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 Organisation d'un GSD

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RitterJack
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MessageSujet: Organisation d'un GSD   Mer 2 Aoû 2017 - 10:47

Bonjour,

sur le site atf40.fr on y trouve:

Groupe Sanitaire Divisionnaire :

1 élément de brancardiers en 3 sections - 90 hommes
1 élément d’infirmiers - 72 hommes
1 détachement du train

auriez-vous plus de détails ? Voire un PDF détaillé comme on peut en trouver sur ce site ?

En vous remerciant,
Julien
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Loïc Lilian
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MessageSujet: Re: Organisation d'un GSD   Mer 2 Aoû 2017 - 16:06

bonjour
mais encore plus détaillé que cela?  scratch plusieurs types :
http://www.atf40.fr/mai%2040/fran%C3%A7ais4.html#GSD

Salutations
Loïc
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avz94
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MessageSujet: Re: Organisation d'un GSD   Sam 5 Aoû 2017 - 17:23

Bonjour,

en complément d'information voici comment fonctionnait le service de santé de la division d’infanterie :
 
Les buts :
 
Comme à tous les échelons le but sera la conservation des effectifs.
Préservation par application, dans les diverses unités de la division, des mesures d’hygiène et prophylaxie.
Conservation par l’installation d’infirmeries de cantonnements, ou d’infirmeries divisionnaires dans lesquelles les indisponibles rapidement récupérables seront traités.
Conservation encore par sélection, triage et évacuation des blessés ou malades plus graves.
L’importance de ces buts variera naturellement suivant les situations militaires. En dehors du combat, au cantonnement, les mesures d’hygiène et de prophylaxie primeront ainsi que le traitement des indisponibles légers ; au combat le triage et l’évacuation retiendront tous les efforts.
La recherche de ces buts nécessite, dans une grande unité d’environ 500 officiers et 10 000 hommes, répartis entre plusieurs corps et services, une centralisation, une coordination des efforts qui sera assurée par la présence au quartier général de la division d’une direction du service de santé.
 
La direction :
 
Faisant partie du Q.G., le directeur du service de santé de la division, ou médecin divisionnaire, du grade de médecin colonel ou lieutenant-colonel, dirige le service de santé de la division sous l’autorité militaire du général commandant la division et sous l’autorité technique du directeur du service de santé du corps d’armée.
Il est assisté d’un officier d’administration, de trois secrétaires et d’un motocycliste.
Il propose au commandement toutes les mesures concernant l’exécution du service et en assure l’exécution d’après les directives reçues, avec les moyens dont il dispose.
Il récapitule et transmet aux échelons supérieurs (commandement et corps d’armées) les situations reçues des corps de troupe.
Il a sur le personnel des formations sanitaires de la D.I. une autorité militaire et technique. Sur le personnel des corps de troupe, son autorité est seulement technique.
 
Les moyens :
 
Comprennent deux éléments :
- Un groupe sanitaire divisionnaire ;
- Une section sanitaire automobile de transport de blessés.
 
Le groupe sanitaire divisionnaire :
 
Personnel – 7 médecins : 1 médecin commandant, médecin-chef, 6 médecins capitaines ou lieutenants (dont 1 O.R.L. et ophtalmologiste, 1 stomatologiste), 2 médecins auxiliaires.
Cinq pharmaciens : 2 capitaines, lieutenant ou sous-lieutenants, 3 auxiliaires.
Deux dentistes.
Deux officiers d’administration (1 capitaine, 1 lieutenant).
Un aumônier catholique, 1 lieutenant ou sous-lieutenant du train.
Infirmiers (160) : une section de brancardiers (90) (trois groupes) ; une section de poste de secours (70) (deux groupes).
Conducteurs.
 
Matériel – composé essentiellement par :
Un matériel technique : médicaments, pansements, garrots, appareils à fractures (lot important), deux autoclaves, instruments de chirurgie, brancards. Nécessaire pour analyse d’eau, nécessaire pour expertises bactériologiques ; trois appareils à douches à 8 pommes.
Matériel de transport : camions pour matériel, vivres, etc. ; soixante brouettes porte-brancards, une grande voiture pour blessés (hippomobile), dix petites voitures pour blessés (hippomobiles).
Matériel abri : deux tentes Tortoise (30 assis ou 15 couchés par tente) ; deux tentes Bessonneau (50 assis ou 24 couchés par tente).
Tout le matériel est réparti entre les camions automobiles ou hippomobiles, suivant les types de groupe sanitaire divisionnaires qui comprendra au total, 37 voitures dans le type hippomobile, 24 camionnettes ou camions dans le type automobile.
 
La section sanitaire automobile :
 
Comprend essentiellement vingt voitures pour le transport des blessés ; elle est sous l’autorité directe du médecin divisionnaire, qui donne à l’officier qui la commande les ordres concernant son utilisation.
 
Fonctionnement du service :
 
Au cantonnement – L’hygiène, la prophylaxie, le traitement des indisponibles légers dans les infirmeries de cantonnement, organisées le cas échéant par le groupe sanitaire divisionnaire, dominent le rôle du service de santé divisionnaire.
 
En marche – Le groupe sanitaire divisionnaire installe des postes de recueil pour recevoir éclopés ou évacués ; la section sanitaire automobile assure le ramassage de ces postes.
 
Au combat – Le rôle du service de santé de la division est orienté vers trois buts :
1°) Soutenir le service de santé des régiments et vider les postes de secours régimentaires qui doivent toujours être à même de ce déplacer ;
2°) Compléter le travail technique des postes de secours, travail qui est fatalement très restreint ;
3°) Assurer l’écoulement vers l’arrière des blessés reçus de l’avant, évacuation qui devra s’accompagner de son complément indispensable, un triage.
 
Ces rôles variés vont, pour pouvoir être atteints, nécessiter une organisation précise, un véritable plan d’engagement du service de santé de la division.
 
Ce plan d’action, établi par le médecin divisionnaire, sera basé sur :
 
1°) Les directives et les ordres du commandement qui indiquent ses intentions, la zone d’action de la division, la mission des troupes et leur répartition ; elles permettront au médecin divisionnaire d’adapter ses moyen à l’emploi de la division ;
2°) Les directives techniques du service de santé du corps d’armée qui donneront les indications sur la mission technique du groupe sanitaire divisionnaire, sur la répartition des moyens de transport et sur la destination à donner aux évacuations ;
3°) L’étude du terrain qui indiquera l’emplacement du groupe sanitaire divisionnaire, les voies de communication, les itinéraires pour les évacuations.
 
L’établissement de ce plan d’engagement nécessite donc une liaison étroite du médecin divisionnaire avec le Q.G. de sa division, les médecins-chefs des unités engagées, le directeur du service de santé du corps d’armée et les formations du corps d’armée.
 
Le groupe sanitaire divisionnaire au combat, ses trois rôles :
 
A) Soutien du service régimentaire
Le rôle du service de santé régimentaire ne dépasse pas le poste de secours du régiment ; ses moyens sont trop réduits pour pouvoir pousser ses évacuations plus à l’arrière. Parfois même, du fait du nombre des blessés ou des pertes du personnel du service de santé, il sera nécessaire de renforcer soit le personnel, soit le matériel du poste de secours.
 
Le renfort en personnel sera assuré par les éléments des sections de brancardiers mis temporairement à la disposition du corps pour assurer le transport du poste de secours de bataillon au poste de secours du régiment. Ce renfort ne devra être donné qu’à bon escient, car il dissémine les efforts et risquerait de disperser complètement le groupe sanitaire divisionnaire.
Le renfort en matériel, c’est-à-dire en pansements et en brancards, sera très aisément assuré, sur un simple bon du médecin-chef du régiment, par les équipes revenant du groupe sanitaire divisionnaire au poste de secours.
En plus de ce rôle de renfort, le soutien du service régimentaire sera principalement assuré par l’évacuation des postes de secours. Cette évacuation sera toute entière à la charge du groupe sanitaire divisionnaire, qui y pourvoira par ses moyens de transport dont il dispose : équipes de brancardiers, avec, si possible, brouette porte-brancards, voitures hippomobiles le cas échéant, et surtout voitures de la section sanitaire automobile qui seront poussées aussi en avant que possible, parfois jusqu’aux postes de secours de bataillons, pour alléger la tâche des brancardiers et accélérer le transport des blessés.
Des postes de relais seront établis, et ce sera souvent à l’un d’eux que se fera le chargement des voitures sanitaires.
Des points de rassemblement pour les blessés pouvant marcher seront aussi fixés, pour réserver aux blessés graves les moyens de transport toujours et fatalement insuffisants dans les grosses actions..
 
B) Rôle technique : soins, triage :
Les soins forcément précaires donnés au poste de secours, le triage très réduit qui a été fait, demandent à être complétés dès que le blessé, sorti de la zone immédiate du feu, est un peu soustrait aux incidents de l’action.
Ce sera le rôle du poste de secours divisionnaire, qui n’est pas une formation de traitement, mais qui, mieux outillé en personnel et en matériel, pourra assumer cette tâche.
Ce poste de secours divisionnaire sera établi en un point où puissent, autant que possible, converger les évacués de tous les postes de secours des régiments. A l’abri des vues de l’ennemi, pas trop près de rassemblement militaires qui attireraient le feu de l’artillerie adverse et sur une route d’évacuation vers l’arrière.
Il sera constitué par les éléments, personnel et matériel, du poste de secours du groupe sanitaire divisionnaire.
 
Son rôle sera :
De vérifier les fiches d’évacuation et de faire un premier triage répartissant les évacués en grandes catégories : blessés, gazés, malades contagieux et non contagieux, éclopés ;
De compléter les pansements et les appareillages de fractures qui paraîtraient insuffisants, d’arrêter les blessés ou gazés intransportables dont l’état désespéré ne permettrait pas le transport plus en arrière, lorsque la chose sera possible le poste de secours divisionnaire arrêtera et lavera les ypérités avant leur évacuation sur l’arrière.
Le rôle technique du groupe sanitaire divisionnaire est donc encore très réduit au point de vue chirurgical pur ; ce n’est pas vers la pratique de l’intervention chirurgicale que s’oriente ce rôle, mais vers l’établissement de l’ordre de priorité dans le transport vers cette intervention.
 
C) L’évacuation vers l’arrière :
Les blessés et malades trié, appareillés, ravitaillés, sont alors chargés en auto sanitaires ou en camions fournis par le corps d’armée et dirigés vers l’arrière sur les formations de corps d’armée, d’après les directives techniques de cet échelon.
1°) Sur un front stabilisé – Les directives et le fonctionnement restent orientés de la même façon, mais la stabilité et l’encombrement moindre permettent d’améliorer l’activité technique.
Le groupe sanitaire divisionnaire pourra installer plus aisément un poste où les gazés vésiqués seront déshabillés et lavés (camion désinfection et douches).
Il sera même possible, dans certain cas, d’adjoindre au poste de secours divisionnaire un poste chirurgical avancé pour opérer plus tôt les blessés de première urgence.
L’assainissement du champ de bataille, le rassemblement des cadavres, la constitution et l’entretien des cimetières en collaboration avec l’état civil aux armées rentreront aussi dans le cadre du fonctionnement du groupe sanitaire divisionnaire en période de stabilisation.
2°) En cas d’avance – Le groupe sanitaire divisionnaire avancera par échelons, grâce à ses deux sections de poste de secours et prévenant toujours le corps d’armée de son déplacement et de son nouvel emplacement.
 
Le groupe sanitaire divisionnaire de montagne : diffère du groupe sanitaire de la division d’infanterie par la présence d’un médecin capitaine adjoint au médecin-chef et par un détachement d’infirmiers et du train plus important. Tout le matériel étant transporté soit à dos de mulets, soit dans des camionnettes automobiles.
C’est une formation importante comportant au total 16 officiers, 390 hommes, 132 chevaux ou mulets, 12 automobiles, et qui peut se diviser en deux pelotons comprenant chacun une chefferie, 2sections de brancardiers, 1 section de traitement, 1 section d’hospitalisation.
 
Les grandes ligne du service de santé dans la division de cavalerie, ou la division légère motorisée :
 
Le service de santé de la division de cavalerie est claqué sur celui de la division d’infanterie, mais moins étoffé comme personnel et matériel :
A l’état-major de la division un médecin colonel ou lieutenant-colonel médecin-chef du service de santé de la division avec 1 lieutenant ou sous-lieutenant d’administration adjoint.
 
Le groupe sanitaire de division de cavalerie comprend :
1 médecin-chef, 4 médecins en sous-ordre (dont 1 spécialisé O.R.L. ophtalmo), 2 médecins auxiliaires, 1 pharmacien lieutenant, 2 pharmaciens auxiliaires, 2 officiers d’administration, 2 dentistes militaires, 1 aumônier. Infirmiers 100 (60 brancardiers 40 infirmiers). 21 camions ou camionnettes automobiles.
Les  grandes lignes du fonctionnement sont exactement les mêmes, si la division combat à pied.
Dans le cas où elle est employée suivant sa destination particulière, le rôle des différents organes, direction, groupe sanitaire divisionnaire, sera beaucoup plus aléatoire en raison de la rapidité d’évolution de la division.
Il faudra surtout chercher à assurer les évacuations par voitures de la section sanitaire automobile en limitant le fonctionnement technique au strict minimum.

Cordialement
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RitterJack
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MessageSujet: Re: Organisation d'un GSD   Sam 5 Aoû 2017 - 19:15

Superbe merci beaucoup !

Julien
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dhouliez
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MessageSujet: Re: Organisation d'un GSD   Mer 9 Aoû 2017 - 19:40

Bonsoir,

Les données sur la composition du GSD du point de vue "médical" sont très succinctes à ma connaissance.

En ce qui concerne l'encadrement technique et administratif, les effectifs officiers (médecins, pharmaciens, dentistes, officiers d'administration) et sous-officiers (médecins et pharmaciens auxiliaires, correspondant au grade d'adjudant) sont ceux précisés par avz.
La présence de l'aumônier n'est pas toujours mentionnée.

Pour le reste, on retrouve les 90 brancardiers et 72 infirmiers, avec quelques précisions :
- l'élément de brancardiers compte un adjudant ;
- il y a un sous-officier, un brigadier et un homme chargé de l'administration (a priori, infirmiers)
- un cycliste et 5 ordonnances.

Pour ce qui est de l'élément du train, les données sont plus précises. On compte :
un élément hippo, appartenant à la compagnie hippomobile de QG de la DI
1 lieutenant, 1 adjudant, 2 sous-officiers, 2 brigadiers, 41 conducteurs
3 chevaux de selle, chevaux de trait
10 voitures à 1 cheval (petites voitures pour blessés)
16 voitures à 2 chevaux (1 grande voiture pour blessés, 13 fourgons, 2 cuisines roulantes)
10 voitures à 3 chevaux
un élément auto, appartenant à la compagnie automobile de QG de la DI
3 chauffeurs
1 voiture de liaison, 1 autocar, 1 moto

Cordialement,

DH
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