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 Uchronie - Histoires paralleles.

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Gerald
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MessageSujet: Uchronie - Histoires paralleles.   Jeu 6 Sep 2007 - 20:33

Bonsoir,

En lisant "La victoire en revant" j'ai ete tente d'apporter ma pierre a l'edifice. Pour avoir echange avec l'auteur, il a semble plus judicieux de separer ce type de contribution de la trame principale pour eviter de "confusionner" le lecteur et donc de faire paraitre le texte dans une rubrique parallele.

Comme il semblerait que je ne sois pas tout seul, cette rubrique pourra etre celle ou ceux qui ont (eu) aussi l'envie d'exercer leur plume de partager ici leur texte.

Evidemment, Stephane Ferrard reste proprietaire de son "uchronique" donc le texte doit rester coherent avec l'histoire principale, l'enrichir mais pas en changer le sens ou la contredire. En gros on participe a l'edifice au niveau de la deco pas des fondations...

Cordialement

Gerald
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Gerald
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MessageSujet: Re: Uchronie - Histoires paralleles.   Jeu 6 Sep 2007 - 20:35

Et voici l'objet du delit.
L'histoire se passe a l'issue de l'episode 20, meme si certains evenements relates lui sont anterieurs



A la fin du conseil ou avait été décidé le rembarquement des alliés, une petite discussion de couloir eut lieu entre W. Churchill et Paul Reynaud
« mon ami, je comprends que vous avez besoin de troupes, mais je voudrais pas commencer mon mandat par un rembarquement sans gloire, j’en ai soupé avec les Dardanelles… je ne voudrais pas qu’on associe mon nom a une nouvelle débâcle »
« Je comprends tout à fait, mais… »
« Prenez au moins Narvik, après on change de montagnes… »
« Ca je peux voir ce qu’on peut faire, j’ai un général la bas qui ronge son frein depuis 3 jours, le temps de câbler les ordres et je pense que d’ici peu nous aurons une bonne nouvelle de ce cote là… vous me prêterez bien quelques chasseurs ? »
« c’est entendu »

Et pendant ce temps là en Norvège…

Depuis le débarquement des troupes anglaises début avril au nord de Narvik, troupes alliées ne manifestaient pas beaucoup d’ardeur à reprendre le port. Les alliés s’opposaient sur la meilleure façon de mener l’opération. En l’absence de commandement unifié, la coopération entre Norvégiens et Allies était difficile, il faut dire que le prélude au déclenchement des opérations n’était pas exactement de nature à créer un climat de confiance entre les alliées et les scandinaves…
Même au sein des forces britanniques deux points de vue s’opposaient pour reprendre le port: l’approche prudente prônée par le commandant des forces terrestre Mackesy et l’approche directe par mer voulue par l’Amiral Boyle. Ce dernier était rejoint dans ses vues par le Général Français Bethouard et eut finalement gain de cause.

Les Norvégiens de leur coté, avec la 6eme DI, menaient campagne au nord usant de leur connaissance du terrain, de leur entrainement à combattre dans les dures conditions du cercle arctique (au contraire d’anglais frigorifiés et de chasseurs alpins qui ne purent recevoir toute leur dotation, entre autre leurs skis, leur manteaux d’hiver et leurs raquettes… entre autres). Ils progressaient mi mai à l’est de Gratangen. Ils soutenaient par la même les troupes Alpines Françaises progressant parallèlement le long de la vallée de Laberg.

En face des quelques 24000 soldats allies et de 5000 norvégiens, le général Dielt avec ses 2000 Bergjagers renforcés de quelque 2600 marins rescapés de la destruction début avril de leurs navires par la Royal Navy… Pour eux la situation est quasi critique : mal ravitaillés, peu mobiles, leur seul espoir est de tenir jusqu'à l’arrivée des 15 000 hommes de la 2eme Division de montagne. Néanmoins ils doivent à leur ténacité et à la faible agressivité des alliées d’avoir tenu jusque la.

Avec l’éviction de Mackesy, les changements à la tête de l’armée française suite au malheureux accident du général Gamelin, les choses n’allaient toutefois pas tarder à changer.
Décision est prise : les Légionnaires débarqueront à Bjervik et Maby, le 12 mai à minuit, les norvégiens et la les chasseurs alpins pousseront au sud tandis que les Polonais et les Anglais progresseront par voie terrestre le long de la rives ouest du fjord. La Royal Navy fournira l’appui nécessaire au débarquement.

A 23h30, le cuirassé Résolution ouvre le feu sur Bjervik, la population paniquée fuient sur les hauteurs de façon à être clairement visible de tous (Nota : c’était précisément ce que Mackesy se refusait à risquer…). Son feu est complété par celui de deux croiseurs lourds et d’une dizaine de destroyers.

A une compagnie par barge, accompagnées de 3 H39, les légionnaires du premier bataillon de la 13eme DBLE, pour l’essentiel des espagnols, sont acheminés vers les cotes. La mitraille éclate, au point que les barges se déroutent pour trouver un endroit plus abritée, seul un H39, celui du Lieutenant Coloby, est débarqué au point initialement prévu. Il est seul sur sa plage éclairé par les incendies et le bombardement. Commence alors un étrange balai pour éviter une éventuelle attaque antichar et faire taire les mitrailleuses qui l’arrosent copieusement. Il ne retrouvera les deux autres chars de sa section que deux heures plus tard.

Ces derniers sont débarqués quelques centaines de mètres plus à l’ouest, après l’infanterie qu’ils auraient du précéder, ils n’en appuient pas moins l’action des légionnaires qui progressent vers la ville.

A trois heures du matin, le Commandant Boyer-Resses considère que Bjerkvik est solidement aux mains de ses troupes. Il est content de ses Espagnols, qu'il n'avait jamais vu au feu, et qui se révèlent des combattants supérieurement entraînés, et pour cause. Il est aussi rassuré par l'appui des trois chars intacts. Il fait lancer la fusée rouge qui veut dire "Mission Accomplie". Les chars de la 342 CACC s’étaient révélés une aide précieuse dans l’élimination des nids de mitrailleuses en l’absence d’armes anti char cote allemand.

Au même moment le deuxième bataillon débarque à Meby avec pour objectif la prise du camp de Elvegaards, à 7h30 c’est chose faite, le camp enlevé d’assaut, la encore avec le support de 2 H39, mais le bataillon a perdu un quart de ses effectifs. La encore, les allemands semblent être dépourvus d’armes anti-char.

Si la 342eme CACC a subit des pertes elle le doit essentiellement aux conditions climatiques, aux mines et à des problèmes mécaniques, le général Bethouard s’empresse de demander des renforts de chars, qui pourraient s’avérer décisifs dans le cadre d’une poussée vers le sud. On lui fait savoir que l’évolution de la situation en métropole ne permettra pas de renfort dans l’immédiat.

En attendant la légion met cap au Nord, pour finir par faire sa jonction avec les Chasseurs Alpins du 14eme BCA, extenués après deux semaines de progression dans la neige, sans raquettes (restées à Brest ?), juste quelques paires de ski, rendu à moitié aveugles faute de lunettes, elles aussi perdues dans le chaos du débarquement, harcellés par leurs homologues autrichiens, portant leur blessés, mais ayant atteint leur objectif. Ils sont à l’image de toute cette opération : un gâchis, parce que mal préparée, mal exécutée. Les chasseurs ont rempli leur devoir sans leur équipement, on peut se demander ce qu’ils auraient pu accomplir correctement dotées, on peut avoir les même interrogations vis-à-vis des autres unités débarquées à Namos ou ailleurs et piteusement rembarques quelques jours plus tard.


« Alors commandant comment se sont comportés vos communistes ? » demande Bethouard
« Eh bien mon général, mieux que je ne l’aurais espéré, ca a commencée des le débarquement, une partie n’a même pas attendue que la barge soit échouée pour sauter à l’eau, pas chaude je peux vous le dire… », répond le Commandant Boyer-Resses visiblement assez satisfait,
« Et après ? »
« Et bien je ne suis pas sur d’avoir compris tout ce qu’ils ont hurlé pendant l’action mais visiblement ils étaient heureux de bouffer du boch, une partie de ce qu’ils racontaient ca avait un rapport avec Guernica. Pour le reste ils ont suivi le manuel, rien à redire du beau boulot.»
« Et cette histoire avec les mitrailleuses ? »
« Vous en avez entendu parle mon général : lorsque le deuxième bataillon à été bloques sur le chemin de Elvesgaards par des mitrailleuses, les deux premières ont été détruites par les chars mais la troisième était trop haute, trois espagnol on vu un passage relativement abrité sur la falaise et l’ont escaladé, les allemands en ont tué deux mais le légionnaire Gayoso est passe et les a fait sauter à la grenade, »
« Vous penserez à me le décorer celui là »
« Oui mon général j’ai pris la liberté de le recommander pour la Médaille Militaire »(véridique)

Peu après les Norvégiens faisait à leur tour leurs jonction coupant en deux les forces allemandes, en encerclant à l’ouest de l’axe Gratangen/ Bjerkvik une fraction des forces de Dielt. (petit turning point local : la jonction n’eut pas lieu et les forces allemandes purent se maintenir dans la presqu’ile et déjouer l’encerclement)

Pendant de temps au sud, le 2nd South Wales Borderers, une compagnie du 14th Irish Guards, une partie de la brigade Polonaise et la 5eme demi brigade de chasseurs alpins progressent dans la presqu’ile d’Akènes, pour compléter l’encerclement de Narvik. En dépit de parachutages sporadiques de renforts (mais qui priveront par la suite l’Allemagne d’un millier de paras) la situation semble compromise pour Dielt et ses hommes, le général requiert l’autorisation de faire interner ses hommes en Suède si la situation l’exigeait. L’encerclement de la ville lui ôtera cette option. (ahistorique)
Le 16, la 5eme DI britannique prévue initialement pour participer aux opérations autours de Trondheim est quand à elle déployée plus au sud à Bodo, pour bloquer les renforts allemands en provenance du sud. Elle doit former un bouchon et incorporer à sa défense les unités anglaises, essentiellement des commandos en retraite depuis Mo. (ahistorique, mais les troupe anglaise ont bien procédé a de multiple action de retardement le long de cet axe, mais les commandos engagés dans cette action ne purent le faire que par des destructions ciblées en courant le risque constant d’un débordement par les troupe de montagne adverse beaucoup plus mobile dans cet environnement.)

21 mai Narvik, 23h
Dans le camp des polonais c’est l’effervescence, la population a sorti les bouteilles miraculeusement dissimulées aux allemands, et les soldats celles dissimulées à leurs officiers, ceux-ci fermant les yeux, leurs hommes l’avaient bien mérité. A ceux de l’état major qui s’inquiétait de l’état des troupes le lendemain, on leur assura sans que ca les rassure qu’elles avaient reçu permission de boire qu’a condition de n’être que « saoul comme des polonais ».
[petite digression . Si boire comme un Polonais, c’est effectivement boire beaucoup, à l’origine, s’y ajoutait encore un sens : boire sans s’enivrer, qualité attribuée aux Polonais par Napoléon qui est à l’origine de cette expression. En novembre 1808, en Espagne, une charge décisive des chevaux-légers polonais de Kozietulski permet à la Grande Armée d'emporter le défilé de Somo-Sierra, gorge étroite ouvrant la route de Madrid et défendue par de meurtrières batteries espagnoles. A l’issue de la bataille, on fait défiler devant l'Empereur le reste de sa Garde ; Devant les survivants de cette unité d’élite, les généraux français firent observer qu’ils étaient saouls. Alors Napoléon leur répondit : "Alors, Messieurs, sachez être saouls comme des Polonais". (nota : la bataille exacte semble différer selon les sources mais l’idée reste la même).]
La population pu entendre se genre de dialogue, entre polonais:
- Et ben … si j’avo su qui fro si fro...j’auro ptet pas signé !.
- Ouais , mais t’auro quin meme dormi dèhors, tun vieux y t’auro deseherite !
- T’a raison, j’crois bien qu y sro aller am place si j’eto pas vnu…
- A ct’heur y doit etre un trin d’brere en pinchin sin garchon eto à Narvik...
- T’as raison Na Zdarovie !
- Na Zdarovie ! Na Polska !
(que les Chtimis me pardonnent mais ca devaient ressembler a ca… )
Plus d’un polonais devait trinquer ce soir la, dans les corons du nord (qui fournirent de fait l’essentiel des troupes « polonaises », seule une partie des soldats et les officiers venant réellement de Pologne ) et plus discrètement à Varsovie. Le plus déçu de la reddition de Dielt, après Dielt lui-même, fut sans doute le Col. Zygmunt Bohusz-Szyszko commandant de la Samodzielna Brygada Strzelcow Podhalanskich, la brigade Polonaise qui en donnant l’assaut aux cotes de la légion et des Norvégiens, n’avait pu que très brièvement venger l’humiliation de la défaite de son pays en 39 : il avait espéré un instant une défense « jusqu’au dernier homme » mais les allemands à court de tout n’avaient opposé en fait qu’une résistance de principe avant de déposer les armes.
Les alliés avait pour la première fois bénéficiés d’une couverture aérienne.

Certes les français allaient rembarquer dans les jours à venir pour aller contrer la menace italienne, de même que les anglais. Mais désormais rééquipée du matériel pris (repris pour une part) aux troupes allemandes, ravitaillée et supportée par la Royal Navy, l’armée Norvégienne, ou l’embryon d’armée, avait une chance de tenir le nord du pays avec un support symbolique de troupes alliées : la brigade polonaise et les deux CACC déjà débarquées. Maigre contribution mais une condition sine qua non de la participation de la flotte commerciale norvégienne à l’effort de guerre : une des plus importantes de l’époque avec plus de 1000 navires dont une partie servirait à ravitailler le réduit. (L’équivalent Norvégien du réduit breton ?).
On espérait toutefois que les force massées au nord seraient suffisantes pour tenir le nord du pays jusqu'à ce que des renforts plus conséquents puisse être à nouveau être mis à disposition.
Qui plus est solidarité scandinave oblige, la suède ne faisait guère d’effort pour imperméabiliser sa frontière ou ses camps d’internements… les effectifs norvégiens augmentaient lentement.
De leur coté, les allemands, échaudés par la perte d’une part conséquente de leurs forces, avaient également stoppé leur progression vers le nord pour adopter une posture défensive autour de Trondheim (les moyens aériens et les ressources étant requis plus au sud dans ce qui s’annonçait comme une confrontation plus « frontale » que prévue, l’offensive était remise a plus tard, d’autant que le dégel ouvrait déjà une autre « route du fer »).

Le principal effet de l’opération fut de grandement améliorer le moral des troupes alliées et de montrer que les allemands pour bon soldats qu’ils étaient n’étaient pas pour autant invincibles. L’effet dans l’opinion publique fut aussi important et regonfla le moral de « l’arrière ».
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