:27

Bonsoir Alain

Pour les remorqueurs de 750 CV de la WWI, il est vrai que la classe était à l'origine la "classe Pluvier". Après, ça a été la "dérive" probablement causée par sa perte prématurée le 7 janvier 1920 au débouché de l'Adriatique où il disparait corps et biens, 25 disparus, dans une forte tempête en escortant de Cattaro à Bizerte les navires austro-hongrois livrés aux puissances alliées au titre des clauses du traité de paix. Je suppose que chaque DP et/ou Arrondissements Maritimes a, par facilité, donné le nom d'un de ses propres remorqueurs à la classe. En tout cas, c'est la seule fois où j’ai vu un tel "pataquès".
J'ai repris hier soir la corrélation position des manches et dalots/chantier constructeur et celle position des manches et dalots/dates de livraison. Il semblerait que les nantais aient, à l'exception de la Pintade les manches à hauteur du mât et les nazériens à hauteur de la cheminée. Je ne peux me prononcer pour le Perdreau qui a été perdu par abordage en août 1918, la Gélinotte dont je n'ai pas de photo et le Ramier que j'ai en photo mais vu de l'avant.

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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Sam 14 Jan 2012 - 19:32

Bonsoir,



Voici tout ce que j'ai sur la Gélinotte, elle est à droite de La Galissonnière sabordée à Toulon

Cordialement

Alain
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Mar 9 Avr 2013 - 17:38

Capu Rossu a écrit:
[…]Je poursuis la présentation des remorqueurs de la Marine en 1939.
Chapitre II : les remorqueurs de 1000 CV
A) les Français :[…]
Attentif - Locminé :[…]


Le Locminé devant la base sous-marine de Brest.[…]
Bonjour Messieurs,
cheers Superbe travail de synthèse et d'iconographie !! study
Pour le Locminé, plutôt que de « la base sous-marine de Brest », ne s'agirait-il pas ici de celle de Lorient ? scratch
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SALIOU Pierre
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Sam 13 Avr 2013 - 16:19

Bonjour,
Concernant cette dernière interrogation de Dalhiableue, je me demande s'il ne s'agit pas plutôt de l'entrée de l'écluse fortifiée de La Rochelle.
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Sam 13 Avr 2013 - 17:14

SALIOU Pierre a écrit:
Bonjour,
Concernant cette dernière interrogation de Dalhiableue, je me demande s'il ne s'agit pas plutôt de l'entrée de l'écluse fortifiée de La Rochelle.
Bonjour Messieurs,
Pas impossible, en effet… ou même Rochefort ? Question
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SALIOU Pierre
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Sam 13 Avr 2013 - 23:37

Je ne connais pas d'écluse fortifiée à Rochefort mais cette image devrait confirmé l'idée de l'entrée de l'écluse de la BSM de La Rochelle:



Je n'ai pas de photo de l'entrée de la dernière alvéole à droite de la base de Brest mais j'ai celle de Lorient qui, en dehors de la présence du poste de DCA, est à peu près identique dans la forme de l'entrée.

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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Dim 14 Avr 2013 - 7:58

SALIOU Pierre a écrit:
Je ne connais pas d'écluse fortifiée à Rochefort mais cette image devrait confirmé l'idée de l'entrée de l'écluse de la BSM de La Rochelle:[…]
Aucun doute : c'est parfaitement ressemblant ! cheers Donc parfaitement vraisemblable ! Exclamation
Citation :
[…]Je n'ai pas de photo de l'entrée de la dernière alvéole à droite de la base de Brest mais j'ai celle de Lorient qui, en dehors de la présence du poste de DCA, est à peu près identique dans la forme de l'entrée.[…]
Ce qui écartait, à mon avis, l'hypothèse de Brest, c'est l'arrière plan de la photo du Locminé : on y voit pas la falaise (en contrebas de l'ancienne école navale, aujourd'hui CIN), et, à la place, une large étendue plane, avec au loin, une grue.
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Dim 14 Avr 2013 - 21:41

Bonsoir,

Tout d'abord, il n'existe pas d'écluse fortifiée à Rochefort.

Ensuite, la photo du Locminé est bien prise à La Pallice, on voit sur la photo la grue Titan des ACRP (Ateliers et Chantiers La Rochelle Pallice).

Voici une vue sous un autre angle avec la grue au premier plan.
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Ven 28 Nov 2014 - 14:30

Bonjour,
Je suis à la recherche d'informations concernant le Rhinocéros. Mon grand-oncle y a été affecté de 1930 à 1933. (puis il a fait l'Opération Dynamo, et le FNFL à l'EM de Londres).
Sur le net, je ne trouve rien.
Où a-t'il été construit ? Quelle année ? Sa puissance ? Année de son désarmement ? Ses missions ?
Merci à vous par avance.
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Ven 28 Nov 2014 - 15:06


Voici une photo du Rhinocéros
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MessageSujet: Re: Les remorqueurs en 1939   Ven 28 Nov 2014 - 15:11

Le Rhinocéros a été construit à Penhoet (St Nazaire) classe Hippopotame; entré en service en 1919; 970 t 1800 cv, il a été capturé par les allemands à Bizerte le 8 décembre 1942 et coulé suite aux bombardements Alliés le 25 mars 1943 à Sousse.

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