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 608e Régiment de Pionniers - Juin 1940

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cf608rp
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MessageSujet: 608e Régiment de Pionniers - Juin 1940   Dim 24 Avr 2011 - 20:00

Bonjour à tous,

Nouvel inscrit, je fais des recherches depuis environ 1 an sur le 608e RP dans lequel mon grand-père (classe 24) a été mobilisé (7e Cie, 2e Bn) en septembre 1939. J'ai déjà eu l'occasion de vous lire à pas mal de reprises mais tant que je n'avais pas quelque chose de consistant à mettre en ligne je m'abstenais : aujourd'hui je vous fait part d'une (petite) partie de mes recherches en espérant que vous pourrez répondre à certaines questions.

Le 608e Rp est un régiment organique du 8e CA constitué de soldats âgés (environ 35 ans) et mal équipés (aussi bien en arme qu'en matériel de travaux). Pendant la drôle de guerre jusque fin mai il est affecté sur a ligne Maginot : certains diront une zone plutôt calme mais il y tout de même eu quelques morts et blessés par des tirs d'artillerie bien que ce n'était pas une unité combattante : les travaux qu'effectuaient les pionniers pouvaient se trouver dans des zones exposées (en particulier le creusement d'un fossé anti-char qui a pris une bonne partie de l'hiver à tout le régiment faute de matériel adéquat)

J'ai récupéré quelques infos à Vincennes sur le 608 RP , mais la plupart des documents ont été perdus ou détruits durant le mois de juin 1940. Il faudrait que j'y retourne pour avoir des infos dans les archives du 8e CA.

Début juin 1940, le 8e CA se regroupe (ordre général du 31 mai) et à partir du 3 juin les EOCA sont emmenés en train vers l'Ouest afin de renforcer le front qui tente de maintenir une ligne continue sur l'Aisne.

1ère question : jusqu'à cette date le 8e CA était rattaché à la 5e armée :  d'après ce que j'ai trouvé il a été ensuite rattaché à la 4e armée, mais quels étaient les divisions qui lui ont été affectées (au moins d'après ce que j'ai trouvé 3e DIM, 14e DI, 2e DI) ?

2ème question : je n'ai aucune trace du régiment entre le 1er juin et le 8 juin : a quel moment le 8e CA a-t-il été opérationnel avec ses nouvelles DI  ?

Aux alentours du 8-9 juin, le CA se trouve au nord de Mourmelon-le-grand (ordre général d'opération et lettre de mon GP contenant sa position) : front au niveau de Betheniville (S-E de Rethel). A ce moment le front n'est plus continu sur l'Aisne et a été enfoncé au niveau de Soissons (tenu par la VIe armée).

Ensuite c'est le "reculade" du régiment en ordre et complet jusqu'au 14 juin à Nogent-sur-Aube(même si le train de combat a eu du mal à rejoindre bloqué par des blindés allemands qui avancent plus vite que nous ne reculons et que le nombre d'éclopés et de soldats épuisés augmente à cause des marches forcées).

A partir du 14 juin, 2 éléments vont déclencher la "dislocation" du régiment :
- alors que le régiment se regroupe dans un bois entre Nogent-sur-aube et Avant-lès-ramerupt, il est bombardé par des avions italiens causant de nombreuses pertes (34 tués dont lieutenants Galopin et Baudet et 50 blessés).
- le même jour le colonel Herique (commandant du régiment) et le Commandant Gautherot sont faits prisonniers par les éléments avancés Allemands alors qu'ils cherchent à rejoindre le QG du 8e CA pour prendre des ordres.

Cela désorganise le régiment : les capitaines Tainturier et Rousseau reprennent le commandement provisoire du régiment mais semble-t-il avec nettement moins d'efficacité (plus de carte des lieux traversés) que le colonel Herique ancien officier d'active expérimenté.

Le 15/06, le régiment fait retraite avec une marche de 50 km avec de nombreuses attaques aériennes et des avant-gardes allemandes un peu partout : ensuite je n'ai plus que le JMO du 1er bataillon et de la section de commandement (qui mentionne que le 2e Bon ne rejoint pas) : une partie des soldats du 1er Bon sont chargés sur 3 camions égarés de la 485e Cie auto qui doivent faire la navette pour transporter le plus de soldats possible.

Le 16/06 : le 608 Rp est mis à la disposition de la 3e DI (à confirmer),
"mais que reste-t-il du régiment ? Le chef du 1er Bon (capitaine Doyen) a donné l'ordre "Direction DIJON, par tous les moyens dont vous disposez" et est parti avec 2 camions d'hommes et des officiers"
"le Capitaine Rousseau se refuse à donner l'ordre de départ désirant regroupé autour de la section de commandement le plus possible de ces isolés qui, sans chef, exténués, affamés, désorientés errent pitoyablement sur les routes"
"vers 15h l'encerclement devenant effectif, la dernière unité susceptible d'être orientée ayant éclatée sur ordre du Capitaine Doyen, le Capitaine Rousseau considère que sa mission essentielle se restreint à orienter et à sauver la SC et le noyau qui s'est aggloméré autour de lui [...] Les archives secrètes sont détruite en fin de journée"

Le passage ci-dessus est une retranscription du rapport du Capitaine Rousseau
reprise en l'état pour vous donnez une idée de l'état du régiment.

La SC est faite prisonnière le 17 juin.

Une centaine d'homme du 1er Bn (et quelques soldats d'autres régiments ralliés en route) ralliera finalement Marvejols en Haute-loire le 21 juin avec les camions de la 485e Cie auto sans avoir réussi à reprendre contact ni avec le PC du régiment ni avec le CA. D'après ce que j'ai pu trouver sur les listes de prisonniers nombreux ont été faits prisonniers

Mon GP a réussi à passer (il faut dire qu'il connaissait très bien le secteur pour l'avoir sillonné en moto de nombreuses années) et a été démobilisé le 12 août 1940 à Monistrols (Haute-Loire)

Question 3 : je recherche toute information sur le 2ème Bon du 608 RP entre début juin et le juillet 1940. Si vous avez des renseignement et des pistes à me donner ...

Merci d'avance à ceux qui pourront m'apporter des éclaircissement et si vous avez des questions et des commentaires n'hésitez pas.
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Loïc Lilian
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MessageSujet: Re: 608e Régiment de Pionniers - Juin 1940   Mer 27 Avr 2011 - 14:14

bonjour
vous avez dèjà pas mal de détails, plus qu'on ne pourrait en présenter

au détour de ces documents on voit poindre encore le mythe des avions italiens, ici jusque dans l'Aube

dans les Historiques Succincts des Grandes Unités du SHAT pour le 8e Corps d'Armée il est indiqué que aprés le 3e Bataillon le 13 juin, le 2e Bataillon est à son tour capturé le 16 juin dans le repli du 8e Corps sur le Morvan vers Decize, voilà pourquoi il n' y a plus de JMO aprés cette date

le reliquat du 608e Pionniers est dissous le 31 juillet 1940 à Marvejols (en Lozère) où il s'était replié

comme je l'entends entre le 1er et le 8 juin les EOCA sont en mouvement vers leurs nouvelles positions

au VIIIe Corps d'Armée sont rattachées aussi durant la campagne en juin les 7e DLM 3e DCR et 53e DLI

Salutations
Loïc
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cf608rp
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MessageSujet: Re: 608e Régiment de Pionniers - Juin 1940   Mer 27 Avr 2011 - 21:56

Merci pour ces éléments complémentaires : toute information est bonne à prendre. C'est avec les petits rus qu'on fait les grand fleuves Very Happy . Ce qui est étonnant c'est qu'on retrouve des hommes du 608 un peu partout par petits groupes ou même seul.

Concernant la capture du 2e bataillon, c'est plausible. Pour le 3e Bon il y en avait au moins une partie au bivouac du 14 juin au soir et le détail du mouvement du 15 inclus bien le 3e Bon. De toutes façons, c'est bien à partir du 14 au soir que le régiment s'est disloqué (plus de colonel, ni de commandant tous les 2 prisonniers, pas de cartes d'EM, étirement excessif du régiment à pied, pas de liaison avec le CA, bouchons avec d'autres régiments, allemands sur les grands axes et pour compléter pas d'armement permettant ne serais-ce que pour faire des points de résistance). A propos des points de résistance j'ouvrirais un autre post pour savoir quelles sont les règles pour bloquer un carrefour (combien d'hommes, de matériel pour quelle efficacité).

Concernant le mythe des avions italiens, j'ai fait un post (http://3945loiret.forumgratuit.org/t119-avions-italiens-dans-le-loiret-en-juin-40-mythe-ou-realite) sur un autre forum à ce sujet avec le rapport d'un officier sur le bombardement du 14 juin.

A 16h, tandis que certaines de ces voitures se sont arrêtées au milieu de la route près du bivouac du régiment, pour laisser souffler leurs attelages, arrive une escadre de 12 avions italiens qui, opérant pas groupe de trois, en piqué, mitraillent et bombardent atrocement le carrefour près duquel sont arrêtés les réfugiés et le bivouac du régiment.

Le lieutenant Archimbaud prit en main le fusil-mitrailleur placé en DCA et le sert jusqu'à épuisement des cartouches. Les hommes tirent au fusil. Tant que le FM est en action les bombardiers se maintiennent à basse altitude (100m environ), bombardant et mitraillant la route et les bois qui la bordent. Mais ensuite ils descendront à très basse altitude et, passant au ras des arbres, à 40 ou 50m, mitrailleront et bombarderont le bivouac avec une très grande précision, jusqu'à 16h35.


Ce qui est surprenant c'est que la description est précise et que l'attaque dure 30 mn donc avec tout le temps qu'il fallait pour bien voir les avions.

CD
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RSCHERER
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MessageSujet: Historique du 608° Régiment de Pionniers   Dim 3 Mar 2013 - 9:59

Bonjour,

par hasard, je suis tombé sur cette recherche concernant cette unité. Or, je me suis aussi intéressé à cette unité. Je me permets donc de vous en envoyer une synthèse de ma part.

Bien sur, je suis preneur de toute information complémentaire car cet historique est succinct et doit certainement comporter des erreurs et des inexactitudes. Mais c'est pour faire avancer les recherches sur les unités de l'armée française.

Historique du 608e régiment de pionniers

Composition

Le 608° Régiment de Pionniers est une unité organique du 8° corps d’armée, plus spécifiquement désignée par EOCA (élément organique de corps d’armée) comme le 10° GRCA (groupe de reconnaissance de corps d’armée) et le 108° RAL (Régiment d’artillerie lourde de corps d’armée).

Les unités rattachées au 8° corps d’armée sont principalement la 24° DI, la 31 DIAlpine, le secteur fortifié de Rohrbach et les 21° et 34 Bataillons de Chars de Combat.

Le 608e régiment de pionniers est formé le 06 septembre 1939 à Autun (71) par le CMI 81.

Ce n'est pas une unité combattante et il est essentiellement composé de soldats âgés (environ 35 ans) et faiblement armés.

Le régiment est composé de 3 bataillons ayant chacun 4 compagnies, et d'une section de commandement, soit environ 2500 hommes.

La composition théorique est la suivante :

· 50 officiers, 160 sous-officiers, 236 caporaux, 2175 hommes de troupes ;

· 133 chevaux ou mules, 61 remorques hippomobiles, 1 véhicule de liaison, 16 camionnettes, 10 motocyclettes, 32 bicyclettes ;

· 2 fusils mitrailleurs modèle 1915 par compagnie comme seul armement de soutien. (pas de mortiers, pas de canons, pas de mitrailleuses lourdes).

Commandants

Colonel Herique du 6 septembre 1939 au 14 juin 1940 ;
Capitaines Tainturier et Rousseau du 14 juin au 17 juin 1940.

De septembre 1939 au 2 juin 1940

Le 608° RP est donc un élément organique du 8° corps d'armée et il lui est affecté.

Le 8e corps d’armée, commandé par le général Frère, est rattaché à la 5e Armée du général Bourret.

Cette armée est alignée sur la ligne Maginot avec les 8°, 12°, 17° corps d’armée ainsi que le 43° corps d’armée de forteresse (CAF).

Après sa formation, le régiment rejoint son corps d’affectation. Sa mission est d'effectuer des travaux de construction (baraquements, fossés anti-char…), et de réparation (routes bombardées…).

En particulier, les travaux des unités du corps et particulièrement du 608° Régiment de Pionniers, concernent le renforcement du SF de Rohrbach et la mise en défense des intervalles entre les ouvrages fortifiés de la ligne Maginot comme l’édification de fossés antichars.

8 septembre 1939

Départ d'Autun (71) à 21h30 pour le front en train.

10 septembre 1939

Arrivée en gare de Ingwiller (Bas-Rhin).
Lors de la drôle de guerre (du 3 septembre 1939 au 9 mai 1940), Ingwiller abritait l'état-major de la région dite de la Lauter, secteur de la ligne Maginot à l'arrière de la zone évacuée de la Lauter et le long du Rhin au nord de Seltz.

11 - 13 septembre 1939
Marche et stationnement à Bitche (Moselle).

14 - 29 septembre 1939
Marche et stationnement à Eschwiller (Bas-Rhin).
Divers travaux sur les ouvrages du front devant la ligne Maginot. Le 26 septembre 1939, un bombardement d'artillerie allemand a occasionné quelques blessés.

30 septembre - 1er octobre 1939
Stationnement à Rimling (pays de Bitche).

2 octobre 1939
Stationnement à Glasenberg (pays de Bitche).

3 octobre 1939 au 3 juin 1940
Le régiment se trouve dans le secteur de Bitche durant toute la drôle de guerre. Les travaux réalisés par le régiment concernent tout le pays de Bitche (Lichtenberg, Bitche, Scheweyen, Rimling, Glasenberg, Reyersviller…).


Bitche et ses environs

Bitche (Bitsch en allemand) est une commune du département français de la Moselle, à proximité de la frontière allemande. La ville, serrée autour de son imposante citadelle, est le chef-lieu du canton de Bitche et du Pays de Bitche.

La ville de Bitche est située à l'extrême nord-est du département de la Moselle, sur la Horn, dans une pittoresque dépression, bordée de collines boisées. Au centre de la cuvette se dresse un énorme piton rocheux en grès, sur lequel se dresse la citadelle.

Le 1er septembre 1939, deux jours avant la déclaration officielle de la guerre de la France à l’Allemagne, les Bitchois sont évacués vers la Charente. Ils y resteront durant toute la durée de la drôle de guerre jusqu'en juin 1940. Peu de temps après l’arrivée des Allemands en Charente durant l’été 1940, les Bitchois sont autorisés à regagner leur ville, à l'exception des juifs.

Le secteur fortifié de Rohrbach est construit dès 1930. En effet, dès cette époque, on creuse les deux gros ouvrages d’artillerie ainsi qu’un petit ouvrage (l'Otterbiel) autour de la ville de Bitche. Le dispositif est renforcé par 20 casemates CORF. L’aile ouest du secteur, devant le bourg de Rorhbach n'est réellement fortifiée qu'en 1934. On y construira deux petits ouvrages ainsi que cinq puissantes casemates4.

Le SF de Rorhbach comprend :

  • l’ouvrage du Welschhof ;
  • l’ouvrage de Rohrbach ;
  • l’ouvrage du Simserhof ;
  • l’ouvrage du Schiesseck ;
  • l’ouvrage de l'Otterbiel.

A 8 km à l'Ouest de Bitche, sur le ban de la commune de Siersthal dans le département de la Moselle (Lorraine), est localisé l’ouvrage du Simserhof. Avec ses 5 kilomètres de galeries (dont 1 700 mètres de réseau ferré), ses 2 entrées (l'une pour les hommes, l'autre pour les munitions) et ses 8 blocs de combat, cet ouvrage est l’un des plus importants de la ligne Maginot.

Construit entre 1929 et 1935, l'ouvrage, intégré au secteur fortifié de Bitche, possède une grande puissance de feu.

En outre, un équipage de 876 hommes, des canonniers des 150° et 155° RAP, des soldats du 152e RIF ainsi que des sapeurs mineurs, électromécaniciens, sapeurs de chemin de fer et transmissions du Génie vivaient de façon permanente dans cette gigantesque forteresse souterraine.

Du 3 juin à juillet 1940

2 - 10 juin 1940

Suite à l’effondrement du front dans le Nord-Est, les armées alignées devant la ligne Maginot sont mises à contribution pour rétablir un front sur l’Aisne et la Somme.

Dans ce cadre, le 8° corps d’armée est mis à disposition de la 4° Armée déplacée de la ligne Maginot à l’Aisne. Le 8° corps d’armée a été transféré avec les EOCA, les unités précédemment sous son affectation ont été affectées à d’autres corps. Le dispositif tenu par le 8° corps d’armée a été repris par le 43° CAF.

Début juin, le 8e corps d’armée part renforcer les armées du nord pour constituer un front sur l'Aisne (ordre général du 31 mai). Le 2 juin, le 608e RP est emmené en train vers ses nouvelles positions, au sud-est de Rethel (Ardennes).

Le 8° corps d’armée, en plus des EOCA précédemment nommés, a initialement encadré la 14° Division d’infanterie et le 60°GRDI (au 6 juin).

Au 10 juin, le groupement cuirassé Buisson lui a été rattaché (3° DIM, 7° DLM, 3° DCR, 41° DI, 3° Brigade de Spahis et 1° Brigade de Cavalerie).

Le parcours du 608° RP est le suivant :

- 3 et 4 juin : Vaubécourt (Meuse) ;

- 5 et 6 juin : Bar le Duc (Meuse) ;

- 7 juin à Beurey (Aube) ;

- 8, 9 et 10 juin à Auberive (Haute-Marne).

Entre l’arrivée sur le nouveau front à partir du 8 juin et les attaques allemandes initiées le 9 juin, le 608° RP n’a pratiquement pas eu le temps de s’organiser pour épauler les unités du 8° corps d’armée.

11 - 13 juin 1940

Le front sur l’Aisne est rompu et les divisions d’infanterie couvrant le front (14° et 2°) sont contraintes au recul. A partir de ce moment, le 608° RP va connaître le repli avec les restes de l’armée française avec comme parcours :

- 11 juin : Chalons-sur-Marne (Marne) ;

- 12 juin : Soudé Saint-Croix (Marne, à coté de Vitry Le François) ;

- 13 juin : St-Nabord (Vosges) : premières pertes du régiment dont le capitaine de Neuville. Ce jour là, une grande partie du 3° bataillon a été capturée.

14 juin 1940

· Alors que le régiment bivouaque dans un bois entre Nogent-sur-Aube et Avant-lès-Ramrupt, il est attaqué par l'aviation allemande et 39 soldats sont tués, dont le lieutenant Galopin, et une cinquantaine blessés. Une stèle a été érigée à Nogent-sur-Aube.


  • Le colonel Herique commandant du régiment et son second le commandant Gautherot sont faits prisonniers par des avant-gardes allemandes alors qu'ils se rendent au PC du 8e corps d’armée. C’est le capitaine Tainturier qui prend le commandement de l’unité. A ce moment, on peut considérer que les liens avec le 8° corps d’armée sont quasiment inexistants.

15 juin 1940


  • Le régiment se disloque et les différents éléments se replient en désordre. Il retraite avec une marche de 50 km ponctuée d’attaques aériennes et des débordements des avant-gardes allemandes. Le 2° bataillon ne parvient pas à rejoindre le régiment et une partie des soldats du 1° bataillon sont chargés sur 3 camions égarés de la 485° compagnie automobile.

16 juin 1940

· Localisation entre Imphy et Gannay dans la Nièvre. Le régiment aurait été mis à la disposition de la 3e DIM qui retraite elle aussi. Pour le 1° bataillon, le capitaine Doyen a donné l'ordre "Direction DIJON, par tous les moyens dont vous disposez" et est parti avec 2 camions d'hommes et des officiers". Le capitaine Rousseau se refuse à donner l'ordre de départ, désirant regrouper autour de la section de commandement le plus possible de ces isolés qui, sans chef, exténués, affamés, désorientés errent pitoyablement sur les routes".

· Vers 15h l'encerclement devenant effectif, la dernière unité susceptible d'être orientée ayant éclatée sur ordre du capitaine Doyen, le capitaine Rousseau considère que sa mission essentielle se restreint à orienter et à sauver la section de commandement avec les rescapés restants. Les archives secrètes sont détruites en fin de journée.



  • Le 2° bataillon est à son tour capturé le 16 juin avec d’autres unités du 8° corps d’armée sur le Morvan vers Decize.

17 juin 1940



  • La section de commandement est faite prisonnière.

21 juin 1940



  • Le reliquat du 608° Régiment de Pionniers (essentiellement des éléments du 1° bataillon) est replié à Marvejols (en Lozère).
  • Quelques hommes des 2e et 3e bataillons rejoignent en ordre dispersé. Les autres sont faits prisonniers à fur et à mesure de la retraite.

Juillet 1940



  • Démobilisation de l’unité à Marvejols le 31 juillet 1940.

Bonne lecture, cordialement

R SCHERER
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sinagot34
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MessageSujet: 608° Régiment de Pionniers   Mar 21 Oct 2014 - 10:09

Bonjour,
Petite contribution au sujet,


Cordialement,
Le sinagot34
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Crosnier
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MessageSujet: Re: 608e Régiment de Pionniers - Juin 1940   Ven 14 Nov 2014 - 12:00

Bonjour

Complément sur l'insigne:

Insigne argenté, hache et main d'argent sur fond orange et rose, terre et corps de grenade brun foncé, à flamme rouge, inscriptions sur fond marron.
Fabrication: poinçon Arthus Bertrand

Cordialement
Crosnier
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sinagot34
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MessageSujet: 608° R P juin 1940   Sam 15 Nov 2014 - 18:49

Bonsoir à tous,
Je me permets de vous présenter une variante de son insigne.
Bien cordialement,
Le sinagot34.

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608e Régiment de Pionniers - Juin 1940
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