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 Les DCR

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Chardassin
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MessageSujet: Les DCR   Ven 15 Déc 2006 - 7:21

A venir au cours du week-end, la constitution des 4 DCR lors des combats de 40... Wink
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Chardassin
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MessageSujet: Re: Les DCR   Sam 16 Déc 2006 - 12:59

La 4ème DCR (15/05-25/06/1940)


Cavalerie:
- 3ème cuirassiers
- EM et 1er groupe d'escadrons
- 2ème groupe d'escadrons
- 10ème cuirassiers
- 1er escadron du 6ème cuirassiers

Chars de combat
- 6ème demi-brigade:
-46ème BCC
- 47 ème BCC
- 19ème BCC
- 345ème CACC
- 8ème demi-brigade:
- 24ème BCC
- 44ème BCC
- 74ème Compagnie de transport de chars

Infanterie:
- 7ème dragons portés
- 4ème chasseurs à pied

Artillerie:
- 322ème d'artiellerie tractée tout terrains
- 51ème batterie anti-chat du 11ème d'artillerie
- 11ème batterie anti-chat du 80ème d'artillerie
- 10ème batterie anti-chat du 81ème d'artillerie
- 661ème batterie anti-char
- 1020ème batterie du 404ème d'artillerie de défense contre les aéronefs

Services:
- 12ème escadron de réparation divisionnaire

Génie:
- 134/1 compagnie de sapeurs mineurs
- 134/84 compagnie mixte radio-fil

Train:
- 249/22 compagnie de quartier général
- 349/22 compagnie de transport
- 648/17 compagnie de camionettes

Intendance:
- 134/22 groupe d'exploitation divisionnaire

Santé:
- 134ème groupe sanitaire divisionnaire

Forces aériennes: (N'ont jamais rejoint)
- Forces aériennes n°41
- 589ème groupe aérien d'observation
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MessageSujet: Re: Les DCR   Mer 27 Déc 2006 - 21:43

Nous n'avons pas exactement les memes données je crois , que vous pouvez comparer avec
http://alain.adam.perso.cegetel.net/france.html#dcr

Une precision importante , toutes ces unités ne furent pas disponibles a la formation de la 4e DCR mais bien etalées dans le temps .
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visaval
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MessageSujet: Re: Les DCR   Mer 22 Avr 2009 - 18:56

bonjour,
j'ai une question : on a vu que les DCR étaient à base de chars d'infanterie : B1 bis, R35, H35...
avec une reco de cavalerie
les DLM à base de chars de cavalerie : (S35, H39) sont elles moins bien fournies en artillerie, infanterie, avions de reco....
quelle est la différence entre les deux formations ? pourquoi les DLM semblent s'être mieux débrouillées ?
merci de me répondre et de me donner des précisions
vincent


Dernière édition par visaval le Jeu 25 Mar 2010 - 22:50, édité 1 fois
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vincent lahousse
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MessageSujet: Re: Les DCR   Jeu 23 Avr 2009 - 0:21

visaval a écrit:
bonjour,
j'ai une question : on a vu que les DCR étaient à base de chars d'infanterie : B1 bis, R35, H35...
avec une reco de cavalerie
les DLM à base de chars de cavalerie : (S35, H39) sont elles moins bien fournies en artillerie, infanterie, avions de reco....
quelle est la diférence entre les deux formations ? pourquoi les DLM semblent s'être mieux débrouillées ?
merci de me répondre et de me donner des précisions
vincent

bonjour,

la mission et les moyens de ces 2 types de formation n'était pas la même.
L'une, la DLM, était :
-> une réel unité autonome
-> dont les missions ne dépendait pas d'appui extérieur
-> et qui nécessité une mobilité et une réactivité forte
L'autre, la DCR; était :
-> concu comme un renfort pour une opération offensive
-> sur des front + ou - stabilisé (guerre de tranché)
-> sous le commandement des état majors du coin (et ne sachant pas forcement comment les utiliser)

La blitzkrieg allemand n'a pas permis au DCR de montrer leurs mérites car elle ne les a pas, ou peu, mises face aux situations pour lesquels elles étaient conçu.
Néanmoins elle a montrer leur manque de polyvalence et leur mauvais commandement (je devrais dire utilisation).
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Nicolas Bonin
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MessageSujet: Re: Les DCR   Mer 17 Mar 2010 - 17:02

Concernant la formation au feu de la 4e DCR, Jean-Pierre Richardot "100 000 morts oubliés" évoque à la page 135, le fait que le général De Gaulle mendie à droite et à gauche des chars pour son unité. Quelqu'un aurait-il des précisions sur ce sujet (et sur les négociations qui ont eu lieu pour équiper ces unités)?
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visaval
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MessageSujet: Re: Les DCR   Jeu 25 Mar 2010 - 22:52

en effet, et ce livre (100 000 morts oubliés) est à lire à mon humble avis
cordialement
vincent
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vincent lahousse
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MessageSujet: Re: Les DCR   Ven 26 Mar 2010 - 12:29

Informations disponible sur le site de l'ATF40 :

2e BCC (R35 - GBC 501 [5ème Armée] jusqu'au 12 mai)
19e BCC (D2 - GBC 517 [5ème Armée] jusqu'au 18 mai)
24e BCC (R35 - GBC 502 [4ème Armée])
44e BCC (R35 - GBC 532 )
46e BCC (B1bis - )
47e BCC (B1bis - incomplete)
345e CACC (D2 - Formée le 4 mai)
346e CACC (D2 - 2eDCR jusqu'au 1 Juin)
3e Cuirassiers (S35 - 4eme DLM en formation jusqu'au 15 mai)
10e Cuirassiers (RD format DLM - affectation le 18 mai)

Analyse :

Les B1bis étaient certainement affectés initialement à la 4eme DCR

Les unités suivantes ont été retirées au GrA 2 pour remplacer les H35/39 manquantes :
2e BCC
19e BCC (sans doute suites aux premières pertes le 17 mai)
44e BCC
Les R35 sont de classe équivalente aux H35

les unités suivantes étaient très certainement prévus pour la 4ème DLM :
3e Cuirassiers
10e Cuirassiers

Les unité de D2 sont des renforts non prévus dans l'organigramme de l'unité.

Après, pour les négociations, il faudrait se plongé dans les archives.
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Nicolas Bonin
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MessageSujet: Re: Les DCR   Lun 10 Mai 2010 - 20:08

Vincent Lahousse
Si je comprends bien, les seules négociations qu'il y aurait pu avoir concernent uniquement les unités de chars D2,les autres étant prévues initialement pour la 4e DLM, ou la 4e DCR originelle?
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dhouliez
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MessageSujet: Re: Les DCR   Lun 10 Mai 2010 - 21:13

Bonjour,

Une réaction un peu tardive :
visaval a écrit:
j'ai une question : on a vu que les DCR étaient à base de chars d'infanterie : B1 bis, R35, H35...
avec une reco de cavalerie
les DLM à base de chars de cavalerie : (S35, H39) sont elles moins bien fournies en artillerie, infanterie, avions de reco....

La composition normale d'une DCR et d'une DLM sont données à partir de la page OdB.
La DLM est mieux dotée que la DCR en artillerie (3 groupes contre 2) et en "infanterie" (3 bataillons contre 1).
En effet, la DCR n'est pas censée opérer seule, mais en renfort d'un CA ou associée à une DIM par exemple.

Concernant la destination initiale des chars, la 345ème CACC était destinée au Corps Expéditionnaire en Scandinavie.

Cordialement,

DH
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françois vauvillier
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MessageSujet: Re: Les DCR   Lun 10 Mai 2010 - 21:31

Nicolas Bonin a écrit:

Si je comprends bien, les seules négociations qu'il y aurait pu avoir concernent uniquement les unités de chars D2,les autres étant prévues initialement pour la 4e DLM, ou la 4e DCR originelle?

Bonsoir Nicolas,

Je ne pense pas que l'on puisse parler de "négociations".

De Gaulle reçoit le commandement de la 4e DCr en pleine bataille (le 15 mai), celle-ci n'est pas constituée, les unités arrivent au jour le jour à partir du 16 et sa composition est hors-TED.
Mais la 4e DCr a un rôle crucial : elle doit couvrir la mise en place de la 6e armée (Touchon) destinée à barrer la route de Paris. On ne lui refuse donc rien de ce qu'il est possible de lui donner.

Et notamment, les éléments existants de la 4e DLM en cours de mise sur pied en mai 1940 (première manière, grande unité prévue pour le 1er juillet 1940 et non constituée en fait)
Les quatre régiments de cavalerie de l'ex-future 4e DLM sont les suivants (affectation réelle entre parenthèses) :
Régiment de découverte (AMD 35 et motos)
10e cuirassiers (à la 4e DCr)
Régiments de combat (S 35 et H 39)
3e cuirassiers (à la 4e DCr)
7e cuirassiers (au groupement de Langle)
Régiment de dragons portés (Hotchkiss S 20 TL et motos, pas d'AMR ni H 39)
Ier et IIe bataillons du 7e RDP (à la 4e DCr)
IIIe bataillon du 7e RDP (au groupement de Langle)

Cordialement

François
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Nicolas Bonin
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MessageSujet: Re: Les DCR   Lun 10 Mai 2010 - 22:15

Merci
Techniquement, il est informé le 7 mai de sa nomination sûre et reçois l'ordre de mission le 11 mai. Il gagne son unité le 12. Le 15, c'est l'ordre d'intervention qui lui est donné.
La grande question est de savoir ce qu'il a pu obtenir (ou négocier) en amont de sa nomination et s'il a eu un rôle pour la transformation de la 4e DCR. J'ignore si ce type de réponse est dans les archives.
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MessageSujet: Re: Les DCR   Lun 10 Mai 2010 - 23:35

Bonsoir,



Le 1er Bataillon du 507ème RCC équipé de 45 chars D2 était le seul bataillon de char de France a être équipé de chars D2. Le 22 août 1939, le 1er bataillon du 507 devenait le 19ème BCC, tandis que le deuxième équipé de R35 devenait le 20ème BCC.

Le 19ème BCC bénéficia le 26 avril 1940 de l’appoint de 13 chars D 2 neufs pour équiper la 1er compagnie désignée pour faire partie du Corps Expéditionnaire de Norvège sous le vocable 345ème CACC (Ces chars neuf, bien que sortant d’usine, durent subir des remises en ordre et des réparations).

La 345ème CACC n’ayant pas été retenue pour la Norvège en raison de son matériel peu adapté au terrain verglacé, retrouva, avec ses chars neufs sa place et son numéro de 1er compagnie du 19ème BCC à partir du 1er juin 1940.

Entre temps, le 27 mai elle avait été désignée pour percevoir 10 chars D 2 neufs, récemment perçus par la 346ème CACC mais ignorant ce matériel car ses personnels étaient non formés dessus. Les 23 chars neufs ne furent pas baptisés faute de temps.

Cordialement
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MessageSujet: Re: Les DCR   Mar 11 Mai 2010 - 0:29

Nicolas Bonin a écrit:
Merci
Techniquement, il est informé le 7 mai de sa nomination sûre et reçois l'ordre de mission le 11 mai. Il gagne son unité le 12. Le 15, c'est l'ordre d'intervention qui lui est donné.
La grande question est de savoir ce qu'il a pu obtenir (ou négocier) en amont de sa nomination et s'il a eu un rôle pour la transformation de la 4e DCR. J'ignore si ce type de réponse est dans les archives.

Vous soulevez une question du tout premier intérêt.
Je viens de regarder, dans De Gaulle et ses Blindés de Paul Huard (Plon 1980), les circonstances de la naissance de la 4e DCr.
La succession de dates que vous indiquez (7/11/12/15 mai) y figure. Mais c'est bien la date du 15 mai qui correspond à la création effective de la DCr (voir Les Historiques sommaires des Grandes Unités, Time III, page 507).

Sur la question principale :

1) avant le 10 mai, la 4e DCr n'avait aucune raison de ne pas être sur le modèle-type, conforme aux 1re, 2e et 3e DCr. Par transposition du processus constaté avec la 3e, Huard avance que la 4e " pouvait être opérationnelle au mois d'août ". En écrivant cela, il ne tient pas compte du fait que la production de régime est atteinte en mai, ce qui raccourcit les délais de sortie des matériels neufs (mais, il est vrai, pas les délais d'instruction des troupes). Je ne l'ai pas formellement retrouvé mais il me semble que la date du 1er juillet était celle prévue pour sa constitution effective, tous éléments organiques mis sur pied.

2) après le 10 mai, tout devient différent, du fait de l'urgence nouvelle née de l'attaque allemande. Il y a probablement eu deux étapes (c'est une supputation, je n'affirme rien) :
- celle d'une urgence relative (entre le 10 et le 13 mai environ), où naît sans doute l'idée d'aller puiser dans les armées de l'Est (et particulièrement à la 5e armée dont de Gaulle commandait les chars) la composante " chars légers", faute de nouveaux BCC sur H 39.
- celle d'une urgence absolue (les 14-15 mai), qui correspond sans doute à la décision d'affecter au " groupement de Gaulle" (qui est plus qu'une DCr) les éléments de cavalerie mécanique de l'ex-future 4e DLM.

Les deux séries de décisions ne sont pas de même nature : d'un côté, c'est une simple redistribution au sein de la subdivision des chars de combat, accompagnée d'un recentrage géographique. De l'autre, c'est renoncer à une future GU et amalgamer infanterie (chars) et cavalerie. Seule l'urgence absolue pouvait conduire à une évolution aussi radicale et aussi rapide.

En tout cas, sujet à explorer très sérieusement.

Cordialement

François
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Nicolas Bonin
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MessageSujet: Re: Les DCR   Mar 11 Mai 2010 - 14:00

Merci pour ces précisions, j'ignorais l'existence de cet ouvrage de Paul Huard et me préparai à m'orienter vers celui de Wailly (De Gaulle sous le casque) qui me semble être un peu à charge, au vu des réusmés que je lis. Pouvez-vous nous donner votre avis sur ces ouvrages?
Concernant De Gaulle, c'est un officier "à part" qui bénéficie d'appuis politiques (Paul Reynaud), mais est dans le même temps dans le colimateur d'autres politiques (Daladier), ainsi que d'une grande partie de l'Etat-Major.
Les hagiographes ont tendance à le présenter comme un prophète, isolé, pas écouté, voire pris pour un fou, quand les détracteurs lui attribuent toutes les tares.
Il semble néanmoins qu'il ait eu quelques marges de manoeuvres, et quelques appuis, pour défendre son projet sur les chars. Sa nomination à la tête d'une DCR serait le fait de Gamelin. La présence de chars venant de son unité (Ve armée) est peut-être un gage qu'on lui donne.
C'est une dimension humaine et politique, souvent négligée, lorsqu'on aborde les unités et grands corps, mais néanmoins réelle.
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Stéphane Ferrard
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MessageSujet: Re: Les DCR   Mar 11 Mai 2010 - 16:56

Bonjour,

Penser que le Général aurait pu user de son influence politique pour modifier « l’ordre des choses » en matière de dotations d’une DCR me semble quelque peu « osé ». Si l’homme ne transige pas, il n’intrigue pas (Tout ce qui grenouille….). Certes il a la « force de conviction » mais c’est avant tout un soldat pragmatique qui sait s’accommoder de ce qu’on lui donne. Aussi, lorsque le général Gamelin annonce au colonel de Gaulle à l’hiver 1940 qu’on va lui confier le commandement de la future 4ème DCR (deuxième du deuxième lot de DCR, le premier lot étant constitué par les 1ère et 2ème DCR), il en exprime toute la fierté. Les dotations de la 4ème DCR sont prévues pour être rigoureusement identiques aux trois autres. N’oublions pas que les DCR étaient prévues pour agir par deux dans une direction générale, le groupement cuirassé (1er) qui les réunissait n’avait qu’un rôle de soutien technique et administratif. C’est le général commandant l’armée ou le corps d’armée qui les recevait qui était chargé d’en assurer le renfort éventuel avec des unités complémentaires (cavalerie, infanterie, artillerie, etc.) mais aussi d’en assurer le ravitaillement. La manœuvre était décidée de concert entre le général commandant l’armée ou le corps d’armée et les généraux ou colonels commandants les DCR. Il n’y avait pas au feu de commandement unique comme ce fut le cas pour le Corps de Cavalerie (Général Prioux). Ce bel ordonnancement va s’effondrer le 13 mai 1940, lorsque sur la Meuse les Panzerdivisionen non seulement rompent le front mais passent à l’exploitation immédiate, stupeur ! Ainsi, les PzDV sont à la fois DCR et DLM !!! A ce jour (13 mai), les 3 DLM existantes sont engluées dans les combats de Belgique, les 1ère et 2ème DCR n’existent pratiquement plus, la 3ème DCR alors à l’instruction a été détachée « à titre de précaution » au sud de Sedan. Bref, il ne reste plus rien. Tout l’espoir repose alors sur cette 4ème DCR dont les éléments sont dispersés en cours d’instruction et de dotations. Car, le 15 mai 1940, l’Etat-major de la 4ème DCR forme le seul organe de commandement capable de prendre en main sur le terrain une force blindée. Le général Georges dira au colonel de Gaulle : « Allez de Gaulle, vous qui avez les idées que l’ennemi applique ! »On va donc dans l’urgence lui affecter des éléments qui vont à la fois lui permettre de jouer le rôle d’une DLM et celui d’une DCR, c'est-à-dire que l’on va créer en pleine bataille un « groupement » comme l’a si bien relevé François Vauvillier : le groupement de Gaulle. La première mission confiée au groupement, sera celle d’une DLM (couvrir l’établissement d’une armée sur une position de résistance. La VIème du général Touchon sur l’Aisne). La seconde sera celle d’une DCR contre la position organisée de la poche allemande d’Abbeville, et donc une action de rupture.

Parmi les éléments qui lui sont détachés et qui vont lui parvenir au fur et à mesure figurent des unités que les commandants de DCR réclamaient de longue date comme une unité de découverte, des unités de DCA. Le problème est que ces unités ne sont pas bonnes de guerre. Ainsi les AMD Panhard n’ont pas leurs canons de 25 mm parés et donc incapables de tirer le moindre obus, les chefs de chars S 35 ne sont pas formés, les équipages de B 1bis n’ont jamais manœuvré ensemble, etc, etc. A ceci s’ajoute le problème de la logistique avec les trains DCR et DLM, c'est-à-dire les trains emportant tous les moyens de ravitailler soit une DCR, soit une DLM mais pas les deux à la fois. Il faudra improviser car « A la guerre nécessité fait loi ».

Cordialement

SF
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MessageSujet: Re: Les DCR   Mar 11 Mai 2010 - 23:27

Merci à Stéphane Ferrard de ces points d'éclairage sur l'emploi de la 4e DCr et sur les difficultés matérielles inhérentes à l'envoi au feu, dans l'urgence absolue, d'unités absolument pas rodées.

Je reviens sur la question bibliographique posée par Nicolas Bonin un post plus haut.
Citation :
... j'ignorais l'existence de cet ouvrage de Paul Huard et me préparai à m'orienter vers celui de Wailly (De Gaulle sous le casque) [...] Pouvez-vous nous donner votre avis sur ces ouvrages?
Mon ami Henri de Wailly a écrit une série d'ouvrages sur 1940 qui ont un souffle formidable et bénéficient de très solides témoignages directs recueillis par l'auteur, qui a rencontré de nombreux acteurs de la période. Je les recommande chaleureusement. D'ailleurs, pour rédiger ma précédente réponse, mon premier réflexe a été de me reporter à l'incontournable et épique De Gaulle sous le casque. Mais l'ouvrage est dûment sous-titré Abbeville 1940, ce qui précise parfaitement son sujet : l'action débute donc au 28 mai.

Pour la période précédente, les infos les plus détaillées que j'ai trouvées sont celles de l'ouvrage déjà cité de Paul Huard, également très chaudement recommandé.

J'ai consulté aussi, avant de vous répondre :

- De Gaulle chef de guerre 15 mai-6 juin 1940 d'Yves Buffetaut (Heimdal, s.d. pour l'édition reliée)
- Mai 1940, de Montcornet à Mareuil-Caubert, combats offensifs de la 4e DCr du général de Gaulle, de Ferdinand Dubreucq (chez l'auteur, 1972)

malheureusement sans y trouver d'éléments supplémentaires sur la genèse de la 4e DCr.

Il y a peut-être d'autres ouvrages qui répondraient plus précisément à cette question spécifique mais, en première recherche dans ma bibliothèque, je n'en ai pas trouvé.

Peut-être un des ténors d'atf40 connaît-il un ouvrage qui apporterait des détails précis sur cette genèse ? Je serais heureux en ce cas de compléter ma bibliothèque.

Cordialement

François
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MessageSujet: Re: Les DCR   Mer 12 Mai 2010 - 9:52

Bonjour,

Aux ouvrages cités par François Vauvillier, on peut ajouter le livre de Jean Marot « Abbeville 1940. De Gaulle au combat avec ses chars » Editions G. Durassié 1967. L’auteur, dans les premiers chapitres évoque la « montée en puissance » de la 4ème DCR, informations que nous retrouvons dans les livres d’Henry de Wailly et surtout (pour Montcornet) dans celui de Paul Huard. A ma connaissance, il n’existe pas d’ouvrage sur la genèse de la 4ème DCR car entre la décision de la créer en février 1940 et le 15 mai date à laquelle son Etat-major est constitué tandis que les unités qui lui sont affectées commencent à être dirigées sur elle, sa mise sur pieds est du ressort des bureaux en fonction des disponibilités. Elle suit donc le processus de la création de la 3ème DCR crée le 20 mars 1940 et qui devait être « bonne de guerre » au mois de juin suivant, soit un délai de 3 mois. Pour la 4ème DCR, prévue pour être constituée à partir du 15 mai et « bonne de guerre » pour la mi-août, elle avait un TED identique aux 3 autres DCR. Bien entendu, l’offensive allemande du 10 mai et surtout la percée des Panzern à Sedan va accélérer le processus au point que le groupement de Gaulle sera engagé dès le 17 mai. Voir les posts précédents.

Cordialement

SF
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MessageSujet: Re: Les DCR   Mer 12 Mai 2010 - 10:30

Bonjour Stéphane,

Absolument, le bouquin de Marot traite aussi du sujet. Il est, dans ma bibliothèque, rangé juste à côté de celui de Dubreucq. Mais je ne l'avais pas cité car lui aussi se concentrait sur la bataille d'Abbeville, comme son titre l'indique avec la plus parfaite clarté.

Bonne journée, cordialement.

François
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MessageSujet: Re: Les DCR   Mer 12 Mai 2010 - 16:10

Merci pour ces précisions bibliographiques utiles, je vais me procurer les ouvrages de De Wailly et Huard, ainsi que Marot. Quel est l'ouvrage de Dubreucq? En tout cas vous venez de me donner envie de lire De Wailly.

Concernant De Gaulle le politique, je vous recommande la lecture du livre de Jean-Luc Barré "Devenir De Gaulle" qui éclaire la transformation de l'homme entre 1940 et 1943. Le sujet s'écarte des questions militaires, il aborde la question du personnage politique qui s'il ne grenouille pas, manoeuvre quand même.

Concernant ma première question relative à l'ouvrage "100 000 morts oubliés", l'auteur évoque le fait que De Gaulle récupère à droite et à gauche des chars. De quoi s'agit-il? De matériel? De morceaux d'unités pour compléter les siennes?
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MessageSujet: Re: Les DCR   Mer 12 Mai 2010 - 17:58

Nicolas Bonin a écrit:
Concernant ma première question relative à l'ouvrage "100 000 morts oubliés", l'auteur évoque le fait que De Gaulle récupère à droite et à gauche des chars. De quoi s'agit-il? De matériel? De morceaux d'unités pour compléter les siennes?

Bonsoir Nicolas,

Merci pour l'info bibliographique.
Votre remarque sur les questions militaires vs les questions politiques met en lumière un travers méthodologique que j'ai constaté à plusieurs reprises : les auteurs très calés sur le plan politique ne sont, en général, pas à l'aise avec les questions militaires, surtout les questions techniques. Et la réciproque est vraie, naturellement.

Nous en avons ici, à mon avis, un très bel exemple. Dire que "de Gaulle récupère à droite et à gauche des chars" (phrase tirée, je suppose, de l'ouvrage que vous citez) ne reflète, ni la logique de composition de la 4e DCr, ni la réalité. C'est une formule inappropriée qui veut sans doute suggérer la montée progressive en puissance du " groupement de Gaulle".

Celui-ci est composé, dans sa quasi-totalité, en fonction des décisions du haut commandement, lui même confronté à la situation dramatique de la mi-mai 1940, comme je l'ai dit plus haut. De Gaulle reçoit (mais ne récupère pas) les unités qui lui sont assignées. Il y a toutefois trois exceptions (à ma connaissance) :
- la première est citée par de Gaulle lui-même dans ses Mémoires (p. 30) : " le 4e groupe autonome d'artillerie, chargé d'un éventuel emploi d'engins chimiques, oublié là par hasard. Je m'annexe ce groupe, formé de braves gens qui n'ont que des mousquetons, et les dispose, pour la sûreté, le long du canal de Sissonne." (15 mai 1940). Le 4e GAA, à deux batteries, est "intégré de fait" à la 4e DCr, précisent les Historiques sommaires des Grandes Unités (Tome III p. 509 ; SHAT, Imprimerie nationale 1967)
- la seconde exception, également citée dans le Tome III des HSGU, est constituée par l'état-major et le IIe groupe du 303e RA légère tractée, eux aussi intégrés de fait et " trouvés sur place " en ce même 15 mai ;
- le troisième (et dernier ?) élément intégré à la 4e DCr par le fruit du hasard est, le 17 mai, le 1er escadron du 6e cuirassiers, élément de découverte provenant de la 1re DLM et coupé de celle-ci par l'avance allemande (la 1re DLM finira dans la poche de Dunkerque).

Mais, du point de vue des bataillons de chars de combat (BCC), TOUT ce que compte la 4e DCr est assigné, au fil des jours, à cette grande unité et dépéché sur place par des transports stratégiques (VT = voie terrestre ou VF = voie ferrée) organisés à cet effet au niveau du haut commandement. Aucun d'eux n'est "récupéré".

Cordialement

François
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Nicolas Bonin
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MessageSujet: Re: Les DCR   Jeu 13 Mai 2010 - 12:12

Effectivement, les approches se croisent trop peu souvent. Elles permettent d'éclairer beaucoup de choses dans les choix et comportements des individus. Et surtout de nuancer beaucoup de constats. Je relisais récemment une tribune sur l'arrêt des troupes allemandes devant Dunkerque et l'auteur y défendait une seule raison en écartant bien sûr toutes les autres, comme si un tel évènement ne pouvait avoir plusieurs explications conjointes.

Parmi les trois unités mentionnées, je pensais que le GAA ne restait que le temps de la Bataille dîtes de Montcornet. Reste-t-il avec cette unité après?

Quelles sont les marges de manoeuvres de De Gaulle concernant le choix de ses officiers, il semble qu'il en écarte certains?

Enfin et toujours sur le thème des relations entre le chef et ses subordonnés. Il reçoit des troupes venues de la Ve armée comme lui. A-t-on une idée des relations qu'il entretient avec celles-ci et notamment leurs officiers?
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visaval
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MessageSujet: Les DCR   Sam 15 Mai 2010 - 16:53

bonsoir
merci pour toutes ces précisions notemment pour les indications littèraires
je connais les ouvrages de DE WAILLY mais pas en ce qui concerne MAROT et DUBREUCQ ???
je serais heureux d'avoir les réferences de ces livres.
et merci pour l'explication de l'emploi et de la composition des DCR/DLM.
cordialement
vincent
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avz94
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MessageSujet: Re: Les DCR   Ven 21 Mai 2010 - 0:30

Bonsoir,

voici l'historique du 7ème RDP de sa formation jusqu'au 25 mai arrivée à la 4ème DCR.

Formation du régiment :
le 7ème Régiment de Dragons Portés dont la constitution était prévue par D.M. n° 5335-54/2, en date du 21 avril 1940, est mis sur pied à Angers par le Centre d'organisation de Dragons Portés (C.O.D.P.). (Exécution des prescriptions de la D.M. n° 5653-4/2/1 en date du 6 mai 1940).
La composition du régiment devait être celle prévue par les tableaux d'effectifs de guerre :
- 1 état-major de peloton de commandement;
- 1 escadron Hors Rang;
- 3 bataillons composés chacun de :
- 1 état-major et peloton de commandement;
- 1 escadron d'autos-mitrailleuses de reconnaissance;
- 1 escadron de fusiliers-motocyclistes;
- 2 escadrons de fusiliers;
- 1 escadron de mitrailleuses et d'engins d'accompagnement.
Seuls les escadrons de fusiliers et de mitrailleuses sont constitués à Angers.
Les escadrons de fusiliers-moto sont formés au centre d'Organisation Motocycliste et d'Autos-mitrailleuses de Montlhéry (C.O.M.A.M.).
Les escadrons d'auto-mitrailleuses de reconnaissance sont mis sur pied par le Centre d'Organisation Mécanique de la Cavalerie (C.O.M.C.) de Fontevrault.
Le 7ème Régiment de Dragons devait être prêt à quitter le C.O.D.P. d'Angers le 1er juillet et entrer dans la formation de la 4ème D.L.M.
Par suite des événements il est envoyé dans la zone des armées, précipitamment, à partir du 18 mai, bataillon par bataillon, au fur et à mesure de l'arrivée des hommes, des gradés et du matériel.
L'encadrement est à peu près complet et comprend de nombreux officiers d'active; mais, la plupart des gradés arrives au dernier moment des dépôts de France et d'Afrique du Nord ne se connaissent pas et ne connaissent pas leurs hommes.
Les effectives sont incomplets, un certain nombre d'hommes étant en permission au moment du départ.
Le recrutement est peu homogène : 50% environ de jeunes recrues de six mois; 50% de récupérés de vieilles classes des dépôts de remonte et hôpitaux vétérinaires.
Enfin, sauf très rares exceptions, officiers et gradés n'avaient servi jusqu'alors que dans des formations montées.
La vie du régiment sera précaire tant que les services du corps n'auront pas rejoint.
L'utilisation tactique des unités sera gênée par le déficit de certains matériels :
- Chaque bataillon est privé de l'escadron d'auto-mitrailleuses dont il doit disposer;
- un grand nombre de casques font défaut au 2ème bataillon;
- il n'y a aps de caissettes pour le transport des bandes de cartouches de mitrailleuses et des obus de 81mm, d'où encombrement des véhicules de combat qui doivent porter les caisses de munitions qui ne peuvent entrer dans les coffres et grosse difficulté au moment de la mise pied à terre.
Les outillages des canons de 25mm sont imcomplets; de ce fait, plusieurs d'entre eux sont inutilisables par impossibilité de réglage des freins.
Les voitures légères destinées à l'E.H.R. et au P.C. sont en déficit total, les motocyclettes de liaison en déficit partiel; il faut prélever ces véhicules sur la dotation des bataillons.
Les cuisines roulantes font totalement défaut et sont remplacées par des camionnettes transportant des fourneaux et marmites.
LEs service auto n'a aucun moyen de réparation: ni camion-atelier, ni camion-magasin, ni camion-machine-outil.
Par suite du départ successif des bataillons et de la nécessité probable de les employer isolément, les tableaux d'effectifs de guerre n'ont pas été appliqués rigoureusement et une partie des moyen de l'E.H.R. a été mise à la disposition des bataillons (camions d'approvisionnement en vivres, camions de la réserve de munitions, citernes à essence, camionnettes du service de santé ...).


A suivre l'ordre de bataille et les journées du 16 au 25 mai.
Cordialement
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avz94
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MessageSujet: Re: Les DCR   Ven 21 Mai 2010 - 21:13

Bonsoir,
voici l'ordre de bataille et les journées du 16 au 25 mai.

Etat-major du régiment :
LCL LETOUZE de LONGUEMAR, commandnat le régiment;
CNE de CLAUSADE, Capitaine adjoint;
CNE COLLE, officier transmissions;
CNE PICARD, chef du service auto;
LNT ANCEL, officier de détail;
SLT CROIZE-POURCELET, officier renseignement;
Médecin lieutenant AMAT, chef du service de santé;
SLT BOULLAND, chef du peloton de commandement;
Escadron Hors Rang :
CNE DUVILLIER, Commandant l'EHR;
SLT DUCAMP, officier approvisionnement;
SLT HOMERY, Pharmacien;
SLT JANVIER, Dentiste;
ASP MARTIN, Commandant le peloton de réparation du service auto;
Sous-officier 30
Brigadier 37
Cavaliers 250
1er Bataillon (état-major) :
CES de TORQUAT de la COULERIE, commandnat le bataillon;
SLT JARDIN, officier adjoint;
Erbéia, Médecin auxiliaire;
2ème Escadron : CNE VESINE de la RUE
3ème Escadron : CNE DUPEYRON
4ème Escadron : CNE LAVOT
5ème Escadron : CNE COUVERCELLE
Sous-officier 84
Brigadier 104
Cavaliers 592
2ème Bataillon (état-major) :
CES de ANTECH, commandnat le bataillon;
SLT LOMPRE, officier adjoint;
Médecin Lieutenant AUGE
PORCQ, Médecin auxiliaire;
7ème Escadron : CNE MERIC de BELLEFON
8ème Escadron : CNE BULLOT
9ème Escadron : CNE de LASSAT
10ème Escadron : CNE BASTIT
Sous-officier 84
Brigadier 104
Cavaliers 592
3ème Bataillon (état-major) :
CES de COUX, commandnat le bataillon;
SLT PAUCOT, officier adjoint;
SLT AUDIBERT, Médecin;
12ème Escadron : LNT BOUY
13ème Escadron : CNE de LANNURIEN
14ème Escadron : CNE BEZARD
15ème Escadron : CNE REAU
Sous-officier 84
Brigadier 104
Cavaliers 592

Le jeudi 16 mai :
Depuis que l'offensive allemande a été déclenchée, la mise sur pied du régiment est activée.
Le 1er bataillon est cantonné à Beaufort-en-Vallée; il doit être mis en route le plus tôt possible.
Tout le matériel : armes, habillement, équipement, véhicules autos, munitions, est amené au bataillon.
A Mazé (24 km sud-est d'Angers) le chef d'escadron ANTECH prend le commandement du 2ème bataillon qui ne comprend qu'un petit nombre d'hommes des 8ème et 9ème escadrons de fusiliers et du 10ème escadron de mitrailleuses et d'engins.
Le bataillon ne possède encore que quelques armes, pas de matériel, pas d'habillement.
Les noyaux du 3ème bataillon sont cantonnés à Corné (4 km sud-est de Mazé).

Le vendredi 17 mai :
L'organisation du 1er bataillon se termine à beaufort; situation sans changement à Mazé et à Cormé.

Le samedi 18 mai :
Le 1er bataillon, comprenant les 3ème et 4ème escadrons de fusiliers et le 5 escadron de mitrailleuses et d'engins, sur voitures tous terrains LAFFLY S 20 quitte Beaufort-en Vallée à 19h15 et fait mouvement par Baugé, Château-Lvallière et Château-Renault, sur Herbault (15 km ouest de Blois) où les premiers éléments arrivent le dimanche 19 mai à 2 heures du matin. Etape de 144 km.
Le 2ème bataillon reçoit ses masques et une partie de son matériel auto.

Le dimanche 19 mai :
A 09h30, le 1er bataillon fait mouvement pour se rendre à Quincy et Coulommes (7km sud de Meaux) où il arrive vers 20h00 après une étape de 220 km.
Au cours de ces deux longues étapes (près de 350 km dans les vingt-quatre heures) le 1er bataillon n'a eu qu'un seul véhicule accidenté (une voiture tous terrains abandonnée à Herbault).
Le 2ème bataillon reçoit un renfort important en hommes et une partie de ses voitures. Par message téléphonique, en date du 19 mai 1940, le mouvement du 2ème bataillon doit s'effectuer le 20 mai à 15h00.

Le lundi 20 mai :
Le capitaine DUPEYRON prend les fonctions d'adjoint au chef d'escadrons, commandant le 1er bataillon. Le lieutenant ADAM, du 4ème Escadron prend le commandement du 3ème escadron.
DAns la matinée le 2ème Escadron venant de Montlhéry rejoint le bataillon à Quincy. Le 1er bataillon doit rejoindre la 4ème Division Cuirassée à laquelle il est rattaché. Tandis que le bataillon attend à l'entrée de Château-Thierry sa destination définitive, la gare de cette ville est bombardée par trois vagues successives d'avions.
L'officier du génie chargé de faire sauter le pont de Château-Thierry prévient que, d'après certains renseignements, l'ennemi approcherait venant de la direction de Soissons et de Dormans, et qu'il a pour mission de faire sauter le pont à l'arrivée des premières autos-mitrailleuses, qu'il ne peut donc autoriser le bataillon à passer à proximité du pont pour prendre la direction de Fère-en-Tardenois.
Devant ces renseignements incontrôlables et la nuit tombant, le chef d'escadrons décide de faire passer la nuit à son bataillon en halte gardée au Thiollay.
Le 2ème bataillon reçoit en renfort la quasi totalité de son effectif en hommes, mais pas en matériel.
Précédé de l'état-major et du peloton de commandement qui avaient rejoint Beaufort dans la matinée, le bataillon quitte Mazé à 19h00.
Itinéraire : Cuon, Baugé, La Flèche, Arnage, Ruaudin, Changé, La Fourche-d'Auvours, Nogent, La Loupe, Fontaine-Simon (170 km). La colonne arrive à Fontaine-Simon dans la nuit, vers 04h30.

Le mardi 21 mai :
Le 1er bataillon fait mouvement à 07h00 pour se rendre à la forêt de Dôle par Chateau-Thierry et Fère-en-Tardenois.
Le bataillon s'installe en formation articulée à 11h00, face au nord-ouest, dans la région comprise entre Mareuil-en-Dôle et Cherry-Chartreuse, surveillant la direction entre Soissons et Fismes.
Le chef d'escadrons se rend à Svigny-sur-Ardres pour mettre aux ordres du colonel de GAULLE, commandant la 4ème Division Cuirassée qui vient d'être engagée dans la région sud de Laon.
Pendant la nuit, l'aviation allemande bombarde les environs : Soisons brûle, les allemands auraient atteint l'Aisne au nord de Fismes et le cofluent de l'Oise et de l'Aisne vers Chauny.
Les populations fuient effrayées par les bruits plus ou moins contrôlés signalant l'avance d'éléments légers ennemis s'infiltrant audacieusement au travers de nos lignes.
L'état-major et le 2ème bataillon font mouvement à partir de midi pour se rendre dans la région de Senlis où la commission régulatrice routière doit leur donner une destination définitive.
itinéraire : Châteauneuf-enThimerais, Dreux, Houdan, Mantes, Conflans, Saint-Ouen-l'Aumône, Senlis.
Le 2ème bataillon part, escadron par escadron. La marche de la colonne est gênée par les voitures militaires et les réfugiés qui encombrent les routes. une partie des éléments, mal aiguillée par le service routier à Mantes, avait passé la Seine en ce point en direction de Pontoise, où ils trouvèrent les ponts barrés; ils furent obligés de faire demi-tour, de repasser au sud de la Seine et de refaire l'itinéraire indiqué ci-dessus; aussi l'arrivée des escadrons au cantonnement de Lamorlaye, près de Chantilly, s'échelonne-t-elle entre 21h00 et 07h00 du matin.
Le 7ème escadron motocycliste arrive, à 21h00, à Lamorlaye, venant de Montlhéry (à l'exception de son peloton de commandement formé à Angers).
L'aviation ennemie se montre très active pendant toute la soirée et bombarde en particulier les terrains de Beaumont et de Chantilly.

Le mercredi 22 mai :
Le 1er bataillon fait mouvement à 06h00 pour Compiègne, par Branges, Maast, Hartimes, Villers, Hélon, Coeuvres, Mortefontaine et Pierrefonds.
on signale que la forêt de Villers-Cotterêts est très bombardée par l'aviation ennemie.
Le bataillon a pour mission de tenir les ponts sur l'Oise et l'Aisne, entre Verberie et Attichy, soit sur un front de 30 km.
Le 4ème escadron tient les ponts de Verberie et de La Crois-Saint-Ouen; le 3ème escadron est au centre et l'escadron moto est à droite entre Attichy et le Frontpont, où il se superpose à des éléments du 25ème GRCA.
Vers 14h00, le 3ème escadron est replié vers le carrefour de la Faisanderie, sur la route de Compiègne à Pierrefonds.
Compiègne a été bombardé par l'aviation ennemie et complètement évacué.
Le pont d'Attichy a sauté sur mauvaise interprétation d'un ordre.
L'état-major et le 2ème bataillon reçoivent l'ordre de se porter à Courville, PC de la 4ème Division Cuirassée (sud de Fismes).
Après une journée d'organisation, la bataillon quitte le cantonnement vers 19h00; le chef de corps, s'étant porté en reconnaissance vers la zone à atteindre et ayant constaté que la 4ème D.C.R. avait fait mouvement sans laisser d'indication, donne le contre-ordre; la colonne fait demi-tour entre Senlis et Lamorlaye où le bataillon est rentré à 22h00.
Diparus : Cavalier FRESLARD (Marcel) mle 1409 du 4°esc; Cavalier GUESDON (Pierre), mle 321 du 4°esc. Motocycliste n'ayant pas rejoint au cours de l'étape Mareuil-en-Dôle - La Croix-Saint-Ouen.

Le jeudi 23 mai :
Le 1er bataillon quitte sa position à la fin de la nuit et fais mouvement à 06h30 pour la région de Grandvilliers (nord de Beauvais) par Le Crois-Saint-Ouen, Verberie, pont-Saint-Maxence, Creil, Moury, beauvais, Crillon.
Pendant le passage du bataillon Creil étant bombardé par l'aviation ennemis, l'itinéraire est dévié par Liancourt.
Le bataillon a pour mission de s'installer défensivement sur la voie ferrée face au nord de Forges-les-Eaux à Grandvilliers.
Il est déployé sur un front de 35 km.
PC du bataillon : Château de Loueuse.
A Crillon, le capitaine commandnat l'escadron motocycliste reçoit l'ordre d'envoyer des reconnaissances en direction d'Hornoy, Poix et Aumale, avec mission de prendre contact avec nos éléments avancés et de déterminer, dans chacune de ces directions, les points extrêmes atteints par l'ennemi. Ces reconnaissances, commandées respectivement par les Lieutenants de MONTESQUIEU, de BOURMONT, POUSSIN, rapportent en fin de journée des renseignements précis sur la situation des troupes amies. Par les contacts qu'elles ont pris avec les postes avancée ennemis, il est permis de jalonner l'avance des troupes allemandes et de recueillir des renseignements intéressants sur leur dispositif entre Abbeville et Amiens.
Les Allemands tiendraient la Somme entre Abbeville et Amiens et enverraient de fortes patrouilles vers le sud. L'une de ces patrouilles aurait capturé 150 tirailleurs sénégalais. On dit aussi qu'Arras et Amiens seraient repris par nos troupes.
De nombreux éléments d'infanterie coloniale montent, en petites colonnes, vers Amiens.
L'état-major et le 2ème bataillon restent à Lamorlaye, la Commission régulatrice routière de Creil n'ayant pu renseigner le chef de corps sur le stationnement de la 4ème D.C.R.

Le vendredi 24 mai :
A 06h00, le 1er bataillon reçoit l'ordre de se porter à Guyencourt par grandvilliers, conti et Ailly. La division attaquerait aux environs d'Amiens. de nouveaux ordres arrivent et le bataillon part dans la matinée, ayant reçu la mission de s'installer en couverture sur l'Avre, au sud-est d'Amiens.
En passant entre Ailly et Guyencourt, le bataillon est attaqué par l'aviation ennemie et reçoit le baptême du feu; il y a plusieurs tués et blessés.
Au 5ème escadron, le 1er peloton de mitrailleuses (sous-lieutenant DUCOS) répond au bombardement par un feu dense de ses armes.
Le bataillon s'installe dans l'après-midi sur l'Avre, dont il tient les points de passage entre Moreuil et Agicourt, avec le gros du bataillon dans la région d'Ainval.
Le 2ème escadron est soumis au feu d'une batterie de 77 dans le village de Cotanchy qu'il a reçu mission d'occuper défensivement.
Le sous-lieutenant BOULLAND, de l'état-major du régiment, envoyé à la recherche de la 4ème D.C.R., entre l'Oise et la Somme, trouve le PC à Pierrepont et rapporte l'ordre de rejoindre dans la soirée. En conséquence, l'état-major et le 2ème bataillon font mouvement, dans l'après-midi, de Lamorlaye à Maignelay par Chantilly, Creil, Clermont-Saint-Just-en-Chaussée. En fin d'étape, à la nuit tombante, la colonne est mitraillée et bombardée par des avions. Pas de pertes.
Tués : ADJ DEMEYER mle 930 du 3°esc; MDL ROCHER mle 823 du 3°esc; Cavalier TREDEZ mle 5546 du 3°esc; Cavalier HULLO mle 1350 du 3°esc.
Blessés : MDL DURR du 3°esc; Cavalier DEQUI mle 2931 du 3°esc; Cavalier PELISSIER mle 689 du 3°esc; Cavalier CIRJEAN mle 1807 du 3°esc; Cavalier LORILIERE mle 2213 du 3°esc; Brigadier JANEZ mle 853 du 3°esc, accidenté; Cavalier DAGOMO mle 637 du 2°esc, accidenté; Cavalier ARLIN mle 2568 du 5°esc; Cavalier SEROPIAN mle 4174 du 5°esc; Cavalier GAULLIER mle 3519 du 3°esc; Cavalier VALLET André du 7°esc, accidenté; Cavalier BARRAULT Jullien du 7°esc, accidenté.
Disparus : Cavalier LANDONAR mle 1898 du 2°esc; Cavalier KARL du 3°esc.

LE samedi 25 mai :
Le lieutenant-colonel de LONGUEMAR prend sous son commandement le 1er bataillon et se présente à 09h00, à Pierrefonds, au colonel de GAULLE, commandant la 4ème D.C.R.
Il reçoit l'ordre de couvrir cette grande unité à l'ouest en tenant l'Avre entre Moreuil inclus et Montdidier inclus.
Le 1er bataillon doit renforcer la défense de la rivière qu'il occupe déjà avec quelques éléments entre Moreuil et Pierrepont inclus.
Le 2ème bataillon, dont le bivouac, installé dans le bois de Maignelay depuis la veille, a été bombardé au lever du jour par l'avaition ennemie, se porte au sud du 1er bataillon et organise la défense de l'Avre et du ruisseau de Montdidier entre Pierrepont exclu et la limite sud fixée au régiment.
Pendant le mouvement, il est bombardé et mitraillé par l'aviation ennemi.
PC du colonel : Fontaine-sous-Montdidier.
Le dispositif est levé le soir. Le régiment doit se porter en direction de Poix pour couvrir le rassemblement articulé de la division.
A 21h00, les colonnes se forment. Elles sont bombardées et mitraillées par trois avions. A ce moment, de Fontaine-sous-Montdidier, deux fusées rouges sont lanvées, sans doute par des agents de l'ennemi, pour signaler le mouvement des colonnes de la D.C.R. qui s'ébranlent.
L'étape est faite sous l'orage, par une nuit très noire, tous feux éteints; un camion tombe dans un entonnoir fait par une bombe au milieu de la route.
Le 1er bataillon passe par Grivesnes, Coullenelle, Folleville, paillart, Esquelloy, Corneilles, fontaine, La Vacquerie, Thoix et Méréhaucourt où est le PC du bataillon.
le 2ème bataillon et l'état-major suivent l'itinéraire Montdidier, Breteuil, Ardivilliers, Crèvecoeur, Grandvilliers.
plusieurs incendies obstruant les rues de Breteuil obligent la queue de la colonne à contourner la ville par le sud.
PC du colonel : Sarnois
PC du 2ème bataillon : Sarcus

Cordialement.
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Les DCR
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