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 402e RADCA : 1920-1940

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MessageSujet: 402e RADCA : 1920-1940   Lun 1 Mai 2017 - 11:27

Bonjour à tous,

j'ai essayé de synthétiser un certain nombre d'informations concernant le 402° RADCA. Je vous en propose le résultat.

Bien sur, toute information, correction ou ajout seront les bienvenus.


Le 2° RDCA (régiment de défense contre aéronefs, 1920-1922)

C’est le 1° janvier 1920 qu’est formé le 2° Régiment de Défense Contre Aéronefs. Le personnel est issu des unités suivantes : 66° régiment d’artillerie, 67° régiment d’artillerie, 501° régiment d’infanterie territoriale et 2° Groupe de circulation. C’est un régiment dépendant de l’aéronautique. Il est sous la responsabilité de l’Artillerie le 25 aout 1922, en devenant le 402° RADCA.

Le 402° RADCA (1923-1939)


Le 402° Régiment d’Artillerie de défense contre aéronefs (RADCA) est créé à Mayence, le 10 avril 1923. Il comprend alors :

  • Le 1° Groupe du 402° RADCA : deux batteries d’autocanons de 75 provenant du 1/2° RDCA et qui stationne à Gonsenheim (Mayence). Le groupe est dissous le 28 février  1929. Le I/402 est reformé à Metz le 5 mai 1929, par changement d’appellation du 2° Groupe.



  • Le 2° Groupe du 402° RADCA : deux batteries d’autocanons de 75 (ex-5° et 6°/2°RDCA) et qui stationne à Gonsenheim. Le groupe est dissous le 1 juillet 1926 pour devenir le II/403. Le II/402 est reformé le même jour par changement d’appellation du II/403 (échange d’unités). Le 5 mai 1929, il prend l’appellation de I/402° Groupe. Le même jour le II/402 est reformé à Metz, par changement d’appellation du III/402.



  • Le 3° Groupe du 402° RADCA : deux batteries d’autocanons de 75 (ex-7° et 8°/2°RDCA) et qui stationne à Gonsenheim. Le groupe est dissous le 1 juillet 1926 pour devenir le III/403. Le même jour, le III/402 est reformé à Metz, par changement d’appellation du V/403, à 2 batteries de 75 sur plate-forme. Le 5 mai 1929, il change d’appellation pour devenir le II/402. Le même jour, le III/402 est reformé à Metz par changement d’appellation du IV/402.



  • Le 4° Groupe du 402° RADCA : deux batteries de 75 sur plate-forme (ex-11° et 12°/2°RDCA) et qui stationne à Trèves. Le 5 mai 1929 il change d’appellation pour devenir le III/402. Le IV/402 est reformé à Douai, le 1 novembre 1933, à deux batteries de 75 sur plate-forme (ex-III/151°RAP). Le 15 avril 1934, il devient le V/401. Le IV/402 est reformé à Laon, le 20 juillet 1935, à partir du VI/401 à 2 batteries de 75 sur remorque. Il change d’appellation le 16 octobre 1938 pour devenir le I/406.



  • Le 5° Groupe du 402° RADCA : deux batteries de projecteurs (ex-1° et 3° compagnies du 3°RDCA). Il stationne à Gonsenheim, puis à Metz en 1929 et à Laon en 1935. Le 16 octobre 1938, il devient le IV/406.


En 1937-38, un détachement « de semonce » du 402 est envoyé à Alger, en raison de la guerre civile espagnole.
 
 
Unités mises sur pied à la mobilisation :

Le 402° RADCA a permis la création de 31 groupes et de 7 (8 ?) batteries autonomes. Ces unités se répartissent soit comme artillerie mobile de DCA aux armées d'où des unités présentes dans les Flandres, Belgique, Dunkerque durant les opérations ; soit comme protection anti-aérienne (DAT) à l'intérieur. Pour la DAT, le 402° RADCA a en charge approximativement la couverture du territoire de la Moselle, de la Meurthe et Moselle, de la Meuse et de la Champagne.
Si l’affectation n’est pas précisée, alors à priori l’unité est affectée à la DAT (Défense aérienne du Territoire).
 
1° GROUPE
 
Stationné de septembre 1939 au 11 mai 1940 aux environs de Longwy. Dans la nuit du 11 au 12 mai, il évite l'encerclement et entame une série de déplacements qui 1’emmènent dans la Somme début juin, et qui se terminent à Savignac de Duras (Lot et-Garonne), où le groupe est dissous le 5 août 1940.
 
Avions ennemis abattus : 1 Do 17 le 11 mai 1940 par les 2° et 3° batteries.
 
Composition (autocanons de 75) : 1/402, 2/402, 3/402 (25° DIM). Unité combattante du 10 mai au 25 juin 1940 (5° Armée).
 
2° GROUPE
 
Il est capturé le 20 juin 1940, dans la région de Xirocourt (Meurthe et Moselle).
 
Composition (autocanons de 75) : 4/402, 5/402, 6/402. Unité combattante du 10 mai au 25 juin 1940 (3° Armée).
 
3° GROUPE
Il établit ses positions en avant de la ligne Maginot dans la région de Hombourg-Budange. Dirigé sur la Belgique le 11 mai, le groupe se replie ensuite sur Calais où il est capturé le 25 mai.
 
Avions ennemis abattus :
 
- 1 Messerschmitt 109 le 19 janvier 1940 par la 9° batterie ;
- 1 Messerschmitt 110 le 13 mai 1940 par la 8° batterie ;
- 1 Do 17 le 14 mai 1940 par la 9° batterie ;
- 1 Heinkel 111 le 14 mai 1940 par la 7° batterie ;
- 1 Heinkel 111 le 15 mai 1940 par le tir des 3 batteries ;
- 1 Ju 86 le 18 mai 1940 par la 9° batterie ;
- 1 Henschel 126 le 22 mai 1940 par les 8° et 9° batteries.
 
La 9° batterie en position anti-char détruit 6 engins blindés ennemis le 23 mai 1940.
 
Composition (autocanons de 75) : 7/402, 8/402, 9/402. Unité combattante du 10 mai au 25 juin 1940 (25° DIM - 7° Armée).
 
4° GROUPE
 
Il prend position vers le 15 septembre aux environs de Thionville et sera fait prisonnier à Toul, le 24 juin 1940.
 
Composition (autocanons de 75) : 10/402, 11/402, 12/402. Unité combattante du 10 mai au 25 juin 1940 (3° Armée, Thionville).
 
5° GROUPE
 
Il est affecté en septembre 1939 à la 3° Armée puis à la 1° Armée (Corps de Cavalerie) le 1° décembre 1940. Pendant l’hiver, le groupe s’installe dans la région de Saint Quentin où il assure une mission de DAT. Après avoir pénétré en Belgique avec le corps de cavalerie, le 10 mai 1940, il se replie sur Dunkerque et embarque pour l'Angleterre. Rapatrié en France, le groupe est dissous le 1° aout aux environs de Muret (Haute Garonne).
 
Avions abattus (d’après JMO) :
 
- 1 Heinkel 111 le 11 mai par la 14° batterie ;
- 2 Heinkel 111 le 11 mai par la 15° batterie ;
- 1 Do 17 le 12 mai par la 14° batterie ;
- 1 Heinkel le 12 mai par la 15° batterie ;
- 1 avion le 13 mai par la CR ;
- 1 Henschel 126 le 14 mai par la 13° batterie ;
- 1 Heinkel 111 le 14 mai par la 13° batterie ;
- 1 Heinkel 111 le 15 mai par la 14° batterie ;
- 1 Ju 87 et 1 Do 17 le 16 mai par la 13° batterie.
 
Pour sa conduite au combat le V° groupe a reçu la citation suivante, à l’ordre de l’armée :
 
« Engagé du 10 au 18 mai 1940 avec les éléments avancés du Corps de Cavalerie, puis avec la Division Marocaine, le Ve Groupe du 402e régiment d’artillerie de DCA, sous le commandement du chef d’escadron GUET, ne prenant de repos ni de jour, ni de nuit, soumis aux plus violents bombardements, et subissant des pertes considérables, a abattu 11 avions.
 
Les 24 et les 25 mai, ayant reçu une mission antichar, l’a brillamment remplie, interdisant aux engins blindés ennemis le passage du canal, détruisant un char lourd et dispersant de nombreux éléments blindés à qui il a infligé des pertes sérieuses.
 
A eu successivement toutes ses pièces mises hors de combat par le feu de l’ennemi. »
 
Composition (autocanons de 75) : 13/402, 14/402, 15/402. Unité combattante du 10 mai au 20 juin 1940 (Corps de Cavalerie : 3° DLM, disparition à Dunkerque).
 
7° GROUPE
 
C’est l’unique groupe de DCA de type ferroviaire de l’armée française avec des 75 modèle 1939 sur voie ferrée. Créé le 24 avril 1940 à Chartres. Dirigé sur Suippes pour instruction, il est mis le 13 mai à la disposition de la 9° armée pour défendre le nœud ferroviaire d’Hirson. La 19° batterie est alors mise en route sur le Mans. Dès le 15 mai, le groupe se replie avec mission de protéger les nœuds de communication. L’armistice le surprend à Avignon. Le 20 aout, le 7° groupe est dissous.
 
- 19° batterie repliée sur Le Mans puis Saumur Saintes Saint Gaudens
- 20° et 21° batteries à l'est de Meaux les 16-18 mai, Senlis du 21 mai au 1° juin, Pontoise et Gisors du 3 au 10 juin, retraite par Corbeil le 11, Montargis le 13, Clermont-Ferrand le 17, Avignon le 20.
 
Avions abattus :
 
- 12 mai : l Dornier (20° batterie)
- 15 mai : 1 Henschel (20° batterie), 1 Dornier 17 (20° batterie), 1 Dornier 17 (21° batterie) et 1 Heinkel 111 (21° batterie).
 
Composition (DCA sur voie ferrée). Unité combattante du 5 juin au 18 juin 1940 avec :
 
 - Batterie 19/402 (75 modèle 1939 sur affut-truck VF). Unité combattante du 5 juin au 18 juin 1940.
 - Batterie 20/402 (75 modèle 1939 sur affut-truck VF). Unité combattante du 10 mai au 20 juin 1940.
 - Batterie 21/402 (75 modèle 1939 sur affut-truck VF). Unité combattante du 10 mai au 20 juin 1940.
 
11° GROUPE
 
Composition (75 sur remorque) : 31/402, 32/402, 33/402. Unité combattante du 10 mai au 22 juin 1940 (3° Armée).
 
12° GROUPE
 
Il est mis sur pied de guerre à Châtel Saint Germain (Moselle). Le groupe opère, jusqu’au 17 juin, dans la région de Verdun, date à laquelle il fait mouvement en direction de Montbéliard. Les 19-20 juin, il franchit la frontière suisse pour y être interné. Il est rapatrié en France le 30 janvier 1941.
 
 Avions abattus (d’après JMO) :
 
-          13 mai : 2 avions (36° batterie)
-          14 juin :  1 avion (34° batterie)
 
Composition (75 sur remorque modèle 17-34) : 34/402, 35/402, 36/402. Unité combattante du 10 mai au 20 juin 1940 (3° Armée).
 
13° GROUPE
 
Composition (75 sur remorque) : 37/402, 38/402, 39/402. Unité combattante du 10 mai au 22 juin 1940.
 
111° batterie d’instruction
 
Mise sur pied à Metz et cantonnée à Sey-Chazelles (Moselle). Fin octobre, elle fait mouvement sur le camp de Suippes pour l’instruction. En position, le 24 mai à Vanault-les Dames (Marne), elle poursuit son repli vers le sud. Elle est dissoute le 6 aout à la Réole (Haute-Garonne). Unité déclarée non combattante.
 
41° GROUPE
 
Il est mis sur pied de guerre à Metz. Il reçoit l'ordre, le 14 juin, de se replier sur Lyon. Il est capturé en cours de route dans la région de Belfort.
 
Composition : 121/402 (105 semi-fixe), 122/402 (75 semi-fixe), 123/402 (75 modèle 32), 124/402 (75 semi-fixe modèle 34). Unité combattante du 10 mai au 25 juin 1940 (DAT Metz).
 
42° GROUPE
 
Le Service Historique ne détient qu'un journal de marche incomplet de la 127° batterie. En stationnement dans la région de Metz, la 127° batterie de DAT devient le 28 avril 1940 la 127° batterie de D.C.A. Le 14 juin, elle est dirigée sur Lyon, puis sur Tulle et Fontiès d’Aude (Aude) où elle est dissoute.
 
Composition : 125/402 (75 semi-fixe), 126/402 (105 semi-fixe), 127/402 (75 modèle 32), 128/402 (75 modèle 32). Unité combattante du 10 mai au 25 juin 1940 (DAT Metz).
 
43° GROUPE
 
Il opère dans la région de Thionville. Sur ordre, il se replie le 14 juin en direction de Lyon puis de Toulouse. Le 28 juin, il atteint Fontiès d'Aude (Aude) où il est dissous le 31 juillet.
 
Avions abattus (d'après JMO) :
 
- 10 mai : 1 Dornier 215, 2 avions ennemis sérieusement touchés.
 
Composition : 129/402 (75 semi-fixe), 130/402 (75 modèle 32), 131/402 (75 modèle 32). Unité combattante du 10 mai au 25 juin 1940 (DAT Thionville).
 
44° GROUPE
 
Il est mis sur pied de guerre à Conflans-Jarny (Meurthe et Moselle) Le groupe déploie une grande activité et abat le 10 mai : 1 Dornier 17, 1 Dornier 215, 1 Heinkel 111. Le 14 juin, il se replie sur Lyon et Valence. Le groupe est dissous le 31 juillet à Fontiès d'Aude (Aude).
 
Composition : 132/402 (75 modèle 32), 133/402 (75 semi-fixe), 145/402 (75 modèle 32),  146/402 (75 modèle 32). Unité combattante du 10 mai au 25 juin 1940 (DAT Meurthe et Moselle).
 
45° GROUPE
 
Il est formé de batteries armées de 6 pièces de 75 sur plateforme modèle 1915-34. En position dans la région de Reims, il reçoit l'ordre de se replier sur Sens, Clermont-Ferrand et Tulle enfin sur Toulouse où il est dissous le 4 août 1940.
 
Composition (75 semi-fixe modèle 1915-34): 134/402, 135/402, 136/402, 159/402 (75 modèle 32, transférée au 52° groupe le 5 novembre 1939). Unité combattante du 10 mai au 25 juin 1940 (DAT Reims).
 
46° GROUPE
 
Composition (75 semi-fixe) : 137/402, 138/402. Unité combattante du 15 mai au 22 juin 1940.
 
47° GROUPE
 
Composition (75 modèle 30 ou 33) : 139/402, 140/402, 141/402. Unité combattante du 10 mai au 15 juin 1940.
 
48° GROUPE
 
Formé dans la région de Verdun, il est en position, le 14 juin, dans la région de Bar-le-Duc. Sur ordre, il se replie en direction de Lyon, Clermont et Touget (Gers).
 
Composition (75 modèle 30 ou 33) : 142/402 (Brandeville, Meuse), 143/402, 144/402. Unité combattante du 10 mai au 25 juin 1940 (DAT Meuse).
 
49° GROUPE (75 modèle 32) : 145/402 et 146/402. Batteries transférées au 44° groupe.
 
50° GROUPE
 
Le Service Historique ne détient sur cette formation que le procès-verbal de dissolution de la 147° batterie, batterie qui fut dissoute le 5 août 1940 dans le Lot (arrondissement de Figeac).
 
Composition (75 modèle 32) : 147/402 (capitaine Des Francs, Vitry-le-Brûlé), 148/402 (Heiltz le Hutier). Unité combattante du 10 mai au 24 juin 1940 (DAT Vitry le François).
 
Le 13 mai : un Do 17 abattu par la 147/402.
 
51° GROUPE
 
Mis sur pied à Châlons-sur-Marne, il est formé de 4 batteries. Il opère dans la région de Soissons. Le 12 mai, il fait mouvement sur Aulnoye (Nord). Le 22, le groupe se replie sur Chartres puis Châteauroux avec mission de protéger les nœuds ferroviaires. Le repli se poursuit sur Agen et Pau. Le groupe est dissous le 31 juillet.
 
Composition (75 modèle 32) : 150/402, 151/402 (transférée au groupe 47/403° RADCA le 1° novembre 1939), 152/402 (transférée au groupe 50/403° RADCA le 1° novembre 1939), 153/402 (issue du 52° groupe le 16 octobre 1939, dissoute le 1 novembre 1939 pour devenir 153/403° RADCA), 154/402, 242/402. Unité combattante du 10 mai au 22 juin 1940.
 
52° GROUPE
 
Constitué avec des éléments provenant du camp de Suippes. Positionné dans les Ardennes, il se replie le 10 juin à Chalons sur Marne (Marne). Puis repli vers le sud à partir du 13 juin (Mairy sur Marne, Arcis sur Aube, Yonne, Loire puis le Cher). Par Tulle, il rejoint la région de Saint-Céré (Lot) où il est dissous le 4 aout.
 
Avions abattus :
-          10 mai : 1 avion
-          12 mai : 1 Heinkel très sérieusement touché.
 
Composition : 149/402 (75 modèle 32, Hauviné, Ardennes, lieutenant Sellier), 153/402 (75 modèle 32, transférée au groupe 51/402° RADCA le 16 octobre 1939), 155/402 (75 modèle 32), 155 bis/402, 159/402 (75 modèle 32, issue du 45° groupe le 5 novembre 1939). Unité combattante du 10 mai au 20 juin 1940 (DAT Ardennes puis repli vers le sud).
 
53° GROUPE
 
Constitué à Châlons sur Marne, le groupe comprend 3 batteries équipées de matériel modèle 1933. Jusqu’au mois de mai, il parfait son instruction. L'activité de 1’aviation ennemie s'intensifiant, les tirs deviennent très nombreux dans la région de la Fère-Champenoise (Marne). A compter du 14 juin, le groupe se replié par Nevers, Clermont, Tulle. A l'armistice le 53° Groupe est en stationnement à Capdenac.
 
Composition (75 modèle 33) : 156/402 (Fère-Champenoise), 157/402 (Allemant), 158/402 (Faux-Fresnay). Unité combattante du 10 juin au 25 juin 1940 (DAT Marne).
 
54° GROUPE
 
Il est mis sur pied dans la région de Commercy (Meuse). Mis à la disposition de la 3° Armée, le groupe reçoit l'ordre le 14 juin de se replier sur Neufchateau (Vosges) puis Gérardmer. Il est capturé le 21 juin à Gerpebal (Vosges). Le 21 juin, 1 Heinkel est abattu par la 161 ° batterie.
 
Composition (75 modèle 33) : 160/402, 161/402, 162/402. Unité combattante du 15 mai au 24 juin 1940 (3° armée).
 
55° GROUPE
 
Il est mis sur pied de guerre dans la région de Pont-à-Mousson (Meurthe et Moselle). Sur ordre, le groupe se replie en direction de Lyon, puis de Clermont-Ferrand. Il est dissous au début d'août à Fontiès-d'Aude (Aude).
 
Composition : 163/402 (105 semi-fixe), 164/402 (25 mm semi-fixe). Unité combattante du 10 mai au 14 juin 1940 (DAT Meurthe et Moselle, Pont à Mousson).
 
 
56° GROUPE
 
Constitué dans la région de Vernon, le groupe établit ses positions dans la Meuse (PC à Velaines). Le 14 juin, le Groupe fait mouvement sur Langres, Dijon. Dissocié au cours du repli, les éléments du 56° Groupe sont regroupés à Saint-Bauzély (Gard) où ils seront démobilisés.
 
Composition (75 modèle 33) : 165/402, 166/402, 167/402. Unité combattante du 10 mai au 20 juin 1940 (DAT Meuse).
 
 
57° GROUPE
 
Il est formé au camp de Suippes. Il est dirigé sur Saint Quentin puis le 6 mars sur Compiègne. Il fait mouvement le 14 juin sur Chateau-Landon (Seine-et-Marne). Sur ordre, il continue son repli en direction de Clermont-Ferrand et Rodez. Le 26 juin, le groupe est en stationnement sur  Lanuéjouls (Aveyron).
 
- 1° Juin : 1 Messerschmitt BF 109 est abattu par la 168° batterie.
 
Groupe 57 (105 Long) : 168/402 (Varesnes), 169/402 (Longueil-Annel), 170/402 (Armancourt). Unité combattante du 20 mai au 22 juin 1940 (DAT Oise).
 
58° GROUPE
 
Formé de 4 batteries, il est doté de canons de 105 L modèle 1913. Mis sur pied au camp de Suippes, il est dirigé après instruction sur la région de Guise (Aisne) puis sur Saint-Quentin. Le 6 mars, le groupe reçoit l'ordre d'occuper de nouvelles positions dans la région de Compiègne. Le 14 juin, il se replie en direction de Clermont-Ferrand, Tulle et Grisolles où il est dissous le 5 août 1940.
 
Composition (105 Long modèle 1913) : 171/402 (Verberie), 172/402 (Trumilly), 173/402 (Le Fayel), 174/402 (Feigneux). Unité combattante du 10 mai au 25 juin 1940 (DAT Oise).
 
59° GROUPE
 
Le Service Historique ne détient pas le JMO de cette formation. Le groupe est fait prisonnier, le 10 juin, à Loivre (Marne) au cours de son repli.
 
Composition (105 Long) : 175/402 (Compiègne), 176/402 (Compiègne), 177/402. Unité combattante du 15 mai au 20 juin 1940 (DAT Oise).
 
60° GROUPE
 
Le Service Historique ne détient que le JMO de la 180° Batterie. Formée à Suippes, la batterie se replie le 14 juin sur Dijon puis Lyon. Elle est ensuite dirigée sur Luc (Aveyron), Saint Caprais (Gironde), Mont-de-Marsan (Landes). Le 30 juin, la batterie est Castelsagrat. Elle y est dissoute début août ainsi que la 179° batterie.
 
Composition (75 modèle 33) : 179/402, 180/402. Unité combattante du 5 juin au 25 juin 1940.
 
61° GROUPE
 
Le JMO de cette formation n'a pas été versé au Service Historique. Le rapport du lieutenant commandant la 183° batterie permet de déterminer ce qui suit : formée à Suippes le 1° février 1940, elle est chargée de la protection du point sensible de Stenay. Elle est dissoute le 29 mai avec tout le groupe.
 
Composition : 178/402 (75 modèle 33), 181/402, 182/402, 183/402. Unité combattante du 15 mai au 5 juin 1940 (DAT Meuse).
 
63° GROUPE
 
Le Service Historique ne détient que le procès-verbal de dissolution de la 190° batterie. Dissolution effectuée à Nancy, le 1° mai 1940. La 190° batterie passe au 405° RADCA.
 
Composition (créé en janvier 1940) : 187/402, 188/402, 190/402 (transférée au 403° RADCA le 1° mai 1940). Unité combattante du 15 mai au 15 juin 1940 (DAT Aisne).
 
64° GROUPE
 
Constitué à Chartres le 6 mars 1940, il est dirigé sur Suippes pour l’instruction. Le 23 mars, il rejoint ses positions de combat dans la région de Château-Thierry, puis de Meaux. Le 12 juin, commence le repli vers l’Yonne, l’Indre, la Haute-Vienne. Le 24 juin, le groupe stationne dans la région de Bilhac (Corrèze) où il est dissous le 5 aout.
 
Composition : 193/402, 194/402, 195/402. Unité combattante du 3 juin au 20 juin 1940 (DAT Seine et Marne).
 
Batteries autonomes
 
Batterie 51/402 : armée de 90 modèle 1939 S,  a été formée au Havre le 11 février 1940. Stationné à Nancy jusqu’au 8 mai, elle fait mouvement sur Argenteuil. Le 12 juin, elle reçoit l’ordre de se replier en direction de Nemours, puis de Bourges et de Bordeaux. Le 25 juin, elle quitte Bordeaux pour Razinet (Lot-et-Garonne). Devenue 262° batterie du 402° RADCA, elle est dissoute le 18 aout à Marseille. Unité déclarée non combattante
 
Batterie 52/402 : constituée le 17 avril 1940 à Chartres, elle est dotée de 90 modèle 1939 S. Mise en route sur Pont de l’Arche, puis le Havre, elle est dirigée le 16 mai sur Lyon. A compter du 17 juin, la batterie commence son repli en direction d’Avignon, Montpellier, Perpignan. Elle atteint Port-Vendres le 21 juin. Le 5 aout, la batterie est dissoute. Unité déclarée non combattante
 
Batterie 53/402: formée au Havre le 16 mai, elle est armée de 90 modèle 1939 S. Elle est stationnée dans la région de Rouen où elle effectue de nombreux tirs contre les bombardiers ennemis. Du 23 mai au 8 juin, 5 avions ennemis sont abattus. La batterie commence alors son repli vers le sud, franchit la Seine et y subit de lourdes pertes. Elle continue son mouvement sur Evreux puis sur Dreux où elle abat un bombardier ennemi. Elle est ensuite dirigée sur Caen puis Cherbourg. Elle y est embarquée pour l’Angleterre, le 18 juin. Réembarquée le 1° juillet, elle rejoint Casablanca. Elle y est dissoute le 16 aout 1940. Unité combattante du 8 juin au 18 juin 1940.
 
Batterie 1016/402 (25 CA modèle 1939). Unité combattante du 10 juin au 20 juin 1940.
 
Batterie 1021/402 25 CA modèle 1939 ?).Unité déclarée non combattante.
 
Batterie 1201/402 : dotée de matériel de 25 CA modèle 1939, type DAT. Elle est créée le 16 mai, et mise en route sur Creil en vue du renforcement du point sensible de Creil. Elle est dissoute le 12 aout à Sarlat. Unité combattante du 19 mai au 24 juin 1940.
 
Batterie 1202/402 (25 CA modèle 1939)  formée le 16 mai est mise en route sur la gare régulatrice de Pont à Mousson, en vue d’assumer la protection de Vaudières (Meurthe et Moselle). Unité combattante du 19 mai au 14 juin 1940 (7° armée).
 
Les unités du 402° RADCA sont créditées de plus de vingt appareils ennemis. Il ne survit pas à la défaite et il est officiellement dissous le 1 aout 1940.

Cordialement

Rémy SCHERER
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ludovic
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MessageSujet: Re: 402e RADCA : 1920-1940   Jeu 18 Mai 2017 - 13:24

bonjour,
je recherche des renseignements sur mon oncle Defosse Yvan, qui était 1ers classe au 402eme RADCA 35eme B 12eme groupe.
vous expliquez que ce groupe: 12° GROUPE
 
Il est mis sur pied de guerre à Châtel Saint Germain (Moselle). Le groupe opère, jusqu’au 17 juin, dans la région de Verdun, date à laquelle il fait mouvement en direction de Montbéliard. Les 19-20 juin, il franchit la frontière suisse pour y être interné. Il est rapatrié en France le 30 janvier 1941.
 
 Avions abattus (d’après JMO) :
 
-          13 mai : 2 avions (36° batterie)
-          14 juin :  1 avion (34° batterie)
 
Composition (75 sur remorque modèle 17-34) : 34/402, 35/402, 36/402. Unité combattante du 10 mai au 20 juin 1940 (3° Armée).


ma question est la suivante : a la suite de quelle action ont ils été en Suisse ?
bataille, repli strategique devant l'ennemi, et dans quel camp auraient-ils été interné.je vous joins la photo de sa fiche de prisonnier si vous pouviez m'eclairer la dessus
https://i58.servimg.com/u/f58/19/69/71/92/fiche10.jpg
j'espere que je n'ai pas fait de betise pour la photo

merci d'avance de l'aide que vous pourrez m'apporter

Ludovic DEFOSSE
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Bernrd Dodne
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MessageSujet: Re: 402e RADCA : 1920-1940   Jeu 18 Mai 2017 - 21:31

Bonjour

12ème groupe du 402 interné en Suisse: comme tout un Corps d'armée pris au piège le long de la frontière suisse par le Fall Rot: Guderian est à Pontarlier et à la frontière suisse aux Verrières dès le 17 juin, puis remonte vers Montbéliard / Belfort en suivant la frontière, pour réduire encore la poche et empêcher le passage / sauvetage en Suisse de ce Corps d'Armée.
Certaines unités pourront passer en Suisse avec tout leurs matériels même lourds, d'autres devront abandonner le matériel lourd. Pour plus de détails, voir les messages de Claude Girod à ce sujet dans les article déjà traités. En particulier une photo de projecteurs de DCA, regroupés dans un champ avant passage de la frontière.
La plupart des soldats français internés en Suisse seront libérés en 41 et regagneront la France Zone Libre du côté de Genève.

Bonne soirée Bernard

Edité: la photo de la fiche (Croix Rouge ???) est très claire. Elle indique un internement au Stalag de Lauterbrunnen: Canton de Berne, près d'Interlaken.
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