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 Groupement Molinié

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crestou
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MessageSujet: Groupement Molinié   Sam 2 Déc 2006 - 22:39

La Poche de Lille

Le 25 mai 1940, la 25e division d'infanterie motorisée se retrouve dans la poche de Lille en compagnie d'autres troupes françaises en retraite.
Le général Molinié, le plus ancien dans ce grade, prend le commandement de la résistance. Il dirige les opérations avec le général Juin, le général Dame et le général Jenoudet. Trois poches de résistance regroupent 35 000 à 40 000 soldats, soit 30 bataillons, 12 groupes d'artillerie, et 5 groupes de reconnaissance.
Dès le 27 mai, Molinié et ses officiers organisent une tentative de sortie pour la nuit du 27 au 28 mai. C'est un carnage. Les munitions épuisées, des centaines de morts, de blessés, les points de résistance s'arrêtent les uns après les autres le 31 mai. Certains soldats français attaquent les allemands avec des pierres.
Le général Waeger propose au général Molinié une reddition dans l'honneur qui est acceptée. Les combats cessent le 31 mai à 17 heures. Le 1er juin, à Lille, l'armée allemande rend les honneurs aux défenseurs de Lille qui déposent les armes face à la gare.
Hitler limogera le général Waeger qui a osé rendre les honneurs aux vaincus. Il partira comme prisonnier de guerre à partir du mois de juin.
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Laurent R
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mar 5 Déc 2006 - 19:09

Court mais instructif, merci.
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Jeu 7 Déc 2006 - 23:07

J'envisage de detailler le groupement Molinié de A a Z , mais cela represente un gros travail de synthese , car les unités sont tres disparates et le groupement change beaucoup dans le temps . Cela fera l'objet d'un texte a part , probablement dans la section batailles ou historiques .
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Jeu 28 Déc 2006 - 13:17

Voici une premiere liste d'unités ayant participé a la bataille de Lille . Une liste plus detaillée sera devoilée dans un prochain recit de bataille . (Attention , de nombreuses unités sont tres affaiblies , et , par exemple pour la 1e Division marocaine , chacun des regiments d'infanterie est reduit a un bataillon de marche )


Reliquat des IVe et Ve CA , SF escaut , 101e DIF , 12e DIM et reserve :

7e GRCA
604e RP
105/81
105/82
54e RIF
84e RIF
87e RIF
106e RI
3e GRDI
653e BAC
655e BAC
Bie 719/409
3e BCC
9e BCC
22e BCC
1e BM

1e DIM :
1e RI
43e RI
110e RI

4e DI :
72e RI
124e RI
29e RAD
229e RALD
4/1e genie
4/2e genie

15e DIM :
EM DI
4e RI
27e RI
134e RI
4e GRDI
1e RAD
201e RALD
15/1e genie

25e DIM :
38e RI
92e RI
121e RI
5e GRDI
16e RAD
216e RALD
25/1e genie

2e DINA :
13e RTA
22e RTA
11e RZ
92e GRDI
40e RANA
240e RALNA
92/2e genie

5e DINA :
14e RZ
24e RTT
95e GRDI
22e RAC
95/1 genie
95/2 genie
95/81
95/14

1e DM :
1e RTM
2e RTM
7e RTM
80e GRDI
64e RAD
80/1 genie
80/2 genie
80/81 trans
80/82 trans
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le pitaine
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Lun 28 Mai 2007 - 15:10



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Edité par modération pour corriger l'adresse de l'image
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visaval
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Dim 27 Déc 2009 - 12:10

merci à vous de relancer l'étude sur le groupement Molignié...
c'est vrai que ces morceaux de DI se sont bien battues.... et la tentative de sortie, trop tardive était vouée à l'échec...
il faut dire aussi que dans ce réduit, les troupes qui étaient sous l'autorité du Gal Molignié... ne lui ont pas toujours obéi car il y avait un sérieux antagonisme entre Molignié et Juin ...ce dernier fit cavalier seul avec ses troupes...
alors si dans une poche de résistance aussi réduite on tire à hue et à dia...
merci d'évoquer cette discorde
vincent
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Dim 27 Déc 2009 - 12:13

merci à alain ADAM pour son étude (en cours)
nous attendons impatiamment votre texte
cordialement
vincent
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Dim 27 Déc 2009 - 14:47

je signe également comme visaval

en attendant le travail d'Alain Adam
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Dim 3 Jan 2010 - 18:49

je suis particulièrement interressé par les combats du II/43ème RI (régiment de lille) 1ère DIM
vivement le texte d'alain ADAM
pouvez vous évoquer l'antagonisme entre Molignié et Juin ?....
merci
vincent


Dernière édition par visaval le Ven 30 Juil 2010 - 23:21, édité 1 fois
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MessageSujet: Groupement Molinié   Ven 30 Juil 2010 - 19:49

bonjour,
pas de nouvelles depuis janvier.... alors je reviens sur ce groupement de fait établi dans ce qu'on va appeller la poche de lille
je suis toujours demandeur de renseignements
surtout le 31 mai à haubourdin sans oublier la tentative de sortie, les désacords entre Moligné et Juin etc.... et je vous acorde que c'est un boulot titanesque que de détailler les événements et les unités (ou petits morceaux d'unités) plongés dans cette pagaille monstrueuse ...il convient là de rendre homage à ces combattants qui ont fait front avec des unités qu'elles ne connaissaient pafois pas du tout et qui ont bloqué une masse importante de l'armée allemande en route pour détruire dunkerque...
vincent

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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Ven 30 Juil 2010 - 21:45

Ce que semblait critiquer Roger Ikor,c'est que la défense manquait de cohésion,le gros problème c'était de savoir où trouver des munitions,alors qu'il y en avait abandonnées ici et là......
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visaval
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Ven 30 Juil 2010 - 23:12

oui, alors que les munitions manquaient ici et là..... malgré tout les combats sont allé jusqu'à l'ultime extrèmité. IKOR nous dit que les 75 placés prés des points d"appui débouchaient à 0 et qu'il fallait encore réduire la distance du tir....
vincent
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Dim 1 Aoû 2010 - 18:55

Bonjour

voici le récit pour la 25ème DIM à partir du 23 mai :

Le 23 mai, dès le lever du jour, les observatoires signalent une activité intense sur les routes dans la région de Cambrai et d'Iwuy. Notre artillerie prend à partie des chantiers de débarquement, des rassemblements. De nombreuses unités d'infanterie allemandes progressent vers Bouchain, Wavrechain, Wasnes-au -Bac, c'est à dire vers la gauche du secteur de la DIM, où le feu s'intensifie. Sous les concentrations de notre artillerie, des rassemblements se dispersent, des camions sont abandonnés. L'attaque s'annonce imminente.

En raison de l'étendue du front de la DIM, sa défense repose sur l'action combinée de points d'appui fermés, largement échelonnés et de contre-attaques avec chars dans leurs intervalles. Les points d'appui sont constitués par les villages qui bordent la Sensée et ceux qui couronnent les hauteurs du nord du canal. Les contre-attaques seront menées par cinq bataillons réservés sur neuf (trois du 121ème RI, un de chacun des 92ème et 38ème RI), par un escadron de H 39, une compagnie de R 39 du 510ème RCC.
Le 5ème GRD, à l'exception de son escadron de H 39, quitte la 25ème DIM pour participer à la défense de la ligne des canaux au nord de Douai.
Quant à l'artillerie, elle comporte une masse puissante de six groupes d'action d'ensemble. Grâce à la valeur des observatoires et au bon fonctionnement d'ensemble des transmissions, le colonel commandant l'A.D. 25, dont le PC est commun avec celui de la DIM à Montigny-en-Ostrevent, se révélera en mesure de réaliser des concentrations massives, au moment opportun, sur un point quelconque du front.

Dès la matinée du 23 mai, les Allemands, utilisant les taillis qui couvrent la dépression de la Sensée, multiplient les tentatives de franchissement par petites fractions. Elles sont partout repoussées sauf dans la région de Hem-Lenglet. Le bataillon réservé du 92ème RI est engagé dans l'après-midi et, à la suite d'une action vigoureuse, nettoie la rive nord du canal. Les prisonniers appartiennent à la 32ème division.

Le 24 mai, au jour, les attaques allemandes redoublent d'intensité, en particulier dans la région de Bouchain, où elles bénéficient d'un appui massif d'artillerie et surtout de Stukas. Le canal est franchi de part et d'autre de Bouchain. Le 92ème RI perd l'écluse, point de liaison avec la 4ème DI, Wavrechain est débordé, les Allemands atteignent sur la crête le cimetière de Bouchain. Sous la protection de notre artillerie, le I/121ème contre-attaque. Sa progression sur les pentes découvertes à l'est de Marquette entraîne de lourdes pertes. L'ennemi reflue au pied des pentes. A la tombée de la nuit, les fonds sont nettoyés, mais, au moment où deux compagnies du I/121ème tentent de reprendre l'écluse, elles se heurtent à une contre-attaque allemande. La plupart des chefs de section et chefs de groupe sont tués ou blessés. Le I/121ème se rétablit au pied des pentes.

C'est une division allemande fraîche, la 267ème, qui a mené l'attaque le 24 mai. Elle la reprend, le 25 mai au jour, avec un appui d'une intensité accrue d'artillerie et d'aviation. Celle-ci survole sans arrêt les batteries qu'elle mitraille et bombarde à basse altitude, tandis que les Stukas écrasent Marquette. Au début de l'après-midi, Wavrechain est encerclé; Marqette tombe. A ce moment, le général commandant la DIM dispose de trois bataillons réservés : le II/121ème tient au sud-est d'Aniche la route Bouchain-Douai et assure la liaison avec la 4ème DI, le III/121ème à Monchecourt le III/38ème à Fressain. Avec l'appui des chars du 510ème, le III/121ème, des éléments du I/121 et du 92ème contre-attaquent. A la suite d'une lutte violente et sanglante, au cours de laquelle le chef de bataillon commandant le III/121ème est tué, Marquette est repris. Au débouché du village, le III/121ème est soumis à une concentration massive d'artillerie de gros calibre qui lui inflige de lourdes pertes. Poursuivis par les chars, les Allemands dévalent en désordre les pentes découvertes qu'ils couvrent de cadavres. Les blessés français tombés le 25 aux mains des Allemands sont unanimes à signaler l'encombrement des ambulances allemandes. Vous nous infligez un autre Verdun, avoua, le 25 au soir, un médecin allemand à deux officiers du 92ème RI.

Tandis que la 267ème division allemande subissait à Wavrechain et Marquette ce sanglant échec, la 8ème division allemande, qui attaquait à sa droite la 4ème DI, était vouée devant Mastaing à un sort identique.

Cette journée du 25 mai ne fut pas seulement marquée par l'intensification des attaques allemandes de part et d'autre de Bouchain, mais aussi par la reprise des projets d'offensive alliée, si brusquement abandonnés le 22 au soir. Depuis lors, la situation des armées du nord avait pris un caractère tragique. De Douai à Gravelines, un simple rideau, tendu sur la ligne des canaux, contenait avec peine la pression sans cesse plus accusée des masses blindées allemandes. A l'appel du général Weygand, le commandement allié décida de consacrer à une ultime tentative de dégagement la totalité de ses disponibilités : le 5ème CA et trois DI française (2ème, 5ème DINA, 25ème DIM), un CA et deux DI britanniques (5ème et 50ème DI). Deux axes d'attaque furent envisagés respectivement en direction de Bapaume (2ème et 5ème DINA) et de Péronne (25ème, 5ème, 50ème DI). L'opération, placée sous le commandement du général commandant le 5ème CA, devait se déclencher le 26 mai. Le 25 mai à 9h00 les représentants des grandes unités se rassemblèrent à Raches, au PC du 5ème CA. Zones d'action, axes d'effort, modalités des relèves furent arrêtés sans difficulté. Quant au tracé des objectifs successifs, leur portée, en cours de discussion, ne cessa de se rétracter. La question la plus scabreuse, le franchissement de la Sensée, dont les passages étaient ou détruits ou aux mains de l'ennemi, fut laissée dans l'ombre. La volonté d'offensive n'était guère que verbale. A peine les Britanniques avaient-ils, au cours de l'après-midi, commencé leurs reconnaissances, qu'ils étaient rappelés. Le fléchissement du front belge à Courtrai exigeait l'extension du front britannique et, par suite, l'engagement des 5ème et 50ème DI. Le projet d'attaque était abandonné.

Le 26 mai, en fin de matinée, à la suite d'un intense bombardement par l'artillerie et aviation de la région de Marquette et des batteries, les Allemands reprennent leurs attaques. Malgré l'engagement, de part et d'autre de Bouchain, d'une division allemande fraîche, la 1ère DI, en renfort de la 267ème DI, toutes les tentatives ennemies sont brisées par nos feux. Les Allemands, après avoir laissé de nombreux cadavres sur les pentes sud et sud-est de Marquette, refluent dans les fonds boisés de la Sensée. Le 26, ainsi que les jours précédents, le 38ème RI repousse de nombreuses tentatives locales d'infiltration.

Le succès défensif de ces quatre jours de bataille, malgré de très lourdes pertes au 92ème RI et au 121ème RI, a exalté le moral de la troupe. Les artilleurs ont éprouvé la maîtrise de leur commandement, l'efficacité de leurs feux. Fantassins, blindés, sapeurs, au cours de leurs vigoureuses réactions, ont eu la sensation de dominer un adversaire qu'ils ont vu refluer sous les coups. Tous ont fini par neutraliser ce complexe d'infériorité que la maîtrise absolue de l'air par l'adversaire et ses redoutables conséquences leur inspiraient au début.
Or, en cette fin de journée du 26 mai, parvient à la DIM l'ordre de repli sur la Lys, qu'accompagne un message confidentiel générateur des plus sombres appréhensions : l'ordre de brûler les Drapeaux.
Le fléchissement des Belges à Courtrai, l'impossibilité d'opposer des moyens suffisants aux menaces venant de l'ouest incitaient le commandement à abandonner tout espoir de réduire la brèche ouverte dans notre dispositif et à tenter, en se rétablissant sur la Lys, de maintenir une tête de pont au sud de Dunkerque.

La 25ème DIM gagnera la Lys entre Estaires et Sailly, éléments motorisés en une étape, éléments à pied en deux étapes de 45 km. Nuit du 26 au 27, gros à Attiche, arrière-garde sur la Scarpe (un bataillon de chacun des RI, un groupe d'artillerie sous les ordres du général commandant l'ID 25), nuit du 27 au 28, gros au nord de la Lys, arrière-garde sur la Deule.
La vigueur des réactions de la DIM, le 26 et jours précédents, facilite le décrochage le 26 au soir. Le mouvement se poursuit le 27 matin sous le bombardement de l'aviation. Certaines unités, la PAD en particulier, subissent des pertes extrêmement lourdes. Vers 11h00, au PC du 5ème CA, le général commandant la DIM apprend la gravité de la situation : le 26 matin, la DM qui tenait le canal de la Deule à l'est de La Bassée a été enfoncée, dans l'après-midi, la 2ème DINA appuyée par la brigade de chars d'une DLM a brillamment repris Carvin, Meurchin, Bauvin. Mais, le 27 matin, l'offensive allemande a revêtu une ampleur considérable, la 5ème DINA a dû être engagée à son tour. L'itinéraire de la 25ème DIM par Seclin, Houplin, Bac-à-Wavrin est directement menacé. Aussi le général commandant la DIM décide-t-il, malgré l'extrême fatigue des fantassins, de reprendre avant 16h00 son mouvement. L'effort de l'ennemi se révélant axé sur la Deule, il décide d'y porter en hâte deux bataillons, un groupe d'artillerie, l'escadron H 39 du 5ème GRD, sous les ordres du général commandant l'ID 25, avec mission de constituer de part et d'autre du pont de Bac-à-Wavrin un échelon de repli qui jouera ultérieurement le rôle d'arrière-garde. Lui-même se tiendra au sud du canal jusqu'au terme de l'écoulement de l'infanterie.

Dès le démarrage, le mouvement est extrêmement lent. Tandis que la bataille fait rage à l'ouest de la route et s'en rapproche, celle-ci est embouteillée par des réfugiés et des véhicules de toute nature, sans cesse survolée, mitraillée et bombardée. Les villages brûlent. Avant de gagner la Lys par Lille dans le courant de l'après-midi, le général commandant le 5ème CA a autorisé les trois divisions engagées (DM, 2ème et 5ème DINA) à emprunter, à partire de 21h00, l'itinéraire de la 25ème DIM. Or, à cette heure, la tête de la DIM n'a pu dépasser Houplin. A la nuit, la colonne par un de la 25ème DIM, truffée, dans une inextricable confusion, d'éléments les plus divers, est traversée par des fractions et des isolés de la DM qui refluent vers l'est.
En arrivant vers 22h00 à pied à Bac-à-Wavrin, le général commandant la DIM apprend qu'un corps blindé allemand (composé des 4ème, 5ème et 7ème Panzerdivision d'après l'ordre de bataille allemand) venant de la région de Béthune a, dans l'après-midi, enfoncé le rideau tendu par la 43ème DI, surpris vers 16h00 en colonne de route, les 1er et 2ème groupe du 16ème RAD et occupé Bac-à-Wavrin. Les artilleurs du 16ème RAD, mettant en batterie sur la route, ont détruit 12 chars allemands et perdus eux-même de nombreux tracteurs avant de parvenir à se dégager en direction du nord. Les tentatives pour forcer le passage de Bac-à-Wavrin de nuit échouent.

Les généraux commandant les quatre DI du 5ème CA décident de tenter le passage à Haubourdin. Les unités de la 25ème DIM, immobilisées au milieu des embouteillages, ne sont accessibles que par coureurs. A travers champs, dans la nuit noire, les unités se dirigent vers Lille. A Wattignies, Emmerin, Haubourdin, elles se heurtent aux embouteillages, dont les 15ème et 4ème DI sont elles aussi les victimes, par suite de l'occupation par les Allemands des ponts de Haubourdin. Ce brassage nocturne de six divisions provoque la pire des confusions. Les grandes unités les plus en ordres sont celles, telles les 2ème et 5ème DINA, qui engagées face à l'ouest, se replient en formation de combat, et la 15ème DIM, qui pressée sur ses arrières, fait face au sud. An lever du jour, le 28 mai, quelques unités réussissent à déboucher de Lille vers Armentières avant que le corps blindé venant de Béthune et les divisions allemandes venant de Courtrai achèvent notre encerclement à Lomme. Parmi ces unités, notons le gros du 5ème GRD, qui a vaillamment combattu les 26 et 27 mai au profit de la 2ème DINA, et la valeur moyenne d'un bataillon par RI. Le général commandant l'ID 25 parvient, lui aussi, à gagner la Lys dans l'espoir d'y réaliser l'échelon de repli qu'il n'a pu constituer sur la Deule de Bac-à-Wavrin.

A suivre les journées du 28 mai au 1er juin.

Cordialement
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Dim 1 Aoû 2010 - 20:06

merci beaucoup pour cette évocation tres détaillée.
quelles sont vos sources ?
vivement la suite.... et la 15ème DIM de JUIN ?
vincent
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Daffy
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Lun 2 Aoû 2010 - 12:25

Un site qui pourra compléter un récit http://dyle1940.e-monsite.com/
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visaval
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Lun 2 Aoû 2010 - 13:30

merci Daffy
vincent
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MessageSujet:    Lun 2 Aoû 2010 - 15:30

De rien .
La personne retranscrit au jour le jour sur la base d archives photographié.
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Lun 2 Aoû 2010 - 19:07

Voici un calque du dispositif de défense autour de Lille au 25 mai 1940 , qui sera plus precis que celui que nous avions déjà mis en ligne ( http://www.atf40.fr/ATF40/divers/cartes/GUF_1940_5_24z.JPG et http://www.atf40.fr/ATF40/divers/cartes/GUF_1940_5_25z.JPG ) :



Alain
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avz94
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Lun 2 Aoû 2010 - 21:44

Bonsoir,

voici les journées du 28 mai au 1er juin :

Mais à 6h00, l'encerclement est consommé. A ce moment, les gros des 38ème, 92ème et 121ème RI atteignent, par fractions successives, les quais de la Deule entre Lille et Canteleu. Tandis que des éléments des 92ème et 121ème sont coiffés par le général commandant la DM qui, avec quelques débris de sa division, défend Canteleu, le 38ème RR, réduit à deux petits bataillons, le 1er et le 3ème, reçoit d'un groupe de généraux, parmi lesquels le général commandant la 4ème DI, l'ordre de gagner la lisière nord et nord-est de Lille pour interdire aux Allemands l'accès de la ville. Or, au même moment, le général commandant la 25ème DIM se heurte aux Allemands en plein centre de Lille, et peu après, le général commandant la 4ème DI est fait prisonnier à la préfecture. A 8h00, les Allemands bordent la lisière sud de Lille, tandis que leurs blindés, remontant vers le nord, atteignent Wattignies, Fléquières, Emmerin. Avec les défenseurs de Loos sont bloquées des fractions du 121ème et du 92ème, valeur d'un bataillon, avec ceux de Haubourdin des fractions du 92ème, valeur de deux compagnies.

Vers midi, les deux bataillons du 38ème RI, après avoir mangé la soupe en toute quiétude sur le port de la Deule, se mettent en route pour aller interdire à l'ennemi les accès nord et nord-est de Lille, conformément aux ordres reçus quelques heures plutôt. Ce mouvement les conduit sur les communications par Roubaix et Tourcoing des divisions allemandes engagées au sud de Lille. Une bataille de rue tarde pas à s'allumer.
L'avant-garde du 1er bataillon prend position à un carrefour, que ne cessent d'emprunter des motocyclistes allemands. En quelques instants une dizaine sont mis hors de combat. Soudain surgit une voiture.
Criblée de toutes parts, écrit le Lieutenant Sanglerat, commandant l'avant-garde, elle percute un poste d'essence. Le chauffeur a été tué. Deux officiers descendent de voiture. Ils lèvent les bras. L'un d'eux, la gorge transpercée, est un capitaine. L'autre se présente : Général Kühn, général de division. Je le prie de baisser les bras et je le salue.
Il s'agit du général commandant la 253ème division allemande. Dans les poches du capitaine, qui meurt quelques instants plus tard, on trouve les ordres d'opérations à mener par sept divisions, dont trois panzer, en vue de l'anéantissement des troupes françaises encerclées.

Le I/38 ne tarde pas à être l'objet d'une attaque extrêmement violente de la part des Allemands soucieux de rétablir au plus vite leurs communications arrières et de libérer leur général. Le boulevard Victor-Hugo, dont le I/38 occupe les maisons, est d'abord écrasé de minen, puis attaqué par chars et canons auto-tractés qui détruisent canons de 25 et mitrailleuses.
Cette lutte sans espoir se poursuit, farouche. Après la destruction de ses deux canons de 25, le lieutenant Bardet, commandant la 3ème compagnie note :
- Mes mitrailleurs répondent. A peine une bande et la pièce, canonnée, est réduite au silence. Le tireur a bondi de quelques mètres, telle une bête traquée, pour s'écraser le long d'un mur. En rampant, P... s'approche du chargeur étendu. A peine s'est-il dressé pour voir s'il vit encore, qu'un obus le transperce, cependant qu'à quelques mètres, fauché comme une quille, un platane s'abat. Touchée, une voiturette de 60 explose, incendiant un immeuble. Des fenêtres, des agents ennemis nous ajustent. Grièvement blessé au bras, le tireur Grange se dirige vers un abri lorsqu'il aperçoit trois boites-chargeurs éparses sur la chaussée. Il les ramasse, reprend son arme, fait à nouveau le coup de feu et ne repart que lorsqu'il a épuisé ses munitions.

A 18h00, des prisonniers sont alignés par les Allemands qui font avancer leurs troupes à l'abri de ce rempart vivant et mobile.
Cette ruse déloyale n'a aucun succès. Un lieutenant (Lieutenant Eyraud de la CRME) pointe lui-même un 25 entre les Français, ceux-ci, et les Allemands se dispersent, un char et un canon auto-tracté sont touchés. Maintenant, c'est par toutes les rues latérales et par les jardins que les Allemands multiplient leurs efforts. L'agonie du I/38ème ne s'achève qu'à la nuit.

Pendant ce temps, le III/38ème, qui a été attaqué aux abords de la citadelle, se retranche à l'abri du canal de la Deule. Englobé dans la défense de Canteleu et fortement attaqué, il fera front avec la même opiniâtreté que le I/38ème, jusqu'au 31 mai.

On aurait pu croire que le magma d'unités de toutes armes, appartenant à sept divisions différentes (DM; 2ème et 5ème DINA; 15ème DIM; 25ème DIM; fractions des 1ère et 4ème DI, éléments britanniques), épuisées de fatigue, privées de leurs trains, sans ravitaillement d'aucune sorte, seraient incapables de toute action vigoureuse prolongée. Or, ces fantassins, zouaves, cavaliers, artilleurs, sapeurs, se rassemblent sous des liens tactiques improvisés, pris en mains par des chefs énergiques de tous grades, qui les mettent en ordre et exaltent leur moral. Le général Juin, commandant la 15ème DIM, tient le faubourg des Postes, le général Jenoudet, commandant l'ID 1, loos, le général Dame, commandant la 2ème DINA, Haubourdin-est, le général Mesny, commandant la 5ème DINA Haubourdin-ouest, le général Mellier, commandant la DM, Canteleu. C'est autour de ces cinq officiers généraux jeunes, ardents, que se polarise la résistance. Le général commandant la 25ème DIM, étant le plus ancien, prend le commandement de l'ensemble et installe son PC à Haubourdin.

Dès son arrivée dans cette localité, le général commandant la 2ème DINA avait pris la décision de forcer le passage de la Deule, le 28 mai à la nuit, en utilisant le pont intact de Haubourdin à Sequidin. Le général commandant la 25ème DIM prend la décision d'étendre et d'intensifier cette tentative de percée en y faisant participer à gauche la 5ème DINA en direction d'Englos, à droite la 15ème DIM. Deux petits bataillons du 131ème RI de cette division, qui se trouvent à Canteleu, et une fraction de son GR agiront sur la cité de Délivrance. Direction générale : Armentières.

Dans l'après-midi du 28, la pression ennemie s'intensifie partout, en particulier sur la 15ème DIM. A 21h00, notre tentative de dégagement est déclenchée. Celle de la 2ème DINA, menée par le 3ème GRD, des éléments du 92ème GRD et le 13ème tirailleurs, débouche brillamment. Sequedin est pris, mais à droite le 134ème RI échoue. Seul un groupe d'escadrons, après avoir perdu la majeure partie de son matériel, atteindra la Lys, que son personnel traversera à la nage. A gauche, la 5ème DINA, qui doit franchir le canal de vive force sur les débris d'un pont détruit, échoue devant les blindés de Rommel. Une concentration massive d'artillerie s'abat sur la place de Haubourdin, provoquant parmi les troupes qui y sont entassées un véritable massacre. Des caissons d'artillerie sautent, des autos sanitaires et camions bondés de blessés sont incendiés. Le 13ème tirailleurs, contre-attaqué de front et de flanc, reflue sur Haubourdin.

A ce moment parviennent au général commandant la 25ème DIM les ordres saisis par le I/38ème sur le général Kühn. L'attaque des troupes encerclées est menée par : le corps blindé (4ème, 5ème et 7ème Panzerdivision) à l'ouest, la 7ème Di au nord, la 253ème DI au nord-est, la 217ème DI au sud-est, la 267ème DI au sud (confirmation par l'ordre de bataille allemand pris par le général Leclerc à Berchtesgaden).

Les points d'appui sont solidement organisés, les munitions égalisées, les nombreux chevaux tués débités, des boulangeries de Haubourdin mises en train non seulement au profit de la troupe, mais aussi des dizaines de milliers d'habitants et de réfugiés entassés dans les caves.

Le 29 mai, l'attaque générale se déclenche. Les débris de la 15ème DIM, qui supportent l'effort principal de l'ennemi, ne tardent pas à être encerclés dans le faubourg des Postes. Un immense incendie couvre la plaine sud de Lille. Les véhicules de la 15ème DIM brûlent. Après une défense farouche, la 15ème DIM est annihilée dans la soirée. Le 92ème RI, qui avait quelques éléments avancés à Lomme avec le colonel, se replie sur Canteleu où, avec le 121ème RI, il brise toutes les attaques allemandes. Il en est de même à Haubourdin.

Le 30mai, la bataille reprend. Cette fois, c'est Loos qui subit le gros effort de l'ennemi. Les gars du 1er RI et du 121ème RI à la briqueterie, ceux du 134ème RI et du 92ème RI, sur la voie ferrée, arrêtent toutes les tentatives allemandes. Les défenseurs de Canteleu et de Haubourdin font de même. A noter qu'à Haubourdin-est, 400 mètres séparent le front nord du front sud.

On tient, mais les munitions s'épuisent. L'entassement de la population civile, des réfugiés et de la troupe dans ces localités encerclées, véritables entonnoirs à obus, provoque de lourdes pertes. A Canteleu, le colonel commandant le 92ème RI signale que les postes de secours sont envahis par autant de femmes et d'enfants que de militaires. Certes, à la stupéfaction de tous, les Allemands autorisent les évacuations des blessés sur les hôpitaux de Lille, mais leur afflux continuel permet à nos adversaires de se tenir au courant de notre état matériel, d'heure en heure plus critique.
Par contre, dans cette lutte sans espoir, le moral de la troupe ne se laisse pas entamer par un arrosage de tract défaitistes. La population civile fait preuve d'un admirable courage. Le 30 au soir, le général Woeger, commandant les forces allemandes, menaça par tract la population de faire de Haubourdin, Loos et Canteleu, par bombardements massifs, une terre brûlée si le général commandant la défense, nommément désigné "criminel de guerre"n ne mettait pas aussitôt bas les armes. Le 31 au matin, l'attention de ce dernier fut attirée, par une lettre du maire de Haubourdin, M. Fleury, sur les hécatombes que l'exécution de cette menace ne manquerait pas de provoquer parmi la population. Le maire ajoutait : "Toutefois, si vous estimez que la prolongation de la lutte, jusqu'à épuisement des munitions, vous est imposée par l'honneur militaire, toute la population sera derrière vous."

Dans la nuit du 30 au 31 mai, les munitions sont égalisées. Au jour, la lutte reprend. canteleu isolé tient malgré les infiltrations dans les rues, les jardins, les maisons. A loos la bataille est acharnée. Sous un écrasement d'obus et au milieu des incendies qui dévorent les filatures, femmes et enfants affolés s'enfuient vers Lille à travers la grande place qui sépare Loos de la ville et dont nos feux ont, jusqu'ici, interdit l'accès aux Allemands. Ceux-ci remontent, sans pertes, ce courant de fuyards et abordent les défenseurs de Loos. La briqueterie défendue par les gars du 121ème RI tombe, ceux du 92ème RI se maintiennent sur la voie ferrée. Haubourdin, où la 6ème Compagnie du 92ème RI est engagée, se défend farouchement. Mais, à 16h00, le général commandant la 25ème DIM apprend au PC de la 5ème DINA que ce groupement n'a plus que pour une heure de feu. Le général Mesny, qui a dû changer trois fois de PC, poursuivi par des incendies, occupe une cave à quelques dizaines de mètres de l'ennemi. La situation en munitions est aussi tragique à la 2ème DINA. A 17h00, Canteleu tombe, l'encerclement de Loos est consommé. A la même heure, un lieutenant de cavalerie se présente au général commandant la 25ème DIM avec un officier allemand et dix hommes prisonniers. Ce lieutenant appartenait à un escadron hippo du 9ème Dragons. Le capitaine Barazer, qui le commandait, avait, dès le 29, mis la main sur un char et deux chenillettes en panne qu'il avait remis en état, ainsi que sur deux mortiers. Quand, le 31 mai soir, l'escadron n'eut plus que quelques chargeurs, il déclencha, baïonnette haute, avec l'appui du char et des chenillettes écraseuses, une contre-attaque qui mit en fuite l'ennemi, parvenu à distance d'assaut.

L'état d'esprit dont témoigne cette réaction n'était pas une exception, il animait la majorité de ces combattants qui brassés, mélangés, encerclés dans des localités surpeuplées, s'acharnaient à prolonger leur agonie. A 18h00, le PC du général Jenoudet, à Loos, est pris à la grenade. Or, dans les caves du PC, trois cents petites orphelines terrorisées et quelques soeurs étaient entassées depuis trois jours. Le drame de conscience, qui opposa dans le coeur du général Jenoudet le soldat à l'homme, tortura tous ceux qui, dans la poche de Lille, assumèrent un commandement.

Le 1er juin, à 9h00, des détachements en armes, représentant les unités encerclées, défilaient sur la Grand'Place de Lille, devant le général Woeger, commandant les forces allemandes, et un bataillon qui leur rendaient les honneurs. Puis commença l'exode des captifs.

Cordialement

texte tiré de l'historique de la 25ème DIM.
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Lun 2 Aoû 2010 - 22:09

merci beaucoup pour cette évocation tirée d"un texte de la 25èDIM.
dites moi comment peut on savoir, dans ce maeström d'unités enchevetrées qui était à Lambersart le 31 à la fin des combats ?
je pense aux zouaves du 11ème et à quelques véhicules d'un des GRDI.....
est-ce juste ?
vincent
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Lun 2 Aoû 2010 - 22:35

Bonsoir,

des éléments du 5ème GRDI sont effectivement capturés à lambersart.

Sinon ont participé aux combat de la poche de Lille que le GEC du 7ème GRCA, le 3ème GRDI sans son escadron de mitrailleuses et canons, le 92ème GRDI sans ses éléments motorisés.

Cordialement
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mar 3 Aoû 2010 - 9:13

merci pour vos informations sur le 5ème GRDI
pouvez vous me donner des détails ; troupes à cheval, véhicules blindés....
est-ce qu'une P16 était dans le secteur?
merci beaucoup
vincent
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mar 3 Aoû 2010 - 9:30

Bonjour

Il faut que vous trouviez

"Carrefour des Invasions" Editions France-Empire

On y trouve beaucoup de renseignememts

Cordialement
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mar 3 Aoû 2010 - 10:13

je suppose que c'est un ouvrage épuisé...
je vais chercher......
vincent


Dernière édition par visaval le Mar 3 Aoû 2010 - 13:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Groupement Molinié   Mar 3 Aoû 2010 - 10:50

Re

C'est vrai, mais si vous en trouvez SVP prévenez le Forum ça doit intéresser plusieurs

Cordialement
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Groupement Molinié
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