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 56e RAD, 8e batterie en 1940

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arzalier
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MessageSujet: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Mer 28 Juil 2010 - 7:33

Bonjour: je recherche des renseignements à ce sujet, parce que mon père a été fait prisonnier le 11 juin 1940 à Saint Valéry en Caux dans cette unité.
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Louis Capdeboscq
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Sam 31 Juil 2010 - 14:20

C'est le régiment léger de la 13 31e DI, 3 groupes de 75 et une BDAC de 47mm.
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Pontus
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Lun 2 Aoû 2010 - 18:45

Bonjour,

Je suis assez étonné du fait que des éléments de la 13eDI aient été capturés à St Valéry, il me semblait que cette DI était au nord est de Paris le 11 juin.

Pontus
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arzalier
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MessageSujet: Arzalier fostin, 56ème RAM   Dim 29 Aoû 2010 - 19:45

Bonjour: en fait, je viens de retrouver sur un autre document que mon père avait été mobilisé au 56ème RAM-et non RAD, à priori- (régiment d'artillerie de montagne, je pense) le 28/08/1939, à Montpellier. D'après ce que j'ai retrouvé sur un site dont je ne sais plus le nom, ce régiment se trouvait bien à St-Valéry en Caux, en juin 1940; mais je ne parviens pas à savoir s'il a participé à la bataille de St-Valéry ou s'il a été fait prisonnier dans les environs( le document dit juste:fait prisonnier à St-Valéry en Caux le 11 juin 1940).
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asiate
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Dim 29 Aoû 2010 - 23:53

Bonsoir
Oui, les batteries du 56e RAMD se sont effectivement battues à St Valéry. A noter que le drapeau du régiment a pu être dissimulé dans des conditions mal éclaircies, récupéré ultérieurement, et remis au service historique en décembre 1944
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arzalier
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Mer 1 Sep 2010 - 9:31

Bonjour: comment puis-je retrouver le JMO de ce régiment au mois de juin 1939? Comment ce régiment, basé et mobilisé en 39 à Montpellier s'est retrouvé début juin 39 à St Valéry en Caux et de quelle façon a-t'il participé aux combats?
Autre chose que je trouve étrange: pourquoi n'y-a-t'il pas toujours exactement la même appellation:parfois RAD, parfois RAM ou RAMD?
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Jean-Guy Rathé
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Ven 3 Sep 2010 - 7:54

Bonsoir Arzalier,
le 56e RA était une unité d'active, stationnant à Montpellier en temps de paix. C'était aussi un RA de Montagne (donc RAM) depuis les années 1930, destiné à constituer l'artillerie divisionnaire de la 31e DIA en cas de guerre.
À la mobilisation de 1939, il forme donc le 56e RAD (RA Divisionnaire) de la 31e DI; voir la liste des RA sur le site ATF40 et la liste des chefs de corps sur la section Hommes du forum. On peut donc suivre le 56e RAD en retraçant les mouvements de la 31e DI durant la campagne; les dernières unités combattantes de la 31e DI sont effectivement capturées dans les environs de St-Valéry-en-Caux le 12/6/40. Voir par exemple l'historique succinct dans GUF.

La 8e batterie appartenait au IIIe Groupe (7e à 9e Bies) du 56e RAD. Or le GUF précise que le III/56e RA a été détaché (11/6/40) en soutien de la 51e DI britannique dans la région de Manneville-lès-Plains.
D'après le Kauffer-Artillerie, un seul des groupes de ce régiment, peut-être le IIIe justement, était équipé de 75mm de montagne Schneider mle 19/28, les deux autres groupes disposant de 75mm de campagne hippomobiles.

Au SHD de Vincennes, le catalogue en ligne indique que des archives du 56e RA figurent au carton 34N-576.

Cordialement,
Jean-Guy Rathé
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asiate
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Ven 3 Sep 2010 - 9:47

Voici ce qu'avait répondu le Service Historique au chef de corps de cette unité, recrée en 1974 comme régiment de réserve stationné à Provins (et dissous depuis) :

"Période 1939-1940 : Les premières mesures de la mobilisation portent le 56° R.A., en échelon de couverture, dans le secteur des Alpes, plus particulièrement dans la région de LE SAIX.
Mis aux ordres de la VIIIème Armée, le régiment fait mouvement sur MONTBELIARD puis sur FERRETTE (Haut-Rhin) où il passe les mois d'hiver à parfaire son instruction.
Le 22 Février 1940, le 56° RA, aux ordres de la Vème Armée, est transporté dans la région de SARREBOURG, en vue de relever le 58ème R.A.D. dans le secteur de BITCHE. Il fait mouvement le 28 Mai sur COURN4Y- EN - BRAY, puis le 2 Juin, dans le cadre de la Xème Armée sur la PRESLE, région sud d’ABBEVILLE.
Le 4 Juin, en liaison avec la 51éme D.I. britannique, la 31ème D.I. (dont fait partie le 56° R.A.) lance une attaque destinée à réduire la tête de pont lancée par les Allemands sur la Somme. Devant la disproportion des moyens opposés, celle-ci s'avère infructueuse. Très éprouvé le régiment doit faire face, dès le lendemain à, une nouvelle poussée ennemie. Il se replie à nouveau en direction de HUPPY (Somme) puis de PIERRECOURT, au sud de BLANGY (Seine-Maritime).
Le 8 Juin, une intense activité de l'artillerie se manifeste de part et d'autre, laissant prévoir une attaque imminente de l'adversaire. Les feux nourris de l'artillerie allemande contraignent le régiment à se replier sur la maison forestière des GRANDES VENTES, puis dans la nuit du 9 au 10 Juin, en direction de l'Ouest. Regroupé à ST VALERY EN CAUX, il reçoit pour mission de protéger les embarquements par mer.
Le 12 Juin, après avoir épuisé toutes ses munitions, le 56eme régiment d'artillerie met bas les armes. Il est alors fait prisonnier
."

Le carton détenu au SHD est d'une indigence rare : On n'y trouve que le rapport de l'Adjudant Cau, libéré comme grand blessé après l'armistice, dont voici une copie :

Rapport de l’adjudant Cau Francis de la 5e bie du 56e RAMD sur l’attitude du capitaine Robert et de sa batterie au combat de Manneville-es-Plain les 11 et 12 juin 1940.

La 5e Bie du 56e RAMD commandée par le capitaine Robert prend position le 11 juin 1940 à 15h30 en bordure d’un chemin creux à la sortie de Manneville-es-Plain, à 300 mètres de la route de St Valery-en-Caux à Veules-les-Roses.
La situation est assez confuse, le chef d’escadron cmdt le 2e groupe du 56e RAMD, Commandant Anduze, parti à midi en direction de St Valéry à la recherche du PC du régiment, n’est pas encore revenu et ne devait plus revenir, tué à St Valéry vers 14h30 dans la voiture du Colonel Verdier, Cdt le 81e RIA, accompagné de son capitaine-adjoint Lieutenant Alcalis. Ces 3 officiers, tués sur le coup par l’éclatement d’un obus tombé à 4 mètres derrière la voiture, reposent au cimetière de la ville (1) . Le Capitaine Mullot, capitaine-adjoint, prend le commandant du groupe.
Le Capitaine Robert reçoit comme mission de tirer en direction de St Valéry. Les lignes paraissent être assez mouvantes et les renseignements précis manquent. Néanmoins le Capitaine a à cœur de soutenir au maximum l’Infanterie qui se bat sans relâche depuis le 4 juin, cela il le fait avec des moyens de fortune, en effet c’est à l’aide d’une carte d’almanach postal qu’il détermine la distance des objectifs.
Vers 20 heures un coup de téléphone annonce au Capitaine que ses tirs ont été observés par un Sous-Lieutenant du 73e d’Artillerie qui passe le message suivant : « J’ai pu observer votre tir, il était très bien, vous avez atteint des chars ennemis, tirez maintenant 400 mètres à droite car les chars se sont déplacés. »
La batterie tire jusqu’à 23 heures. Quelques coups fusant éclatent au dessus de la position sans faire de mal.
Vers 0h30 un ordre reçu par téléphone prescrit de mettre les canons hors de combat et de se préparer à embarquer en emportant les armes individuelles et automatiques ainsi que les sacs. Les appareils de pointage sont alors faussés les culasses démontées et les différentes pièces dispersées dans les champs aux alentours.
La batterie se rassemble en ordre dans le chemin creux et fait une centaine de mètres dans la nuit. La pluie a commencé de tomber. Tout à coup un ordre arrive : « Halte, attendez de nouveaux ordres. ». Les hommes sommeillent en s’abritant de leur mieux.
Après un moment d’attente, voyant qu’aucun ordre ne venait et comprenant que la situation était grave le Capitaine Robert et la Capitaine Mullot se rendent au QG de la division pour y obtenir des ordres précis. Le général leur répond : « Nous devons tenir le secteur et nous le tiendrons jusqu’au bout » (2) .
Vers 5 heures du matin, le capitaine fait mener toute la batterie dans la cour du château de Manneville. La pluie continue de tomber fine et froide. Le capitaine ordonne au brigadier d’ordinaire de faire le café pour tout le monde.
Au bout d’un moment je suis prévenu par un canonnier que le Capitaine me demande ainsi qu’à l’adjudant de batterie. Nous le trouvons, calme et songeur, à l’entrée du château, le visage un peu pâli par l’effort incessant qu’il ne cesse de soutenir depuis le début de cette campagne de la Somme qui ne lui a laissé aucun moment de répit. Marchant la nuit et une partie de la matinée, mangeant à la hâte le même menu que ses hommes, préparant les tirs demandés, en surveillant l’exécution et recommençant ainsi chaque jour à donner à chacun l’exemple du chef dans tout ce que ce rôle exige d’abnégation et de sacrifice.
C’est à ce moment que le capitaine nous met au courant de la situation telle qu’elle se présente. Il nous relate brièvement sa visite au QG de la Division et la réponse du Général et nous dit ensuite, « Je viens d’apercevoir au large des bateaux de guerre qui croisent. Nous pourrons certainement embarquer mais avant tout nous devons nous défendre. L’Infanterie va attaquer et nous devons nous tenir prêt à lui apporter le maximum d’aide. »
- « Cau vous allez amener sur la position de Batterie et remettre toutes les pièces en état de tirer.
- Bourdel (c’est le nom de l’adjudant de Batterie) vous allez amener tous les conducteurs, faites rebatter les mulets prêts à charger le matériel dans le cas où il faudrait progresser avec l’Infanterie. »
J’exécute l’ordre que je viens de recevoir en en vingt minutes, 3 pièces sur 4 sont prêtes à tirer. Seule la 4e est impossible à remettre en état car le frein a subi une avarie et s’est complètement vidé. Je rends compte au capitaine du résultat, il m’accueille avec un grand sourire et me dit en me tapant amicalement l’épaule : « Ca va mieux, hein Cau ? Vous savez, l’ordre de mettre les pièces hors de combat, et bien il y a là-dessous un coup de la 5e colonne, je vous raconterai ça… »
L’entrain et la bonne humeur du capitaine ont gagné ont gagné tout le monde et chacun a reprit confiance en voyant son chef heureux du résultat qu’un travail acharné et violent vient d’obtenir.
La 5e Batterie ne possède que peu de munitions sur sa position et le Capitaine fait organiser une corvée pour aller chercher des caisses d’obus, de douilles et de fusée sur la position de la 6e Batterie distante d’environ 150 mètres. La pluie a cessé de tomber.
Le Capitaine Mullot passe sur la position de la 5e batterie. Tout le monde est à son poste. Il demande au Capitaine Robert de tirer en direction de Veules-les-Roses car c’est par là que le crépitement des mitrailleuses est le plus intense. Le capitaine part sur la route de Veules-les-Roses en compagnie de son Lieutenant de tir, le Sous-Lieutenant Thomas, à la recherche d’un observatoire.
C’est alors que nous essuyons une première rafale de balles traceuses provenant d’un bois où depuis un moment on entend une fusillade intense. Le Sous-Lieutenant Thomas revient rapidement à la Batterie. Je le mets au courant de ce qui vient de se passer. Il part, la canne à la main, debout, à travers champs en direction du bois où le bruit des mitrailleuses est de plus en plus fourni. Il revient en courant après avoir atteint la lisière et nous crie de nous préparer à tirer sur des chars.
Pendant ce temps le capitaine est revenu sur la position et fait disposer les trois pièces de manière à utiliser au mieux la position de Batterie. Les hommes sont nerveux, moi-même je ressens à ce moment ce que l’on pourrait appeler « l’angoisse du combat ». Le Capitaine d’une voix assurée commande : « Pièces essieu-bas ! ». La manœuvre est exécutée rapidement et en ordre. Les servants préparent les munitions, les pointeurs sont attentifs auprès de leurs appareils. Tous les servants sont à genoux à leur poste de combat. Le capitaine, le Sous-Lieutenant Thomas, l’Aspirant Dubuey, chef de la 2e Section, et moi-même chef de la 1ère Section sommes debout et scrutons à la jumelle la lisère du bois d’où vont surgir les chars.
Ils surgissent, un peu sur la gauche du champ de tir, à la corne du bois, cinq sur la droite en direction de St Valéry. La batterie ouvre le feu, la 1ère pièce prend à partie le char de gauche, les 2e et 3e ceux de droite. Les chars ripostent. La 3e rafales du char de gauche éclate sur la première pièce, le Capitaine Robert donne l’ordre de s’abriter dans le chemin creux. Il y a 3 morts : 1er D’Amico Marius (3) servant à la 1ère pièce, 2e Espagnon Charles, servant à la 1ère pièce, 3e Barthou Alexandre, pointeur à la 2e pièce. Et quatre blessés :
Adjudant Cau, chef de la 1ère Section.
Brigadier Debranc Etienne, chef de la 1ère pièce.
Marrot Marcel, servant à la 2e pièce.
Caly François, pointeur à la 3e pièce.
Les morts et les blessés sont descendus dans le chemin creux, le Sous-Lieutenant Thomas, le Lieutenant Roucquette (Vétérinaire-Lieutenant qui se trouvait sur la position) essaient de sauver D’Amico qui râle avec les deux jambes sectionnées.
Le Capitaine ordonne aux brancardiers d’évacuer les blessés vers le poste de secours et part lui-même reconnaître si le chemin de la mer est encore libre. Les chars n’ont pas essayé de s’approcher et ont disparu. Le capitaine revient en annonçant que le chemin est libre. Me voyant blessé, il prend dans ses bras et sanglote un peu en me disant « Et dire que moi je n’ai rien, c’est terrible Cau, vous comprenez, ce sont mes hommes. »
Le Capitaine se ressaisit rapidement et donne l’ordre de commencer à acheminer les servants vers la mer par petits groupes. Il annonce qu’il va lui-même chercher les conducteurs restés à l’échelon.
J’ai l’impression que je peux marcher et je me dirige vers la mer, soutenu par le Mdl Delmau et le canonnier Delgenes. Nous sommes fait prisonniers en arrivant au bord de la falaise par les équipages de deux chars allemands qui gardent l’accès sur la plage.
Je devais voir quelques instants après le Sous-Lieutenant Thomas tué d’une balle en plein front et apprendre qu’il était tombé en se dirigeant vers la mer après avoir quitté le dernier la position de Batterie.

L’adjudant Cau, Chef de la 1ère Section de la 5e batterie du 56e RAMD

(1) : J’ai connu le détail de la mort de ces trois officiers par le récit que m’en a fait le chauffeur de la voiture, soldat Grisonne du 81e RI, qui, blessé en même temps, était mon voisin de lit à l’Hospice Général de Rouen du 14 au 27 juin 1940 date à laquelle il est parti dans un camp de prisonniers.
(2) Ces paroles me furent rapportées par le Capitaine le 12 au matin.
(3) D’Amico était conducteur muletier. Il venait volontairement servir la pièce pour aider ses camarades car le peloton de pièce était incomplet.


A noter qu'il n'existe pas d'historique régimentaire connu pour la période 1939-1940. Le JMO, selon toute vraissemblance, a été détruit à St Valéry.
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arzalier
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Lun 4 Oct 2010 - 0:50

Bonjour: je veux me rendre au SHD de vincennes; vous me dites que la référence du carton pour le 56ème RAM est 34N-576; moi je ne trouve pas mieux que 34N 6-400 pour l'infanterie et 34N 545- 774 pour l'artillerie; comment puis-je avoir une référence de carton plus précise pour la 31ème division d'infanterie et pour la 51ème division d'infanterie britannique?
D'autre part pourriez-vous me donner vos sources concernant les renseignements pour le IIIème groupe du 56ème RAD?
Merci d'avance.
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Jean-Guy Rathé
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Mar 5 Oct 2010 - 19:58

Bonjour Arzalier,
pour ce qui est des inventaires des archives, il faut chercher mieux sur le site du SHD. Le plus simple c'est de télécharger éventuellement les PDF des sous-séries qui nous intéressent (à partir des liens en rouge!).
Fouillez par exemple en suivant le chemin: Les collections - Les fonds d'archives - État des fonds... consultables en ligne - L'état sommaire des fonds d'archives... - Armée de Terre - Série N.
Et là vous trouvez les volumes téléchargeables décrivant les sous-séries de la série N, 1920-1940.

Grâce à Asiate (merci pour l'intéressant rapport de l'Adj. Cau!), on sait déjà que le carton 34N-576 est pauvre et qu'il n'existe pas d'Historique du 56e RA, 1939-40. Vous devriez découvrir que des archives de la 31e DI figurent dans les cartons 32N-193 à 201. À vue de nez, ça ne semble pas très prometteur pour l'artillerie divisionnaire, mais sait-on jamais?

Est que les archives du SHD ont quelque chose sur la 51e DIW (i.e. britannique)? Je sais pas vraiment.

Les sources indiquées sont:
- GUF c'est pour les "Historiques succincts des Grandes Unités Françaises". La référence au III/56e RA se trouve dans le chapitre sur la 31e DI.
- Kauffer-Artillerie c'est pour le "répertoire Kauffer sur l'artillerie".
Vous trouverez des explications sur ces ouvrages dans la section "Livres et ouvrages de référence" du forum.

Cordfialement,
Jean-Guy Rathé
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Bernrd Dodne
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Dim 2 Jan 2011 - 22:16

Bonjour: présence actuelle du 56 à St-Valéry en Caux.

L'action du 56 en juin 40 autour de St-Valéry en Caux a été bien résumée par M. Nobécourt dans son livre "Les Soldats de 40 dans la première bataille de Normandie".
Actuellement ce souvenir est perpétué par un monument dédié aux artilleurs des 56 et 256 (régiment dérivé, 155 CS), situé entre Manneville es Plains (défendu par le 22 ème RIC) et les falaises, le long de la grand-route reliant Saint-Valéry à Veules les Roses. Le sous-lieutenant Thomas, dont parle l'adjudant Cau, a été tué à proximité de cet endroit alors qu'il commandait lui-même le tir d'une pièce tirant à vue sur les chars allemands. Il est inhumé à la nécropole nationale de St-Valéry.
Une cérémonie a lieu tous les ans à St-Valéry aux alentours du 11 juin. Des cérémonies "d'Arme" sont en cours de mise au point pour honorer chaque Arme ou subdivision d'Arme sur chacun des monuments érigés, avant une cérémonie oecuménique à la nécropole. Si quelqu'un envisage d'y participer, je peux me mettre à sa disposition.

Le 56 RA a été reconstitué dans les Réserves comme régiment anti-aérien (40 Bofors), et les écoles à feu avaient lieu ... à St-Valéry, non sans émotion pour les cadres.
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Bernrd Dodne
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Dim 2 Jan 2011 - 22:29

Documents sur la Bataille de St-Valéry.
Peu de choses disponibles, comme vous le faites tous remarquer. Si ce n'est que ... Monsieur Nobécourt était en 1940 capitaine au 39ème RI (régiment de Rouen), qu'il était issu d'une très ancienne famille normande de propriétaires terriens, et qu'il connaissait donc très bien la région et les conditions de combat de l'époque. Il a passé les 20 années qui ont suivi le conflit à recueillir les témoignages disponibles, écrits parfois mais surtout oraux des habitants, et à retrouver les traces encore fraiches des combats de 40 en Seine-Maritime, épargnée en 44. Travail qui serait très difficile actuellement, et qui donne une grande valeur documentaire à son livre malgré son âge.
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dhouliez
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Lun 3 Jan 2011 - 22:22

Effectivement, l'ouvrage de RG Nobécourt est une référence sur les combats de 40 en Normandie. Evidemment, quand on s'intéresse à une unité en particulier, on aimerait qu'un livre entier lui soit consacré...

Comme j'ai eu l'occasion de le préciser par ailleurs, le livre dispose d'un index des noms de personnes, des noms de lieux et des unités citées, ce qui facilite grandement les recherches ultérieures.

Cdt

DH
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Ariègeois
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Mer 2 Mar 2011 - 23:12

Bonsoir,

Je ne m'étendrai pas sur les circonstances qui m'ont conduit sur ce forum.

Mais, mon Père ayant servi de 37 à 40 au 56ème RAD (Section Transmissions) de MONTPELLIER et ayant été fait prisonnier à St Valéry en Caux le 11 juin 40, je voulais juste laisser un témoignage très fragmentaire; une petite contribution basée sur des souvenirs, certes prégnants" mais exposés après plus de 70 ans, et à ce titre pas forcément très exacts ou rigoureux.

Mais bon !
-la confusion entre RAD (Rgt d'Artillerie Divisionnaire), qui était à priori son appelation réelle, et RAM pourrait provenir de la cohabitation au sein du 56éme d'un (ou plusieurs) groupe d'Artillerie de Montagne avec pièces démontables transportées à dos de mulet et d'Artillerie traditionnelle avec pièces tractées par des chevaux
-à l'été 39, le Rgt était effectivement en "manoeuvre" à la frontière italienne, et à un moment ou l'autre peut être du côté de Modane (probablement au Col du Clapier où il aurait neigé le 14 juillet)
-après la déclaration de guerre, il aurait été positionné sur la Ligne Maginot dans le Secteur de BITCHE
-il a ensuite été déplacé sur la Somme pour tenter de contrer l'avancée allemande et a été repoussé sur Saint Valéry en Caux
-les (ou des) prisonniers ont été, à marches forcées, dirigés par Bethune, la Belgique et la Hollande sur le Stalag VI C à BATHORN (Région de l'Ems/Hanovre)
-de là, les (ou des) prisonniers ont été transférés dans des Arbeit Kommando (concernant plus particulièrement mon Père et quelques autres dans des fermes autour du Village de HOYEL, vers OSNABRUCK et BIELEFELD)

Je suis bien entendu interéssé par toute info, confirmation ou autres.
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Fort
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MessageSujet: Combats du 56eme RAD (suite)   Jeu 12 Avr 2012 - 22:37

Bonjour,

Mon grand-père appartenait aussi au 56eme RAD. Il a été tué le 6 juin 40 sur la Bresle. Lorsque les autorités ont fait part de son décès à ma famille (en 41), ils l'ont situé à Foucarmont, mais son corps n'a jamais été retrouvé. J'ai également vu qu'un gersois avait été tué le même jour, à priori au même endroit, selon le site de l'ONAC du département. Dans le livre pré-cité de Noblecourt, pas de détails sur les combats menés le 6 juin par le régiment. Quelqu'un aurait-il éventuellement des informations ?
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Barthes
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Sam 4 Jan 2014 - 18:08

Bonsoir
voici une photo du 56ème R.A. avec quelques noms.
Prise certainement juste avant l'entrée en guerre : képi mod.35, vareuse troupe mod.1920 kaki.
Cdt
B.

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BOUTIN Didier
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Jeu 27 Fév 2014 - 10:53

Bonjour a tous 
Je cherche des renseignements sur la 8eme batterie  notament  sur son deplacement en scandinavie via l'ecosse
( mon pere BOUTIN Armand 6eme de l'avant dernier sur la photo ci dessus )

cordialement
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BOUTIN Didier
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Jeu 27 Fév 2014 - 11:02

suite à mon message, pour plus d'information, mon père est le 6ème de l'avant dernier rang en partant de la gauche
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Loïc Lilian
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MessageSujet: 8e Bie IIIe Groupe 56e RA   Ven 28 Fév 2014 - 18:55

bonsoir

ce régiment n'a rien à voir avec le Corps Expéditionnaire Français en Scandinavie (C.E.F.S.) envoyé en Ecosse et en Norvège

avec sa division il n'a jamais été plus loin que la Lorraine la Picardie et la Normandie

les unités du CEFS engagées :

C.E.F.S. ATF40

Salutations
Loïc L.
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dhouliez
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Ven 28 Fév 2014 - 20:19

Bonsoir,

Comme régiment d'artillerie de montagne, le 56e devrait compter 2 groupes de 75M et 1 groupe de 105 M.

J'avais pensé que si il était à trois groupes de 75, c'est que son groupe de 105 (au moins le matériel) lui avait été retiré pour former le 11e groupe autonome d'artillerie de montagne attribué au CEFS...

Mais il semble que j'ai confondu avec le cas du 2e RAM, qui n'avait plus que 2 groupes en mai.

Peut être y a t il eu néanmoins tranfert de personnels d'une unité à l'autre..

Cordialement,

DH
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BOUTIN Didier
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Lun 3 Mar 2014 - 11:47

sujet : 56ème RAM,

Bonjour,

le XIème GROUPE AUTONOME DE 105 DE MONTAGNE
Lors du départ de la 28ème D.I d'Alsace, le 3/2 cantonné à INGENHEIM devait embarquer par un des derniers trains de la Division.
Une heure avant le départ, il reçoit l'ordre de rester sur place.
Il est désigné pour participer à l'expédition de Norvège et prend le nom de "XIème groupe autonome de 105 de Montagne" commandant DUCHEN.
Une transformation profonde est effectuée
De nombreux "spécialistes" lui avaient été enlevés au cours de l'hiver et n'avaient pas été remplacés ; la visite médicale élimine quelques hommes : l'autorisation donnée aux pères de trois enfants de rester en France crée de nouvelles brèches.
Il faut compléter les effectifs.
Plus de 200 nouveaux prélevés sur le 56ème R.A.M et désignés d'office viennent combler les vides Le groupe reçoit également des renforts en animaux et il est équipé avec du matériel roulant ultra moderne.
Le voyage commence le 19 Avril par voie de fer. Le groupe arrive le 21 à Landernau ; cantonnement à Plouneventer et Guipavas.
Le 26, il embarque à Brest sur le paquebot "DE GRASSE" et sur la "VILLE DE MAJUNGA", mais la plupart des camions restent sur les quais du port.
Le 30, au large de la baie de Greenock, il est témoin de l'incendie du contre-torpilleur X91.

Le 1er Mai débarquement en Ecosse à Glasgow; deux cantonnements : Glasgow pour les conducteurs et Burnbank près d'Hamilton pour les servants et l'E.M du groupe.
La retraite de Norvège précipite les évènements, le groupe n'ira pas en Norvège.
Le 19 il quitte l'Ecosse par voie ferrée.
Les voitures quoique chargée déjà sur les trucs, doivent être descendues à terre
, car les tunnels sont paraît-il trop bas pour de tels chargements.
La colonne des camions quitte Hamilton le 19 à 23h45 et sous la vigilante direction de la police anglaise, elle se dirige sur Liverpool où elle rejoint le reste du groupe à 16 heures pour être embarquée aussitôt avec lui sur le "MASSILIA" qui prend la mer, dès 20 h au milieu des acclamations de la foule.
Le 22, le groupe débarque à Brest ; il passe quelques jours à Saint-Renan avant d'aller à Saint-Germain-en-Laye où se reforme la Division de Norvège du général DURAND.
Mais ce dernier a pu obtenir un groupe d'artillerie auto et la veille de son départ pour le Nord, il renvoie le groupe dans les Alpes.
Le groupe qui débarque le 4 Juin dans le Briançonnais se retrouve ainsi dans des sites bien connus.
Il met en batterie près du col de Granon à plus de 2000 mètres d'altitude et attend avec impatience son entrée en action pour laquelle il a été tenu en haleine depuis dix mois.
Le 10 Juin, l'Italie déclare la guerre à la France, mais la première ligne reste inviolée ; le groupe n'a pas à intervenir. Il subit seulement un bombardement d'avions allemands mal ajusté, qui ne fait aucun dégât.
Le 25 Juin, c'est l'armistice Franco-Italien.
Le groupe se rend par étapes à Laragne où, la rage au cœur et les larmes aux yeux, il est obligé de désarmer un matériel qui n'a pas été vaincu.

Je suis preneur pour tout renseignement complémentaire.
Cordialement
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dhouliez
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Lun 3 Mar 2014 - 13:31

La piste était donc la bonne.
Où avez-vous déniché ce petit texte ?

Cordialement,

DH
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ALVF
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MessageSujet: 56e RAD   Lun 3 Mar 2014 - 15:04

Bonjour,

Ce texte de l'historique du XIe Groupe autonome de 105 M du 2e R.A.M, nouvelle dénomination du IIIe Groupe du 2e R.A.M de 1939, me semble inspiré de celui de l'Historique imprimé des 2e et 202e R.A édité à Grenoble en 1945 par l'Amicale du Régiment.
A noter que l'ex-IIIe Groupe du 2e R.A.M fut remplacé par un Groupe d'obusiers de 105 C motorisé et les caractéristiques de ces matériels conduisent logiquement à affecter ce groupe au 202e R.A.T.T comme VIIe Groupe du 202e R.A.T.T qui compte donc à partir de mai 1940 les Ve et VIe Groupes armés de 155 C et le nouveau VIIe Groupe de 105 C.
Cordialement,
Guy François.
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Mar 4 Mar 2014 - 11:12

Sujet : 56e RAD

Bonjour,

La réponse à la question posée ci-dessus est "Ancestramil"

D'autre part je voudrais retracer le parcours du 56è RAD en 1939 jusqu'au mois d'avril 40.
(il aurait franchi le col du Galibier sous la neige le 14 Juillet !)

Cordialement
BD
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MessageSujet: Re: 56e RAD, 8e batterie en 1940   Mar 4 Mar 2014 - 13:17

Bonjour,


Boutin Didier a écrit:
(il aurait franchi le col du Galibier sous la neige le 14 Juillet !)

L'hiver 39-40 a été très neigeux et les combats de juin 40, du Restefond à la Savoie, ont eu lieu dans un paysage très hivernal avec des couches de neige de plus d'un mètre et même voisinant les deux mètres par endroit : bon nombre de sentiers d'altitude étaient impraticables et des chutes de neige entravaient la progression des Italiens qui ont eu des pertes très importantes par gelure

@+
Alain
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