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 L'aéronavale au 3 septembre 1939

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Eric Denis
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MessageSujet: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Mar 3 Juil 2007 - 16:03

Bonjour,

Voici également un premier essais :

Aéronavale

300 appareils de combat, 10000 officiers et marins:
18 escadrilles d’observation
10 escadrilles d’exploitation,
3 escadrilles de bombardement
5 escadrilles de torpillage
4 escadrilles de chasse

Avions :
38 Loire Nieuport 401/411
39 Chance Vought 156 F (importation USA)
190 Glenn Martin 167/F (importation USA) Tous livrés mais pas tous distribués.
?? Caudron 445
?? Potez 567
?? Lioré Olivier H 470
?? North American Aviation NAA 57
110 Cam 55/10
30 Bréguet 521 Bizerte

Cordialement
Eric Denis
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Louis Capdeboscq
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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Lun 6 Aoû 2007 - 12:57

Tiré du numéro 3 de "batailles aériennes":

Unité Matériel effectif Terrain
AC1 Dewoitine 376 12 Lanvéoc-Poulmic
AC2 Dewoitine 373/376 15 Hyères-Le Palyvestre
HC1 Loire 210 8 St Mandrier
HC2 Loire 210 7 Lanvéoc-Poulmic

AB1 Vought 156F + PL.7 9 Lanvéoc-Poulmic
AB2 Levasseur PL.101 13 Lanvéoc-Poulmic
HB1 Latécoère 298 8 St Mandrier
HB2 Latécoère 298 10 Berre
B1 LeO H257bis 9 Berre
B2 LeO H257bis 5 Berre
B3 LeO H257bis 9 Berre

T1 Latécoère 298 10 Berre
T2 Latécoère 298 10 Cherbourg-Chantereyne

E1 Bréguet Bizerte 6 Port-Lyautey
E2 Bréguet Bizerte 2 Karouba
E3 Bréguet Bizerte 4 Berre
E4 Latécoère 302 4 Dakar-Bel Air
E5 Bréguet Bizerte 4 St Raphaël
E6 Latécoère 523 3 Lanvéoc-Poulmic
E7 Loire 70 6 Karouba
E8 Potez-CAMS 141 1 Lanvéoc-Poulmic
E12 Latécoère 521/522 2 Lanvéoc-Poulmic

1S1 CAMS 55.10 + Loire 130 5+6 Cherbourg-Chantereyne
1S2 Laté 290 + CAMS 37.11 4+4 Cherbourg-Chantereyne
2S1 CAMS 55.10 + GL 812 3+4 Lanvéoc-Poulmic
2S2 CAMS 37.11 6 St Trojan / St Nazaire
2S3 Levasseur PL.10/PL.14 ? Lanvéoc-Poulmic
2S4 GL 812 + CAMS 37.11 + Loire 130 ?+?+1 Lorient
3S1 GL 812 6 Hyères-Le Palyvestre
3S2 Avro C.30 + LeO C.30 3+3 Cuers-Pierrefeu
3S3 GL 812 6 Berre
3S4 CAMS 55 + NC 470/471 + Br Calcutta 3+4+2 Berre
3S5 Potez 25 7 Hyères-Le Palyvestre
3S6 GL 811/812 + PL 15 + Loire 130 2+7+1 Aspretto
4S1 CAMS 55.10 7 Karouba
8S2 GL 812 4 Fort-de-France
8S5 CAMS 55.10 + CAMS 37.11 2+1 Faré-Uté (Papeete)
HS1 Loire 130 6 Commandant Teste
HS2 Loire 130 3 Dunkerque
HS2 Loire 130 3 Strasbourg
HS2 Loire 130 2 Lorraine
HS3 Loire 130 2 La Marseillaise
HS3 Loire 130 2 Jean de Vienne
HS3 Loire 130 2 La Galissonnière
HS3 GL 812 2 Emile Bertin
HS4 Loire 130 3 Georges Leygues
HS4 Loire 130 3 Gloire
HS4 Loire 130 3 Montcalm
HS5 Loire 130 2 Algérie
HS5 Loire 130 2 Dupleix
HS5 Loire 130 2 Foch
HS5 Loire 130 2 Colbert
HS5 Loire 130 1 Duquesne
HS5 Loire 130 1 Tourville
HS7 Loire 130 2 Jeanne d'Arc
HS7 MB 411 1 Surcouf
HS7 Potez 452 1 D'Encrecasteaux
HS7 GL 832 1 Bougainville
HS7 GL 832 1 D'Iberville
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Louis Capdeboscq
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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Lun 6 Aoû 2007 - 13:14

Quelques commentaires:

Eric DENIS a écrit:
Avions :
38 Loire Nieuport 401/411
39 Chance Vought 156 F (importation USA)
190 Glenn Martin 167/F (importation USA) Tous livrés mais pas tous distribués.
?? Caudron 445
?? Potez 567
?? Lioré Olivier H 470
?? North American Aviation NAA 57
110 Cam 55/10
30 Bréguet 521 Bizerte

Je doute énormément que l'Aéronavale - d'ailleurs, pour info ce terme est incorrect, je crois que les puristes disent l'Aéronautique Navale - ait eu 38 Loire-Nieuport en septembre 39, ça correspondrait à plus qu'il n'a été produit à cette date.

190 Glenn Martins c'est pareil: ça correspond grosso modo au nombre qui est parti des Etats-Unis au total, y compris les appareils non assemblés à l'armistice et ceux (le plus grand nombre) affectés à l'armée de l'Air.

J'ai les mêmes réserves sur le chiffre de 39 Vought 156F, et sur la plupart des autres types d'appareils, mais comme mes chiffres représentent l'addition de ce que je connais, il suffit que j'aie oublié quelque chose pour que mes totaux soient faux. Sauf dans le cas des Glenns et de la production 1939 pour lesquels je suis assez certain d'avoir le total exact.
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takata
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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Ven 14 Sep 2007 - 17:08

Bonjour,

Il existe de très bons ordres de batailles détaillés de l'aéronautique navale, au 3 septembre, 10 mai et 25 juin, réalisés par Lucien Morareau sur le site d'aerostories :
http://aerostories2.free.fr/boards/odb/page2.html
3 septembre
http://aerostories.free.fr/boards/odb/AN030939E/
http://aerostories.free.fr/boards/odb/AN030939H/
10 mai
http://aerostories.free.fr/boards/odb/AN100540E/
http://aerostories.free.fr/boards/odb/AN100540H/
25 juin
http://aerostories.free.fr/boards/odb/AN250640E/
http://aerostories.free.fr/boards/odb/AN250640H/

Pour ce qui est des Martin 167F de la marine, il n'y en avait pas un seul en service au 10 mai 1940. Au 25 juin, ils équipent la 3B et 4B (bombardement), respectivement 7 et 4, soit 11 appareils dont 10 en AFN. On en trouve aussi 3 autres au Maroc à la 14E (exploration), soit un total de 14 Martin 167F en tout.

Pour les Vought 156F, il y en avait 0 le 3 septembre, 24 au 10 mai, (12 pour l'AB1 et l'AB3). En juin, il en restait respectivement 2 et 4, dont 4 en Algérie.

Olivier
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avz94
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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Lun 8 Oct 2007 - 23:39

Bombardier torpilleur :

LEVASSEUR PL 7

Après l'échec du chasseur biplan biplace PL 6, Levasseur se lança dans la réalisation d'un bombardier torpilleur destiné à prendre la relève des PL 2 alors en service au sein de l'aéronotique maritime française. Le prototype du PL 7 effectua la plupart de ses essais en vol à partir de 1926 avec des propulseurs Farman 12 We mis au point par Renault et Hispano-Suiza.

A la suite de la commande d'une quinzaine de machines, dont neuf étaient pourvue d'une voilure de dix-huit métres d'envergure, l'amirauté demanda au constructeur de lui livrer cinq autres appareil dotés de plans de seize mètres cinquante et un autre de dix-sept mètres cinquante. Ceux-ci entrèrent en service au sein de l'escadrille 7B1, embarquée sur le porte-avions Béarn, au mois de juillet 1930. La voilure de seize mètres cinquante fut finalement sélectionnée pour la version définitive baptisée PL 7 T2B2b.

Interdit de vol en juin 1931 pour des problèmes de vibrations ayant entraîné la désintégration de deux PL 7, l'engin reprit le chemin des unités opérationnelles en septembre 1932 avec un haubanage renforcé et une hélice tripale. Bien que totalement dépassé, il se trouvait encore dans les formations de première ligne à bord du Béarn lors de la déclaration de guerre de septembre 1939.

type : bombardier torpilleur embarqué
Moteurs : 1 Farman 12 We de 550 ch.
Performances : Vitesse maximale : 170 km/h;
Distance franchissable : 800 km
charge utile : 1 000 kg
Masse en charge : 3 950 kg
Dimensions : envergure 16,50 m; longueur 11,68 m; hauteur : 4,9 m
Armement : 2 mitrailleuses MAC de 7,5 mm montées sur un affût manié par l'observateur et une charge offensive composée d'une torpille de 670 kg ou de 510 kg de bombes.

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Lun 8 Oct 2007 - 23:43

Bombardier en piqué :

NIEUPORT Ni-140

Au dela des années trente, les ingénieurs Nieuport et Delage décidèrent de mettre fin à une longue association. Le premier, abandonnant la raison sociale de Nieuport-Delage, se lança dans la réalisation d'un avion de bombardement en piqué auquel fut attribuée la désignation de Nieuport Ni-140. Caractérisé par une voilire épaisse en M aux saumons carrés, un train d'attérissage pantalonné, une longue verrière recouvrant un habitacle biplace et des empennages de grandes dimentions, le Ni-140 présentait d'évidentes ressemblances avec le Junkers Ju 87 Stuka. Au point que les allemands accusérent Nieuport d'avoir dérobé les plans de cet appareil et de l'avoir ensuite copié.

Ayant effectué son premier vol le 12 mars 1935, le prototype du Nieuport Ni-140 avait été conçu en réponse à une fiche programme de l'Aéronavale française. Il était propulsé par un moteur Hispano-Suiza 12Xbrs développant une puissance maximale de 690 ch. Le prototype en question fut détruit dans un accident survenu au cours du mois de juillet 1935, mais une seconde machine expérimentale avait été réalisée entre temps.

L'appareil, désigné Nieuport Ni-140-02 vola, quand à lui, pour la première fois, pendant le mois de décembre 1935. Mais il ne connut guère une brillante carrière, puisqu'il fut détruit dans un accident survenu lors d'essais en piqué le 15 mai 1936. Le Ni-140-02 forma la base du projet de monoplace Ni-141, lequel allait recevoir par la suite la dénomination de Loire-Nieuport 40 et donner naissance aux bombardiers d'attaque en piqué de la marine, le LN-401 et le LN-411. Ces derniers furent employés pour des missions de sacrifice au cours de la campagne de mai-juin 1940.

type : Bombardier d'attaque en piqué
Moteurs : 1 Hispano-Suiza 12 Xbrs de 690 ch
Performances : Vitesse maximale : 335 km/h
Armement : mitrailleuses et bombes.

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LOIRE-NIEUPORT 40

Extrapolé du Nieuport 140, un avion destiné à servir le porte avion BEARN, le Loire-Nieuport 40 était une machine d'attaque en piqué répondant à une spécification de l'aéronavale. Ayant effectué son premier vol en juin 1938, le Loire-Nieuport 40, qui était l'équivalent français du Stuka, se caractérisait par des ailes en M inversé, par ses stabilisateurs horizontaux aux extrémités desquels avaient été placées des dérives et par son train d'atterrissage qui s'escamotait dans des nacelles d'intrados de voilure.

Outre six LN.40, l'aéronavale commanda trente-six exemplaires de la version LN.401 en 1939. L'armée de l'air, qui ne s'intéressait que timidement à l'aviation d'attaque en piqué, imita la marine quelque temps plus tard en faisant l'acquisition de quarante exemplaires qui recurent la dénomination de LN.411 et dont la principale caractéristique résidait dans l'absence de système de repliage des ailes.

Le LN.401 entra en service pendant l'été de 1939 dans l'aéronavale, et l'armée de l'air céda bientôt ses LN.411 à la marine qui put ainsi en constituer d'autre unités. Les LN.401 et 411 engagés dans les opérations menées au cours de la bataille de mai-juin 1940 subirent des pertes considérables face aux défenses antiaériennes puissantes qui accompagnaient les colonnes blindées et motorisées allemandes. Quelques-uns de ces avions attaquèrent la flotte italienne à Impéria, et d'autres, produits sous le régime de Vichy, furent capturés par les Allemends en novembre 1942.

type : Bombardier d'attaque en piqué
Moteurs : 1 Hispano-Suiza 12 Xcrs de 690 ch
Performances : Vitesse maximale : 380 km/h
Distance franchissable : 1 200 km
Masse en charge : 2 825 kg
Dimensions : envergure 14 m; longueur 9,75 m
Armement : 2 mitrailleuses MAC de 7,5 mm, 1canon de 20 mm et 1 bombe.

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Mar 9 Oct 2007 - 22:11

DEWOITINE D.37

Quand il se lança dans la réalisation du Dewoitine D.37, à l'époque où il développait le monoplan à aile basses D.500, Dewoitine s'intéressait de près à la formule parasol. Construit par Lioré et Olivier, l'appareil effectua son vol initial avec un moteur Gnome-Rhône 14 Kds de 700 ch qui lui conférait de bonnes performances. Dewoitine décida de poursuivre le développement de l'avion avec un prototype amélioré désigné D.371 et qui se caractérisait par un Gnome-Rhône de 800 ch. Celui-ci accomplisa première envolée en septembre 1934, avec un fuselage de type monocoque, des ailes à la structure métallique entoilée et un train d'atterrissage fixe à large voie.

Le D.371, dont l'armement se composait de deux mitrailleuses Darne d'ailes et de deux Vickers de capot-moteur, intéressa la Lituanie, qui en commanda quatorze exemplaires sous la désignation de D.372. En outre, quelques D.371 furent prélevés sur une commande passée par l'armée de l'air dans le cadre du plan I de réarmement pour être expédiés chez les républicains espagnols engagés dans la lutte contre les troupes de Franco, en même temps que les quatorze D.372 destinés initialement aux Lituaniens.

Les D.371 et D.372 espagnols, armés de mitrailleuses Vickers, firent une belle carrière opérationnelle dans l'aviation républicaine. Ils revendiquèrent la destruction de vingt et un avions nationalistes en deux mois de combat. Puis, étant jugés dépassés, ils furent affectés à des missions de patrouille côtière et d'entraînement avancé. L'aéronautique navale française, quant à elle, prit en compte une quarantaine d'exemplaires d'une version embarquée, le D.373, caractérisés par une crosse d'appontage et destinés à servir sur le porte-avions Béarn.

type : avion de chasse monoplace
Moteurs : 1 Gnome-Rhône 14 Kfs de 930 ch.
Performances : Vitesse maximale : 405 km/h
Distance franchissable : 900 km
Dimensions : envergure 11,80 m; longueur 7,44 m
Armement : 4 mitrailleuses de 7,5 mm et de 7,7 mm

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DEWOITINE D.371

C'est en septembre 1934 que le prototype D.371, version améliorée du D.37 effectua son premier vol. Il représentait l'aboutissement d'un concept, celui du monoplan parasol cher à Dewoitine. Doté d'un fuselage et d'ailes entièrement métallique, ce chasseur fit preuve de performances suffisantes pour que l'armée de l'air française en commandât 28 exemplaires au printemps 1935.

Un des états baltes créées au lendemain de la Grande Guerre, la Lituanie, commanda 14 exemplaires de la version d'exploitation (D.372), mais dut en fait se contenter d'autres appareils (des D.500 et des D.510). Le gouvernement français préleva dix D.371 sur la série destinée à l'armée de l'air et les livra, ainsi que seize D.372, aux républicains espagnols en lutte contre les franquistes. Ces appareils rencontrèrent d'importants succès dans la première phase de la guerre civile, pendant laquelle les forces gouvernementales conservaient l'avantage dans les airs. Par la suite, ils servirent à la protection côtière et à l'entraînement avancé.

En novembre 1934, l'aéronautique maritime française avait acquis 40 exemplaires d'une version navale du D.371, le D.373 (ainsi que quelques D.376 version munie d'ailes repliables), afin qu'ils servissent sur le porte avions Béarn. Doté du même armement que le D.371, le D.373 était équipé d'un crochet d'appontage et de volets.

type : avion de chasse monoplace
Moteurs : 1 Gnome-Rhône 14 Kfs en étoile de 930 ch.
Performances : Vitesse maximale : 405 km/h
Temps de montée à 4 500 m : 5'12"
Plafond absolu : 11 000 m
Distance franchissable : 900 km
Dimensions : envergure 11,80 m; longueur 7,44 m; surface alaire : 17,80 m2
Armement : 2 mitrailleuses MAC de 7,5 mm placées dans les ailes, 2 mitrailleuses synchronisées Vickers de 7,7 mm montées dans le fuselage.

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Dim 14 Oct 2007 - 15:48

GOURDOU-LESEURRE GL 810-812

La firme Gourdou-Leseurre consacra l'essentiel de ses activités à la production d'appareils embarqués. Dérivé du L-2, monoplan à aile basse et à fuselage entoilé réalisé en 1927, le L-3 fut conçu dès 1928. Il conservait les lignes générales de son prédécesseur mais était doté d'une dérive triangulaire prolongée d'une quille de même forme et d'une stucture renforcée au niveau des ailes et des mats qui permettait le catapultage.

Les essais réalisés convainquirent la marine qui passa commande de quatorze exemplaires qu'elle employa sous dénomination de GL-810 HY. Le premier de ces triplaces quitta les Mureaux le 23 septembre 1930.
En 1931, vingt GL-811 HY, possédant une double commande et équipés d'ailes repliables furent acquis par l'aéronautique navale. Ils furent suivis, en 1932, de vingt-neuf GL-812 HY qui présentaient des dimensions plus importantes. ces différents appareils servirent à bord du porte-hydravions Commandant Teste et de plusieurs croiseurs de la marine.
La plupart de ces machines était retirée des unités de premières lignes en 1939. Elles permirent cependant, dès le déclenchement des hostilités, la reconstitution hâtive des escadrilles 1S2 et 3S3 qui opérèrent des missions de lutte anti sous-marine jusqu'en juin 1940.
les principales versions : GL-810 HY version initiale; GL-811 HY version équipée d'ailes repliables, d'un équipement radio, de double commande; GL-812 et 813 versions de dimensions plus importantes.

Type : Hydravion à flotteurs d'observation et de reconnaissance
Moteur : 1 Gnome-Rhône 9 Ady Jupiter de 420 ch
Performances : vitesse maximale : 200 km/h;
Plafond pratique : 6 000 m
Distance franchissable 560 km
Masse : maximale au déjaugeage : 2 460 kg
Dimensions : envergure 16 m; longueur 10,49 m; surface alaire : 41 m2
Armement : 1 mitrailleuse de 7,7 mm tirant vers l'avant, 2 mitrailleuses Vickers sur affût dans l'habitacle central, 2 bombes de 75 kg

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Dim 14 Oct 2007 - 15:50

CAMS 55

Extrapoléde l'avion de grand raid CAMS 54 GR, qui avait échoué dans une traversée de l'Atlantique Nord en 1928, le CAMS 55 effectua son vol initial, sous la forme d'un prototype, au cours de la même année. Destiné à la reconnaissance et au bombardement, cet hydravion à coque se caractérisait par sa voilure biplane et par ses deux moteurs montés en push-pull. Au CAMS 55.001 succérèrent deux CAMS 55J à moteurs en étoile et deux CAMS 55H à propulseurs en ligne.

Les essais s'étant révélés très satisfaisants, l'aéronautique navale française passa commande d'un nombre important de CAMS 55/1, 55/2 et 55/10 qui allaient servir dans une quinzaine d'escadrilles, où ils prirent en partie la relève du Latham 47, un appareil assez médiocre. Le CAMS 55 fut à son tour remplacé par le Breguet Bizerte à partir de 1936, mais quelques exemplaires volaient encore en première ligne au début de la seconde guerre mondiale.

Parmi les nombreuses versions auxquelles le CAMS 55 donna lieu figuraient le CAMS 55/1 à moteur Hispano-Suiza 12 Lbr de 600 ch, réalisé à raison de 43 exemplaires, et le CAMS 55/2 pourvu d'un Gnome-Rhône 9 Akx réalisé à 29 exemplaires, le CAMS 55/10 pourvu de Gnome-Rhône Mistral 9 Kbr réalisé à 32 exemplaires. Par ailleurs, deux variantes qui ne dépassèrent pas le stade de prototype furent réalisées, le CAMS 55/3, détruit dans un accident en janvier 1932, et le CAMS 55/4, équipé d'une coque métallique et de flotteurs en bois.

Type : Hydravion de bombardement et de reconnaissance
Moteur : 2 Gnome-Rhône 9 Kbr de 500 ch
Performances : vitesse maximale : 195 km/h;
Distance franchissable : 1 900 km
Masse : maximale au déjaugeage : 6 900 kg
Dimensions : envergure 20,40 m; longueur 15,03 m; hauteur : 5,41 m
Armement : 2 mitrailleuse de 7,7 mm et bombes.

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Dim 14 Oct 2007 - 15:52

LATECOERE 294

Ayant remporté la compétition organisée par la marine française en 1928 concernant le choix d'un nouveau bombardier torpilleur, le Laté 29.0 fut développé à partir du Laté 28.3 sur lequel Mermoz traversa l'Atlantique sud. Effectuant son vol initial le 3 octobre 1931 avec un train d'atterrissage provisoire à roues, l'avion fut doté, quelque temps plus tard, de flotteurs. En 1932, vingt machines de série furent commandées ainsi que dix autres en 1933, et l'appareil servit au sein des escadrilles 4T1 et 1T1, basées respectivement à Berre et à Cherbourg.

Parmi les dérivés auxquels donna naissance le Laté 290 figurèrent le Laté 293, doté d'un moteur Gnome-Rhône 14 Kdrs en étoile de 725 ch et à l'empennage vertical rallongé; le LAté 294, équipé d'un 14 Kdrs en étoile et d'un empennage modifié; et le Laté 296 pourvu d'un Hispano-Suiza 12 Ydrs-1 de douze cylindres en V de 860 ch. Réalisés en un seul exemplaire, ces trois avions expérimentaux volèrent tout d'abord avec un atterrisseur à roues, puis ils reçurent des flotteurs. Le Laté 298 étant alors en développement, aucun de ces appareils ne fit l'objet d'une production en série.

Affecté à l'entraînement des équipages de l'aéronavale au début de l'année 1939, le Laté 290 réapparut dans les unités de première ligne en septembre 1939, après la déclaration de guerre, quatre de ces hydravions volant au sein de l'escadrille 1S2 formée à Cherbourg.

Type : Hydravion triplace à flotteurs de bombardement et de torpillage.
Moteur : 1 Gnome-Rhône 14 Kdrs en étoile de 750 ch
Performances : vitesse maximale : 250 km/h;
Plafond pratique : 5 000 m
Distance franchissable : 800 km
Masse à vide équipé : 3 000 kg
Masse : maximale au déjaugeage : 4 800 kg
Dimensions : envergure 19,25 m; longueur 14,62 m; hauteur : 6,06 m surface alaire : 58,20 m2
Armement : 1 mitrailleuse Vickers de 7,7 mm tirant vers l'avant et 2 mitrailleuses Lewis de 7,7 mm dans une tourelle dorsale; Charge offensive : 1 torpille DA ou 2 bombes de 150 kg.

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Dim 14 Oct 2007 - 15:53

LATECOERE 38.1

Le Latécoère 38.0, dont le premier vol survint le 24 août 1930, était un hydravion à coque et à voilure parasol destiné à servir sur la route aéropostale de l'Atlantique sud, alors en pleine expansion. Servi par un équipage de trois membres, le premier des deux exemplaires produits (avec l'immatriculation F-ACKS) était propulsé par deux moteurs push-pull montés en tadem.

Comme son prédécesseur, le second Laté 38.0, réalisé à la fin de l'année 1930, n'entra pas en service en raison des problèmes auxquels était confrontée la compagnie aéropostale, pour le compte de laquelle il avait été produit. Tandis que le F-ACKS établissait des records, le second Latécoère 38.0, devenu Laté 38.1, disparut dans un accident intervenu en mars 1933.

La marine de guerre française, intéressée par les capacités du Laté 38.0, décida d'en commander trois exemplaires qui entrèrent en service opérationnel en février 1934 sous l'appellation de Latécoère 38.1. Ces appareils furent employés au-dessus de la Méditerranée, à partir de la base aéronavale de Saint-Raphaël.

Type : Hydravion à coque de reconnaissance
Moteur : 2 Hispano-Suiza 12 Nbr
Performances : vitesse maximale : 200 km/h;
Distance franchissable : 1 800 km
Dimensions : envergure 31,40 m
Armement : 6 mitrailleuses de 7,7 mm; Charge offensive : 300 kg.

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Dim 14 Oct 2007 - 15:54

LATECOERE 300-301-302

Premier hydravion quatrimoteur conçu par la firme française, le Latécoère 300.01 (F-AKCU) s'écrasa en mer lors de son initial du 17 décembre 1931. Après un essai avec un appareil trimoteur dénommé Laté 50, la société décida de revenir à l'ancienne formule et construisit le Laté 300 n° 1, baptisé Croix-du-Sud. Destiné au transport du courrier entre Dakar et Natal, ce dernier déjaugea pour la première fois en septembre 1932. Modifié peu après, il fit d'autre traversées de l'Atlantique sud avant de disparaître en décembre 1936 avec, à son bord, Jean Mermoz.

Les trois Laté 301 assemblés en 1935 avaient une configuration identique à celle du Laté 300 et pouvaient accueillir un équipage de quatre personnes. L'un deux, tout d'abord employé par les lignes Air France pour le fret postal, fut réceptionné, en 1938, par l'aéronavale afin de servir pour l'entaînement. Rattache à l'escadrille E.4 au début de la seconde guerre mondiale, il effectua des patrouilles anti sous-marines.

Trois exemplaires du Laté 302, une version militarisée du précédent, entrèrent au service de l'escadrille E.4 de l'aéronavale en 1936. Aménagés pour recevoir huit hommes, ils menèrent des patrouilles de reconnaissance lointaine jusqu'à leur transfert à Dakar et leur ferraillage en 1941.

Type : Hydravion de reconnaissance maritime lointaine
Moteur : 4 Hispano-Suiza 12 Y drs de 12 cylindres en V de 860 ch
Performances : vitesse maximale : 215 km/h;
Plafond pratique : 5 500 m
Distance franchissable : 3 250 km
Masse à vide équipé : 13 230 kg
Masse : maximale au déjaugeage : 24 000 kg
Dimensions : envergure 44 m; longueur 26,15 m; hauteur : 7,98 m
Armement : 1 mitrailleuses Darne de 7,5 mm dans la proue et 2 tirant par les sabords latéraux; Charge offensive : 4 bombes de 75 kg montées sur des râteliers placés sur les mâts de contreventement des ailes.

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Dim 14 Oct 2007 - 15:57

LOIRE 50

Conçu comme un hydravion triplace d'entraînement et de liaison à voilure parasol, le prototype Loire 50-01 prit l'air pour la première fois le 7 septembre 1931. Après avoir coulé, à la suite d'un accident, il fut renfloué, réparé et vola de nouveau le 24 mars 1932, en configuration amphibie. En effet, cet hydravion était équipé d'un système d'atterrisseur réalisé de telle manière que les deux roues principales pouvaient se relever à l'horizontale au dessus de la ligne de flottaison.

Au cours de l'été 1933, le moteur en étoile Salmson 9 Ab de 230 ch du Loire 50-01 fut remplacé par un autre moteur en étoile Hispano-Suiza 9 Qd de 350 ch. L'appareil fut alors rebaptisé Loire 50 bis. Les caractéristiques les plus remarquables du Loire 50 bis étaient son train d'atterrissage escamotable ( un dispositif assez inhabituel sur les hydravions de l'entre deux guerres ) et son moteur à hélice propulsive, cette dernière caractéristique étant quant à elle beaucoup plus fréquente.

Le Loire 50 bis donna naissance à une seule version de série, désignée Loire 501. Au total, seuls six exemplaires du Loire 501 furent fabriqués. Cet hydravion, assez similaire au Loire 50 bis, conservait la même disposition intérieure pour les membres de l'équipage. Les six exemplaires construits furent livrés en 1935 à diverses sections de servitude des principales bases aéronavales françaises. En août 1941, le dernier Loire 501 encore en état de vol se trouvait à Karouba, près de Bizerte, en Tunisie.

Type : Hydravion à coque de servitude
Moteur : 1 moteur en étoile Salmson 9 Ab de 230 ch ou 1 Hispano-Suiza 9 Qd en étoile de 350 ch
Performances : vitesse maximale à 1 000 m : 195 km/h;
Plafond pratique : 4 850 m
Distance franchissable : 1 100 km
Masse à vide : 1 385 kg
Masse : maximale au déjaugeage : 2 150 kg
Dimensions : envergure 16 m; longueur 11,10 m; hauteur : 4,47 m; surface alaire : 39,40 m2
Armement : aucun

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Dim 14 Oct 2007 - 18:19

LEVASSEUR PL.15

Conçu à partir du PL.14 le prototype de l'hydravion de bombardement et de torpillage PL.15 prit l'air pour la première fois en octobre 1932, avec un train d'atterrissage à roues provisoire. Le premier appareil de ce type, construit en série et désigné PL.15 T2 B2b, quitta les chaînes de montage des Mureaus en avril 1933. A la fin de la même année, les machines tête de série parvinrent à la base de Saint-Mandrier. Par rapport au PL.14, le PL.15 se caractérisait par un fuselage remodelé, une voilure repliable et un moteur Hispano-Suiza 12 Nbr de 650 ch.

En 1934, trois PL.15 furent livrés à l'escadrille 7B2 de l'aéronautique navale et douze autres furent embarqués à bord du transport d'hydravions "Commandant Teste" en 1936. A la fin de 1938, les PL.15 encore en état de vol furent retirés du service et utilisés pour l'entraînement. En septembre 1939, cinq PL.15 furent affectés à l'escadrille 3S6 pour accomplir des patrouilles au dessus de l'Atlantique.

Le PL.15 pouvait être utilisé pour des missions de reconnaissance, de bombardement de jour ou de nuit (biplace ou triplace) ou de torpillage (biplace). Il était armé de deux mitrailleuses de 7,5 mm et emportait une charge offensive de 450 kg à 700 kg. Un hydravion de ce type appartenant à la 3S6 fut le premier appareil allié à couler un sous-marin allemand à la bombe, le 30 octobre 1939.

Type : Hydravion à flotteurs de reconnaissance, de bombardement et de torpillage.
Moteur : 1 Hispano-Suiza 12 Ybr de 650 ch
Performances : vitesse maximale : 200 km/h;
Plafond pratique : 4 000 m
Distance franchissable : 550 km à 190 km/h, 650 km à 160 km/h
Vitesse ascensionnelle : 3 000 m en 15 mn 7s
Masse à vide : 2 855 kg
Masse maximale au déjaugeage : 4 350 kg
Dimensions : envergure avec ailes repliées 5,65 m; envergure avec ailes déployées 18 m; longueur 12,85 m; hauteur : 5,10 m
Armement : 2 mitrailleuses de 7,5 mm; Charge offensive : 450 à 700 kg.

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Dim 14 Oct 2007 - 18:21

LOIRE 70

Conçu en 1932 en réponse à une spécification de l'aéronavale concernant un hydravion à coque d'exploration lointaine et de bombardement pouvant emporter huit hommes d'équipage, le prototype du Loire 70 effectua son vol initial le 28 décembre 1933. Les trois Gnome-Rhône 9 Kbr en étoile de 500 ch montés à l'origine furent remplacés par des moteurs 9 Kfr plus puissants. D'autres modifications furent apportées comme l'installation de deux dérives auxiliaires, la suppression du poste de tir avant et le déplacement du poste du navigateur bombardier.

Le Loire 70 affichais une vitesse maximale de 235 km/h et une masse à vide de 6 500 kg. Plusieurs poste de tir assuraient la défense de l'hydravion : deux mitrailleuses Darne de 7,5 mm étaient en position latérale avant, une sous tourelle dorsale avant, une sous tourelle dorsale arrière et deux tirant vers l'arrière en position ventrale. La mâture de la voilure pouvait recevoir des lance-bombes GPU ou TGPU ou deux lance-torpilles pour des missions de recherche et de destruction de sous-marins ( avec quatre bombes de 75 kg), de bombardement de navires de guerre ou de bases (avec quatre bombes de 200 kg ou de 400 kg) et de torpillage à grande distance avec 2 torpilles.

Sept exemplaires de série furent affectés à l'escadrille E7 de Karouba, en même temps que le prototype, entre juin 1937 et juin 1938. Dès le début de la seconde guerre mondiale, les Loire 70 patrouillèrent en Méditerranée. Trois appareils furent détruits lors d'un raid italien, le 12 juin 1940, ne laissant à la 7E qu'un seul Loire 70 en état de vol. Ce dernier hydravion fut stocké puis ferraillé.

Type : Hydravion à coque d'exploration maritime et de bombardement
Moteur : 3 Gnome-Rhône 9Kfr en étoile de 740 ch
Performances : vitesse maximale : 235 km/h;
Plafond pratique : 4 000 m
Distance franchissable : 3 000 km
Masse à vide : 6 500 kg
Masse maximale au déjaugeage : 11 500 kg
Dimensions : envergure 30 m; longueur 19,50 m; hauteur : 6,75 m; surface alaire : 136 m2
Armement : 6 mitrailleuses Darne de 7,5 mm; Charge offensive : 600 kg de bombes ou 4 grenades anti-sous-marines de 75 kg.

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Dim 14 Oct 2007 - 18:23

BREGUET 521 BIZERTE

La société Breguet s'inspira directement de l'hydravion à coque britannique Calcuta pour fournir à l'aéronavale l'appareil de reconnaissance à long rayon d'action qu"elle demandait en 1932. Biplan à structure métallique, le Breguet 521 Bizerte était équipé de trois moteurs suspendus entre les ailes. il était servi par huit membres d'équipage. L'appareil prit l'air pour la première fois en septembre 1933. Trente et un exemplaires furent produits de 1935 à 1940 et dotaient, au début de la guerre cinq escadrilles des forces navales.

Trois escadrilles furent dissoutes après l'armistice, les deux survivantes passant sous autorité vichiste. En novembre 1942, les forces d'occupation réquisitionnèrent 8 appareils. Affectés à la Luftwaffe, ils furent utilisés le long des côtes de l'Atlantique pour des missions de recherche et de sauvetage en mer.

Type : Hydravion à coque à long rayon d'action
Moteur : 3 Gnome-Rhône 14 Kirs de 900 ch
Performances : vitesse maximale à 1 000 m : 245 km/h;
Plafond pratique : 6 000 m
Distance franchissable : 3 000 km
Masse maximale au déjaugeage : 16 600 kg
Dimensions : envergure 35,15 m; longueur 20,50 m
Armement : 5 mitrailleuses Darne de 7,5 mm réparties en 4 postes latéraux et 1 poste de queue; Charge offensive : 300 kg de bombes sous les ailes.

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Dim 14 Oct 2007 - 18:25

LOIRE GOURDOU LESEURRE LGL.832 Hy

Conçu en tant qu'hydravion biplace de reconnaissance et d'observation catapultable, le Loire Gourdou Leseurre LGL.832 Hy effectua son premier vol, sous la forme d'un prototype, en décembre 1934, puis les essais en vol de l'appareil fut interrompus afin de permettre certaines modifications indispensables. L'aéronautique navale française étant satisfaite des performances de cet hydravion, une commande de six exemplaires en fut passée.

Le constructeur avait proposé dans l'intervalle que l'appareil fût doté d'un moteur plus puissant ( un Hispano-Suiza 9 Qd en lieu et place de l'Hispano-Suiza 9 Qb d'origine), mais la marine avait décliné cette offre, estimant cette transformation peu nécessaire eu égard aux missions confiées au LGL.832 Hy. La production totale de cet hydravion qui servit à bord d'un certain nombre de croiseurs lourds ( dont "l'Emile Bertin" et le "Primauguet" atteignit seulement une trentaine d'exemplaires.

A la fin de 1936, les croiseurs français auraient dû recevoir des appareils plus lourds. Mais, pour diverses raisons, ils étaient encore équipés de LGL.832 Hy. En septembre 1939, des hydravions de ce type étaient encore employés en première ligne, notamment en Indochine, où quatre d'entre eux servaient sur des corvettes coloniales et un à Saïgon. En août 1940, après la défaite et l'armistice, la marine utilisait encore huit LGL.832 Hy.

Type : Hydravion de reconnaissance
Moteur : 1 Hispano-Suiza 9 Qb de 230 ch
Performances : vitesse maximale à 1 000 m : 190 km/h;
Temps de montée à 1 000 m : 5mn 40 s
Plafond pratique : 4 800 m
Distance franchissable : 560 km
Masse à vide : 1 180 kg
Masse maximale au déjaugeage : 1 700 kg
Dimensions : envergure 13 m; longueur 8,74 m; hauteur 2,80 m; surface alaire 30 m2
Armement : 1 mitrailleuses Lewis de 7,7 mm

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Dim 14 Oct 2007 - 23:23

CENTRE NC410

Au cours de l'année 1934, les ingénieurs Roca et Caressa, de chez Farman, se lancèrent dans l'étude d'un hydravion éclaireur de combat auquel fut attribuée la désignation de Farman 410. L'appareil, dont le projet fit l'objet d'une approbation officielle en 1936, entra en concurrence avec le Loire 240, le Leo H.46 et l'Amiot 150. Redésigné NC.410, à la suite des nationalisations décidées par le front populaire, il effectua son vol initial le 10 juillet 1939, avec un atterrisseur à roue, au dessus de Toussus-le-Noble.

Le NC.410 vola d'abord avec des moteurs Gnome-Rhône 14 Knrs, puis il reçut ses propulseurs définitifs, des 14 N2/3 de 1 180 ch. L'appareil se caractérisait par des ailes basses et un empennage bidérive au dièdre positif accusé. Doté de flotteurs, ilprit l'air à partir de l'étang de Berre en septembre 1939. Dans l'intervalle, la marine avait décidé de renoncer au programme d'hydravion éclaireur de combat et le NC.410 fut transféré à Saint-Raphaël, puis à Biscarosse, afin de ne pas être détruit par d'éventuelles attaques aériennes italiennes.

En mai 1940, lorsque les Allemands lancèrent leur offensive à l'ouest, l'hydravion gagna la base aéronavale de Karouba, en Afrique du Nord. Il y trouva une fin sans gloire et fut ferraillé quelque temps plus tard. Le NC.410 ne fut jamais produit en série.

Type : Hydravion de reconnaissance
Moteur : 2 Gnome-Rhône 14 N2/3 de 1 180 ch
Performances : vitesse maximale à 1 500 m : 320 km/h;
Vitesse de croisière : 275 km/h
Plafond pratique : 5 500 m
Distance franchissable : 2 000 km
Masse à vide : 8 170 kg
Masse maximale au déjaugeage : 11 980 kg
Dimensions : envergure 26,80 m; longueur 17,70 m; hauteur 6,80 m; surface alaire 89 m2
Armement : 3 mitrailleuses Darne, 1 canon de 20 mm; Charge offensive : 2 torpilles, 2 bombes de 150 kg ou 5 bombes de 225 kg.

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Dim 14 Oct 2007 - 23:25

BESSON MB.411

A l'instar du MB.35 et du MB.410, le Marcel Besson MB.411 fut conçu par le département hydravion des usines ANF les Mureaux en vue d'être embarqué à bord du sous-marin "SURCOUF" de 4 350 t. Cet appareil, d'une grande simplicité et d'une rusticité remarquable, avait été adapté aux dimensions du hangar de ce submersible, dont la longueur atteignait 7 m et le diamètre de 2 m.

L'hydravion était sorti de son hangar au moyen d'une grue qui le déposait ensuite sur l'eau. Il se caractérisait par un flotteur central de fuselage, des flotteurs de stabilisation sous voilure et des empennages repliables. Le MB.411 effectua son vol initial à partir de la Seine, en juin 1935, puis il fut embarqué sur le "SURCOUF" deux mois plus tard. Revenu en usine au début de 1936, il y fut modifié en recevant un capot moteur NACA et des empennages de plus grandes dimensions.

Un second exemplaire du MB.411, commandé par la marine française en février 1937, vola pour la première fois six mois plus tard, puis fut stocké à l'entrepôt marine des Mureaux en attendant un embarquement sur le "SURCOUF". Le 18 juin 1940, ce dernier quitta Brest pour ne pas tomber aux mains des Allemands et rallia la Grande-Bretagne avec le MB.411 à son bord. Basé à Devonport, l'hydravion effectua quelques missions de reconnaissance, avant d'être détruit au mouillage dans le port de Plymouth, lors d'un raid de la Luftwaffe, en avril 1941.

Type : Hydravion à flotteurs de reconnaissance
Moteur : 1 Salmson 9 Nd en étoile de 175 ch
Performances : vitesse maximale à 1 000 m : 185 km/h;
Distance franchissable : 650 km
Autonomie : 2 h 40 mn
Masse à vide : 690 kg
Masse maximale au déjaugeage : 1 140 kg
Dimensions : longueur 8,25 m; hauteur 2,85 m;
Armement : sans

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Dim 14 Oct 2007 - 23:27

LIORE-ET-OLIVIER LeO H-470

Conçu à partir du prototype H-47, le H-470 fut commandé en 1937 à raison de cinq exemplaires par la compagnie Air France. L'assemblage de cet hydravion monoplan très réussi aérodynamiquement et destiné à la traversée de l'Atlantique sud fut réalisée à Berre, la voilure étant réalisée à Clichy. Par rapport au H-47, le H-470 était doté d'une coque renforcée et allongée de 30cm, d'une dérive verticale plus arrondie et d'une mâture voilure-coque en N. Le H-470 n°1 (F-AQOA) fut terminé en février 1938 et déjaugea pour la première fois de l'étang de Berre le 23 juillet 1938, le cinquième appareil étant livré en septembre 1939.

Les hydravions n° 1, 3 et 4 étaient dotés de moteurs à compresseurs Hispano 12 Y32/33, les n° 2 et 5 d'Hispano 12 Y34/35. Lors de la déclaration de guerre en septembre 1939, la marine nationale réquisitionna les cinq appareils qui furent transformés par la SNCASE en vue d'effectuer des missions de reconnaissance lointaine.

Les H-470 n° 1 et 4 furent affectés à l'escadrille E 11 à Berre le 4 décembre 1939, le n° 2, le 8 décembre 'il sera accidenté en Corse quelques jours plus tard). En février 1940, la E 11 fut transférée à Biscarosse où les n° 3 et 5 rejoignirent cette unité. En avril, depuis Berre, les H-470 commencèrent de patrouiller en Méditerranée et , en août, un des appareils fut abattu près de la Sardaigne par la chasse italienne. Après la dissolution de la E 11 (devenue entre-temps 11 E) les trois h-470 restant furent confiés à la 9 E dotée de Breguet Bizerte. Après mai 1940, les H-470 furent envoyés à Dkar pour effectuer des missions de patrouille côtière. Le dernier exemplaire fut réformé en 1943.

Type : Hydravion de reconnaissance lointaine (version militaire)
Moteur : 4 moteurs push-pull Hispano 12 Y32/33 de 860 ch ou 4 Hispano 12 Y34/35
Performances : vitesse à 2 500 m : 360 km/h;
Vitesse ascensionnelle : 2 000 m en 8 mn 15 s
Plafond maximal : 7 000 m
Distance franchissable : 4 000 km
Masse maximale au déjaugeage : 20 210 kg
Dimensions : envergure 31,80 m; longueur 21,47 m; hauteur 7,20 m; surface alaire 134,60 m2
Armement : 4 mitrailleuses Darne de 7,5 mm; charge offensive 4 bombe de 150 kg

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Lun 15 Oct 2007 - 23:31

CENTRE NC.470

Les origines du NC.470 remontent à 1935, quand la société Farman s'intéressa au développement d'un hydravion à flotteurs destiné à l'entraînement. Farman ayant été absorbé par la société nationale de constructions aéronautiques du Centre (l'une des firmes nées des nationalisations de 1936-1937) , le nouvel appareilreçut la désignation de NC.470.

Présenté au service technique de l'aéronautique 5STAé) en février 1936, l'appareil fut construit à Billancourt et effectua son premier vol, au dessus de Toussus-le-Noble, le 27 décembre 1937, avec un atterrisseur à roue. Le NC.470 pouvait accueillir un équipage de huit membres composé de quatre élèves et de quatre instructeurs. En février 1938, cette machine fut expédiée à Marignane, où elle reçut ses flotteurs, la marine commandant une dizaine d'exemplaires dans un premier temps, puis trente autres en septembre 1939.

En mars 1939 apparut le NC.471, qui se caractérisait par des moteurs Gnome-Rhône de 500 ch, mais dont un seul des cinq exemplaires acquis par la marine fut effectivement livré. Une version, portant la dénomination de NC.472 et pourvue de propulseurs américains Pratt & Whitney Wasp, fut étudiée mais jamais adoptée. L'aggravation des tensions internationales fit prendre conscience aux autorités du manque quasi total d'appareils de reconnaissance maritime. Le NC.470 et le NC.471, à l'origine destinés aux écoles, furent employés pour des missions de reconnaissance et pendant la campagne de mai-juin 1940. En 1942, la Luftwaffe captura quatorze de ces machines encore en état de voler et les céda aux Italiens.

Type : Hydravion bimoteur de reconnaissance et d'entraînement
Moteur : 2 moteurs Gnome-Rhône Akx de 480 ch
Performances : vitesse maximale : 230 km/h; vitesse de croisière : 190 km/h
Plafond pratique : 6 000 m
Distance franchissable : 1 400 km; autonomie de vol : 6 heures
Masse à vide : 3 910 kg
Masse maximale au déjaugeage : 6 000 kg
Dimensions : envergure 24,44 m; longueur 16,09 m; surface alaire 94,99 m2
Armement : 1 mitrailleuse Darne de 7,5 mm en tourelle dorsale; charge offensive 4 bombes de 50 kg

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Lun 15 Oct 2007 - 23:32

LIORE-ET-OLIVIER LeO H 246

Lhydravion à coque Lioré-et -Olivier LeO H 246 fut réalisé en 1935, à la suite d'une demande formulée par la compagnie nationale Air France. Le prototype de cet appareil, qui se caractérisait par une voilure parasol et une capacité d'accueil de vingt-six passagers, effectua son vol initial le 30 septembre 1937. Au début de l'année 1938, Air France passa commande de six exemplaires d'une version désignée H 246.1. Deux de ces machines seulement entrèrent en service avant la déclaration de guerre de septembre 1939.

Dès le début des hostilités, la marine fit connaître son intention de transformer les exemplaires produits du LeO H 246 en hydravions de reconnaissance maritime. En fait, un seul de ces appareils fut mis aux standards militaires. Ayant accompli son premier vol en juin 1940, peu avant l'armistice, le LeO H 246.1 en question fut transféré à l'escadrille E 9, avec un armement défensif consistant en quatre mitrailleuses de 7,5 mm et une capacité d'emport de charge de 600 kg.

Les LeO H 246 civils opérèrent, jusqu'au débarquement allié de novembre 1942, sur une ligne France-Algérie. Puis les Allemands s'en emparèrent et les employèrent pou des missions de transport de troupe après les avoir armés de cinq mitrailleuses de 7,92 mm, notamment sur le front de finlande. Les machines encore en état de voler à la fin de la second guerre mondiale furent rétrocédées à Air France qui les remit en service, quelque temps durant, entre Marignane et Alger.

Type : Hydravionde transport et de reconnaissance armée
Moteur : 4 moteurs Hispano-Suiza 12 Xgrs de 720 ch
Performances : vitesse maximale : 330 km/h
Plafond pratique : 7 000 m
Distance franchissable : 2 000 km
Masse à vide équipé : 9 800 kg
Masse maximale au déjaugeage : 15 000 kg
Dimensions : envergure 31,72 m; longueur 21,17 m; hauteur 7,15 m
Armement : 4 mitrailleuses Darne de 7,5 mm; charge offensive 600 kg

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Mar 16 Oct 2007 - 23:42

LATECOERE LATE 523

Après le succès obtenu avec le Laté 521, trois Laté 522 civils et trois Laté 523 navalisé, destinés à l'aéronavale, furent commandés à la firme française Latécoère. Un seul exemplaire du Laté 522, le "Ville-de-Saint-Pierre" fut cependant construit et testé en avril 1939. Très différent du Laté 521, le Laté 522 était doté d'une coque modifiée et affichait une masse maximale en charge plus importante. Cet appareil, propulsé par six Hispano-Suiza 12 Y-36/37 de 920 ch, accomplit à deux reprises la traversée de l'Atlantique Nord avant le déclenchement de la seconde guerre mondiale. Puis il fut réquisitionné et affecté à l'escadrille E6, basée à Lanvéoc-Poulmic, près de Brest. Endommagé au cours d'un vol de liaison vers la Somalie française, l'hydravion revint en France, où il fut détruit en août 1944.

Quant aux trois Laté 523, ils furent réceptionnés par l'escadrille E6, le premier d'entre eux (baptisé ALTAIR) effectuant son vol initial le 21 octobre 1938. Ressemblant d'assez près au Laté 522, cet appareil était armé de cinq mitrailleuses Darne de 7,5 mm et pouvait emporter un équipage de quatorze membres, ainsi qu'une charge offensive de 1 350 kg de bombes.

Les trois Laté 523 assemblés furent employés dans des missions de patrouilles maritimes et anti-sous-marines au dessus de l'Atlantique, missions dans lesquelles ils devaient faire preuve d'une remarquable efficacité. Le seul Laté 523 encore en état de vol en 1940 fut affecté, après avoir été réparé, à l'escadrille 4E, basée à Dakar. C'est là qu'il fut abandonné, en raison du manque de pièces de rechange, en août 1942.

Type : Hydravion à coque de patrouille maritime lointaine
Moteur : 6 moteurs Hispano-Suiza 12 Y-36/37 de 920 ch
Performances : vitesse maximale : 260 km/h
Masse maximale au déjaugeage : 32 180 kg
Dimensions : envergure 49,30 m; longueur 31,60 m
Armement : 5 mitrailleuses Darne de 7,5 mm; charge offensive : 1 350 kg

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Mar 16 Oct 2007 - 23:44

LATECOERE 611

Le Latécoère 611 fut réalisé en vue de répondre à une demande de l'aéronavale française relative à un hydravion à coque de reconnaissance et de bombardement. Cet appareil aux lignes élancées se caractérisait par une voilure haute, un empennage bidérive et quatre moteurs Gnome-Rhône 14 N placés dans le bord d'attaque des ailes. Il comportait également des flotteurs de stabilisation escamotables.

Le Laté 611, baptisé "ARCHENAR", effectua son vol initial le 8 mars 1939, quatre ans après avoir été commandé par le ministère de la marine. Il fut affecté, en avril 1940, à l'escadrille E4 de l'aéronavale, basée à Dakar, en Afrique occidentale française. Il y demeura jusqu'à la fin de la seconde guerre mondiale, puis fut employé par l'aviation civile jusqu'en février 1947, où il fut détruit dans un accident.

Dans l'intervalle, en pleine guerre, en décembre 1939, la marine française avait commandé une dizaine d'exemplaires d'une version améliorée désignée Laté 632 et propulsée par des moteurs américains Pratt & Whitney. La défaite étant intervenue, l'idée de produire cette dernière fut définitivement abandonnée.

Type : Hydravionde de reconnaissance et de bombardement
Moteur : 4 moteurs Gnome-Rhône 14 N
Performances : vitesse maximale : 335 km/h
Masse maximale au déjaugeage : 24 800 kg
Dimensions : envergure 40,55 m
Armement : 6 mitrailleuses de 7,5 mm, 2 mitrailleuses de 13,2 mm, 1 canon de 25 mm; charge offensive : 800 kg de bombes

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MessageSujet: Re: L'aéronavale au 3 septembre 1939   Mar 16 Oct 2007 - 23:45

LIORE-ET-OLIVIER LeO H 43

Le Lioré-et Olivier LeO H43 fut réalisé en réponse à une spécification de la marine nationale réclamant un hydravion à flotteurs de reconnaissance et d'observation capable d'opérer depuis des bâtiments de guerre. Conçu par l'ingénieur Benoît en 1934, cet appareil se caractérisait par l'imposant moteur en étoile Hispano-Suiza qui assurait sa propulsion, par ses immenses flotteurs reliés aux ailes par des mâts en N, par un grand balcon ventral dans lequel prenait place un observateur et par un empennage vertical volumineux.

Au terme d'essais prolongés, notamment à partir de catapultes, menés à bord du transporteur d'hydravions COMMANDANT TESTE, le prototype du LeO H43 subit plusieurs modifications dont certaines appliquées au fuselage. L'appareil fut commandé à raison de vingt exemplaires, et la première machine de série vola en juillet 1939, à la veille de la guerre. Le LeO H43 entra en service au sein de l'escadrille 3S1 pendant le mois de février 1940, époque où il était en fait totalement dépassé. N'ayant que peu participé aux opérations actives conduites en mai-juin de la même année, il fut retiré des formations, en l'occurrence les escadrilles 3S1 et 3S5, basées à Saint-Mandrier et redésignées 7S et 11S, au mois d'octobre 1940. Les exemplaires encore en état de voler allèrent à la ferraille.

Type : Hydravionde à flotteurs de reconnaissance et d'observation
Moteur : 1 moteur Hispano-Suiza 9 Vb en étoile de 700 ch
Performances : vitesse maximale : 220 km/h
Distance franchissable : 800 km
Masse maximale au déjaugeage : 3 000 kg
Dimensions : envergure 16 m; longueur 11 m
Armement : 3 mitrailleuses de 7,5 mm; charge offensive : 500 kg de bombes

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