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 Groupement Molinié

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visaval
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mar 3 Aoû 2010 - 13:38

c'est noté
vincent
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visaval
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mar 3 Aoû 2010 - 13:44

j'ai trouvé !! les auteurs c'est bien DEBERGH et J PIQUET ?
vincent
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Clausewitz
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mar 3 Aoû 2010 - 19:19

Re

Oui, oui c'est bien cela, j'espère que le prix est intéressant.

Il possède une jaquette

Bonne chance

Cordialement
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visaval
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mar 3 Aoû 2010 - 19:42

moins de €10 sur priceminister
vincent
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Clausewitz
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mar 3 Aoû 2010 - 19:46

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Pour moi en bon état avec la jaquette, çela vaut la peine, surtout port compris, en plus si comme moi vous avez une dédicasse, parfait.

Cordialement
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Daffy
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Sam 28 Aoû 2010 - 14:05

Un confrere qui comme moi à son grp père qui a combattu en 40 dans le 14e zouaves me signale que son grp père a etais fait prisonnier à Lomme environ 7-8km au nord D haubourdin.

Que faisait les unités au nord de la poche??Element isolé autres??Quelles étais les unités sur le secteur?
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Sam 28 Aoû 2010 - 14:47

Bonjour Daffy ,
Pour bien comprendre la bataille de Lille , il est important de savoir que les Français ne se sont pas dit , on arrive a Lille , on reste sur place .
Les plans étaient de filer vers le nord-ouest , et rejoindre le gros des troupes alliées .
On constatera plusieurs phénomenes :
- les troupes d'infanterie , arrivée assez tot , qui passent sans encombres et vont jusqu'a Dunkerque
- les troupes d'infanterie , arrivées plus tard, qui se heurtent a des éléments allemands
- les troupes , dans leur globalité , qui ont vu les éléments motorisés et hippomobile (en partie) se séparer pour essayer de franchir la nasse , pendant que les unités a pied , faute de moyen rapide de mobilité , restaient sur place pour les couvrir
- les troupes d'infanterie , arrivées le plus tardivement , qui ont été prises sous le commandement du général le plus ancien , a savoir Molinié , pour organiser la défense du secteur de Lille .

Il n'est donc pas étonnant que des combats et certaines troupes aient été prises au nord d'haubourdin , mais cela dépends surtout du jour ...
Qui plus est , et de mémoire , des attaques françaises ont eu lieu dans ce secteur , pour se libérer de la nasse .
Encore aujourd'hui , je souligne que les premières unités a fermer la poche de Lille étaient des panzerdivision , et ainsi que je l'ai dit plusieurs fois , elles étaient tellement étirées , que cette fermeture n'était pas opérationnelle les premiers jours, et que j'ai même des témoignages de Français , coupant la ligne de front , sans rencontrer un seul allemand , en venant de Lille .
Cette occlusion ne sera réellement faite que lorsque l'infanterie allemande arrivera .

Vous avez ici , un état des troupes Françaises "enfermées" a Lille au 27 mai :
http://www.atf40.fr/ATF40/divers/Grpt%20Molini%E9.html

Alain


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Daffy
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Sam 28 Aoû 2010 - 14:52

Ma question est surtout que faisait des elements du 14e z au nord alors que le 27 le gros des troupes du 14z lutté du coté d allenes les Marais, element isolé autres??
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Sam 28 Aoû 2010 - 14:56

Si vous avez une date précise , je peux regarder ce que j'ai sur les éléments du 14e RZ , sinon , ce ne sera que conjectures .

Alain
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Daffy
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Sam 28 Aoû 2010 - 15:06

Avoir une position "précise" au soir de la rédition du 31/05 du 14zouaves qui selon le livre de galtier ce trouve à haubourdin et Loos mais aussi quelques éléments a lommes suivant mon collègue.

On peut suivre la progression du 14e dans les récits de la 5Dina qui sont retranscrit par Mr buisson sur son site actuellement au 27/05/40, peut etre plus d info lors des prochaines mise a jour.

http://dyle1940.e-monsite.com/categorie,la-5eme-division-d-infanterie-nord-africaine-d-i-n-a,3081581.html
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Sam 28 Aoû 2010 - 15:15

Le 31 mai me semble bien tardif , mais je vais tout de même regarder dans mes archives , si je trouve certains éléments du 14e envoyés ici ou la .

Ne désespérez pas , si votre grand père a été fait prisonnier a cet endroit , ce n'était pas car il y était parti en promenade .

Alain
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Daffy
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Sam 28 Aoû 2010 - 15:21

Merci de votre aide,Je n'en doute en decouvrant des infos par ci, par là est qu il a connu bien des embuches.
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McCL
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Sam 28 Aoû 2010 - 18:46

Bonjour,

Je suis le "collègue" dont parle Daffy Smile

A partir des mémoires de mon grand-père (14e RZ jusqu'à mai 40), je cherche à retracer son parcours pendant la seconde guerre mondiale. Malheureusement, ces mémoires ne comportent pas forcément suffisamment de détails pour situer temporellement et géographiquement l'action; Je précise que ces mémoires ont été écrites à la fin de sa vie, donc il a pu omettre des points, voire... se tromper.

Bref, je me permets de faire un scan du passage des mémoires correspondant à la poche de Lille. J'essaye de comprendre ce qu'il faisait à Lomme et non pas à Haubourdin/Loos (je possède le livre du LCL Galtier sur le 14e RZ).

"Après de nombreuses péripéties, de nombreuses escarmouches, de durs accrochages nous sommes arrivés près de Douai où des réservoirs d'essence étaient en feu. De là on nous a dirigés vers Lille car notre route de repli était coupée. Lille était encerclée par les troupes allemandes. Notre mission était d'entrer dans Lille pour participer la défense de la ville. Sur les trois sections qui formaient notre compagnie nous n'étions plus comme effectif que les deux tiers d'une section ! Ily avait un pont par lequel il était encore possible de pénétrer dans la ville. C'était un pont sur une petite rivière. Ce pont était surveillé par I'armée allemande qui en interdisait le passage par des tirs de mitrailleuse. C'est là que nous devions passer, il n'y avait pas d'autre passage. C’est donc par petits groupes de deux ou trois que nous I'avons franchi en courant entre deux rafale de mitrailleuses. ca a été un moment très éprouvant. Nous avons dû laisser notre matériel sur le rivage. Il n'y a eu que deux ou trois blessés sans gravité, nous avons eu chaud ! C'est ainsi que nous nous sommes trouvés dans Lille encerclée avec la mission de participer à la défense de la ville. Nous nous trouvions dans la banlieue de Lille, l'endroit s'appelait Lomme.
Dans la ville on avait amassé dans le but de la défendre ce qui restait de notre corps d'armée qui se repliait. Il y avait toutes sortes de régiments : régiments d'infanteries diverses, d'artillerie lourde, d'artillerie légère, régiment de génie etc, etc... Tous ces militaires désorientés, désorganisés , sans commandement précis, pullulaient dans la ville sous d'intenses bombardements d'artillerie allemande qui l'encerclaient et voulaient sa reddition. Les premiers arrivés étaient déjà en poste de défense aux endroits stratégiques. Des officiers et sous-officiers français sillonnaient les rues pour récupérer ça et là ces militaires nouvellement introduits et qui erraient plutôt hébétés dans le seul souci de se protéger. Ils les ramassaient tous pour organiser la défense en formant des groupes, et en les plaçant à des endroits stratégiques d'où ils pouvaient prendre les rues en enfilade et en interdire l'accès : angles des immeubles sur plusieurs étages, carrefours, soupiraux. Dans certains endroits des canons de 75 étaient pointés, sur l'autre bout de la rue, protégés par des tas de pavés arrachés à la chaussée. Toutes espèces d'armes et de munitions avaient été distribuées: mitrailleuses, fusil-mitrailleurs, canons antichars, bazookas, mortiers, grenades, etc... J'avais été placé avec quelques camarades à un angle dans un carrefour pour interdire I'accès d'une rue de 150 mètres environ mais bien droite. Nous disposions de fusil-mitrailleurs, de mortiers de 80 et de grenades en plus de nos armes individuelles. Le dispositif de défense s'organisait mais cela n’empêchait pas les obus de tomber. Certains frappaient parfois les façades de maisons dont des pans entiers s'écroulaient. Le pilonnage à I'artillerie allemande était intense et incessant. Des avions mitraillaient les rues. Dans les rues, c'était l’enfer. Des matériaux, des véhicules ou de l'armement jonchaient le sol. Des groupes de chevaux appartenant à I'artillerie et qui avaient arraché leur attelage, apeurés, passaient au galop à travers les obstacles traînant derrière eux des débris de harnais. Certains étaient blessés, couverts de sang. J'ai encore en mémoire le souvenir de I'un d'eux qui avait été touché par un projectile et au ventre sans doute dont les boyaux pendaient. Affolé, il galopait avec les autres. Les ambulanciers fouillaient les décombres à la recherche de blessés.
Combien de temps cela a t-il duré ? une semaine ? D'avantage ? Je n'en sais rien, je ne m’en souviens pas. Ce dont je me souviens c'est que cette période m'a paru un siècle. Nous étions harassés, fatigués, tendus. Nous manquions de repos, nous manquions de nourriture. Les Allemands lançaient des tracts nous invitant à la capitulation. Voyant que ceci n'avait pas d'effet, pas plus que les bombardements d’artillerie, pensant sans doute qu'une attaque par l'armée de terre leur aurait coûté de lourdes pertes, ils ont alors lancé un ultimatum menaçant de faire intervenir leurs bombardiers et de détruire la ville.
Le haut commandement français réalisant que toute résistance devenait inutile a donné l'ordre de se rendre afin d’éviter la catastrophe. c'est alors que nous avons cessé le feu et que les Allemands sont entrés librement dans la ville. Ils n'ont rencontré quelques tirs sporadiques de groupes isolés qui n’avaient pu être averti à temps. Nous avons été rassemblés après-avoir déposé nos armes au passage. Nous avions tous gros sur le cœur .J'ai vu un officier pleurer de dépit et de rage. Ces rassemblements se faisaient simultanément en de nombreux point de la cille parmi les décombres où certains chevaux terminaient leur agonie sans qu’aucun soldat allemand n'ait eu le courage de les achever pour abréger leurs souffrances. Certains étaient encore prisonniers de leur harnachement. Après une attente prolongée, un officier allemand parlant admirablement français a harangué les groupes tour à tour. Il a d'abord rendu hommage à notre résistance héroïque mais il a par la même occasion annoncé que nous étions désormais sous autorité allemande. Il soulignait que nous avions intérêt à coopérer, que nous étions en terrain d'opérations militaires et que toute tentative de rébellion ou d’évasion serait impitoyablement réprimée par les armes. Après cela il nous a remis entre les mains de nos gardiens qui étaient rassemblés par section à l'écart.
"

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alfred
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Sam 28 Aoû 2010 - 21:58

On peut déjà dire que le bazooka n'ayant pas été inventé,il n'y en avait donc pas,quant au reste :oui la défense s'organisa sans plan d'ensemble,avec les unités prises au dépourvu là où elles de trouvaient,certains quartiers étaient vides de troupes françaises,les Allemands y pénétraient,puis se trouvaient au détour d'une rue nez à nez avec des éléments français.....Les témoignages de civils soulignent cette confusion.......Tant bien que mal seuls quelques pôles de résistance furent hâtivement improvisés
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Eric Denis
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Sam 28 Aoû 2010 - 22:25

Bonjour,

Le témoignage est néanmoins poignant. Merci de nous le faire partager.

Cordialement
Eric Denis

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Béghin Bernard
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MessageSujet: Groupement Molinié   Mar 25 Juin 2013 - 22:10

J'arrive sur ce forum pour apprendre sur cette bataille de Lille et je n'aurai jamais imaginé que tout cela ait pu se passer dans un secteur que j 'ai bien connu étant jeune car j'ai travaillé à Loos de 70 à 77 et bien sûr passé par Haubourdin entre autres .Le récit posté par McCL et écrit par le lcl Galtier est poignant et débordant de sincérité,
je pense que nous sommes en présence de milliers de héros .
Je souhaiterai trouver des récits sur des combats qui auraient eu lieu dans le bois de Phalempin (village de mon enfance) ou aurait été tué  au combat le 26 mai 40 le commandant Kuntz , chef de corps du 8ème régiment de Dragons
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Norodom
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mer 26 Juin 2013 - 17:21

Béghin Bernard a écrit:
<< Je souhaiterai trouver des récits sur des combats qui auraient eu lieu dans le bois de Phalempin (village de mon enfance) ou aurait été tué  au combat le 26 mai 40 le commandant Kuntz , chef de corps du 8ème régiment de Dragons >>

Bonsoir,

Quelques précisions que vous connaissez sans doute sur:
Emile Jean Baptiste Kuntz, né le 6 juin 1886 à Cambrai (Nord),
tué au combat le 26 mai 1940 à La Neuville (Nord), localité située à environ 5 km à l'est de Phalempin et de Libercourt.

A défaut de pouvoir indiquer un récit spécifique sur les combats qui auraient eu lieu dans le bois de Phalempin, je rappelle que les unités présentes dans le secteur, au sud de la poche de Lille, se trouvèrent peu à peu isolées à la suite d'un mouvement en tenaille exécuté par la 7ème division de panzers de Rommel, arrivant du secteur d'Arras, à l'ouest et la 7ème division d'infanterie de Bock, qui faisait pression à l'est. Lorsque les mâchoires se refermèrent, six divisions françaises se trouvérent encerclées et continuèrent bravement à se battre sans espoir pendant quatre jours, dans les circonstances qui ont été décrites par ailleurs sur ce forum.

Cordialement,
Roger
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Béghin Bernard
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MessageSujet: Groupement Molinié   Mer 26 Juin 2013 - 21:02

Bonsoir et merci Norodom pour cette excellente précision . Tout d'abord veuillez m'excuser de placer cette question dans le sujet sur le Groupement Molinié , car apparemment le 8 éme  dragons n'était pas arrivé dans la banlieue lilloise à cette date d'autant qu'il a été pratiquement décimé ,je pense .Mais , à mon avis , il peut entrer dans celui de la " bataille de Lille " , Phalempin étant à 15 km au  sud de la capitale de la Flandre  française et à 5 km de Seclin qui a été bombardé à cette période .
Je vous remercie Norodom et je vois que la lumière pour moi sur cette question vient du Sud , mais quelque chose me dit que vous connaissez bien le Nord .
C'est en regardant l'historique du 8 ème régiment de Dragons , dans la liste des chefs de corps de celui ci , on y trouve ; 1940 commandant Kuntz 15 5 40 - 26 5 40 (tué au combat à Phalempin 59 ) , j'en ai déduit qu'il n' a commandé que 12 jours .Mais je n'avais pas d'autres renseignements sur ce militaire et je suis heureux de votre réponse . La Neuville est le village de l'autre côté de la forêt dans la direction de Thumeries et  Wahagnies ou un petit comité d'accueil était en place avec seulement 3 canons .

   grâce à ce forum j'apprends plein de choses sur la guerre dans ma région d'origine . ( que j'affectionne toujours bien entendu )
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Norodom
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Jeu 27 Juin 2013 - 14:59

@ Béghin Bernard

Bonjour,

Vous n'aviez pas à vous excuser car votre question avait bien sa place sur le présent fil de discussion.

Les unités qui se trouvaient dans le secteur de Phalempin le 26 mai 1940, tout comme celles qui se trouvaient un peu plus au nord-ouest dans le secteur de Haubourdin, durent se replier sous la pression de l'ennemi, vers Lille.

Les généraux Mellier, Dame, Juin et Musse furent placés sous le commandement de Molinié, le plus ancien en grade.
Ils résolurent, après une dernière tentative de percée, de lutter jusqu'à l'épuisement de leurs munitions.
Le 31 mai, vers 20 heures, Molinié dut se résoudre à cesser toute résistance.

Cordialement,
Roger
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mer 3 Juil 2013 - 12:06

bonjour Roger, bonjour à tous
c'est vrai que le général Molinié a pris le commandement de ces troupes amalgamées...  cela dit, les troupes les plus combatives étaient les troupes d'Afrique du nord.
De plus, il y avait une certaine tension entre Juin et Molinié...
Ce qui n'a rien arrangé


bonjour Roger,
Dans votre post, vous parlez d'une dernière tentative de percée... pouvez vous être plus explicite ?
il y a bien eu une tentative avec des chars et les tirailleurs Algériens (vers les ponts de Sequedin) mais c'était plus tôt 28 ou 29
la capitulation des troupes c'est le 31 bien que les combats s'étaient arrêtés faute de munitions depuis 1 jour ou deux.


Vincent
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mer 3 Juil 2013 - 17:56

@ visaval

Bonjour Vincent,

Je vous rappelle que le présent sujet a fait l'objet de trois "fils" sur le présent forum...
Pour mémoire:

"tentative de sortie de la poche de lille (mai 40)"
"La Bataille de Lille"
et l'actuel "Groupement Molinié"

Vous avez été un participant actif sur ces trois fils et je note qu'il y a quatre ans vous aviez souhaité des détails sur la tentative de percée par les unités encerclées dans la "poche de Lille"

Bien que je n'ai pas entrepris la relecture de tous les échanges, je suis quand-même surpris que vous y reveniez.
Mais soyons bon prince... on fera comme si...

Je ne fais aucun commentaire sur votre appréciation du niveau de combativité des unités présentes dans la poche de Lille, ni sur votre allusion aux soit disants différents entre Juin et Molinié... le fait d'écrire "une certaine tension" dénote une absence de détails !
Personnellement je suis convaincu que la situation telle qu'elle s'est présentée au cours des derniers jours du mois de mai 1940, ne se prêtait pas aux états d'âmes !... c'était vaincre ou mourir !

J'en viens au principal.... une récapitulation des évènements en quelque sorte...

Alors que le général Alexander avec 20 000 hommes et des éléments de la 1ère armée, couvrent le périmètre de Dunkerque, au nord de la Lys, cela afin de permettre aux Anglais l'évacuation d'une partie de leur corps expéditionnaire, trois divisions françaises se trouvent encerclées sans espoir, au sud de la Lys.
Ce sont ces divisions qui durent se replier vers Lille, sous la pression de l'ennemi.

Voici ce qu'a écrit le général Weygand sur cette bataille:

<< Les généraux Mellier, à la tête de la division marocaine ; Dame, de la 2e D.I.N.A. ; Juin, de la 15ème division ; Musse, de la 4ème ; Molinié, de la 25ème, avaient tenté sans succès de briser l'encerclement de la Wehrmacht. Tous étaient décidés à combattre jusqu'au bout, malgré les fatigues de quinze jours de marches, de combats et de travaux de défense épuisants accomplis sous les bombardements.
Sous le commandement de Molinié, le plus ancien en grade, ils résolurent, après une dernière tentative de percée, de lutter jusqu'à l'épuisement de leurs munitions. Le 31 mai, vers 20 heures, Molinié dut se résoudre, après avoir refusé deux fois, à cesser toute résistance.
Le lendemain, à Lille, des détachements de tous les régiments français défilèrent en armes devant un général et un bataillon ennemis qui leur rendirent les honneurs.
Ces braves avaient retenu loin de Dunkerque, six divisions allemandes et permis aux Alliés de poursuivre l'évacuation de leurs troupes. >>


Alors, vous me demandez d'être plus explicite sur cette tentative de percée ?
Imaginons-nous, vous et moi, confrontés à une telle situation, sur le point d'être privés de munitions... que ferions nous ?... Eh bien, essayer à tout prix de créer un passage !
Car dans tel cas, encerclement signifie blocus de tout moyen de ravitaillement et de communication... l'explication vous convient-elle ?

Cordialement,
Roger
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mer 3 Juil 2013 - 18:16

bonsoir,
en effet, il y a longtemps que je m’intéresse au sujet ...
je crois qu'il y a méprise
"après une dernière tentative de percée"
il m'a semblé que ce vocable faisait référence à une tentative plus tardive que celle sur les ponts de Sequedin et je voulais en savoir plus...


rebonjour
je voudrais rectifier le post du début de la page 4
pour cette tentative de percée, 7 chars et 2 AM et des tirailleurs et zouaves avaient été rassemblés
un char à sauté sur une mine et a bloqué la voie ...


Cordialement
Vincent
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mar 9 Juil 2013 - 21:24

Bonsoir visaval

Je vous invite a essayé de vous procurer le dactylo de mr druelle que je vous ai cité bon nombres de fois.
Il a répertorié 3 tentatives officielles de percées

-2 conjointes et que beaucoup connaissent le 28au soir au nord(11Zouaves,95GRDI...) et a l'ouest d haubourdin(24RTT,14Zouaves) avec cette épisode de mine sur le pont.
-Une autre le lendemain toujours à l ouest(24rtt), mais c est le seul auteur pour l instant qui a parlé de cette tentaive du 29.
Je suis en quête du journal de marche du 24rtt édité par l amicale et son président de l époque Yves Teisserre pour voir si il y a trace de cette tentative.Mais bouquin très très rare.
Je suis en octobre à haubourdin je ne manquerai pas d aller à la pêche aux infos.
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visaval
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mer 24 Juil 2013 - 10:48

bonjour,
en effet, c'est pas une pêche à la grenade mais si on essaye pas on a rien.
je te souhaite une récolte intéressante.

le manuscrit de Druelle... j'y pense c'est un de mes futurs achats

Vincent
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mer 19 Avr 2017 - 13:27

En mai 1940, Philippe de Hautecloque est capitaine d'état-major à la 4e division d'infanterie, en poste sur le front belge et dans la Poche de Lille. Lors de l'attaque allemande, il est fait prisonnier, mais parvient à s'échapper et à rejoindre le 4 juin les positions françaises plus au sud sur le canal Crozat.

RAPPORT DU CAPITAINE DE HAUTECLOCQUE AFFECTE PRECEDEMENT A L'E.M. DE LA 4ème D.I. CONCERNANT SON RETOUR DANS LES LIGNES FRANCAISES.
              (Sources : Mémorial Leclerc de Hauteclocque, Musée Jean Moulin, Mairie de Paris)
 
Le 28 Mai vers 6 H. du matin je me trouvais à côté du pont de LOMME-les-LILLE, à côté du Général MUSSE Commandant la 4ème D.I. à laquelle j'étais affecté depuis le début de la guerre comme chef du 3° bureau. Situation de la Division : la plus grande partie des services et de l'Artillerie, mis en route la veille de la région de SECLIN vers la région N.O. d'ARMENTIERES, avaient peut-être réussi à franchir les éléments ennemis formant déjà barrage entre LILLE et la côte. Les éléments d'Infanterie, arrêtés et coupés au cours de la nuit avaient replié dans LILLE ainsi que les éléments de cinq à six D.I., D.L.M., G.R. etc.... (15° D.I, 25°D.I...).
Le Général MUSSE d'accord avec d'autres généraux et Colonels présents ; et avec son Commandant d'I.D. avait tenté d'organiser une défense de LILLE face au Sud, au Sud-Est et Sud-ouest, en vue de permettre un écoulement éventuel des éléments vers le N.O.
Vers 8 H. de nombreux renseignements confirmaient l'arrêt du mouvement et la réalisation de l'encerclement par l'ennemi. Je dis alors au Général " Je ne veux pas être prisonnier, mon rôle comme officier d'Etat-major sans troupe est devenu inutile, m'autorisez-vous à tenter ma chance - c'est entendu répondit-il avec une chaleureuse poignée de mains ".
Je me portais à la lisière Sud de LILLE comptant attendre la nuit. Voyant que l'ennemi ne pressait que faiblement, je poussai jusqu'a FUCHES et VENDEVILLE. A la sortie Sud du village je me jette dans un champ de seigle et assiste à la manoeuvre d'une colonne motorisée allemande, celle-ci comprenait 5 à 6 chars, 3 à 4 camions
chargés d'hommes, 3 à 4 camions remorquant des armes anti-chars; Voyant qu'un combat très violent se déroulait dans la région de WATTIGNIES, la colonne abandonne son axe de marche et pousse sur WATTIGNIES, une heure plus tard, le combat de WATTIGNIES était terminé.
Des éléments d'Infanterie et d'Artillerie passent de part et d'autre de mon champ de seigle m'obligeant à y rester. Je suis frappé par la consommation extraordinaire de munitions faite par les armes automatiques ennemies dans la région de LESQUIN, elles tirent sans arrêt ?  Sur quoi ? Peut-être du bluff ?
Nuit du 28 au 29.
Je reprends ma progression vers le Sud, mais suis arrêté à ENNETIER7S et contraint de contourner FRETIN par l'Est. J'assiste au défilé d'importantes colonnes motorisées allemandes sur la route d'ENNETIERES-FRETIN, dans les deux directions. Les postes allemands commettent tous la faute de crier " wer da " trop tôt me permettant de disparaître dans la nuit. J'atteins le bord Est de la Rive.
Journée du 29.
Je la passe dans le petit bois. Vers 8 H. une colonne de chars (dizaine environ) y pénètre. Le char T.S.F. s'installe à 50m. De moi et j'­entends de la musique allemande pendant la majeure partie de la journée.
Nuit du 29 au 30.
Je compte me diriger sur ORCHIES. Malheureusement je ne possède pas de boussole, les nuages cachent l'étoile polaire, i1 faut éviter les villages, les couverts et les chemins. Vers 3H. J'arrive à une agglomération et frappe à une maison isolée, visiblement habitée par des civils (chien). On m'ouvre, me dit que je suis à OSTRICOURT mais on refuse de me donner des vêtements civils et on me supplie de disparaître. Je suis mis à la porte de deux autres maisons (dont le presbytère), un ouvrier déclare qu'il me dénonce à la Kommandantur si je ne disparais pas. Indigné je lui arrache sa casquette et sors. Au petit jour, deux jeunes gens m'indiquent une maison abandonnée où je trouve un vieux bourgeron et une bicyclette. J'abandonne dans un champ mes effets militaires sauf mon imperméable.
Journée du 30.
Voyant la région parcourue par de nombreux convois de réfugiés, je les invite en attachant sur ma bicyclette des ballots d'effets. Je passe la SCARPE au pont de LALLAING. Le génie allemand le répare aidé par des équipes d'ouvriers français très bien traités et travaillant de bon coeur en souhaitant avant tout " que cela finisse ". Je gagne ensuite CAMBRAI par la N. N° I7 en évitant DOUAI.
Au Nord de CAMBRAI de part et d'autre de la route, j'assiste au départ et au retour de nombreux avions allemands (30 à 40) de bombardement (JUN­KERS) qui utilisent les plaines étendues pour se disperser au sol au maximum. Des pièces de D.C.A. sont en batterie à l'Est de la route. Je suis dépassé surtout par des voitures de tourisme semblant porter des officiers d'E.V. et filant vers le Sud.
Nuit du 30 au 31.
Je la passe dans une maison abandonnée du faubourg N. de CAMBRAI, complétant mon habillement civil.
Journée du 31.
Je traverse CAMBRAI et décide de continuer en bicyclette vers ST-QUEN­TIN, bien que la circulation des convois civils ait disparu. Je croise des unités allemandes variées, d'une part des divisions normales, jeunes, dont certaines font de l'instruction près des cantonnements : école de canon anti-chars, ordre serré, théories autour des gradés. D'autre part des convois motorisés avec quelques chars descendant du N. et ayant déjà été engagés (saleté, poussière, fatigue des hommes dormant sur les camions). Le mouvement de voitures de tourisme vers le S. continue. Je croise 2 A.M.D. Panhard, 2 ou 3 chars Hotchkiss 2 Somua incendiés, ainsi que de nombreux camions français;
Vers 10h au carrefour central de BELLICOURT, un Lieutenant allemand m'arrête " vos papiers ! Votre carte de circulation allemande ". Je n'en possède pas et suis emmené au Bataillon devant le Lieutenant TENGLER. Là, fouille générale, y compris chaussettes et chaussures. Je déclare habiter ST-QUENTIN où ma femme se trouve encore. J'ai cru détruire toutes mes pièces militaires, mais le Lieutenant en fouillant une poche intérieure de portefeuille, que je n'utilise jamais, trouve un mandat du Trésorier de l'Ecole Supérieure de Guerre au nom du Capitaine de HAUTECLOCQUE. Le boche d'un ton solennel " Monsieur, vous êtes prisonnier de Guerre, si vous essayez de fuir, nos sentinelles vous tueront ".
Je suis enfermé dans une grange possédant une fenêtre qui donne sur la route nationale ce qui me permettra pendant 24h d'observer toute la circulation, circulation comportant toujours une proportion importante de voitures de liaison de grand luxe (Mercédès) portant des Officiers dont certains de grade élevé. Vers 13h on amène trois jeunes français déguisés en ouvriers, soldats eux aussi de la 9° D.I. Ils erraient depuis six jours dans les lignes et ont été livrés à la Kommandantur par un indigène chez qui ils s'étaient arrêtés.
Officiers, gradés et hommes allemands se montrent très corrects, nous donnent une abondante soupe au riz améliorée par de la viande abattue sur place. Un Lieutenant me déclare " La guerre sera finie dans un mois, nous venons d'apprendre par la radio que les divisions françaises du Nord ont capitulé. Les Anglais ont réussi à réembarquer beaucoup des leurs et ont laissé tomber les français... Je viens de voir un camarade descendant du Nord, il va maintenant régler le sort de vos divisions de l'Est (?) ". Par le trou de la serrure, j'assiste au rassemblement de la Compagnie : gardes à vous, heil Hitler, choeurs, etc.... Hommes jeunes, division qui n'a pas encore combattu.
1er Juin : Vers 14h : debout, on nous évacue sur la division dans un camion, sols la garde de deux hommes baïonnette au canon. Le Lieutenant WENGLER a commis la faute de ne pas remettre au conducteur une fiche nous concernant, et de placer à côté, de nous un sac contenant tous nos objets provenant de la famille. J'ai le temps de prendre ma boîte particulière, mon portefeuille, et de jeter le papier de l'E.S.G.
Vers 15 H. arrivée au P.O.D.T. à BOHAIN. Interrogatoire par un Colonel plein de morgue. Je reprends les mémos arguments : habitait à ST-QUENTIN etc... je suis réformé, inapte à tout service militaire, m'appuyant sur une ordonnance médicale datée du Maroc me prescrivant de la quinine 3 fois par jour. J'ajoute que je suis père de 6 enfants, délié de ce fait de toute obligation militaire. L'indignation du boche ne connaît plus de borne. Je l'entends en allemand qui dit à son adjoint "Que dites-vous d'une nation où l'on n'est plus tenu de défendre son pays parce-que l'on a 6 enfants". Enfin il dit à l'interprète "si vous trouvez une preuve que celui-ci est inapte physiquement, laissez-le aller nous en avons assez ? S'insiste sur l'ordonnance, "allez-vous en " puis- je avoir un passeport ? Allez-vous en, tant pis si l'on vous arrête encore ". Je suis libre dans le rue de BOHAIN.
Je gagne avant la nuit le village de FRESNOY-le-GRAND. Un vieux paysan me donne une omelette, un morceau de pain, et surtout un calendrier des P.T.T. avec une carte du département de l'Aisne.
Nuit du I au 2.
Je passe non sans difficulté une rivière et des tarais à CROIX FONSOMME et pousse en direction du Sud-ouest.
Journée du 2.
Au lever du jour je suis dans un petit bois et la silhouette de la Cathédrale de ST-QUENTIN se détache devant moi : une route à ma droite ; celle de ST- QUENTIN HOMBLIERES et une route à ma gauche ST-QUENTIN.
De 4h à 9h30 j'assiste au défilé d'une division allemande v de la route de droite et disparaissant par celle de gauche : en tête de chaque unité les Officiers à cheval, puis les hommes par quatre parfois des fifres et tambours plats, pas de précautions de D.C.A. Les taillons et les batteries d'Artillerie sont alternés.
Vers 14h je suis obligé d'évacuer nos boqueteaux utilisés par un poste de transmission allemand, et je me réfugie dans un buisson de la route. Vers I9h un avion allemand capote en atterrissant et flambe. La nuée de badauds qui se précipitent de tous les couverts permet d'estimer l'importance de l'occupation.
 
Nuit 2 au 3.
Je fais route vers le Sud. L'orientation est facile grâce à l'étoile polaire. De plus, j'entends dès maintenant les 2 artilleries. A ma droite et à ma gauche circulation normale de convois en majorité hippo, entre les villages, qui sont tous occupés. J'atteins un buisson du talus de la voie ferrée, 1 Km Ouest d'ESSIGNY-1e-GRAND.
Journée du 3
Un poste allemand se trouve à 100 mètres du buisson m'interdisant tout mouvement. La voie ferrée, presque partout en déblai est utilisée par l'ennemi comme cheminement pour ses motocyclistes (5 ou 6 au cours de la. journée).
Nuit du 3 au 4.
Je repars vers le Sud, trouvant dans la Bône d'arrivée des projectiles d'artillerie française. J'observe une batterie allemande en action au Nord de CLASTRES. Je ne peux passer entre CLASTRES et MONSCOURT, 1a ligne étant continue. Enfin, après avoir entendu de nombreux : "Wer da", j'atteins un canal (1 Km N.O. de JUSSY). Une patrouille allemande parle à ma droite, une autre a allumé une lampe à ma gauche. Je tente de passer à la nage mais je coule . . .
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