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 Officiers d'Artillerie Coloniale tués en 1940, 21e RAC et 221e RALC

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Caporal ADL
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Date d'inscription : 01/02/2015

MessageSujet: Officiers d'Artillerie Coloniale tués en 1940, 21e RAC et 221e RALC   Lun 18 Sep 2017 - 19:59

Je poursuis  mes recherches sur les Officiers Bigors décédés et mentionnés sur le Mémorial des officiers d'Artillerie 39/46. Le but étant de retrouver les circonstances ayant entourés le décés des Officiers cités dans la période et les lieux connus de l'engagement de leur unité.
Il s'agit pour ci-dessous  des officiers du 21° RAC et du 221° RALC  cités dans l'ordre chronologique du décès:


Chef de Bataillon   LELOUP  Lucien René    Tué le 5/6/40  à QUESNOY   221° RALC
Capitaine   CHAMPAGNE Marcel      Tué le 5/6/40  à Lamaronde  (80)  21° RAC
 S/Lt OTTOMANI           Vincent        Tué le   5/6/40  à AIRAINES (80)   21° RAC
Lt   VERLINGUE                 P. H.                Tué le   6/6/40     à  Warlus  (80)   21° RAC
 
Le 21ème RAC  était un des deux Rgt d'ARTILLERIE de la 5° DIC avec le 221° RALC. Ces deux Rgts à base de réservistes sont désignés à partir de Mai 1940 avec la mention MIXTE après avoir reçu un renfort de personnels Malgaches. La division reçoit, elle, 6 Bataillons de Tirailleurs Sénégalais. Par contre elle perd le 27 Mai le 22° R IC qui part en renfort à la 4° DCR où il va se distinguer.

Les Rgts d'Artillerie sont Hippomobiles comme la division ( du moins en ce qui concerne le 21° RAC ,pour ce qui est du 221° RALC cela serait à confirmer( Hippo ou moto?). A noter que sur Closuchronia le 21° RACM est cité comme Motorisé, apparemment le M de mixte lui a donné des Moteurs.
Le fait que l'artillerie étaient Hippomobile dans cette Division, va handicaper sérieusement la mobilité des batteries. En effet la 5° DIC va se trouver, sa mise en place à peine terminée, dans la nuit du 4 au 5 Juin le long de la Somme entre LONGPREE- LES-CORPS-SAINTS ( ABEVILLE inclus) et PiCQUIGNY (exclus),
en face du XV° PZK qui alignait, entre autre, 2 Divisions de Panzers (5° et 7°) et une division Motorisée (la 2ème).

Les batteries d'artillerie,déjà positionnées vont faire face à la ruées des blindées, en détruiront certains, mais n'auront pas la mobilité nécessaire pour échapper aux réactions des colonnes de chars étant obligés,pour décrocher,  de ramener les attelages, d'atteler de nouveau et toutes ces manœuvres sous le feu. Résultats les batteries disparaissent les une après les autres après avoir été détruites soit par l'ennemi soit par les servants avant repli ou reddition. 

En fin de matinée du 5 juin les allemands ont creusé une poche de 6 Km de profondeur dans les positions  de la 5° DIC. Dans l'après midi les chars détruisent les points d'appui de la ligne de soutien qui se trouvait à hauteur de LE QUESNOY SUR AIRAINES( Chef de bataillon LELOUP ?) et continuent de progresser vers le Sud en direction de MOLIENS-VIDAME.
Le Général Cdt la 5° DIC reconstitue  dans la nuit du 5 au 6 une ligne de défense entre Camps et Bougainville  avec les éléments restants des 44° et 53°RIC et d'autres éléments toutes armes dont quelques pièces de 75 du II/21° RAC et le II/221° RALC. ( Capitaine CHAMPAGNE à  LAMARONDE ?)
C'est dans ces heures que les artilleurs vont se distinguer par les 5 batteries des I et III/21° RAC qui positionnées dans le bois de Warlus, 7 Km au Sud d'AIRAINES, ( Lt Verlingue) vont prendre à partie par tir direct à vue la colonne blindée ennemie qui défile devant elles. L'action des Bigors va durer jusqu'au 6, matinée, malgré la réaction de l'ennemi qui lui est mobile et de l'aviation.Quand l'ordre de repli arrivera aux artilleurs il sera trop tard pour faire venir les attelages et les canons seront mis hors service. Le personnel qui n'a pu se replier sera fait prisonnier.
Le point d'appui d'AIRAINES  (S/lt OTTOMANI ?) tombera en dernier le 7 au soir. 150 hommes entrainés par le C.B. SEYMOUR Cdt le II/53°  parviennent à s'ouvrir un chemin en direction de POIX.

Les lieux du décès des officiers des 21° RAC et 221° RALC correspondent bien aux jours où la 5° DIC, qui n'était pas équipée pour manœuvrer à la vitesse des blindés ennemis, a reçu le choc de 3 Divisions blindées et motorisées et elle a  pratiquement été détruite en 3 jours.Les Bigors, quant à eux, n'ont apparemment jamais pu se replier à temps. Leurs batteries ont été détruites au contact, non sans avoir auparavant causé des pertes sensibles à l'Ennemi. Honneurs à eux tous, Soldats, Sous-Officiers, officiers.



Source PDF Ancre d'Or Bazeilles
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dhouliez
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MessageSujet: Re: Officiers d'Artillerie Coloniale tués en 1940, 21e RAC et 221e RALC   Lun 18 Sep 2017 - 21:10

Bonjour,

Le 221e RALC, mixte malgache, est bien un régiment hippomobile.

Cordialement,

DH
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