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 5e BM

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thom
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MessageSujet: 5e BM   Mar 20 Juil 2010 - 19:20

bonjour,

mon grand-père ayant servi au 5e Bataillon de mitrailleurs durant la campagne 39-40, je suis à la recherche de renseignements sur ce bataillon. Initialement en renfort de la 47e DI au début de la drôle de guerre il aurait combattu au côté du 174e RIF dans le SF Sarre, lors de l'opération Tigre en juin 40 (?).
je ne connais malheureusement pas ses différents stationnements entre ces 2 dates, ni ses différentes affectations.
Remerciant par avance ceux qui pourraient m'apporter de plus amples informations
thomas
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MessageSujet: Re: 5e BM   Mar 20 Juil 2010 - 19:33

thom a écrit:
. Initialement en renfort de la 47e DI au début de la drôle de guerre il aurait combattu au côté du 174e RIF dans le SF Sarre, lors de l'opération Tigre en juin 40 (?).

Au sujet de l'opération Tigre , je vous conseille ce hors série de la revue Batailles


Vous pourrez le commander sur le site H&C/batailles :
http://batailles.histoireetcollections.com/hors-serie.html
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thom
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MessageSujet: Re: 5e BM   Mar 20 Juil 2010 - 20:09

merci, je l'ai effectivement lu. malheureusement il n'y a qu'une ligne sur le 5e BM...
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MessageSujet: Re: 5e BM   Mar 20 Juil 2010 - 20:27

Argh .
Je n'ai malheureusement pas beaucoup d'informations sur cette unité .
Bataillon de mitrailleurs hippomobile , issu du CMI 81 ( Dijon , Autun ) , mobilisé le 27/08/1939 et affecté initialement a la 47e DI , comme vous l'indiquiez .

son insigne


Alain
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MessageSujet: Re: 5e BM   Mar 20 Juil 2010 - 20:33

Je peux rajouter que , d'après les historiques succincts , le 5e BM sera affecté a la 47e DI du 12 avril au 15 mai 1940 , date a laquelle il semblerait passer sous le commandement du SFF ( secteur fortifié des Flandres ) .

Alain

EDIT : correction , l'historique du SFF ne confirme pas ce point .
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thom
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MessageSujet: Re: 5e BM   Mer 21 Juil 2010 - 0:06

merci.
Effectivement, je pense d'après ce que m'a dit mon père que le 5e BM a été donné en renfort à un secteur fortifié, mais je ne connaissais pas les dates, ni le lieu.
A quelle division le 5e BM es-il affecté entre la date de sa mobilisation et son versement à la 47e DI en avril 1940 ?
thomas
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Loïc Lilian
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MessageSujet: Re: 5e BM   Mer 21 Juil 2010 - 6:56

si vous avez la chance de tomber dessus il éxiste une publication ancienne qui lui est dédiée :

Le 5e Bataillon de Mitrailleurs en campagne
Commandant Berger
Editions de Gigord 1958

sans doute disponible dans quelque bibliothéque du côté de Dijon pour cette unité Bourguignonne qui est capturée dans les Vosges le 22 juin 1940

Ces Mitrailleurs Bourguignons ont publié un journal du front mensuel
La bande engagée
un exemplaire le n° 2 du 1er février 1940 (2 pages) est d'ailleurs proposé à la vente sur le net
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Yann Zanella
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MessageSujet: Re: 5e BM   Mer 21 Juil 2010 - 17:54

Bonsoir,

je pense que SFF signifie Secteur Fortifié de Faulquemont. Et là, géographiquement, ça colle.

Cordialement
Yann
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thom
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MessageSujet: Re: 5e BM   Mer 21 Juil 2010 - 19:28

merci à tous,
je connais de nom le livre du cdt berger sans réussir pour le moment à mettre la main dessus, en revanche j'ignorai l'existence de ce mensuel.
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asiate
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MessageSujet: Re: 5e BM   Jeu 22 Juil 2010 - 23:56

Bonjour,

Pour répondre grosso-modo à votre question :

Le 5e BM quitte Dijon le 2 septembre 1939

- Installation sur la ligne Merlebach-Cocheren-Theding (forêt de la Warndt)

- A/c du 22 septembre, mise à disposition du 9e CA, installation sur les falaises dominant la Sarre, à une dizaine de Km en avant de la Ligne Maginot

- Repli le 28 septembre sur Lanning

- Fin novembre, déménagement dans le secteur de Teting

- Création du journal de l’unité (la bande engagée) le 1er janvier, confection du fanion du bataillon en avril.

- 7 février, le bataillon fait mouvement pour le secteur de Faulquemont.

- 2 mai, transfert (encore un ! mal vécu) au 20e corps, forêt de Puttelange.

- A compter du 12 mai, combats dans le secteur de la forêt de Puttelange.

- 14 juin, ordre de repli vers Hellimer et Walthouse

- 18 juin, ordre de repli jusqu’à Croixmare, déploiement sur la rive sud de la Meurthe.

- 20 juin, ordre de repli en direction du col de la Chipotte. Défense de Raon l’Etape. Destruction du Journal de Marche.

- 22 juin reddition au col de Laas

J'espère avoir été utile...
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MessageSujet: Re: 5e BM   Ven 23 Juil 2010 - 0:20

merci asiate !
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thom
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MessageSujet: Re: 5e BM   Ven 23 Juil 2010 - 10:19

Un énorme merci à asiate,
encore une question comment faites vous pour savoir tout cela Question

thomas
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avz94
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MessageSujet: Re: 5e BM   Lun 1 Sep 2014 - 18:42

Bonjour

pour revenir un peu sur ce sujet, voici en plus détaillé (provenant de l'historique) le parcourt du 5ème Bataillon de Mitrailleurs pour la campagne de 39-40 :

Le 5 BM, unité de formation doit être mobilisée par le C.M. 81. L'embryon de cette unité autonome, composée uniquement de réservistes, est constitué par quelques cadres du 27ème RI (un Lieutenant et cinq sous-officiers et hommes de troupe).

Le Capitaine BERGER, adjoint-major au 3/27° RI, a été désigné comme commandant de cette unité.

C'est dans le quartier de Montchapet de Dijon que vont s'effectuer les opérations de préparation des 1 100 réservistes, du volumineux matériel, des nombreux véhicules autos et hippos et des chevaux de réquisition.

Le PC, EM, CHR, peloton motos, occupent l'école de garçons de Montchapet; CM 3, l'école de filles; CM 2, le patronage Saint-Joseph, rue de Jouvence; CM 1, le Cercle laïque, rue des Fleurs; la CET, le patronage Jeanne d'Arc, rue Lacordaire; chevaux, voiture et TC à proximité des cantonnements respectifs de chaque unité.

Le 27 août les premiers réservistes venant de Dijon et de la région arrivent.

Les journée du 27 au 30 août servent à la perception du matériel : voiture hippo, voiturettes, véhicules auto souvent en mauvais état venant de la réquisition; chevaux dont la taille et le gabarit ne correspondent pas toujours à la largeur des brancards, harnachements, chenillettes, canons antichars, motos, armement collectif, mitrailleuses, FM, mortiers, munitions, mines, outillage, puis l'armement individuel très varié, matériel de transmission très perfectionné et bien complet. Quant à l'habillement, il est entièrement neuf.

Le 30 août arrivé de l'ordre de départ pour le 31 vers une destination inconnue. La colonne auto doit partir sous la conduite du Lieutenant Pavie, chef du peloton moto. Le reste du bataillon formant deux trains suivra à deux jours d'intervalle.
Le bataillon sera prêt dans les délais prévus, il comprend :
- Un EM (Cne BERGER) , une CHR (Cne BREUVAL), un peloton moto (LTN PAVIE);
- Une colonne auto de trente véhicules;
- Une formation hippo avec 125 chevaux;
- une CET (LTN MARTIN) et trois compagnies de mitrailleuses (Cne MERCIER - LTN ARCOUET - LTN CHEVRIER);
- 30 officiers et 125 sous-officiers encadreront ce bataillon.

Le 31 août, le lieutenant Pavie (Peloton moto) , secondé du Lieutenant Barbier (Approvisionnement), organise la colonne et donne le coup de sifflet du départ. En tête une voiture de liaison doit assurer la direction sur une route fléchée. Le peloton moto fera la liaison.

Le 1er septembre, le bataillon est à sont tour prêt à s'embarquer pour une direction inconnue de son chef, mais contenue dans une enveloppe secrète.

Le 2 septembre, les rames sont rassemblées à Dijon-porte-Neuve. Le premier train doit partir à minuit et sa composition est : EM, CET, CM 1 sous le commandement du Cdt du Bataillon. Le deuxième train partira le lendemain sous le commandement du Cdt de la CHR et sera composé de la CHR, des CM 2 et CM 3.

Ouverte après Lunéville, l'enveloppe secrète fixe le point de débarquement zone évacuée en région de Lorraine.

A 19h30, après un court arrêt à Benestroff, le train entre en gare de Lening, point de débarquement.
Le chef de bataillon recherche en vain une liaison par téléphone car personne ne les attend en gare.
Une voiture de liaison, conduite par un lieutenant du train des équipages passe sur la route, cet officier veut bien mettre à la disposition du bataillon son véhicule pour aller à la recherche d'un EM.

Pendant ce temps, le Capitaine CORDIER (chef de l'Etat-Major) dirigera le débarquement et s'avancera lentement sur la route.

Accompagné du Lieutenant DEBESSE (Renseignement), le chef de bataillon arrive au prochain village, Fremestroff. La localité est bondée de troupe qui ne peuvent donner aucune indication utile, n'ayant jamais entendu parler de l'arrivée du 5ème BM.

A leyvillers, à 5 kilomètre se trouve un colonel et des éléments d'infanterie de forteresse. Pour s'y rendre le chemin est impraticable aux voitures.

Enfin, non sans peine, ils pourront prendre contact avec le colonel MATHEU du 69ème RIF, qui commande le camp et paraît très surpris de l'arrivée du 5ème BM qui lui paraît prématurée. Après une discussion la situation finira par s'éclairer puisque le colonel MATHEU détient le plan du secteur et le dossier concernant le bataillon.

Un rendez-vous est fixé au lendemain sur les hauteurs de Fremestroff; il est convenu qu'après avoir fait un tour d'horizon, le colonel MATHEU remettra le dossier du vaste secteur à organiser, au milieu des avoines et des champs de pommes de terre, face à Laning et Maxstadt.

Après avoir repris contact avec la colonne qui s'avance lentement sur la route, le bataillon aborde Fremestroff, qui lui a été imposé comme lieu de stationnement, mais ce seront les fossés de la route qui serviront de cantonnement pour la nuit.

Au petit jour, en fouillant le village, les éléments de la colonne auto seront découverts, arrivés la veille et tassés dans un coin du pays.

La colonne Breuval, qui a débarqué de nuit, arrive à son tour et voici le bataillon regroupé.

A 9h00, les commandant de compagnies et le chef de bataillon se portent au rendez-vous fixé, l'adjoint du colonel MATHEU explique la mission confiée au bataillon et remet le dossier du secteur bien volumineux. rien de la position n'est ébauché dans la plaine détrempée, où, au milieu des cultures ils auront à creuser des kilomètres de tranchées, confectionner des réseaux de barbelés, créer des emplacements d'armes, sans oublier les abris pour le personnel, puisque le bataillon doit occuper immédiatement ses emplacements de combat.

Alors que les officiers du bataillon essaient de résoudre ces problèmes, ils reçoivent la visite d'un officier d'EM qui apporte un contre-ordre pour tout ce qui vient d'être projeté, et qui demande au chef de bataillon, d'aller immédiatement se mettre à la disposition du Général SANCELME, commandant la 4ème DINA dont le PC se trouve à Guebenhouse. Une heure après en avoir reçu l'ordre, le chef de bataillon, se présente eu Général SANCELME.

En arrivant au PC, le chef de bataillon pressant qu'il se prépare quelque chose de sérieux et d'immédiat, au vu des nombreux officiers affairés sur les cartes;

Le général envoie le bataillon à Henriville se mettre à la disposition du Colonel MARION, commandant le D.A.R.O. (Détachement Avancé Retardateur Ouest).

Reçu par le capitaine-adjoint, celui-ci lui confirme ce qui n'est plus un secret. A Henriville, proximité de la frontière dans le saillant de Forbach, où ne se trouvent que quelques gardes frontières mobilisés sur place, le 5ème BM doit prendre part, le lendemain, à une attaque lancée sur la forêt de la Warndt.

Le Colonel MARION, à son tour, donne quelques détails sur l'opération. Le 25ème Tirailleurs occupant Fareberswiller et Cocheren, attaquera le lendemain, il sera appuyé par le 5ème BM qui doit être rendu dans le courant de la nuit sur sa base de départ. Puis le Colonel MARION demande à inspecter le bataillon, le soir même, avant sa mise en place. Ceci est très gênant étant donné le stationnement du bataillon et l'état des hommes. Lors de son passage il ne s'entretient qu'avec les 30 officiers et part satisfait de ce premier contact.

Après une reconnaissance du terrain et une répartition des unités, les gradés ont reconnu les positions qu'ils auront à occuper au cours de la nuit, et chaque commandant de compagnie peut préparer son plan d'action.

La montée rapide à la sortie nord de Fremestroff, occasionne des déboires, sur le chemin détrempé par la pluie, les véhicules patinent et reculent plus qu'ils n'avancent. Les chevaux sont trop gros pour l'écartement des brancards. Les conducteurs sont encore peu initiés, des voiturettes et des roulantes vont au fossé.

Le chef de bataillon est obligé d'abandonner ces détails au commandant de la CHR pour se porter rapidement en avant avec les échelon de feu. Aidé de ses adjoints dévoués, le Capitaine BREUVAL se tire fort bien de ces ennuis et dans la nuit occupe Cappel, où il peut installer TC; TR; CHR, et bureaux.

Quant aux unités qui doivent entrer en action, elles sont sur leurs positions à deux heures du matin, occupant une ligne qui passe par Merlebach-Cocheren-Theding.

Elles sont prêtes, en liaison avec un bataillon du 25ème Tirailleurs stationné à Fareberswiller à entrer en action deux heures plus tard.

8 septembre; au petit jour, le 25ème régiment de Tirailleurs pénètre dans la forêt de la Warndt, appuyé par le feu des armes automatiques du 5ème BM. Mais au coeur de la forêt l'ennemi réagit et arrête l'attaque près de la tuilerie de Ludwiller; pendant trois jours, les hommes du 5ème BM auront à subir la réaction d'un ennemi solidement accroché au terrain.

Bien vite le terrain est organisé sur le front de cinq kilomètres qui est dévolu au bataillon.

Le PC du bataillon est installé à Cocheren, à moins de deux kilomètres de Nassviller tenu par l'ennemi. Les éléments du bataillon (pionniers, service de santé, bureaux des compagnies ...) qui se trouvaient à Cappel avec la CHR et le train de combat viennent le rejoindre.

Les divisions qui arrivent à l'arrière envoient de temps à autre des éléments s'aguerrir au contact de l'ennemi. Les accrochages sont fréquents dans la forêt de la Warndt et font l'objet de communiqués.

Un trou s'étant produit à la jonction des 3ème et 4ème Armées, le 5ème BM est chargé de le colmater, il s'étire sur sa gauche et occupe un terrain considérable qu'il tiendra quand même avec ses armes automatiques, le terrain s'y prêtant.

Dans la nuit du 13 au 14 septembre, le bataillon est alerté par coup de téléphone. Des éléments motorisés sont signalés tentant de nous tourner par les hauteurs nord de Forbach. Le bataillon doit immédiatement faire face à ce danger.

Il est minuit quand les éléments anti-chars (trois canons de 25) et deux compagnies, les CM 1 et CM 3 sont lancés dans cette affaire, et se portent au nord de la forêt en direction de Schoeneck. Les canons sont commandés par le Lieutenant GAUDILLAT et se trouvent sous les ordres du Capitaine MERCIER (Cdt la CM 1).

La nuit suivante la CM 3 vient renforcer la CM 1 dans la forêt, où elles relèvent les éléments avancés du 18ème Chasseurs à Cheval, qui laissent quelques fractions sur la position à la disposition du bataillon.

Le PC est avancé jusqu'au quartier Bataille à Forbach, laissant l'EM à Cocheren.

La CM 2 renforcée par les éléments du 18ème Chasseurs étend son front sur tout ce qui était tenu antérieurement par le bataillon.

Le bataillon est maintenant étiré sur un front de dix kilomètres et ne peut de ce fait que tenir les points les plus importants. Le règlement prévoyait l'utilisation des BM sur des fronts ne dépassant pas trois kilomètres.

Sur sa droite le bataillon est continuellement aux prises avec l'ennemi. Les CM 1 et CM 3 sont déployées en pleine forêt sans champs de tir. Ce sont des rencontres continuelles de patrouilles, les adversaires n'étant séparés que par la voie ferrée qui dessert les usines de Wendel à laquelle ils se sont accrochés pour disposer d'un champ de tir. Le bataillon tient le talus sud, où les fusils mitrailleurs sont en position, alors que l'ennemi tient le talus nord.

Les hommes sont nuit et jour en état d'alerte à leur poste de combat, essuyant le feu des mitraillettes et le tir des grenades à fusil. Quelques pertes sont à déplorer, en particulier au 18ème Chasseurs, le Lieutenant DESCHANEL, de cette unité, tombe au cours d'une patrouille. La radio allemande signalera le lendemain que son corps a été enterré à Sarrebruck.

Après quelques jours de cette vie harassante les hommes sont exténués, impossible de procéder à des relèves à l'intérieur du bataillon, et aux demandes du commandant tendant à l'obtention de renforts il est répondu : pas d'autres troupes disponibles, tenez ferme, c'est l'affaire de quelques jours.

Enfin le 22 septembre, la 6ème DIC qui arrive dans le secteur assure la relève du bataillon.

Le bataillon cesse d'être détaché au 20ème Corps et est mis à la disposition du 9ème Corps d'Armée (Général LAURE). Il se regroupe à Morsbach tout en tenant à peu près les mêmes positions sur une ligne Merlebach-Cocheren-Morsbach. Il a en plus la mission d'organiser une ligne d'arrêt à Petite-Roselle.

Un ordre du jour du 20ème CA le félicite des résultats obtenus depuis son entrée en campagne. Il reçoit également les félicitations du Colonel MARION qui quitte le secteur.

Malgré le front très étendu qu'il doit garder, mais fortement installés dans les falaises dominant la Sarre, le 5ème BM ne demande qu'à garder ses positions avancées, les hommes pouvant jouir de quelque repos dans les villages des environs lorsqu'ils ne sont pas à leur poste de combat.

Les quelques rares officiers d'EM qui rendent visite au bataillon se montrent enchantés et font part de la confiance qu'inspire à tous la couverture que le bataillon assure à une dizaine de kilomètre en avant de la ligne Maginot.

Les positions sont solidement organisées, le terrain s'y prêtant d'ailleurs. Une entente parfaite règne dans le bataillon et tous manifestent le désir de rester dans le secteur.

Le 28 septembre arrive l'ordre de repli, le bataillon devant retourner organiser et tenir la position qui lui était assignée initialement à Lanning. Cet ordre est plutôt mal accueilli, les hommes se demandent pourquoi ce repli sans motif apparent, alors que tant de travail a déjà été effectué.

Le bataillon vient se grouper à Lanning, CHR comprise. Il doit y cantonner pendant les travaux de terrassement et d'aménagement de la position de résistance qui lui est dévolue entre Lixing et Altrippe.

C'est dans une plaine boueuse, sur laquelle les récoltes, avoines et pommes de terre sont restées qu'ils auront à creuser des kilomètres de tranchées et de boyaux, faire les emplacements de 80 armes automatiques, creuser des abris pour le personnel et les PC, créer de nombreux réseaux de barbelés car rien n'est fait sur cette position que nous n'avions fait qu'entrevoir lors de notre arrivée dans le secteur.

A peine sommes-nous installés dans Lanning que le 125ème RI vient également y cantonner. Ce régiment commandé par le Colonel TAUREO appartient à la 18ème DI commandée par le Général DUFFET qui vient occuper le secteur pour s'y aguerrir pendant trois semaines.

C'est immédiatement un bouleversement des plans d'organisation de la position, pourtant établis avant guerre; De même dans le cantonnement. Le bataillon doit se resserrer, s'installer dans les granges bondées de récoltes, et même la CM 1 sera obligée de quitter le village pour aller cantonner à Maxstadt, déjà occupé par un bataillon du 65ème RIF.

Pendant ces difficultés la tâche de chaque unité sur le terrain est délimitée, et le bataillon se met au travail.

Le troisième jour, le Général LAURE visite le bataillon qu'il connaît déjà par les rapports qui lui ont été faits. Il se rend compte que la tâche qui est imposée au bataillon pendant une période de froid et de pluie, dans une plaine boueuse est immense. Il voit les hommes au travail, constate leur attitude militaire, leur ardeur, il les en félicite et dit au chef de bataillon la grande confiance que lui inspire le 5ème BM. Il fixe un délai de trois mois pour la transformation de la plaine boueuse en une solide position et repart satisfait de son inspection.

Chaque jour de l'aube à la nuit noire et par tous les temps, les mitrailleurs creusent, clayonnent, installent des réseaux, transportent des matériaux.

A suivre le mois d'octobre ...

Cordialement
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MessageSujet: Re: 5e BM   Mar 2 Sep 2014 - 17:59

Bonjour,

voici la suite :

Octobre 1939, les pluies viennent détremper les terre argileuses de Lorraine et dans la plaine boueuse de Lanning, la bataillon s'acharne à creuse tranchées et abris qu'il faut étayer et fasciner au fur et à mesure.

Les matériaux étant inexistants, il faut couper dans les bois voisins piquets et branchages pour retenir la boue coulante dans laquelle les mitrailleurs se débattent sans arrêt. Les transports, assurés par les conducteurs, sont effectués sur un terrain détrempé dans lequel les voitures s'enlisent.
Devant le besoin urgent de matériel, certaines compagnies s'aventure dans une scierie abandonnée à Forbach où se trouve quantité de madriers et de planches. Il y a de gros risques à retourner dans cette zone certainement occupée par l'ennemi après le départ des troupes françaises. Malgré quelques coup de feu camions et voitures se remplissent de planches de coffrage. Bientôt, il faut cesser ces expéditions par trop dangereuses en zone ennemie.

Le génie, qui organise des dépôts, vient enfin fournir tout d'abord les piquets et les barbelés nécessaires pour confectionner les kilomètres de réseau qui forment la position.

Le cantonnement de Lanning manque de confort, les hommes sont entassés dans des maisons de torchis, où, pour se sécher au retour du travail, ils ont installé poêles et cuisinières un peu partout, même dans les greniers à fourrage.

La CHR se trouve aussi à Lanning, et le soir en dehors de la CM 1 qui occupe Maxstadt, le bataillon est groupé.

Il n'est pas possible de relater dans tous les détails la marche des travaux qui faisaient l'admiration des voisins. Le général DUFFET lui-même, malgré sa réputation de dureté dans sa division, prit le bataillon en estime et lui rendit souvent visite, ne tarissant pas d'éloges.

Petit à petit, la position s'organise et en novembre les 80 armes automatiques peuvent être installées derrière un solide réseau de barbelés.

Le canon gronde souvent en avant de la ligne Maginot et si le commandant se refuse à laisser les hommes sur le terrain la nuit, il n'en prend pas moins certaines dispositions d'alerte; c'est ainsi que la CHR quitte Lanning pour aller s'installer à Rodalbe se rapprochant des intendances et des gares de ravitaillement.

Le lieutenant HUGONNET quitte le bataillon, rappelé à Dijon, il est remplacé par le Lieutenant AUFAUVRE de la compagnie d'engins, comme officier de transmissions. 

A gauche, dans la région de Faulquemont, se trouvait le 146ème RIF, commandé par le Colonel PRAT, ancien du 27ème RI. Au cours d'une visite qui lui rendait le commandant du bataillon, le Colonel PRAT, qui avait eu vent des résultats obtenus par le 5ème BM dans son organisation, ne manqua pas de pressentir pour la venue du bataillon dans son secteur; l'hivers s'annonçait rigoureux, il y avait le camp de Teting, qui bien que saccagé par des troupes de passage, pouvait offrir des abris plus confortables pour le 5ème BM; Le chef de bataillon refusa, les hommes ayant bien travaillé devaient profiter de leurs efforts sans être obligés de recommencer ailleurs.

Le 9ème Corps d'Armée fut alerté à se sujet, et jugea que dans le secteur du 146ème RIF il y avait une zone où aucun travail n'avait été effectué, et qu'après avoir organisé le secteur de Lanning, le 5ème BM était tout qualifié pour en faire autant à Teting; et fin novembre, l'ordre arrivait de faire mouvement sur la gauche. La 3ème DIM qui venait d'arriver dans le secteur relèvera le bataillon.

Le Général DUFFET vint faire ses adieux au bataillon qui défila devant lui. Puis ce fut par Lixing, Lelling, Folschwiller que le bataillon s'achemina pour organiser sa troisième position.

Le camp de Teting est un camp de sûreté de la ligne Maginot, il se trouve à deux kilomètres au NO du village sur la route Teting-Landrefang. Occupé avant la guerre par des éléments du 146ème RIF, il a été abandonné à la mobilisation par les troupes qui ont pris leurs positions de combat. Depuis, il a été ravagé par des unités de passage qui ont tout saccagé y compris l'installation de chauffage central; les sous-sols sont remplis d'ordures, les portes et fenêtres enfoncées ...

Le 5ème BM va tout nettoyer et réparer avant de s'installer et en peu de jours le camp aura repris son aspect primitif et les hommes y seront mieux logés qu'à Lanning.

Décembre, l'hiver s'annonce rigoureux, aussi toutes les compagnies, sauf la CM 2 pourront s'installer dans le camp, tout en organisant la position de résistance, travail pénible dans ces terres froides.

La CM 2, moins favorisée, s'installe à Pontpierre, petit village déjà rempli de troupes, génie, artilleurs, travailleurs, voire même une compagnie d'Espagnols, qui y vivent en romanichels, et qui, par la suite seront mis à la disposition du bataillon pour l'aider dans ses travaux, car ceux-ci sont conséquents, la ligne à organiser s'étendant du bois de Pontpierre à la croupe du Tattenholz.

Une épidémie de gourme qui sévissait dans la région emporta une dizaine de chevaux.

Si le bataillon n'était plus au contact immédiat de l'ennemi et était devenu un véritable terrassier, il avait cependant des antennes avancées, souvent chargés de missions délicates; c'est ainsi que sur le ligne des avant-postes, près de Merlebach, au moulin de l'Ecrevisse, le bataillon avait un poste chargé de faire sauter le pont du chemin de fer en cas d'attaque de l'ennemie. An Seinberg, il fournissait un observatoire avancé qui renseignait l'armée sur les mouvements de l'adversaire. Ces postes qui nécessitaient une grande vigilance étaient souvent relevés, car les hommes ne pouvaient y prendre aucun repos.

Lorsque le froid s'atténue les travaux reprennent de plus belle, les abris de combat sont à peine achevés que l'on pense déjà à les occuper. Les avions ennemis sont actifs et nous survolent à la moindre éclaircie, le camp de Teting pouvant devenir d'un moment à l'autre une cible pour l'ennemi, de fréquents exercices d'alerte ont lieu et chacun à sa mission bien déterminée sur la ligne de combat.

Mais hélas une fois de plus, après avoir effectué tant de travaux, tous les projets et l'attachement à ce secteur s'effondrent à la suite d'une visite du Général LAURE, commandant le 9ème CA sur la position.

Il apprend au bataillon, après de longues félicitations sur le travail et les résultats obtenus durant ces mois rigoureux, qu'il devra se déplacer sur la gauche. "Votre position est bien organisée, des troupes de passage n'auront qu'à l'occuper et pourront s'y battre, mais sur votre gauche, il n'y a rien de fait et une fois de plus, je m'adresse au 5ème BM, en qui j'ai toute confiance; je vous fais de la peine, je le sais, mais je compte sur vous."

C'est donc dans les sous-secteurs du Steinberg et de Haute-Vigneulles, que le 5ème BM va une fois de plus organiser une position, et après avoir passé le secteur de Teting au Colonel PRAT. C'est le 7 février que le bataillon fera mouvement pour prendre position dans le secteur de Faulquemont.

A suivre ...

Cordialement
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avz94
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MessageSujet: Re: 5e BM   Dim 7 Sep 2014 - 0:25

Bonsoir,

voici la suite :

Le bataillon en est à son quatrième déplacement et sa mission est d'organiser une ligne d'arrêt passant par Bambidestroff et Triteling, y comprit l'éperon 406 et comportera des parallèles en profondeur jusqu'aux charbonnages de la Mouzaia.

Bien entendu aucun coup de pioche n'a été donné dans ce secteur, aucun réseau n'est amorcé. Tout est à créer.

De plus aucun cantonnement n'est disponible pour abriter les compagnies durant les travaux.

7 février, l'hiver reprend de plus belle, une épaisse couche de neige recouvre le sol, et c'est sur la neige que les travaux à effectuer seront tracés.

 
Le bataillon se trouve dans le secteur fortifié de Faulquemont que commande le Général BEAUDOIN, PC au château d'Elfedange et c'est avec l'aide de son adjoint, le Colonel VOGEL que les compagnies essayent de se caser dans les parties déshéritées des villages occupés.

La CM 1 s'installera à Tritteling, où se trouve déjà un bataillon du 156ème RIF, Commandant DUPRAT. Les CM 2 et CM 3 à Bambidestroff; EM et Cie d'Engins dans les cités ouvrières de la Mouzaia, la CHR est à Chreange.

Les CM 1 et CM 2 sont dans le sous-secteur du Steinbusch (Colonel LEPAGE du 44ème RIC); la CM 3 dans le sous-secteur des Hautes-Vigneu (Lieutenant-Colonel MILON du 156ème RIF). Ces sous-secteurs sont sous les ordres du Général BEAUDOIN et le bataillon dépend du 9ème CA dont le PC est à Landroff.

Avec cette multiplicité de commandements, le papier prolifère et le bureau du bataillon est fortement occupé à adresser papiers et comptes-rendus à toutes heures et dans toutes directions.

Le bataillon garde malgré tout son indépendance pour organiser la zone qui lui est dévolue. Le génie lui fournit les nombreux matériaux dont il a besoin, en particulier pour le coulage des blockhaus où seront installées les mitrailleuses.

La neige disparaissant, la position s'organise à vue d'oeil et dans la perspective d'une attaque prochaine, chacun redouble d'ardeur au travail. Ce secteur s'y prête mieux que les précédents dans une série d'escarpements qui dominent la vallée du Meuter.

Après deux mois de travail: sept kilomètres de réseaux, dix-huit blockhaus en ciment, quantité d'abris en rondins, des kilomètres de tranchées et la plupart des PC sont construits. Les visiteurs ne tarissent pas d'éloges devant ces réalisations qui dépassent les prévisions et le bataillon reste estimé, puissant et uni aux yeux de tous.

"C'est sur cette position que vous battrez l'ennemi" leur répète-t-on à chaque inspection du CA et même de l'Armée.

Au PC du 9ème CA à Landroff, où le commandement se rend fréquemment, l'accueil qui lui est réservé par le Général LAURE commandant le CA est des plus encourageants.

Le 21 avril a lieu la prise d'arme pour la remise du fanion dans la forêt de Steinboesch. Au lendemain de cette prise d'armes, le Général LAURE vient encore rendre visite au bataillon, mais cette fois c'est une inspection très détaillée, il parcourt tout le front du bataillon, vérifie le pointage des armes automatiques, les flanquements des réseaux, s'assure de la résistance des abris, des observatoires, du fonctionnement des communications, etc. Il passe une journée sur la position, après quoi, il dit au chef de bataillon : " Maintenant que je connais à fond votre organisation et que je puis apprécier les gros efforts que vous avez fournis pour réaliser un tel travail, je vais de suite m'entretenir avec le Général REQUIN, commandant l'armée et défendre votre cause, car il est question d'envoyer votre bataillon, à la demande du général commandant le 20ème CA dans le secteur de Puttelange, où il existe un point faible; mal organisé et menacé d'une attaque imminente. Vous devez profiter du travail accompli et je vais le convaincre de vous laisser dans ce secteur où vous avez tant peiné; on vous a d'ailleurs suffisamment déplacés."

Mais le 1er mai, le Général REQUIN vient à son tour inspecter notre position, visite moins détaillée, car le général se déplaçait difficilement, il se fit cependant tout expliquer, et avant de quitter le bataillon, il confirma ce qu'avait dit le Général LAURE. Travail remarquable, gros efforts, trop souvent déplacé, il mérite une récompense, celle de se battre sur cette position organisée par eux; le 20ème CA avait dans son secteur un autre BM à lui de l'utiliser de son mieux.

Le lendemain, un télégramme chiffré ordonnait au chef de bataillon de se mettre d'urgence à la disposition du 20ème CA.

Ne pouvant croire à un tel revirement, le chef de bataillon saute dans son auto et file à Landroff. Là le général LAURE, tout attristé, lui confirme le télégramme. J'ai fait l'impossible auprès de l'Armée, dit-il, je suis navré de vous perdre, mais le commandant du 20ème CA ne veut rien entendre, il vous veut à tout prix, et devant son insistance, le Général REQUIN a dû céder, étant lui-même responsable des deux corps d'armée.

Le chef de bataillon ne s'arrête pas là et il dit à son conducteur PROST : partons voir le Général REQUIN à Vic-sur Seille. Une heure après il est dans la cour d'un vaste immeuble, PC de l'Armée. Le Général REQUIN est en conférence avec le général commandant le groupe d'armées, impossible de l'aborder.

Le chef de bataillon est enfin reçu par le chef d'état-major, débordé de travail. L'entretien ne dure que quelques minutes pour non seulement confirmer tout ce qui avait été dit, mais ajouter que ça pressait et que dès le lendemain, une compagnie de transports enlèverait le bataillon par autocars; les TC et TR devant rejoindre par leurs propres moyens.

Devant ce remue-ménage dans tous les PC il était facile de voir qu'il se passait quelque chose de sérieux. La grande offensive allemande était déclenchée, déjà les avions sillonnaient le ciel et des bombes étaient lancées sur les arrières.

La confirmation du télégramme chiffré était déjà arrivée quand le chef de bataillon fut de retour à son PC.

L'embarquement devait avoir lieu le lendemain à midi sous bois dans les environs de Redback. La colonne ne devait pas aborder Puttelange, surveillé par l'ennemi, mais s'arrêter fractionnée à Saint-Jean de Rohrbach, la colonne hippo et la CHR venant ensuite. Le chef de bataillon, dès l'embarquement effectué, devait filer prendre contact avec le général commandant le 20ème CA et donner des ordres à ses unités dés leur débarquement.

Une relève se fit avec le 156ème RIF dans la nuit la veille du départ.

A suivre ...

Cordialement
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avz94
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MessageSujet: Re: 5e BM   Sam 13 Sep 2014 - 17:44

Bonjour,

voici la suite :

A midi, tout était à pied d'oeuvre dans la forêt où les cars attendaient. Sitôt l'embarquement fait et les consignes données, le chef de bataillon accompagné du Capitaine DEBESSE se porte à la recherche du 20ème CA, dont il découvre difficilement le PC dans une ferme sous bois dans la région d'Herbach. Il ne pût voir le général lui-même mais c'est au 3ème bureau, qu'après d'interminables discussions, il reçut sa mission: défendre la forêt de Puttelange et prendre le contact de suite avec le Colonel MARTIN, commandant le 6ème RTA dont le PC est à Saint-Jean de Rohrbach.

Une demi-heure après, dans le PC de ce colonel; il était possible de fixer un stationnement pour la nuit, de prévoir la reconnaissance de la forêt à l'aube et de l'occuper tout en y effectuant les travaux nécessaires à sa mise en état de défense. Le grand calme de ce colonel dans le début de cette période agitée lui conférait une figure de grand chef.

Le 11 mai, la colonne auto, qui reçoit quelques bombes en route, arrive à la tombée de la nuit à Saint-Jean de Rohrbach, sitôt débarquée le chef de bataillon en fait la répartition : CM 3 à Host-le-Bas; CM 1, CM 2 et Cie d'Engins à Puttelange, la CHR les TC et TR à Saint-Jean de Rohrbach, l'EM et le PC à Diffembach-les-Puttelange. Jusqu'à minuit, installation dans les quelques maisons abandonnées de ces villages. La CM 3 doit être ramenée à Diffembach-les-Puttelange.

Dans la nuit, un message arrive ordonnant d'occuper immédiatement les positions de combat.

Nouveau départ dans l'inconnu.

Devançant les unités, le commandant répartit la forêt en quatre points dappui que les capitaines occupent aussitôt, les modifications devant être apportées, à l'aube, après une reconnaissance plus approfondie.

Cette forêt paraît être déjà occupée par des unités de forteresse dont nous découvrons de faibles éléments épars un peu partout. Aussi le chef de bataillon se met-il aussitôt à la recherche d'un PC. Dans la boue, il aborde une entrée de sape où se trouve un officier du 174ème RIF, qui paraît très surpris de son arrivée et il est assez difficile de s'entendre pour assurer d'un commun accord la défense de cette immense forêt. Le bataillon occupe déjà la lisière nord et dans la journée il organise son dispositif en profondeur.

Le bataillon est tout entier sous bois, car il n'est plus question de cantonnement. De nouveau les hommes construisent rapidement des abris en rondins, les premiers obus allemands s'abattant déjà dans la forêt.

Le bataillon est encadrés par le 4ème Régiment de Tirailleurs Marocains et par le 1er Régiment de Zouaves. Les quelques éléments qu'ils fournissent aux avant-postes sont attaqués le 12 mai : après leur repli, l'ennemi se rapproche des premières lignes. Ces unités quittent d'ailleurs le secteur pour une destination inconnue et le bataillon étend son front en liaison à gauche avec le 58ème BM au Haricot de Valette, à droite au Pfafenbusch (sud de Puttelange).

Le 16 mai, la section CHAPUIS de la CM 1 est désignée pour aller assurer la DCA en gare de Laning.

Le 20 mai, la CHR est repliée sur la ferme de Zellen, près de Petit-Tenquin, les bureaux de compagnies s'y installent.

Le 23 mai, la gauche du bataillon est renforcée par le 96ème bataillon de chasseurs à pied de la 52ème DI, Général ECHARD. Et le 1er juin le bataillon est rattachés à cette division.

Le 2 juin, la position est violemment bombardée et la CM 2 déplore des pertes.

Le 5 juin l'ennemi attaque Puttelange et s'empare du village tenu par le 174ème RIF, notre artillerie réagit violemment et une contre-attaque du 88ème BCP en liaison avec des éléments du 5ème BM reprend le village et les hauteurs au nord qui font saillant chez l'ennemi, celles-ci sont occupées par la section BERNARDET de la CM 3.

Le 9 juin, la CM 3 relève les chasseurs dans Puttelange et le Capitaine CHEVRIER y installe son PC.

Toujours plus étendu le 5ème BM occupe maintenant un front de 7 kilomètres et le chef de bataillon doit quitter Diffembach-les-Puttelange pour s'installer sous bois à Unterhoff. Une grande partie de l'artillerie quitte le secteur et le bataillon se sent bien seul pour faire face à la grosse attaque qui ne saurait tarder.

Cordialement
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Crosnier
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MessageSujet: Re: 5e BM   Sam 15 Nov 2014 - 17:08

Bonsoir

Revenant progressivement sur le forum, je viens de découvrir l'historique restitué par AVZ94.

Qu'il en soit remercier.

Cordialement
Crosnier
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Loïc Lilian
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MessageSujet: Re: 5e BM   Mer 23 Nov 2016 - 16:39

bonjour

Bande Engagée journal du Bataillon est en ligne
http://argonnaute.u-paris10.fr/search/result#viewer_watch:a011440581068GhXG2Q/64b2924578


Salutations
Loïc L.
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spillmanner
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MessageSujet: Re: 5e BM   Sam 28 Jan 2017 - 10:30

Bonjour,

Voici une meilleure image de l'insigne de ce bataillon.



Bien cordialement,

Éric
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MessageSujet: Re: 5e BM   Sam 28 Jan 2017 - 10:53

Merci pour ce cliché.
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5e BM
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