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 16e/24e RTS de Cahors

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jero
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MessageSujet: 16e/24e RTS de Cahors   Sam 23 Juil 2011 - 16:38

Bonjour,

Je m'attèle à ma généalogie familiale depuis plusieurs années et j'essaie actuellement d'approfondir le "parcours" de mon grand-père Louis Pagès (décédé en 1993). Après avoir obtenu son dossier militaire, des courriers divers, je suis maintenant en quête de détails/sources qui ne seraient pas précisés dans ce document. Je suis donc en quête d'infos sur le 24e RTS, et plus précisément, ce qui le concerne. Je possède des dates/endroits précis où il se trouvait, et j'aimerai relier avec l'histoire. Je pense être inscrit au bon endroit Very Happy

J'ai déjà pu lire tout ce qui est dispo sur le site "troupes de marines" ou encore sur le site de cressonsacq.
S'il y a un "spécialiste" sur le sujet, je serai donc preneur Rolling Eyes

Voici les grandes lignes :

- En mai 1937 : Engagé volontaire au 24e RTS - 5e Compagnie - 2e Bataillon de Cahors (voir photo).
- De mai 1937 à juill.1937 : est basé à Perpignan, "signe sous" 2e classe, 24e RTS.

- Du 05 fév. au 25 mars 1939 : est à Cahors, "signe sous" 16e RTS - Peloton I
- Le 17 avril 1939 : est à Sète, "signe sous" 24e RTS.
- Du 04 mai au 05 juill. 1939 : est à Cahors, "signe sous" 16e RTS - Peloton I

- Le 27 août 1939 : "Aux armées CA1"

- Le 1er oct. 1939 : est à Le Beausset, "signe sous" 24e RTS CAI
- Le 07 oct. 1939 : est à Le Beausset, "signe sous" 24e RTS CABI

- Le 11 novembre 1939 : Nommé Caporal
- Le 26 novembre 1939 : "Quitte la zone des armées"

- Du 19 déc. 1939 au 10 jan. 1940 : est à Argelès s/mer, "signe sous" 24e RTS CABI

- Du 24 jan. au 23 fév. 1940 : Blessé, est à l'Hopital d'Amélie-les-bains.

- Du 09 avr. au 10 juin 1940 : "Aux armées", "signe sous" 24e RTS CABI
- Le 10 juin 1940 : Blessé par éclats d'obus à Angevillers, prisonnier.
- Le 11 juin 1940 : Evacué sur l'Hopital d'Amiens, era rappatrié en déc. 1940.

Voilà !
Je joins la photo (haute déf.) des bataillons 16e et 24e RTS, datée d'octobre 1937. On y reconnait assez bien les visages, donc si cela peut aussi aider quelqu'un, j'en serai heureux. Mon gd-père et au 5e rang, le 2e en partant de la droite.
Et à l'avance, merci de vos réponses.



Photo Haute Def. ici : http://farm7.static.flickr.com/6030/5967137292_bf3877b051_o.jpg
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dhouliez
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MessageSujet: Re: 16e/24e RTS de Cahors   Mer 27 Juil 2011 - 18:55

Bonjour,

Quelques explications :

Le peloton est très vraisemblablement le peloton d'élèves gradés, autrement dit la formation destinée aux futurs caporaux.

CA et CAB désignent la même chose : compagnie d'accompagnement (bataillonnaire)
CA I ou CAB I désignent donc la cie d'accompagnement du Ier bataillon.

Cdt,

DH
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mouragues
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MessageSujet: Re: 16e/24e RTS de Cahors   Jeu 28 Juil 2011 - 1:30

Bonjour Jero tu voulais un spécialiste de Sénégalais en voici un, et qu plus est des 16e et 24 RTS. Je te renvoie à la lecture de mon "excellent bouquin" Soldats de la République tu pourra compléter l'histoire de ton grand-père. Je peux te donner quelques information complémentaires si tu le souhaite. a priori ton GP était affecté au 24 1er bataillon de Sète la portion centrale 2e et 3/24 RTS étaient quant à elles à Perpignan. S'il a effectué son Peloton d'élève gradé à Cahors où un des bataillons du 16 RTS tenait garnison, les autres bataillons étant implantés à Montauban et Castelsarazin il n'en demeure pas moins que ton GP était bien au 24.
Oui les sénégalais ont gardé les camps, personne n'aimait cela ni les officiers ni la troupe.
@ te lire
cordialement Jef

Ps lieu de capture de ton GP Angivillers (Oise) 10 juin en tout début de matinée
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jero
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MessageSujet: Re: 16e/24e RTS de Cahors   Jeu 28 Juil 2011 - 10:30

Merci à tous les deux pour ces réponses. J'avance, j'avance...
Pour le livre, 'faudra me compter en lecteur de plus ;-) Merci pour l'info.

Échange de bons procédés : voici comment mon GP a pu décrire ses premières "relations" avec les sénégalais à son entrée dans le camp (à 18 ans) :
"...si on ne les embête pas, ils ne disent rien du tout. Les gardes ? Ce sont eux qui les prennent toutes, car nous les européens, on n'en prend pas. Les courses non plus. Jusqu'à nous faire la vaisselle et servir à table..."

J'ai encore des interrogations...
Comment mon GP peut-il être prisonnier le 10 au matin donc... et libre le lendemain (à l'hopital). Cette rapide libération est-elle "normale", du fait des allemands. Dans quelles conditions ?

A l'avance, merci pour vos réponses Smile
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mouragues
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MessageSujet: Re: 16e/24e RTS de Cahors   Jeu 28 Juil 2011 - 12:43

bonjour Jero

sur la photo, tu peux noter le fanion du 2e bataillon du 16ème RTS : médaillon du pont Valentré en centre de ce dernier. Pour les combats d'Angiviller, ils furent brefs mais intenses; reddition après épuisement des munitions et moins d'une demi heure de combat. Il semblerait d'après un témoignage qu'une trentaine de soldats africains aient été passés par les armes après les combats. On note plus d'une centaine de tombe dans le village. Le cimetière militaire provisoire sera transféré sur la nécropole de Cambronne les Ribécourt (Oise) en 1952.

Pour revenir à ton GP, je doute qu'il ait été libéré le lendemain. S'il a été envoyé sur Amiens, c'est qu'il était sérieusement blessé. En revanche je pense qu'il peut y avoir une erreur de transcription : lire plutôt juillet, ce qui fut le cas d'un papy du 24 qui a été blessé dans un autre village et libéré quelques semaines plus tard.

Pour ce qui est du témoignage verbal de ton GP, il ne fait que confirmer ce que m'a livré le dernier témoin survivant que je connaisse, appelé lui aussi, mais les africains vivaient mal cette différence de traitement et notamment le refus du commandement de leur donner du vin!!!
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mouragues
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MessageSujet: Re: 16e/24e RTS de Cahors   Ven 29 Juil 2011 - 15:22

"Soldats de la République" Un livre sur les combattants africains massacrés par les troupes régulières allemandes en juin 1940


« Soldats de la République, Les tirailleurs sénégalais dans la tourmente» est le premier livre écrit par l’auteur qui est juriste de formation.

C’est un travail de mémoire, un hommage au courage et au dévouement de ces hommes, ces « indigènes » africains ou autres qui sont morts pour la République lors de la seconde guerre mondiale, notamment lorsque la France est confrontée à la « blitzkrieg » allemande, en mai-juin 1940.

Heures sombres de l’ histoire de la France. Heures de la débâcle, de « l’étrange défaite ». Ces hommes ont combattu souvent avec acharnement, ils ont souffert, ils sont morts pour certains pour le sol de « la mère patrie » et tous ont été oubliés. Oubliés, jusqu’à ces dernières années peut–être, car on se souvient du battage médiatique et de l’émoi qu’a suscité le film « Indigènes » et ce livre peut s’inscrire dans sa lignée. L’auteur nous renseigne au fil des pages sur les difficultés auxquelles il s’est heurté : sources éparses, inexistantes , disparues…

Il a collecté de nombreux témoignages dont il nous livre des extraits abondants, les sources privées ont aussi contribué à fournir des photographies, des cartes postales (une bonne vingtaine sont rassemblées, au milieu du livre, p 93 à 109 ; bon nombre proviennent de la collection personnelle de l’auteur, qui est d’ailleurs collectionneur d’archives et de documents militaires ayant trait à l’épopée coloniale de la France). Cette quête, ces rencontres lui ont permis de retracer l’histoire plutôt précise des Régiments de Tirailleurs Sénégalais, du 24e RTS notamment, basé à Perpignan depuis l’entre-deux-guerres jusqu’à la fin du second conflit. Grâce à ce livre, nous pouvons, au fil de trois parties chronologiques, la partager parfois presque au jour le jour !

1. La Force noire est une nécessité pour la France ! ( pages 17 à 69)
Au sortir de la première guerre mondiale, la France est saignée démographiquement et il faut réduire au minimum le nombre d’hommes métropolitains sous les drapeaux afin qu’ils participent à la reconstruction du pays, mais occuper militairement certains territoires notamment en Allemagne. Donc le recours aux population coloniales s’avère plus que jamais nécessaire d’autant plus que le contexte international ne tarde pas à se faire menaçant. Cette idée , somme toute originale parmi les puissances coloniales, n’est pas nouvelle. En effet, malgré les controverses elle s’était imposée avant 1914 (1910 : parution de « La Force noire » du général Mangin). La population « indigène » a déjà participé au premier conflit (160 000 mobilisés) et payé l’impôt du sang : 30 000 morts. Le recrutement des soldats engagés et du contingent, leur encadrement, la refonte du régiment, leurs conditions de vie à la caserne de Perpignan notamment, leur entraînement (dans les Pyrénées), les diverses missions qui leurs sont confiées (ils ont participé à la surveillance des frontières et à l’endiguement des flux de réfugiés espagnols qui fuyaient la guerre civile et le franquisme. Aucun aspect de la vie des Tirailleurs n’échappe à l’auteur.
On perçoit à la lecture de ces pages l’ambiguïté des sentiments des politiques vis à vis de ces hommes « différents » et combien il peut être difficile de poser la limite entre respect de la différence et discrimination, racisme : ainsi pour l’existence d’un menu spécial à la cantine (respectueux du régime alimentaire traditionnel mais aussi (surtout ?) plus économique) ou encore le répartition des hommes selon leur appartenance ethnique afin d’éviter les tensions ; cependant des faits sont explicitement discriminatoires comme l’inégalité de la solde ou de la durée du service militaire dû.

2. « De la campagne du nord » à la campagne de France » » (pages 69 à 135)
A la fin des années trente, quelques 160 000 tirailleurs sont mobilisés. Ils vont participer aux campagnes qui ont pour théâtre d’opération la France notamment dans sa partie septentrionale, en Picardie plus précisément. Les mouvement de leurs troupes, les faits d’armes et batailles que ces hommes ont livrés, les armes dont ils disposent sont racontés par Monsieur Mouragues avec force témoignages. Il ne manque pas de souligner la bravoure des tirailleurs, leur sens du devoir et du sacrifice pour la France. Le lecteur amateur d’histoire militaire est rassasié.

3. « Des massacres à la captivité » (pages 135 à 189)
Lors des combats, lors de leur « capture » par l’ennemi, les tirailleurs sénégalais parce qu’ils sont « différents », « autres » « inférieurs » sont victimes de discrimination, victime du racisme, torturés, massacrés. Victimes de l’idéologie nazie, du ressentiment provoqué par la « honte noire » expression d’ailleurs qui traduit déjà du racisme. Dans cette troisième partie, de nombreux témoins évoquent les mauvais traitements, les exécutions sommaires, les tortures auxquels nazis et soldats allemands se sont livrés sur eux. Humiliés, ils l’ont été jusqu’à dans la mort : en atteste, entre autre, le telex reçu par le maire de Fouilloy dans la Somme lui interdisant d’enterrer les morts africains… Leur calvaire s’est poursuivi lors de leur captivité dans les « frontstalag » qui sont encore disséminés, malgré leur regroupement, en 1942, sur le territoire français : Saint-Quentin, Bordeaux…. En France, car il faut éviter aux territoires allemands une éventuelle contamination par les maladies tropicales et préserver la pureté de la race allemande d’un éventuel métissage ! Leur encadrement est confié aux autorités françaises. Sous-alimentés, entassés dans des baraquements, ils travaillent notamment dans l’agriculture, ils souffrent aussi d’un sentiment d’abandon et d’une incompréhension vis à vis de l’attitude la France (inégalité de traitement par rapport aux autres prisonniers de guerre, non versement des pensions dues aux familles, confiscation des sommes payées au titre d’indemnité aux Tirailleurs Sénégalais malades qui ne pouvaient travailler …) et des mouvements d’humeur, des révoltes existent. A la fin des hostilités, ces Tirailleurs (quelque trois mille hommes) sont incorporés au 18e régiment de Tirailleurs Sénégalais qui encadre les prisonniers de guerre allemands. Les régiments de tirailleurs non prisonniers et stationnés en France ont été eux, dès 1940, dans des conditions plutôt dramatiques voire burlesques dissous et rapatriés en A.O.F.

Il est difficile, l’auteur en convient et le souligne, faute de sources et de recensements rigoureux existants et possibles, de connaître le nombre de Tirailleurs victimes de ces événements. Des chiffres sont avancés… 30 000 morts aux combats sur 129 000 au total, environ, peut être. Qui s’en souvient ? L’hommage qui leur est rendu est plutôt discret et ponctuel : une rue, une place dans les communes où ils se sont vaillamment illustrés en 1940, une plaque à Perpignan.

S’ensuivent un « in memoriam » à ces hommes, des remerciements aux personnes ayant témoigné et contribué à la réalisation du livre, personnes aujourd'hui disparues.
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mouragues
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MessageSujet: Infos   Jeu 15 Sep 2011 - 23:44

Bonjour
as tu progressé concernant ton grand-père si tu as lu mon livre tu as une idée des combats d'Angivillers la CAB1 a été très éprouvée le 24 25 et 28 mai et par la suite si tu as d'autres photos je suis preneur
ai un autre projet de livre mais en images cette fois ci

cordialement jef

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MessageSujet: Re: 16e/24e RTS de Cahors   Lun 13 Jan 2014 - 9:16

Plus de 2 ans pour répondre à un message... Ca doit n'pas être loin d'un record ça non ?  Rolling Eyes Désolé pour cela.

J'ai du arrêter mon travail de recherches. Je le reprends aujourd'hui en même temps que je parcours votre 1er ouvrage. J'ai vu qu'un second était paru également. Je verrai ça.

Cordialement, 
Jero
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MessageSujet: Re: 16e/24e RTS de Cahors   Lun 13 Jan 2014 - 12:03

Bonjour,

pour des informations, je conseille la lecture du site des troupes de marine au lien suivant : http://troupesdemarine.org/index2.htm

Bonne lecture et bravo pour votre recherche.

Cordialement

Rémy SCHERER
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MessageSujet: Re: 16e/24e RTS de Cahors   Lun 20 Jan 2014 - 9:21

Je connais bien ce site . Inévitable pour mes premières recherches. Merci ;-)
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MessageSujet: Re: 16e/24e RTS de Cahors   

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