Bonjour,
voici ce que nous dit l'instruction sur le renseignement de janvier 1939 :
le génie participe à la recherhce des renseignements, plus souvent pour le Commandement que pour lui-même par :
- ses écoutes électriques, téléphoniques, radioélectriques et radiogoniométriques;
- ses écoutes de bruits souterraines ou superficielles
- ses reconnaissances d'officiers et ses études de photographies.
Les écoutes électriques : relevant dans chaque GU du commandant des transmissions, elles sont mises en oeuvre d'après les directives du Général commandant la GU (E.M., 2ème Bureau) et dans les conditions fixées par la 1er partie de l'instruction sur le renseignement et l'observation. Les officiers chargés des écoutes se tiennent en contact étroit et permanent avec le 2ème Bureau de l'E.M.
Pour ce qui concerne, en particulier, les écoutes radio, le nombre et la nature, les emplacements des différents postes émetteurs repérés peuvent permettre de déterminer les rapports des postes entre eux et d'en tirer des conclusions sur l'ordre de bataille de l'ennemi, les rassemblements de forces blindées adverses et leurs mouvements, l'organisation du commandement, etc.
Quelles que soient leur origine et leur forme, les conversations, messages ou télégrammes captés, conconstituent des documents précieux susceptibles de renseigner sur les décisions, les projets, l'état d'esprit de l'ennemi, les conditions de ses mouvements et de ses ravitaillements.
Il y a lieu toutefois, de ne pas perdre de vue que l'ennemi est libre de fausser ses transmissions et, par suite, de transmettre des renseignements inexacts.
Les écoutes électriques peuvent fournir un moyen efficace de surveiller la discipline des transmissions à l'intérieur des troupes amies, discipline dont le maintien strict s'impose, si l'on veut éviter que l'ennemi puisse, à son tour, tirer de l'écoute de nos propres communication de trop précieux renseignements.
Les écoutes de bruits souterraines et superficielles : Assurées par les unités de sapeurs mineurs, elles permettent de déceler et de repérer les bruits qui peuvent aider à déterminer l'emplacement et la nature des mouvements et des travaux de l'ennemi. Elles sont principalement utilisées dans la guerre de mines.
Les résultats sont interprétés, au point de vue technique, par le personnel spécialisé qui en est chargé.
Les chefs d'écoute sont seuls qualifiés pour communiquer directement aux commandant d'unités les renseignements intéressant leurs troupes.
Les reconnaissances et les études de photographies : Les reconnaissances terrestres ou aériennes d'officiers du génie permettent, en particulier, de faire préciser par des techniciens l'état de certains travaux ennemis et leur valeur; l'état des voies de communication au delà du front.
Ces reconnaissances peuvent être préparées par l'étude des photographies terrestres (Téléphotographies) ou aériennes.
Les postes d'écoute téléphoniques du génie : Ils doivent communiquer aux officiers de renseignements des régiments d'infanterie dans la zone desquels ils opèrent les renseignements qui intéressent leurs régiments, en particulier ceux qui ont un caractère d'urgence, tels que l'imminence d'une attaque, d'un bombardement ou d'un repli.
Les écoutes électriques : Elles sont assurées, en principe, par les unités de transmissions (sapeurs télégraphistes et radiotélégraphistes).
elle comprennent :
- Les écoutes téléphoniques;
- les écoutes radioélectriques;
- les écoutes radiogoniométriques.
les écoutes téléphoniques ont pour objet d'intercepter les transmissions téléphoniques, télégraphiques par fil et par le sol de l'ennemi.
Sur un front stabilisé, les conversations tenues par l'ennemi sur ses lignes téléphoniques avancées et, le cas échéans, ses communications télégraphiques par le sol, peuvent être captées par des postes d'écoute dits postes d'écoutes spéciales.
En période de mouvement, l'existence de lignes téléphoniques ou télégraphiques restées intactes aboutissant chez l'adversaire peut permettre de surprendre certaines transmissions par fil.
les écoutes radioélectriques ont pour objet de capter les communications radioélectriques de l'ennemi. Elles sont assurées au moyen de postes récepteurs de T.S.F. spécialisés qui sont mis en oeuvre, en principe, par les sections d'écoute radioélectriques et de radiogoniométrie d'armée, de corps d'armée et des divisions.
Les écoutes radiogoniométriques ont pour but de déterminer les emplacements des postes de T.S.F. ennemis. Ellessont assurées au moyen de postes radiogoniométriques, le plus souvent conjugués avec des postes d'écoutes radioélectriques ordinaires, et mis en oeuvre dans les mêmes conditions. elles peuvent donner des renseignements précis sur la présence, le type, l'emplacement et les mouvements des engins blindés ennemis.
Les écoutes de mines sont assurées par les unités de Sapeurs Mineurs.
Elles permettent de déceler et de repérer les bruits en vue de déterminer l'emplacement et la nature des travaux de l'ennemi. Elles sont principalement utilisées dans la guerre de mines.
Les indicateurs fournie sont parfois faussées par le manque d'homogénéité du terrain ou par la nature du bruit.
Cordialement