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 La presse - L'ILLUSTRATION n° 5072 du 18-05-1940

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avz94
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MessageSujet: La presse - L'ILLUSTRATION n° 5072 du 18-05-1940   Dim 12 Déc 2010 - 22:07

bonjour

Voici un article décrivant le fait d'arme du sous-marin l'ORPHEE.

L'ILLUSTRATION n° 5072 a écrit:


L'exploit du sous-Marin ORPHEE par R. C.

Le 6 mai au matin, le sous-marin ORPHEE, retour d'une mission effectuée en mer du nord, regagnait sa base de Cherbourg. A peine arrivé dans l'avant-port, il était accosté par une vedette de la marine portant le vice-amiral d'escadre Le Bigot, préfet maritime de Cherbourg. Le vice-amiral venait apporter à l'équipage de l'ORPHEE les félicitations de la marine de guerre française et remettre au sous-marin, ainsi qu'à dix-sept de ses officiers et quartiers-maîtres, la Croix de guerre.
C'est qu'en effet l'ORPHEE venait d'accomplir un exploit d'une rare qualité. Cet exploit, nous ne pouvons mieux faire que de le relater à l'aide de notes et de textes officiels. Voici donc le récit de la mission si brillament exécutée par l'ORPHEE :

" Depuis 48h00, l'ORPHEE patrouille à louest du Skagerak, dans le secteur oriental de la mer du nord. A 3 heures du matin, il est en plongée, par une mer belle, avec une bonne visibilité et peu de vent. Son équipage a l'impression d'un exercice du temps de paix. vers 11 heures, son commandant, désireux de prendre un peu de repos après deux jours sans sommeil, s'étend tout habillé sur sa couchette. Vers 14 heures et quelques minutes, un quartier-maître le réveille. A 14h15 exactement, l'enseigne de vaisseau de quart aperçoit un sous-marin qui vient entre deux tours d'horizon, au périscope (360°). Le commandant monte dans le kiosque, où il trouve l'enseigne cramponné à son périscope. Il s'empare de l'appareil et aperçoit une autre masse noir, un deuxième sous-marin.

Un premier problème se pose : l'identification des sous-marins. Pour gagner du temps, l'ORPHEE plonge à 18 mètres pour permettre la consultation du carnet d'identification. Un doute subsiste. Est-ce un sous-marin anglais ? A 14h18, le périscope est rehissé pour une observation plus complète. un officier britannique regarde à son tour et déclare qu'il ne s'agit pas d'un sous-marin anglais. Le commandant donne alors l'ordre de placer les éléments de lancement de torpilles sur le premier sous-marin. A 14h21, le commandement de feu est donné et les torpilles lancées et, à 14h23, tandis que l'ORPHEE plonge à 50 mètres pour éviter la réaction du deuxième sous-marin ennemi, deux explosions violentes se produisent qui font chavirer le compas gyroscopique et projettent tous les plats de l'équipage sur le plancher du poste avant : les torpilles ont atteint leur but. Il est 15 heures et l'affaire est terminée. L'ORPHEE reprend la vue au périscope. Il n'y a plus rien sur la mer. Il décide de faire route sur le lieu du torpillage pour voir s'il demeure des épaves. Aux abords, il entend les hélices du second sous-marin. La situation de l'ORPHEE commence à devenir pénible, car il est en plongée depuis 14 heures, obligé de marcher sur ses batteries et devant bientôt se préoccuper de remonter à la surface pour les recharger.

Néanmoins, il continue à faire route en plongée pour s'éloigner du deuxième sous-marin. vers 19 heures, il aperçoit un gros avion Dornier qui fait des recherches dans le secteur. Le sous-marin étant immergé et les eaux de la mer du nord présentant une certaine opacité, l'avion ne le distingue pas. A 21 heures, la nuit commence et le sous-marin remonte en surface pour recharger ses batteries. Malheureusement, il fait un clair de lune désastreux. A partir de minuit, l'aviation allemande à pris contact avec l'ORPHEE. Appareils Dornier venant du nord, appareils Heinkel venant de l'est. La chasse de l'aviation allemande dure 48 heures. Pendant ces 48 heures, l'ORPHEE effectue 14 plongées. Il passe 37 heures sous l'eau. An cours de ces 37 heures de plongée, il doit franchir à l'aveuglette des champs de mines, cotoyer, pour ne pas dire plus, des bancs de sable. Enfin, il réussit à regagner sa base sans avarie."

Pour apprécier toute la valeur et toute la qualité de cet exploit, nous nous bornerons à ajouter que c'est la première fois depuis la guerre qu'un sous-marin français torpille un sous-marin ennemi et que c'est également la première fois qu'un submersible est pourchassé pendant 48 heures par l'aviation adverse.







Cordialement
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