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| | L'artillerie française en 1940 | |
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| Auteur | Message |
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ALVF Fusilier voltigeur

Nombre de messages: 54 Date d'inscription: 03/04/2008
 | Sujet: Re: L'artillerie française en 1940 Mar 8 Avr 2008 - 18:17 | |
| Bonjour, Concernant le nombre des matériels A.L.V.F. en service ou stockés en 1940, il est nécessaire de bien relever dans les archives les numéros d'affûts-trucks affectés à chaque matériel pour éviter des erreurs d'interprétation. J'ai fait ce travail pour TOUS les matériels d'A.L.V.F. de 1914 à 1940 ( cela m'a pris de nombreuses années...car on a pas tous les jours la chance de lire une synthèse générale!), de ce fait, je peux répondre à des interrogations diverses. Un exemple, je lis toujours l'existence en 1940 de 25 canons de 194mm Mle 70-93 sur affûts tous-azimuths Schneider, cela est vrai mais incomplet: -en 1915, 24 matériels de ce type furent construits puis 2 autres en 1916, pour compenser l'envoi de 2 pièces à Salonique début 1916, donc 26 matériels de 194mm Mle 70-93 ont été construits. -en 1940, il existait toujours 26 affûts de ce type,répartis ainsi: -24 matériels mobilisés au 374° R.A.L.V.F. depuis la réorganisation du 01/4/1940. -1 matériel stocké à Neuvy-Pailloux. -1 matériel doté d'un tube réalésé au calibre 203mm, alésage effectué en 1919, ce matériel était stocké au camp de Mailly. On pourrait multiplier les exemples, notamment les confusions innombrables concernant les canons de 320 Mle 70-30, au sujet desquels beaucoup d'inexactitudes ont été écrites. Cordialement, Guy. |
|  | | Loïc Brigadier


Nombre de messages: 196 Localisation: Auvergne Date d'inscription: 26/08/2006
 | Sujet: Re: L'artillerie française en 1940 Lun 28 Avr 2008 - 1:27 | |
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|  | | Gerald Fusilier voltigeur

Nombre de messages: 68 Age: 36 Localisation: Moscou Date d'inscription: 09/08/2007
 | Sujet: Re: L'artillerie française en 1940 Lun 28 Avr 2008 - 8:37 | |
| Bonjour, je me pose la question de la repartition et de l'affectation des pieces d'ALVF : - en temps de paix deux regiments. - en temps de guerre (?) Ensuite comment les deployait on : piece par piece ou par batterie (a combien de pieces ?) ? Cordialement, Gerald |
|  | | ALVF Fusilier voltigeur

Nombre de messages: 54 Date d'inscription: 03/04/2008
 | Sujet: Re: L'artillerie française en 1940 Lun 28 Avr 2008 - 21:04 | |
| Bonsoir, Les photographies de "550" postées par Loïc montrent un canon de 340mm Mle 1912 sur affût à glissement Schneider. 14 affûts de ce type furent achevés en 1919-1920, 9 portaient des 340mm Mle 1912 et les 5 autres furent réservés pour les expérimentations de pièces LP de 340/240 et TLP de 340/210 puis 340/224mm. En 1940, 6 pièces de 340mm Mle 1912 sur affût à glissement étaient mobilisées au sein des 372° et 373° R.A.L.V.F., les autres pièces et les affûts LP et TLP étaient stockés à Saint-Pierre-Quiberon et Mailly. Cordialement, GUY. |
|  | | ALVF Fusilier voltigeur

Nombre de messages: 54 Date d'inscription: 03/04/2008
 | Sujet: Re: L'artillerie française en 1940 Lun 28 Avr 2008 - 21:19 | |
| Bonsoir, Concernant la question de Gerald, il y avait 5 régiments d'A.L.V.F. mobilisés: -le 370° R.A.L.V.F. était un régiment des Services: batteries de construction et d'exploitation de la voie ferrée, sections de Télémétrie, etc... -les 371°, 372°, 373° et 374° armaient les matériels d'A.L.V.F. Les batteries sont à 2, 3 ou 4 pièces suivant les matériels. L'utilisation peut se faire par pièce isolée, surtout pour les tirs à longue portée dont le réglage se fait par la méthode " du tir par coups fusant haut" mais aussi par batteries entières, notamment pour les canons de 320 Mle 70-30 qui tirent par salves de 4 coups simultanés depuis des épis "en tenailles" ou "concentriques". Cordialement, Guy. |
|  | | gdg Brigadier

Nombre de messages: 153 Date d'inscription: 17/01/2008
 | Sujet: Re: L'artillerie française en 1940 Lun 28 Avr 2008 - 22:45 | |
| Bonsoir, une petite question quant à la production des pièces; Si l'artillerie française possède un éventail de pièces de bonne qualité et tout à fait capables de faire le travail qui leur est encore demandé en 1940, elle a repris aussi le développement et la production de nouvelles pièces (passage du 75 au 105...), peut-être de façon moins radicale que les anglais ou allemands, qui ont recommencé d'une base (quantité) inexistante ou assez faible. Mais en repensant aux pertes de Mai 1940, je me dis qu'en cas d'un illusoire échec allemand sur la Somme, ou même d'une guerre d'attrition (si tout s'était déroulé "normalement" en Belgique), la France se serait retrouvé à moyen terme face au manque de production de matériels nouveaux. Je présume qu'au contraire de la Hotchkiss Mle 1914, la production du 75 n'a pas été reprise. Quid de la production de 155 C? Le 155 L aurait enfin pu montrer toutes ses qualités, comme il l'a fait chez les américains et donc je présume que sa production aurait été relancée. Bref, la politique industrielle de la France prend-elle en compte le nécessaire renouvellement du parc d'artillerie à court terme, bien attend-elle de palier les déficits (plus ou moins) critiques (DCA, anti-char, voir chars) pour ensuite lancer la production en masse de matériels amenés à remplacer le 75. Seconde question; la nature des combats de 1940 semble (je dis peut-être une bêtise!) montrer que le 75 encore tout son intérêt, de par sa relative mobilité, le mordant lié à sa cadence de tir et sa double utilité (anti-personnels/positions légères et anti-chars). Le 76.2 russe sera très apprécié plus tard, autant par ses utilisateurs premiers que par les allemands. Quel futur peut-on envisager pour le 75 (d'artillerie, je ne parle pas de dérivatifs anti-chars) dans le cas d'une France qui tient? |
|  | | Catalina
Nombre de messages: 28 Age: 37 Date d'inscription: 30/12/2006
 | Sujet: Re: L'artillerie française en 1940 Mar 29 Avr 2008 - 12:01 | |
| Au niveau de l'artillerie divisionnaire, le 75 TAZ Mle 1939 aurait remplacé le 75 Mle 1897. Il était prévu de remplacer le 155C Mle 1917 S par le 105C Mle 1935 B, les 155 courts étant regroupés au niveau du corps d'armée. En dépit du retard accumulé, les nouvelles piéces de 105 L, 155 C et 220 C de Tarbes auraient certainement trouvées leur place en remplacement de piéces de la Premiére Guerre mondiale. Reste le 145 mm GPF, delaissé au profit de l'amélioration du 155 GPF, dont l'étude aurait du être reprise à moins de se contenter de mettre à niveau les 155 GPF en GPF-T ou de voir l'Armée adopter le 155 Mle 1932 S de la Marine.
Dernière édition par Catalina le Mar 29 Avr 2008 - 12:28, édité 1 fois |
|  | | Gerald Fusilier voltigeur

Nombre de messages: 68 Age: 36 Localisation: Moscou Date d'inscription: 09/08/2007
 | Sujet: Re: L'artillerie française en 1940 Mar 29 Avr 2008 - 12:07 | |
| | ALVF a écrit: | Les batteries sont à 2, 3 ou 4 pièces suivant les matériels. L'utilisation peut se faire par pièce isolée, surtout pour les tirs à longue portée dont le réglage se fait par la méthode " du tir par coups fusant haut" mais aussi par batteries entières, notamment pour les canons de 320 Mle 70-30 qui tirent par salves de 4 coups simultanés depuis des épis "en tenailles" ou "concentriques". Cordialement, Guy. |
Merci de m'avoir eclaire
Mais votre reponse appelle d'autres questions : kesako la methode du "tir par coups fusant haut", et quelle etait alors la portee ?
Les "epis" en question sont les embranchement de voies sur lesquels se prosition les canons ? y en avaient ils des pre-existants en temps de paix ou tout se faisait au moment de l'installation des pieces ? Combien de temps faillait'il des lors pour les mettre en place ?
Cordialement, |
|  | | ALVF Fusilier voltigeur

Nombre de messages: 54 Date d'inscription: 03/04/2008
 | Sujet: Re: L'artillerie française en 1940 Mar 29 Avr 2008 - 20:53 | |
| Bonsoir, La méthode de réglage du tir par coups fusant hauts a été mise au point en 1917, il s'agit d'utiliser les coups fusant hauts éclatant en l'air grâce à l'emploi d' une fusée spéciale permettant de créer un but témoin aérien très visible.La position est repérée en visant chacun des éclatements depuis deux observatoires terrestres formant une base topographique.Les réglages sont ainsi possibles de jour et de nuit dans des conditions ne permettant ni l'observation terrestre, ni l'observation aérienne des zones d'impact.Des Sections de Télémétrie du 370° R.A.L.V.F. étaient spécialisées dans le réglage particulier imposé par cette méthode qui nécessitait des appareils optiques de grande précision. Il existait dès le temp de paix des épis de tir de l'A.L.V.F. couvrant des objectifs stratégiques situés en Allemagne (gares, points de concentrartion, etc...).Ces positions de "couverture" ont été occupées lors de la crise de 1938, en mars 1939, lors de l'invasion de la Tchécoslovaquie et à la mobilisation générale, il y avait aussi des positions de couverture face à l'Italie.Des hangars spéciaux abritaient les matériels A.L.V.F. à longue portée destinés à armer ces positions qui pouvaient être opérationnelles en quelques heures. Cordialement, Guy. |
|  | | Stéphane Ferrard Lieutenant

Nombre de messages: 527 Date d'inscription: 08/06/2007
 | Sujet: Re: L'artillerie française en 1940 Sam 3 Mai 2008 - 9:12 | |
| Bonjour,En ce qui concerne les fabrications nouvelles en matière d’artillerie, elles concernaient : Première urgence :- canons de 25 mm AC Mle 34, Mle 34 m 39, Mle 37 (infanterie)- canons de 47 mm AC Mle 37, Mle 40 TAZ- canons antiaériens de 25 Mle 39, Mle 39J, Mle 40, 75 Mle 32 et 90 mm Mle 39, Mle 40- canon de 75 mm TAZ Mle 39/40 (fabrications non montées) Seconde urgence :- canons de 105 mm C Mle 35B (fabrications suspendues en novembre 39 au profit du 25 AC)- canons de 105 mm L Mle 36 SLe canon de 105 mm C Mle 35B (mais aussi le Mle 34S), remplaçait le 155 mm C Mle 17S dans les régiments d’artillerie de campagne. Parallèlement existaient :- Un programme dit « d’entretien » des matériels existants qui tenait compte des matériels en stock dans les ERG, des possibilités de réparations, de fabrications nouvelles de matériels complets (155 mm C Mle 17) ou d’éléments à partir d’ébauchés.- Un programme de transformation des matériels d’artillerie de campagne à roues bois/fer ou à pneus pleins en matériels sur pneumatiques avec le 75 mm Mle 97, 105 mm L Mle 13, 155 mm GPF (T), 220 mm C Mle 16.En dehors des canons antichars et antiaériens, la production et le programme d’entretien étaient d’un rendement médiocre, voire inexistant, ainsi le général Gamelin écrivait le 17 janvier 1940 :« Les renseignements recueillis laissent penser que dans l’ensemble, les quantités susceptibles d’être mises à la disposition des Armées sont actuellement faibles, ces quantités semblent inférieures aux prévisions les moins optimistes, dans une proportion atteignant 80% et parfois d’avantage. »Pour plus de détail, je vous renvoie au second tome de mon étude sur « Les matériels de l’armée de terre française 1940 Edts Lavauzelle 1984.Pour l’ALVF, ses plans de feux étaient intégrés aux différents secteurs fortifiés (ligne Maginot Nord-est et Alpes), dont elle représentait l’artillerie à longue portée.Cordialement |
|  | | ALVF Fusilier voltigeur

Nombre de messages: 54 Date d'inscription: 03/04/2008
 | Sujet: Re: L'artillerie française en 1940 Sam 3 Mai 2008 - 20:27 | |
| Bonsoir, Concernant les fabrications nouvelles de matériels d'A.L.V.F., il existait aussi un programme considérable en cours d'exécution, essentiellement aux usines Schneider du Creusot: -construction de deux matériels de 240mm Mle 1929 Schneider (portée 50 000m). -transformation de canons de 320 Mle 1870-84 en 1870-30. -alésage de 8 canons de 340 Mle 1881 et 1884 en 370 Mle 1915, à monter sur affûts à glissement pour l'attaque des fortifications allemandes. -tourillonage de 18 tubes de 320 Mle 1917, de 305 Mle 1893-96, de 305 Mle 1906-10 pour créer des rechanges aux matériels existants. -relance de fabrication de matériels à Très Longue Portée (TLP), par rayage de canons de 340/240, tubage de canons de marine de 305 provenant des cuirassés russes et autrichiens, internés ou cédés après 1918, remise en état du 340/224 TLP de 150 calibres avec un tube de 220mm, etc...(portées de 60 000m à 120 000m suivant les modèles). J'ai cité ces programmes dans mon étude sur l'Histoire de l 'A.L.V.F. française. Depuis cette parution, j'ai trouvé de nouveaux documents et des photographies prouvant que ce programme était activement mené ce qui montre que les priorités accordées aux matériels modernes n'empéchaient pas le développement de programmes secondaires jugés importants. Cordialement, Guy. |
|  | | Stéphane Ferrard Lieutenant

Nombre de messages: 527 Date d'inscription: 08/06/2007
 | Sujet: Re: L'artillerie française en 1940 Dim 4 Mai 2008 - 18:36 | |
| Bonsoir,Merci Guy pour toutes ces précisions sur l’ALVF. Celles-ci correspondent au programme d’équipements pour la rupture du système fortifié allemand vers 1942.Pour la fabrication du 240 mm TAZ Mle 29 S, avez-vous d’autres informations ?Idem pour les matériels à TLP, le problème de basculement des obus sur leur trajectoire avait-il été résolu (gros problème du 340/224) ?Une autre question : auriez-vous des info sur le 370 mm de Tarbes (ATS) qui devait être monté sur affût chenillé AMX. J’ai les plans succincts du tracteur et, si vous ne les avez déjà, je les tiens à votre disposition.Cordialement |
|  | | ALVF Fusilier voltigeur

Nombre de messages: 54 Date d'inscription: 03/04/2008
 | Sujet: Re: L'artillerie française en 1940 Lun 5 Mai 2008 - 14:44 | |
| Bonjour, Concernant le projet d'armement de l'A.L.V.F., voilà un point encore incomplet de sa réalisation en juin 1940: -les 240 Mle 1929 S étaient en construction, achèvement prévu en 1941. -la mise au point du rayage des tubes était achevée en utilisant les 2 tubes disponibles de 240mm Mle 1918, "prototype" des 240mm "Japon" et Mle 1929 S.Le tube N° 1 primitivement rayé à 5° 30 avait été chemisé à 7°, ce dernier essayé à Saint-Pierre-Quiberon en février 1940 donnait toute satisfaction (33 obus Mle 36-1 tirés de 42000 à 50600m) .Le tube N° 2 rayé à 6° devait armer l'affût Mle 1918 renvoyé à Bourges afin de permettre en juin 1940 la mobilisation de ce matériel avec le personnel de la 9° batterie du 372° R.A.L.V.F. Ce profil de rayures à 7° devait être adapté aux 11 canons de 305/220mm Skoda en cours de réalisation au Creusot (portée 55000m prévue) à partir des pièces de l'ex-cuirassé autrichien "Prinz Eugen" cédé après 1920. -la remise en état du canon de 340/224mm TLP de 150 calibres était en cours.Le tube fut démonté au début de juin 1940 à Saint-Pierre-Quiberon avec l'aide d'un monteur de Schneider et envoyé au Creusot pour chemisage en 220mm.Je n'ai pas encore trouvé les caractéristiques des rayures de cette bouche à feu ni de précision sur les obus prévus! -je n'ai rien trouvé sur le 370mm de Tarbes! Cordialement, Guy. |
|  | | Gerald Fusilier voltigeur

Nombre de messages: 68 Age: 36 Localisation: Moscou Date d'inscription: 09/08/2007
 | Sujet: Re: L'artillerie française en 1940 Lun 5 Mai 2008 - 15:39 | |
| Et la portee des materiels disponible en 39 quelle etait elle ? Cordialement, |
|  | | ALVF Fusilier voltigeur

Nombre de messages: 54 Date d'inscription: 03/04/2008
 | Sujet: Re: L'artillerie française en 1940 Lun 5 Mai 2008 - 18:13 | |
| Bonsoir, Portée des matériels A.L.V.F. les plus performants en 1939: -240mm Mle 1918: 52700m avec obus FATO Mle 1928. -340mm Mle 1912 Berceau affût Saint-Chamond: 43600m avec obus FATO Mle 1932. -340mm Mle 1912 Glissement affût Schneider: 37200m avec obus Mle 1931. -305mm Mle 1906 et 1906-10 Schneider: 31200m avec obus FATO Mle 1917. Cordialement, Guy. |
|  | | | | L'artillerie française en 1940 | |
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