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 Le BEARN

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avz94
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MessageSujet: Re: Le BEARN    Dim 18 Mar 2012 - 20:45

A bonne distance juste derrière le BEARN le premier avion se présente. Il est venu presque au ras de l'eau, s'emble-t-il. En réalité, il est à la hauteur de la plate-forme du BEARN et même légèrement au-dessus.





Le pilote vise aussi la ligne blanche toute droite qui court juste au milieu du pont, de l'avant à l'arrière du BEARN. L'avion se présente ainsi en ligne de vol exactement horizontale. Le pilote a gardé du moteur pour être plus précis dans sa manoeuvre. Tant pis, s'il va plus vite. Les remous d'air que traine derrière lui cette grosse masse qu'est le BEARN, lancée dans le vent à la vitesse de 12 noeuds, n'arrivent pas à faire dévier l'avion de sa trajectoire strictement rectiligne qui doit conduire ses roues à affleurer le pont.

Un moment d'émotion : et les mires ? Comme par enchantement, elles ont diparu, escamotées par les équipes de marins préposés à leur manoeuvre. Le pont est donc complètement dégagé. Voici l'avion. En moins de deux secondes, les évènements suivants se produisent : les roues touchent la plate-forme comme si l'avion voulait parcourir le pont en roulant dessus.





Juste à cet instant, la crosse est tombée du fuselage, elle a accroché une des filières, le moteur de l'avion a brusquement ralenti ... L'avion est maintenant prisonnier du navire, il est retenu par la crosse et les filières. Quelques secousses un peu brutales, et sa vitesse s'amortit. Le moteur se taît. Le biplan s'est arrêté juste à hauteur de la cheminée;;; Et voilà une manoeuvre d'appontage parfaitement réussie.





De Chaque côté du pont surgissent des matelots et des sous-officiers qui s'emparent de l'avion, le roulent fébrilement vers l'arrière de la plate-forme. Que va-t-il se passer ?

Le pont qui tout à coup, se dérobe sous l'avion en fournit bientôt l'explication. C'est l'ascenseur qui descend l'avion vers les profondeurs des hangars d'aviation.





L'ascenseur est remonté. La surface du pont est redevenue unie. Le pavillon d'atterrissage a été de nouveau hissé sur la passerelle. Aux avions suivants...





Intérieur du hangar, visite du moteur d'un P.L 7





Les pièces d'artillerie anti-aérienne du BEARN.

Avant de passer dans l'aviation embarquée, les pilotes de l'aviation maritime doivent avoir subi un entraînement spécial. Cet entraînement a lieu sur une fausse plate-forme en ciment dessinée dans l'herbe d'un aérodrome aux mêmes dimensions que le pont du BEARN. Mais le véritable entraînement, c'est celui que l'on acquiert dans les appontages réels à bord du navire en marche.

Cordialement
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Clausmaster
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MessageSujet: Re: Le BEARN    Lun 19 Mar 2012 - 15:33

La piste en béton était située à Lanvéoc-Poulmic et baptisée "Etoile du Béarn"
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avz94
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MessageSujet: Re: Le BEARN    Lun 19 Mar 2012 - 20:00

Bonsoir

merci pour cette localisation et information

Cordialement
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visaval
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MessageSujet: Re: Le BEARN    Jeu 9 Aoû 2012 - 14:33

merci pour toutes ces informations et photos...
je reviens sur le fait que le Béarn ait été jugé obsolette car trop lent ...

visaval a écrit:
bonjour
à la declaration de guerre 3 septembre 39 il n'y a qu'un seul porte avions en service
et encore il est obsolète et beaucoup top lent pour les avions dits 'moderne' il s'agit du 'BEARN'

Ni
obsolète, ni trop lent. Le Béarn a été refondu en 1934-35; les HMS
Argus, Hermes et Eagle étaient aussi lents que le Béarn et ont pourtant
eu une brillante carrière au cours du conflit. La seule et unique raison
pour laquelle le Béarn fut relégué au transport d'avions et au
ravitaillement d'hydravions au début du conflit réside dans l'absence
d'avions embarqués modernes dans l'Aéronavale à cette époque.


cette affirmation vient de CATALINA et ne semble pas dénuée d'interêt.
pourtant il y avait des D376 pas trop lents (410km/h) et bien armés (4 mit) et les LN...

que faut il en penser ?
Vincent
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Clausmaster
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MessageSujet: Re: Le BEARN    Jeu 9 Aoû 2012 - 14:46

Il était surtout trop lent pour pouvoir opérer avec les cuirassés et les croiseurs modernes. Si le conflit s'était prolongé, il aurait probablement assuré les même missions que ses homologues britanniques : entrainement, transport d'avions, escorte de convois.
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Louis Capdeboscq
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MessageSujet: Re: Le BEARN    Jeu 9 Aoû 2012 - 16:57

visaval a écrit:
Ni obsolète, ni trop lent.

C'était pourtant l'opinion de la Marine !

visaval a écrit:
Le Béarn a été refondu en 1934-35; les HMS Argus, Hermes et Eagle étaient aussi lents que le Béarn et ont pourtant
eu une brillante carrière au cours du conflit.

Le HMS Argus est passé officiellement à un statut de "fleet auxiliary" en 1938. Pour le conflit, c'était un porte-avions destiné à l'entrainement. Nécessité faisant loi, il a escorté certains convois dans l'Atlantique (pour lesquels il n'y avait pas besoin de vitesse) et transféré des Hurricane et des Skuas vers Malte ou Mourmansk. Devant le manque de porte-avions, il a aussi servi pour Torch, avant d'être enfin relégué à ses tâches d'entrainement puis de prendre sa retraite. Vitesse: un peu moins de 20 noeuds.

Le HMS Hermes, comme l'Argus, a eu une carrière assez brillante avant le conflit. Pendant la guerre, il a participé, sans beaucoup de succès, aux opérations contre Dakar et tentatives de couler le Richelieu, puis des patrouilles anti-sousmarines avant de se faire couler par la Kido Butai au large de Ceylan début 1942. Vitesse: 25 noeuds.

Le HMS Eagle: sert en Méditerranée malgré un certain nombre de faiblesses, et a effectivement rendu bien des services. Vitesse: 24 noeuds.

Le Béarn avait une vitesse de 21 noeuds environ.

Comme l'a écrit Clausmaster, sa vitesse lui permettait tout à fait de lancer des avions modernes - mais ses ascenseurs... euh! - surtout des chasseurs (pas trop lourds). Elle ne lui permettait pas de suivre une escadre de navires modernes.

Catalina, cité par visaval a écrit:
La seule et unique raison pour laquelle le Béarn fut relégué au transport d'avions et au ravitaillement d'hydravions au début du conflit réside dans l'absence
d'avions embarqués modernes dans l'Aéronavale à cette époque.

Il y avait des avions embarqués modernes, y compris les Chance Vought VM156-F commandés aux USA, mais pas beaucoup. Ensuite, pour chasser du corsaire allemand ou abattre des avions de reconnaissance, pas besoin d'avions très modernes. Il n'était pas question d'avoir l'équivalent des flottes
américaines de porte-avions qui allaient dévaster le Japon.

Le Béarn était trop lent pour suivre une escadre, c'était un mauvais porte-avions, on manquait d'avions modernes: on a donc décidé de ne pas forcer la barque et de le reléguer à un rôle auxiliaire. Surtout que le transport d'avions était un rôle clé: la France avait acheté des tas d'avions aux Etats-Unis, en payant un supplément pour les avoir rapidement. Or, ces commandes sont rapidement venues s'accumuler à New York, faute de tonnage pour les transporter: après avoir payé plus cher pour avoir les avions plus tôt, les Français devaient payer un supplément pour les stocker !
Evil or Very Mad
Par ailleurs, pouvoir importer des avions déjà assemblés était un gain de temps, dans l'atmosphère d'urgence sur tout ce qui touchait aux avions modernes. Donc, je le répète, le rôle de transport d'avions était sans doute plus important que celui de porte-avions dans le contexte de 1939-40.

Catalina, cité par visaval a écrit:
pourtant il y avait des D376 pas trop lents (410km/h) et bien armés (4 mit) et les LN...

Ces avions étaient plus lents que les bombardiers ou avions de reconnaissance qu'ils étaient censés intercepter, pour ne pas parler de la chasse adverse. Ils étaient encore moins bien armés que des chasseurs italiens (!) et leurs moteurs n'étaient pas fiables - détail gênant pour des appareils appelés à voler au-dessus de la mer - au point qu'on a sérieusement considéré l'interdiction de vol pure et simple.

C'était un reliquat du premier plan de réarmement aérien, quand on avait voulu laisser faire la libre entreprise et qu'on avait engorgé le marché, avec pour résultat la livraison de tout un tas de cochonneries inutilisables sur 3-4 ans.

EDIT: rendu à César...



Dernière édition par Louis Capdeboscq le Jeu 9 Aoû 2012 - 19:01, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le BEARN    Jeu 9 Aoû 2012 - 18:43

bonjour
cette affirmation (sur le manque d'avions embarqués modernes) est de Catalina
il faut rendre à César...
les D376 n'ont rien à envier aux swordfish "string-bag" et autres farey-fulmar qui ont permis de couler le Bismarck en 41.... et si on veut comparer avec un avion lance torpilles il y a les laté298C (hydravion)
Mais peut être que je suis à coté de la plaque ... je n'y connais pas grand chose en Latécoére...
Vincent


Dernière édition par visaval le Jeu 9 Aoû 2012 - 20:05, édité 1 fois
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Louis Capdeboscq
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MessageSujet: Re: Le BEARN    Jeu 9 Aoû 2012 - 19:12

Les Swordfish sont des avions torpilleurs. Les Français avaient effectivement un avion torpilleur pas terrible, ainsi que des bombardiers en piqué modernes. Sauf erreur de ma part, ces avions étaient capables d'opérer à partir du Béarn.

Le D373, et sa version maritime le D376 (exactement le même avion, sauf qu'il y avait un système pour replier les ailes, système qui fonctionnait d'ailleurs tellement mal qu'il n'était pas utilisé) étaient des chasseurs.

Il n'y avait pas de chasseurs modernes capables d'opérer sur un porte-avions. Les Britanniques avaient des Fulmar, certes pas terribles mais capables de 450 km/h avec 8 mitrailleuses. Le D376 c'était la version avec ailes repliables (le 30/11/1939, un pilote se tue quand l'aile de son avion se replie en vol) du D373, lequel était la version "aéronautique navale", c'est à dire avec envergure raccourcie de 30cm pour entrer dans les hangars, du D371. Le D371 était un appareil dont la conception datait de 1931 et le premier vol de 1934, et qui faisait du 380 km/h (quand le réducteur du moteur tenait le coup) avec 4 mitrailleuses.
En gros, le temps que l'Aéronautique Navale reçoive ses Dewoitine (décembre 1938), l'armée de l'Air avait déjà retiré les siens du service, en les refourguant par exemple aux Espagnols.
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visaval
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MessageSujet: Re: Le BEARN    Jeu 9 Aoû 2012 - 19:30

merci pour cet état des matériels détaillé
en somme, c'est un matériel inadapté au combat..." la livraison de tout un tas de cochonneries" ?
quels appareils ont été refourgués aux espagnols et pour être remplacés par quoi ?
les appareils de la RAF ne brillent pas non plus par leur nouveauté, pourtant...
Vincent
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MessageSujet: Re: Le BEARN    Jeu 9 Aoû 2012 - 20:23

Louis Capdebosq : "Les Britanniques avaient des Fulmar, certes pas terribles mais capables
de 450 km/h " ça me parait beaucoup pour les "Farey" Mk 1...
Mais je me trompe peut être, et si ce n'est pas le cas la différence c'est la position des ailes de l'avion (pour le D ailes parasol) et pour le Farey ailes basses...
Vincent
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MessageSujet: Re: Le BEARN    Jeu 9 Aoû 2012 - 21:53

Il est exact de dire que le Béarn était bien plus précieux pour convoyer les avions achetés aux USA. Il aurait pu lui même être équipé de chasseurs embarqués tel que le Brewster F2A Buffalo acheté par les Belges et les Finlandais ou le ou le Grumman F4F Wildcat (acheté par la France). Mais bien entendu, la priorité allait à l'Armée de l'Air.
A noter que les Britanniques utilisèrent brièvement des Buffalo sur l'Eagle, avant de revenir sur Gladiator (lequel d'ailleurs était largement suffisant à la fin de 1940 face aux CR.42 italiens). C'est à partir de 1941 que le Fulmar commença à le remplacer, suivi du Hurricane et du Grumman F4F Wildcat / Martlet par la suite.
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Louis Capdeboscq
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MessageSujet: quel   Jeu 9 Aoû 2012 - 23:51

visaval a écrit:
merci pour cet état des matériels détaillé en somme, c'est un matériel inadapté au combat..." la livraison de tout un tas de cochonneries" ?
quels appareils ont été refourgués aux espagnols et pour tre remplacés par quoi ?
les appareils de la RAF ne brillent pas non plus par leur nouveauté, pourtant...

On est complètement hors-sujet, donc je résume à très grands traits. Quand Hitler est arrivé au pouvoir, la France a lancé un premier plan de réarmement aérien, le Plan I. Ce plan a consisté en la commande d'une série d'appareils de l'époque, et s'est soldée par une catastrophe industrielle: des avions qui ont mis des années à être livrés et qui étaient dépassés à leur sortie d'usine. C'est détaillé dans tous les livres sur l'armée de l'Air de l'époque - Facon, les deux petits fascicules édités par H&C il y a quelques années, etc.

En ce qui concerne le Dewoitine 371, la Lithuanie avait commandé une version avec un armement plus lourd, qu'on a appelé le Dewoitine 372. Il a fallu du temps pour mettre au point et livrer l'avion, qui n'était pas particulièrement un succès (cf. paragraphe précédent, plus le fait qu'il était alourdi par l'armement supplémentaire). Donc les Lithuaniens n'en voulaient plus, et on les a vendus aux Espagnols aux abois tout en donnant des Dewoitine 501 à la Lithuanie à la place. Les Républicains ont aussi reçu des D.371 dont visiblement l'Air semblait pouvoir se passer.

visaval a écrit:
Louis Capdebosq : "Les Britanniques avaient des Fulmar, certes pas terribles mais capables
de 450 km/h " ça me parait beaucoup pour les "Farey" Mk 1...
Mais je me trompe peut être, et si ce n'est pas le cas la différence c'est la position des ailes de l'avion (pour le D ailes parasol) et pour le Farey ailes basses...
Vincent

Fairey c'est un constructeur d'avions, comme Dewoitine, Bréguet, Potez. Il a produit plusieurs appareils différents. Le Fulmar était topé à 272 mph, soit 438 km/h, j'avais donc exagéré de 12 km/h, mea culpa, mais ma conclusion reste la même: le D.373/376 n'était à utiliser au combat que si la situation devenait franchement désespérée.
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MessageSujet: Re: Le BEARN    Ven 10 Aoû 2012 - 7:26

Louis Capdeboscq a écrit:
le D.373/376 n'était à utiliser au combat que si la situation devenait franchement désespérée.
Cet avion aurait pu être utilisé sur un théâtre secondaire, contre des avions dépassés comme lui, le CR.32 italien ou l'A5M japonais notamment.
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MessageSujet: Re: Le BEARN    Ven 10 Aoû 2012 - 9:22

Il semble s'être comporté honorablement contre les C.R.32 en Espagne, d'après les témoignages de ses utilisateurs. Je serais plus réservé face à l'A5M.

Surtout, les Dewoitine "Aéronautique Navale" cela représente une production totale de 45 appareils, pas particulièrement fiables ni faciles à entretenir. Les déployer sur un théâtre d'opérations extérieur n'avait pas tant de sens que cela, il y avait mieux en stock.

Je ne cherchais pas particulièrement à faire le procès de l'appareil lui-même (quoique... ce n'a vraiment pas été une réussite), mais montrer que le Béarn était éventuellement utilisable pour attaquer des navires parce que son groupe comportait des avions d'attaque modernes, mais que sa chasse était très faible.
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MessageSujet: Re: Le BEARN    Ven 10 Aoû 2012 - 9:55

En effet, face à l'A5M, le Dewoitine 500/510 aurait été plus à l'aise. J'ai lu que l'Aéronautique Navale en avait utilisé, mais j'ai un doute ce sur point.
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visaval
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MessageSujet: Re: Le BEARN    Ven 10 Aoû 2012 - 10:54

merci à Louis C pour sa réponse claire
pour Loïc : le D501 (livré à l'aéronautique dans la même période -36-) aurait il pu faire l'affaire malgré sa vitesse insuffisante ?
Vincent
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MessageSujet: Re: Le BEARN    Ven 10 Aoû 2012 - 11:16

Je ne suis pas certain que le D.501 était navalisé.
La page Twiki anglaise indique 30 appareils pour l'Aéronavale et que deux escadrilles de l'Aéronavale l'utilisaient encore au début de la guerre. Mais la section aéronavale du Poste des Choufs, pourtant bien renseignée, ne le mentionne pas.
En 1939, il n'y a que 3 escadrilles de chasse à l'Aéronavale. Les AC1 et AC2 ont été équipées sur D.373/376, qu'elles vont abandonner pour des Potez 631. L'AC3 est formée en 1940, sur MB.151.
Toutefois, les escadrilles 3C2 et 3C3 sont transférées en 1938 à l'Armée de l'Air, où elles forment le GC I/8. Ce dernier est équipé de D.501 en 1939, la confusion vient peut être de là.
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